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APOCRYPHES

(les livres apocryphes de l'A.T.). On désigne de ce nom un certain nombre d'écrits qui ne figurent pas dans la Bible hébraïque, mais qui ont été introduits dans sa traduction grecque, dite version des LXX, d'où ils ont passé dans la Bible latine et dans toutes les Bibles anciennes et modernes jusqu'au début du XIX e siècle. Apocryphe est la transcription d'un mot grec qui veut dire « caché ». On cachait des livres sacro-saints, qu'on tenait à dérober aux profanes. On cachait aussi des ouvrages d'origine incertaine et de valeur douteuse qu'on tenait plus ou moins pour suspects. C'est en cette acception défavorable que le terme d'apocryphe a été appliqué aux écrits de l'A.T. dont nous parlons. Il va sans dire que ceux qui les ont ajoutés à la Bible ne leur accolaient point cette épithète ; ils n'en ont pas fait non plus un groupe à part. Les tenant en la même estime que le reste des livres saints, ils les y ont mêlés étroitement et les ont dispersés dans les diverses parties du recueil sacré. Par ex., un des plus anciens manuscrits des LXX, le Vaticanus, donne le 3 e livre d'Esdras entre les Chroniques et Esdras, la Sagesse de Salomon et la Sagesse de Sirach entre Job et Esther, Judith et Tobit après Esther, Baruch après Jérémie, la Lettre de Jérémie après les Lamentations.

La liberté avec laquelle on traitait ainsi les Écritures ne surprendra pas, si l'on se souvient qu'à l'époque où la Bible fut traduite en grec, ni le contenu ni l'ordre n'en étaient définitivement fixés. On la complétait encore en Palestine, au milieu du II e siècle av. J. -C. Les Juifs d'Egypte, qui formaient une colonie nombreuse et puissante, ne se firent donc pas scrupule d'ajouter aux livres saints qui leur venaient de la métropole, d'autres écrits qu'ils jugeaient précieux et capables d'édifier les fidèles. L'Église chrétienne primitive sanctionna en quelque sorte leur procédé, puisqu'elle adopta la Bible grecque. Et elle ne fit que suivre l'exemple des Juifs d'Alexandrie lorsqu'à l'A.T. elle ajouta le Nouveau.

D'assez bonne heure, des doutes furent exprimés sur tel ou tel des livres saints qui n'appartenaient pas à la Bible hébraïque. C'est ainsi qu'un ami d'Origène, Julius Africanus, voulait exclure l'Histoire de Suzanne, incorporée dans la traduction grec de Daniel. Ces protestations isolées eurent peu d'écho.

Le premier docteur chrétien qui songea à contester l'ensemble des écrits introduits par les LXX dans le recueil des Saintes Écritures, et qui les traita d'apocryphes, fut Jérôme, l'auteur de la Vulgate (IV e siècle). Chargé par le pape Damase d'une révision de la Bible latine, dont il circulait des copies diverses et plus ou moins altérées, il recourut aux sources et fut amené à suspecter tous les livres de l'A.T. qui ne se trouvent pas dans le canon hébreu ; il déclara dans son Prologus galeatus (préface aux livres de Samuel et des Rois) que ces écrits devaient être rangés parmi les apocryphes et n'appartenaient pas au canon. Néanmoins, il n'osa pas rompre avec la coutume et les admit dans sa traduction. Les idées de Jérôme furent vivement combattues dans l'Église, en particulier par Augustin, et la tradition ancienne fut confirmée : tous les livres admis par les LXX demeurèrent réputés canoniques.

Au XVI e siècle, beaucoup d'écrivains protestants se rallièrent plus ou moins aux vues de Jérôme. Luther admit bien dans sa Bible allemande tous les Apocryphes, mais il les rejeta à la fin de l'A.T. et les fit précéder de cette notice : « Livres qui ne doivent pas être estimés à l'égal de la Sainte Écriture, mais qui pourtant sont utiles et bons à lire. » L'Église luthérienne s'en tint à cette façon de voir. Les calvinistes jugèrent les Apocryphes avec plus de sévérité. Robert Olivétan, dans sa traduction française de la Bible (1535), les donne en appendice, comme Luther, avec cet avertissement : « Les livres qui précèdent (l'A.T.) se trouvent en langue hébraïque et sont reçus de tous. Les suivants sont dits apocyphes... ils n'existent plus ni en hébreu ni en caldéen et ne sont reçus ni tenus pour légitimes ni par les Hébreux, ni par l'Église, ainsi que réfère saint Jérôme. Ils ont été corrompus et falsifiés en maints passages. » La révision de 1588 est plus nette encore : « Ces livres ne sont pas divinement inspirés, comme le reste des Saintes Écritures, et ne doivent pas être produits publiquement en l'Église pour servir de règle aux articles de foi, ni même aux points de vérité de l'histoire sainte. »

L'Église catholique demeura fidèle à la pensée d'Augustin. Le célèbre concile de Trente (1546) proclama la canonicité des livres apocryphes contenus dans la Vulgate, à l'exception toutefois des 3 e et 4 e livres d'Esdras et de la Prière de Manassé. Quelques docteurs essayèrent, plus tard, de faire une distinction entre les livres de l'A.T. hébreu et les Apocryphes, en donnant à ceux-ci l'appellation de deutérocanoniques. Mais cette tentative eut peu de succès, et le concile du Vatican (1870) confirma le décret du concile de Trente.

La polémique qui s'établit entre le catholicisme et la Réforme, au sujet des Apocryphes, amena les protestants à les traiter avec une sévérité croissante. En Hollande, il fut très sérieusement question de les exclure de la Bible. Il y parut même une édition qui ne les contenait pas (Leyde 1665). Les partisans de la coutume eurent de la peine à faire décider leur maintien par le Synode de Dordrecht. Les Bibles protestantes continuèrent à les imprimer, mais en leur infligeant des préfaces de plus en plus dures. « Ces livres, disait David Martin, en 1707, sont lus de fort peu de monde, et si on en excepte l'Ecclésiastique, la Sapience, le I er livre des Macchabées et le ch. 7 du 2 e, tout le reste ne vaut presque pas la peine d'être lu. »

Dans de telles conditions, il était inévitable que le maintien des Apocryphes dans les Bibles protestantes finît par apparaître comme un scandale. Ce sentiment se manifesta avec une force particulière en Ecosse, au début du XIX e siècle, dans des milieux fortement attachés au dogme de l'inspiration littérale des Écritures. On y jugea intolérable que la parole humaine fût associée, dans un même volume, à la Parole de Dieu. Tel fut aussi l'avis de quelques Sociétés bibliques locales, affiliées à la Société Biblique de Londres, et elles réussirent à obtenir de cette dernière que les Apocryphes fussent exclus de toutes ses éditions (1826). Les Sociétés bibliques du continent persistèrent, pour la plupart, à les imprimer, mais il parut de plus en plus des éditions qui ne les donnaient pas, et le nombre de leurs lecteurs alla sans cesse en diminuant. En France tout au moins, ils sont à peu près abandonnés, à l'heure actuelle, et on ne les trouve plus guère que dans une publication spéciale de la Société Biblique de Paris (1909).

Que faut-il penser des griefs formulés contre les Apocryphes ? Le plus important--et sans lequel sans doute on n'eût jamais eu l'idée d'en chercher d'autres--c'est l'absence de ces livres de la Bible hébraïque. Mais pourquoi les Juifs de langue grecque n'auraient-ils pas eu le droit, aussi bien que leurs coreligionnaires de Palestine, d'avoir leurs écrits sacrés ? Les chrétiens ne se sont-ils pas cru autorisés à ajouter le N.T. à l'Ancien ? Au surplus, ils adoptèrent, dès l'origine, non pas la Bible hébraïque, mais la Bible grecque, avec son ordre et son contenu particuliers. On aurait compris que la Réforme, voulant retourner aux sources les plus anciennes, eût abandonné la Bible des LXX pour lui substituer celle des Hébreux. Mais ce n'est pas le parti qui fut adopté. On garda la Bible grecque, avec sa disposition spéciale des matières, en y retranchant les écrits qui ne figuraient pas dans le canon hébr., ce qui donna à la Bible protestante un certain air de Bible expurgée.

Pour renforcer leur position, les partisans de l'exclusion des Apocryphes avancèrent d'autres arguments. Ces livres, disaient-ils, n'ont pas été reçus de tous, et ils citaient naturellement l'opinion de Jérôme. Mais ils oubliaient volontiers deux faits essentiels :

1° la thèse de l'auteur de la Vulgate n'avait été admise que par une petite minorité, et elle a été condamnée par l'Église ;

2° beaucoup de livres de l'A.T. et du N.T., en dehors des Apocryphes, ont été plus ou moins contestés, par ex. chez les Juifs, Ézéchiel, Esther, le Cantique des cantiques et l'Ecclésiaste ; chez les chrétiens, l'Apocalypse, l'épître aux Hébreux, les Pastorales et jusqu'à l'év. de Jean. On appauvrirait sérieusement la Bible, si l'on n'y voulait maintenir que les écrits reçus partout et par tous.

On a encore élevé des objections contre le contenu des Apocryphes : on a critiqué leur morale, leur piété, leurs dogmes et jusqu'à leurs miracles. Reproches injustes ou tout au moins exagérés. Les Apocryphes sont des écrits parfaitement sains et qui peuvent être mis sans aucun inconvénient entre les mains de tous. Ils ont des conseils d'une prudence parfois poussée jusqu'à l'égoïsme, mais ce trait se retrouve ailleurs aussi dans l'A.T. La piété qu'ils expriment n'est peut-être pas toujours héroïque, mais elle est simple, sans trop de mièvrerie ni de formalisme. Leur dogmatique diffère fort peu de celle des livres du canon hébreu. Elle n'apporte guère comme nouveautés que l'affirmation très nette de la résurrection (2Ma 7) et celle de l'immortalité de l'âme (Sagesse de Sal. en particulier Sag 2:23 3:9 5:16), idées qui étaient étrangères à l'antique religion d'Israël (la résurrection apparaît timidement dans le livre de Da 12:2, et dans un chap. tardif de Esa 26:19).

On a beaucoup reproché aux Apocryphes quelques passages qui semblaient confirmer des doctrines spécifiquement catholiques : l'intercession des anges (Tob 12:12) et des saints (2Ma 15:14, Bar 3:4), la rédemption des âmes après la mort et l'efficacité des prières pour les trépassés (2Ma 12:42-45), et enfin le mérite des oeuvres (Tob 4:7 12:8-14, Sir 3:30). Mais cette dernière idée remplit l'A.T. et apparaît même dans le Nouveau (Jas 2:24). Quant à l'intercession des anges, elle n'est pas dans le texte allégué : (Tob 12:12) n'affirme rien de plus que Ap 8:4 (les anges portent à Dieu les prières des hommes). En ce qui concerne l'expiation pour les morts, mentionnée occasionnellement (2Ma 12:45), elle n'est certes pas plus choquante que le baptême pour les morts (1Co 15:29). Les raisons mises en avant pour écarter les Apocryphes ne semblent donc pas décisives. Il n'en est aucune qu'on ne pût faire valoir aussi bien contre tel ou tel des autres livres du canon.

On doit reconnaître toutefois que les Apocryphes ne sont pas ce qu'il y a de plus précieux dans le recueil sacré. Ils ne se distinguent pas par leur puissance spirituelle. Leurs auteurs sont des épigones, plus imitateurs que créateurs. Ils vivent sur la révélation de l'ancien Israël bien plus qu'ils ne la continuent. Le souffle prophétique leur fait presque entièrement défaut. Si leur exclusion est fort regrettable au point de vue historique, elle ne fait perdre à la Bible rien d'essentiel au point de vue religieux.

Ni les manuscrits des LXX ni les éditeurs modernes ne sont d'accord soit sur le nombre des Apocryphes, soit sur l'ordre dans lequel il convient de les ranger. Ceux que le concile de Trente a proclamés canoniques sont les suivants : Tobit (ou Tobie), Judith, Additions à Esther, Sagesse de Salomon (ou Sapience), Sagesse de Jésus fils de Sirach (ou Ecclésiastique), Baruch, avec la Lettre de Jérémie, Additions à Daniel, 1 et 2 Macchabées. On ajoute généralement à cette liste la Prière de Manassé et le 3 e livre d'Esdras (admis tous deux en appendice dans la Vulgate), souvent aussi 3 Macchabées, et quelques fois 4 Esdras (appendice de la Vulgate) et 4 Macchabées. Nous ne retiendrons pas ces deux derniers livres ; voir pour l'un Apocalypses et pour l'autre Pseudépigraphes.

Les Apocryphes peuvent être classés comme suit, d'après leur caractère littéraire :

A. Livres historiques : 1 et 2Mac

B. Récits patriotiques et religieux : 3Mac ; Tobit ; Judith ; Additions à Est ; 3Esdras ; Suzanne ; Bel ; le Dragon (ces trois derniers sont des additions à Daniel).

C. Écrits lyriques et prophétiques : Prière d'Azarias (addition à Daniel) ; Prière de Manassé ; Baruch ; Lettre de Jérémie.

D. Livres d'enseignement moral et religieux : Sagesse de Jésus fils de Sirach ; Sagesse de Salomon.

Le I er livre des Mac. « Macchabée », dérivé probablement de l'hébreu maqqaba (marteau), était le surnom de Judas, l'un des fils du prêtre Mattathias, protagoniste de l'insurrection juive contre les rois de Syrie. Ce nom a été étendu aux membres de sa famille, puis à sa dynastie et enfin aux martyrs du judaïsme quels qu'ils fussent (d'où la désignation de 3 et 4 Mac, livres qui n'ont aucun rapport avec la race de Judas). 1Mac raconte l'histoire du peuple juif pendant quarante années (de l'avènement d'Antiochus Épiphane à Jean Hyrcan, 175-135 av. J. -C). Il fait le récit des luttes qui lui assurèrent l'indépendance pour plus d'un siècle. C'est un des meilleurs livres d'histoire de la Bible. Chronologie uniforme et précise. Narration simple, claire, suivie, sans exagérations ni légendes, et remarquablement impartiale. L'auteur anonyme, qui vivait très près des événements qu'il rapporte, et qui a pu en connaître des témoins, paraît s'être exactement renseigné. Quoique ses dires ne soient pas exempts d'erreurs de détail, ils semblent dignes de foi. Ses indications géographiques sont justes et ses assertions concordent avec celles des historiens païens. On peut douter cependant de l'authenticité des pièces diplomatiques dont il cite un assez grand nombre (lettre du roi de Sparte Arius au grand-prêtre Onias, lettres des Romains à Judas et à ses frères Jonathan et Simon, etc.). Ces documents, comme les discours des personnages mis en scène, paraissent avoir été librement reconstitués. Certains même ont dû être forgés de toutes pièces. Le livre, très probablement écrit en hébreu ou en araméen (d'après le style et aussi d'après les témoignages d'Origène et de Jérôme), a dû voir le jour vers la fin du II e siècle ou le commencement du I er siècle avant notre ère.

Le 2° livre des Mac. ne fait pas suite au I er. Il raconte les événements survenus entre 176 et 161 av. J. -C. Le récit proprement dit est précédé de deux lettres adressées aux Juifs d'Egypte par les Juifs de Palestine, pour les engager à célébrer la fête de la Purification du Temple, instituée par Judas Macchabée (1Ma 4:41 et suivants, 2Ma 10:1-8). Ces documents sont apocryphes et ne sont probablement pas de l'auteur de l'histoire proprement dite. L'histoire elle-même, qui commence ch. 2:19, se donne comme l'abrégé d'un grand ouvrage composé par Jason de Cyrène. Ce n'est là vraisemblablement qu'un artifice littéraire. Le récit n'a aucune des qualités de celui de 1Mac Il est déparé par des inexactitudes et des exagérations manifestes : qu'on lise seulement 10:18-23, où 9.000 hommes s'étant réfugiés dans deux tours, Judas en tue 20.000, après qu'un certain nombre se sont échappés ! Seuls les ch. 3 et 4, qui racontent les intrigues des familles sacerdotales à Jérusalem et qui expliquent fort bien l'intervention des rois de Syrie dans les affaires intérieures de la Judée, avec les persécutions qui s'ensuivirent, présentent une réelle valeur historique. Signalons, à un autre point de vue, les récits de martyres, principalement celui du ch. 7, qui ont été certainement dramatisés, mais qui ne manquent pas de grandeur. Ils ont ému et réconforté beaucoup de chrétiens à travers les siècles. Le livre, écrit dans une bonne langue grecque, mais qui pèche pourtant par l'abus de la rhétorique, paraît dater des environs de l'ère chrétienne. Son auteur a dû être un pharisien, très zélé pour la Loi, très attaché aux principes théocratiques, fortement imbu du mépris et de la haine de l'étranger. Son ignorance de la topographie de la Palestine autorise à penser qu'il vivait dans la « diaspora » (voir ce mot), en Egypte probablement. Le 3e livre des Mac. est un conte plutôt qu'une histoire. Il raconte les persécutions que le roi d'Egypte Philopator (226-204 av. J. -C.) aurait fait subir aux Juifs établis dans ce pays. Il se distingue par une rhétorique fort ampoulée et par des récits de miracles fantastiques. Son origine peut être placée après celle de 2 Mac, un peu avant la destruction du Temple par Titus (70 ap. J. -C). L'auteur, anonyme, est resté inconnu, comme ceux des deux livres précédents. Tobit est une charmante nouvelle, qui eut beaucoup de succès dans l'antiquité, et qui plaît aujourd'hui encore. Elle nous fait pénétrer dans la vie intime d'une digne et pieuse famille juive, qui aurait vécu dans la déportation à Ninive. Elle fut écrite très probablement en gr, par un auteur inconnu. On n'en peut déterminer avec quelque certitude ni le lieu ni la date, qui semble en tout cas antérieure à l'ère chrétienne. Judith aussi est un conte, dû à un auteur anonyme, qui voulait exalter les sentiments patriotiques et religieux des Juifs. L'héroïne, Judith, une belle et pieuse Israélite, sort de sa ville assiégée et, simulant la trahison, pénètre dans le camp du général assyrien Holopherne. Ayant conquis le chef païen par son intelligence et son charme, elle réussit, par la protection divine, à lui couper la tête, un jour que le sommeil de l'ivresse l'avait terrassé, et elle ramène le sanglant trophée dans la place de Betyloua. Ce dramatique récit, qui a inspiré maintes tragédies, a dû être composé en hébreu ou en araméen (Jérôme affirme l'avoir lu dans cette langue), aux environs de l'an 100 av. J. -C.

Les Additions à Esther se composent de sept fragments divers intercalés dans ce livre, peut-être par son traducteur grec. Celui-ci a pu les puiser dans la tradition car l'histoire d'Esther a inspiré tout un cycle de légendes. Les « Additions » sont antérieures à Josèphe, qui les a utilisées dans les Antiquités juives (fin du I er siècle). On n'en peut préciser autrement la date. Dans le présent ouvrage, les références relatives à ce livre suivent la numérotation de ces morceaux telle que la donne l'édition française de la Soc. Biblique de Paris (Apocr.)

Le Troisième livre d'Esdras est, semble-t-il, un fragment d'une traduction grec qui comprenait les livres des Chroniques, d'Esdras et de Néhémie. Cette version, plus élégante que celle des LXX, a été utilisée par Josèphe, qui l'a connue dans sa forme actuelle. La partie qui en subsiste comprend la fin de 2 Chr., Esdras et la fin de Néhémie. Elle se ramène au texte hébr., auquel elle ajoute trois morceaux, dont deux fort courts et insignifiants. L'autre, qui occupe deux chap. (3 et 4), peut s'intituler « Les trois pages de Darius ». Trois jeunes gardes du corps de ce souverain se livrent à un tournoi oratoire, chacun faisant l'éloge de ce qu'il estime être le plus puissant en ce monde : le vin, --le roi, --les femmes et la vérité. Il y a de l'ingéniosité dans ces développements, et même de l'éloquence, surtout dans l'éloge de la vérité. Ce fragment a été composé très probablement en grec ; on ne peut dire s'il appartenait primitivement au texte grec de 3 Esdras, ou s'il y a été interpolé. 3 Esdras est désigné par l'abréviation Apocr. Esd dans le présent ouvrage. Additions à Daniel. Cinq fragments assez courts, dont les trois premiers : Suzanne, Bel et le Dragon, n'ont aucun rapport avec le livre de Daniel. Ils y ont été ajoutés (ordinairement à la fin) parce que Daniel en est le héros. « Suzanne » est un joli conte bien connu, qui met en lumière la chasteté d'une jeune femme juive et la sagesse de Daniel encore enfant. « Bel » et « le Dragon » tournent en dérision le culte des idoles. La prière d'Azarias et le Cantique des trois jeunes gens (cf. Da 1:6 et suivants) sont un ou deux morceaux lyriques intercalés entre Da 3:23 et 3:24. Il n'est pas sûr qu'ils aient été composés tout exprès pour illustrer le contexte où nous les trouvons, ni qu'ils soient de l'auteur de la version grec de Daniel. Peut-être même sont-ils la traduction d'un original hébreu. Ni la date, ni l'auteur, ni le lieu d'origine des « Additions à Daniel » ne sauraient être précisés. Le plus probable, c'est qu'ils sont contemporains de la vers. grec du livre hébr., ou un peu antérieurs.

La prière de Manassé est une brève composition lyrique (15 versets), inspirée par 2Ch 33:12-16. Il ne peut s'agir en aucune façon du texte authentique de la prière que mentionne le passage cité.

Le livre de Baruch est un petit écrit en cinq courts chap., attribué à Baruch, secrétaire du prophète Jérémie. (cf. Jer 32:12 36:4-26) Il se compose de trois morceaux : le premier (en prose) est une confession des péchés d'Israël, précédée d'une notice sur le « livre de Baruch » ; le deuxième (en vers) est un éloge de la Sagesse ; le troisième (en vers également) contient trois chants sur la captivité et le retour. L'origine de ces fragments sans unité réelle est inconnue. Ils sont postérieurs, en tout cas, au livre de Daniel, que le premier a imité et dont il a même reproduit textuellement quelques lignes.

La Lettre de Jérémie, adressée aux captifs qui vont être emmenés à Babylone, est une composition apocryphe suggérée par Jer 29. Elle s'applique surtout à démontrer le néant des idoles. Elle imite Esa 41 Esa 42 Esa 43 Esa 44 Jer 10 Ps 115 Ps 135. L'origine en est inconnue.

La Sagesse de Jésus fils de Sirach (ou Siracide), que les Latins ont nommée l'Ecclésiastique, est le plus gros des livres apocryphes (51 ch.). L'auteur, qui se désigne lui-même (50:27), s'appelait Jésus, fils de Sirach (texte grec) ou Siméon, fils de Jésus, fils d'Éléazar, fils de Sira (texte hébr.). Il paraît avoir dirigé, à Jérusalem, une école de « sagesse », c-à-d. d'enseignement moral et religieux, et il a écrit son livre pour conserver le souvenir de ses leçons. Le contenu de l'ouvrage est analogue à celui des Proverbes. Il est en général plus religieux. Cependant il lui arrive de descendre à des sujets très terre à terre : il donne des conseils sur la politesse et même des prescriptions sur l'indigestion et la colique ! Sa morale est saine et ferme, mais souvent assez dure et voisine de l'égoïsme. Ayant observé les hommes avec soin, il a conservé sur eux peu d'illusions, et moins encore sur les femmes. Il invite ses lecteurs à se défier de leurs semblables, et même de leurs amis. La fin du traité est consacrée à l'éloge des « Pères », depuis Adam jusqu'à Simon, fils d'Onias, auquel est consacré un assez long développement. On a l'impression que l'auteur a vu de ses yeux officier ce grand-prêtre (219-199 av. J. -C). Cela permettrait de placer la composition du livre au début du II e siècle avant notre ère. Cette date est également suggérée par la préface du traducteur grec, qui se donne comme le petit-fils de l'auteur, et qui déclare s'être fixé en Egypte la trente-huitième année du roi Évergète (170-116), soit en 132. La Sagesse de Sirach fut écrite en hébreu et en vers, suivant l'usage adopté pour ce genre littéraire (voir Proverbe). Le texte original, que Jérôme encore a connu, disparut ensuite. Il a été retrouvé en partie, au cours des dernières années du XIX e siècle, dans une antique synagogue du Caire. Les feuillets exhumés, dont beaucoup sont en mauvais état, appartiennent à quatre manuscrits différents et donnent environ les deux tiers de l'ouvrage.

La Sagesse de Salomon (ou Sapience) ne provient certainement pas du fils de David, mais elle lui ferait honneur. C'est, de tous les Apocryphes, celui qui contient le plus de pensée et de poésie. La première partie (ch. 1-9) est d'une grande beauté : elle est consacrée à l'éloge de la « Sagesse », qui est célébrée magnifiquement. Dans la deuxième partie (10-19), l'auteur semble s'être proposé de montrer les révélations de la Sagesse dans l'histoire d'Israël, mais, arrivé à la sortie d'Egypte, il s'embarque dans des subtilités parfois ingénieuses mais fort alambiquées, et il s'y noie. Il y a cependant, là encore, une page extrêmement remarquable sur la grandeur et la bonté de Dieu (Sag 11:20 - 12:2 12:11-18). L'auteur est un Juif demeuré fortement attaché à sa religion et à son peuple, mais qui s'est nourri de la philosophie grecque. Il lui a emprunté notamment l'idée de l'immortalité de l'âme, qu'il développe avec beaucoup d'éclat. Mais il est plutôt poète que dialecticien : l'art de systématiser sa pensée n'est pas son fort. A ce point de vue, il est bien resté israélite. Il vivait probablement à Alexandrie, au I er siècle av. notre ère. C'est un précurseur de Philon. On a cru reconnaître dans le N.T. quelques échos de son livre (cf. Ro 1:18-32 et Sag 13 -14). La langue originale est certainement le grec.

SOURCES LES PLUS IMPORTANTES. --Le texte grec se trouve dans toutes les éditions des LXX Il a été publié à part, par Fritzsche, Libri Apo cryphi Veteris Testament, Leipzig 1871. Le commentaire le plus étendu qui en ait été donné est le Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zu den Apohryphen des A. T. de Fritzsche et Grimm, 6 vol., Leipzig 1851-1860. Traductions : en français, la Bible de Reuss (6e et 7e p.), Paris 1878-1S79 (avec introd. et comment.) ; la Vers. Crampon 1905 ; les Livres Apocr. de VA.T., Soc. Bibl. de Paris 1909 (avec introd. et notes) ; en allemand, die Apokryphcn des A.T., sous la direction de Kautzsch, Tubingue 1900 (avec introd. et notes) ; en anglais, the Apocrypha and Pseudepi-grapha of the O.T., par R. -H. Charles, 2 vol., Oxford 1913 (trad. annotée), et W.O. OEsterley, The Books of the Apocrypha, 3 e éd., London 1916. L. R.

Pour le N.T., voir Évangiles apocryphes.

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      Lévitique 2

      1 —Lorsque quelqu’un apportera à l’Eternel une offrande, elle consistera en fleur de farine qu’il arrosera d’huile et sur laquelle il mettra de l’*encens.
      2 Il l’apportera aux prêtres, descendants d’Aaron. L’un d’eux prendra une pleine poignée de farine arrosée d’huile, avec tout l’encens, et le prêtre la fera brûler pour servir de mémorial sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      3 Ce qui restera de cette offrande reviendra à Aaron et à ses descendants comme part très sainte de ce qui est consumé par le feu pour être offert à l’Eternel.
      4 Lorsqu’on apportera une offrande de pâte cuite au four, elle consistera en gâteaux sans *levain faits avec de la fleur de farine pétrie avec de l’huile, et en galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 Si c’est une offrande rôtie sur le gril qu’on apporte, elle sera également faite de fleur de farine pétrie avec de l’huile sans addition de *levain.
      6 On la coupera en morceaux et on versera de l’huile dessus : c’est une offrande.
      7 Si c’est une offrande de céréales cuite à la poêle qu’on apporte, elle sera composée de fleur de farine et d’huile.
      8 On apportera l’offrande ainsi préparée à l’Eternel pour la remettre au prêtre qui l’approchera de l’autel.
      9 Il en prélèvera ce qui doit être offert comme mémorial et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu dont l’odeur apaise l’Eternel.
      10 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et ses fils, comme part très sainte de ce qui est consumé par le feu pour être offert à l’Eternel.
      11 Quelle que soit l’offrande qu’on apportera à l’Eternel, elle ne devra pas être confectionnée avec du levain, car on ne brûlera jamais ni levain ni miel pour l’Eternel.
      12 On en offrira à l’Eternel comme présents des premiers fruits, mais ils ne seront pas placés sur l’autel comme offrandes d’odeur apaisante.
      13 On salera toute offrande qu’on apportera. On n’omettra jamais de mettre du sel, qui représente l’alliance conclue par ton Dieu.
      14 Si on apporte à l’Eternel une offrande des premiers épis de la moisson, on présentera des grains qu’on aura broyés après avoir grillé les épis au feu pour cette offrande.
      15 Vous y verserez de l’huile et vous mettrez de l’*encens dessus ; c’est une offrande.
      16 Le prêtre brûlera comme mémorial une partie du grain et de l’huile avec tout l’encens. C’est une offrande consumée par le feu pour être offerte à l’Eternel.

      Lévitique 3

      1 —Si on offre en sacrifice de communion une tête de gros bétail, mâle ou femelle, on offrira un animal sans défaut à l’Eternel.
      2 On posera la main sur la tête de la victime avant de l’égorger à l’entrée de la *tente de la Rencontre. Les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel.
      3 De ce sacrifice de communion, on offrira à l’Eternel, en les consumant par le feu, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      4 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie, qu’on ôtera avec les rognons.
      5 Les descendants d’Aaron les feront brûler sur l’autel, par-dessus l’*holocauste déjà placé sur les bûches qui sont sur le feu. Ce sera un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      6 Si c’est du petit bétail qu’on offre en sacrifice de communion à l’Eternel, on offrira un mâle ou une femelle sans défaut.
      7 Si l’on offre un mouton en sacrifice, on l’apportera devant l’Eternel.
      8 Celui qui l’offre posera sa main sur la tête de la victime avant de l’égorger devant la *tente de la Rencontre, et les descendants d’Aaron en aspergeront de sang tous les côtés de l’autel.
      9 On prélèvera de ce sacrifice de communion, pour l’offrir à l’Eternel en le consumant par le feu, les parties grasses : la queue entière coupée près de l’échine, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      10 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on ôtera avec les rognons.
      11 Le prêtre les fera brûler sur l’autel : c’est un aliment consumé par le feu pour l’Eternel.
      12 Si c’est une chèvre qu’on offre, on l’apportera devant l’Eternel.
      13 On posera la main sur la tête de l’animal avant de l’égorger devant la tente de la Rencontre et les descendants d’Aaron en aspergeront de sang tous les côtés de l’autel.
      14 On en offrira à l’Eternel en les consumant par le feu, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      15 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on ôtera avec les rognons.
      16 Le prêtre fera brûler ces morceaux sur l’autel ; c’est un aliment consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel. Toute graisse revient à l’Eternel.
      17 C’est une ordonnance immuable que vous respecterez de génération en génération partout où vous habiterez : vous ne consommerez aucune graisse, ni aucun sang.

      Lévitique 7

      1 —Voici la loi concernant le sacrifice de réparation. C’est une chose très sainte.
      2 On égorgera la victime du sacrifice de réparation au même endroit que l’holocauste, et l’on aspergera de son sang tous les côtés de l’autel.
      3 On en offrira toutes les parties grasses, c’est-à-dire la queue, la graisse qui recouvre les entrailles,
      4 les deux rognons, la graisse qui les enveloppe et celle qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on enlèvera avec les rognons.
      5 Le prêtre les brûlera sur l’autel. C’est un sacrifice de réparation consumé par le feu pour l’Eternel.
      6 Tous les hommes faisant partie des prêtres pourront en manger ; ils le feront dans un lieu saint, car c’est une chose très sainte.
      7 La même loi régit le sacrifice de réparation et le sacrifice pour le péché : la viande de la victime revient au prêtre qui fait l’expiation.
      8 Quand un prêtre offre l’holocauste d’une personne, la peau de la victime qu’il a offerte lui revient.
      9 Toute offrande, qu’elle soit cuite au four, dans une marmite ou une poêle, reviendra au prêtre qui l’a offerte.
      10 Par contre, toute autre offrande, pétrie à l’huile ou sans huile, appartiendra à tous les descendants d’Aaron, sans distinction.
      11 —Voici la loi concernant le sacrifice de communion que l’on offre à l’Eternel.
      12 Si on l’offre comme une expression de sa reconnaissance, on offrira, avec ce sacrifice de reconnaissance, des gâteaux sans levain pétris à l’huile et des galettes sans *levain arrosées d’huile, ainsi que des gâteaux faits de fleur de farine pétrie à l’huile.
      13 On présentera l’offrande sur des gâteaux de pain levé, pour compléter le sacrifice de communion, offert par reconnaissance.
      14 On prélèvera sur chacune de ces offrandes une portion pour l’offrir à l’Eternel ; celle-ci reviendra au prêtre qui aura fait l’aspersion du sang pour le sacrifice de communion.
      15 La viande du sacrifice de communion, offert par reconnaissance, sera mangée le jour où on l’offre. On n’en laissera rien jusqu’au lendemain matin.
      16 Si le sacrifice de communion est offert pour accomplir un *vœu ou comme don volontaire, une partie de la viande de la victime sera mangée le jour où on l’offre, mais le reste pourra être mangé le lendemain.
      17 Ce qui restera de la viande du sacrifice le surlendemain sera brûlé.
      18 Mais si l’on en mange le surlendemain, celui qui a offert le sacrifice ne sera pas agréé, son sacrifice ne compte pas. Car cette viande est devenue impure, et celui qui en mange se rend coupable d’une faute.
      19 Si la viande est entrée en contact avec une personne ou un objet rituellement impur, on ne la mangera pas : il faudra la brûler. Toute personne rituellement pure pourra manger de la viande du sacrifice de communion,
      20 mais si quelqu’un mange de la viande du sacrifice de communion qui appartient à l’Eternel, alors qu’il se trouve en état d’impureté rituelle, il sera retranché de son peuple.
      21 De même, si quelqu’un mange de la viande du sacrifice de communion qui appartient à l’Eternel, après avoir touché quoi que ce soit de rituellement impur — impureté d’homme, animal impur ou quelque autre chose interdite et impure — il sera retranché de son peuple.
      22 L’Eternel parla à Moïse en ces termes :
      23 —Dis aux Israélites : Vous ne mangerez pas de graisse de bœuf, de mouton, ni de chèvre.
      24 La graisse d’une bête crevée ou déchiquetée par un fauve pourra servir à d’autres usages, mais vous ne devez absolument pas en manger.
      25 En effet, celui qui mange de la graisse des animaux qu’on offre à l’Eternel en la consumant par le feu sera retranché de son peuple.
      26 Nulle part où vous habiterez, vous ne consommerez aucun sang, que ce soit celui d’un oiseau ou d’un quadrupède.
      27 Si une personne consomme du sang, quel qu’il soit, elle sera retranchée de son peuple.
      28 L’Eternel parla à Moïse en ces termes :
      29 —Dis aux Israélites : Celui qui offre à l’Eternel un sacrifice de communion en apportera la part qu’il donne à l’Eternel.
      30 Il l’apportera de ses propres mains pour qu’elle soit consumée par le feu pour l’Eternel. Il apportera la graisse avec la poitrine de l’animal et il fera avec la poitrine le geste de présentation devant l’Eternel.
      31 Le prêtre brûlera la graisse sur l’autel ; quant à la poitrine, elle reviendra à Aaron et à ses fils.
      32 Vous donnerez aussi comme offrande au prêtre le gigot droit de vos sacrifices de communion.
      33 Celui des fils d’Aaron qui offrira le sang et les parties grasses des sacrifices de communion aura ainsi comme part le gigot droit.
      34 Car je reçois des Israélites la poitrine pour laquelle on fait le geste de présentation et le gigot que l’on prélève sur les sacrifices de communion, et je les donne au prêtre Aaron et à ses descendants ; c’est une prescription qui restera en vigueur à perpétuité pour les Israélites.
      35 C’est la part qui revient à Aaron et à ses descendants sur les sacrifices consumés par le feu qui appartiennent à l’Eternel, à partir du jour où ils seront installés dans leur fonction de prêtre pour l’Eternel.
      36 C’est là ce que l’Eternel ordonna aux Israélites de donner aux prêtres à partir du jour où ceux-ci reçoivent l’onction. C’est une règle en vigueur à perpétuité, pour toutes les générations.
      37 Telles sont les lois concernant l’*holocauste, l’offrande, le sacrifice pour le péché, le sacrifice de réparation, celui de l’investiture et le sacrifice de communion.
      38 L’Eternel les a données à Moïse sur le mont Sinaï, le jour où il commanda aux Israélites de lui offrir leurs sacrifices et leurs offrandes dans le désert du Sinaï.

      2 Chroniques 33

      12 Lorsqu’il fut dans la détresse, il implora l’Eternel son Dieu et s’humilia profondément devant le Dieu de ses ancêtres.
      13 Il le pria, et l’Eternel l’exauça, il écouta sa supplication et le fit revenir à Jérusalem dans son royaume. Ainsi Manassé comprit que l’Eternel seul est Dieu.
      14 Après ces événements, il construisit à l’extérieur de la cité de David un rempart qui passait à l’ouest des sources de Guihôn, longeait la vallée du Cédron jusqu’à l’entrée de la porte des Poissons et contournait l’Ophel. Manassé lui donna une très grande hauteur. Il établit aussi des chefs militaires dans toutes les villes fortifiées de Juda.
      15 Il fit disparaître du Temple de l’Eternel les dieux étrangers et la statue, ainsi que les autels qu’il avait édifiés sur la colline du Temple et dans Jérusalem. Et on les jeta hors de la ville.
      16 Il rebâtit l’autel de l’Eternel. Il offrit des sacrifices de communion et de reconnaissance et il ordonna aux Judéens de rendre leur culte à l’Eternel, le Dieu d’Israël.

      Esther 3

      1 Quelque temps après ces événements, l’empereur Xerxès éleva en dignité Haman, fils de Hammedata du pays d’Agag : il le promut au rang de premier ministre et lui donna ainsi la prééminence sur tous les ministres de son gouvernement.
      2 Par ordre de l’empereur, tous les fonctionnaires impériaux en poste au palais devaient s’agenouiller et se prosterner sur son passage. Mais Mardochée ne s’agenouillait pas et ne se prosternait pas devant lui.
      3 Ses collègues lui demandèrent : —Pourquoi désobéis-tu à l’ordre de l’empereur ?
      4 Tous les jours, ils lui disaient cela, mais Mardochée ne les écoutait pas. Finalement, ils signalèrent la chose à Haman pour voir si Mardochée s’en tiendrait à ses paroles, car il leur avait dit qu’il était Juif.
      5 Quand Haman eut constaté que Mardochée ne s’agenouillait pas et ne se prosternait pas devant lui, il devint furieux.
      6 On lui avait appris à quel peuple Mardochée appartenait, et il jugea trop insuffisant de porter la main sur Mardochée seulement. Il résolut donc d’exterminer tous les Juifs, compatriotes de Mardochée, qui se trouvaient dans tout l’empire de Xerxès.
      7 Le premier mois, c’est-à-dire le mois de Nisan de la douzième année du règne de Xerxès, Haman fit tirer au sort — ce qui se dit « Pour » — en passant en revue un jour après l’autre et un mois après l’autre. Le sort tomba sur le douzième mois qui est le mois d’Adar.
      8 Puis Haman alla dire à l’empereur Xerxès : —Il y a, répandu parmi les peuples dans toutes les provinces de ton empire, un peuple qui est inassimilable. Leurs lois sont différentes de celles de tous les autres peuples, et ils n’obéissent pas aux lois impériales. L’empereur n’a aucun intérêt à les laisser en paix.
      9 Si l’empereur le veut bien, que l’on rédige un édit ordonnant leur extermination et je pèserai dix mille pièces d’argent que je remettrai aux fonctionnaires impériaux pour qu’ils les versent dans les caisses de l’empereur.
      10 Alors l’empereur ôta son anneau du doigt et le remit à Haman, fils de Hammedata d’Agag, l’ennemi des Juifs.
      11 Puis l’empereur dit à Haman : —Je te laisse l’argent et je te livre ce peuple. Fais-en ce que tu voudras.
      12 Le treizième jour du premier mois, on convoqua les secrétaires impériaux et, sur l’ordre de Haman, ils écrivirent aux satrapes de l’empereur, aux gouverneurs de chaque province et aux ministres de chaque peuple. Les documents furent rédigés selon le système d’écriture des différentes provinces et dans la langue de chaque peuple. Les messages furent écrits au nom de l’empereur Xerxès et scellés du sceau impérial.
      13 Les lettres furent portées par les coureurs dans toutes les provinces de l’empire, pour ordonner de massacrer, de tuer et d’exterminer les Juifs, jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour, à savoir le treizième jour du douzième mois, qui est le mois d’Adar, et de piller leurs biens.
      14 Le texte de l’édit devait être promulgué comme loi dans chaque province et porté à la connaissance de tous les peuples pour que chacun se tienne prêt pour le jour fixé.
      15 Les coureurs partirent en hâte, par ordre de l’empereur. Le décret fut aussi publié dans la citadelle de Suse. L’empereur et Haman s’installèrent pour boire tandis que dans la ville de Suse régnait la consternation.

      Psaumes 115

      1 Non pas à nous, ô Eternel, non pas à nous la gloire, mais à toi seul, pour ton amour et ta fidélité !
      2 Pourquoi les nations diraient-elles : « Où est leur Dieu ? »
      3 Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut.
      4 Mais leurs idoles d’argent et d’or sont faites par des hommes.
      5 Elles ont une bouche mais ne peuvent parler ! Elles ont bien des yeux, mais elles ne voient pas.
      6 Elles ont des oreilles, mais qui n’entendent rien ; elles ont des narines mais qui ne sentent rien.
      7 Elles ont bien des mains, mais ne peuvent toucher ; elles ont bien des pieds, mais ne peuvent marcher. De leur gorge, jamais aucun son ne s’échappe.
      8 Ils leur ressembleront, tous ceux qui les fabriquent, et tous ceux qui leur font confiance.
      9 Habitants d’Israël, faites confiance à l’Eternel ! Il est pour vous un secours et un bouclier.
      10 Descendants d’Aaron, faites confiance à l’Eternel ! Il est pour vous un secours et un bouclier.
      11 Vous qui le révérez, faites confiance à l’Eternel ; il est pour vous un secours et un bouclier.
      12 L’Eternel pense à nous : il bénira ; il bénira le peuple d’Israël. Il bénira les descendants d’Aaron.
      13 Il bénira ceux qui révèrent l’Eternel, du plus petit jusqu’au plus grand.
      14 Que l’Eternel vous fasse prospérer, et vous et vos enfants !
      15 Soyez bénis par l’Eternel qui a fait le ciel et la terre !
      16 Le ciel ? Il appartient à l’Eternel, quant à la terre, il l’a donnée aux hommes.
      17 Les morts ne louent pas l’Eternel, ni aucun de ceux qui descendent au pays du silence.
      18 Mais nous, nous louons l’Eternel, dès maintenant et à jamais. Oui, louez l’Eternel.

      Psaumes 135

      1 Loué soit l’Eternel ! Oui, louez l’Eternel ! Louez-le, vous qui servez l’Eternel,
      2 vous qui vous tenez dans la maison de l’Eternel, dans les parvis de la maison de notre Dieu !
      3 Oui, louez l’Eternel car l’Eternel est bon ! Et célébrez-le en musique, car il est digne d’être aimé !
      4 L’Eternel s’est choisi Jacob pour qu’il lui appartienne, Israël comme un bien précieux.
      5 Je sais, en vérité, que l’Eternel est grand et que notre Seigneur surpasse tous les dieux.
      6 L’Eternel accomplit tout ce qu’il veut au ciel et sur la terre, dans les mers et dans les abîmes.
      7 Des confins de la terre, il fait monter les brumes. Il lance les éclairs au milieu de la pluie, il fait lever le vent qu’il tenait en réserve.
      8 C’est lui qui a frappé les premiers-nés d’Egypte depuis les hommes jusqu’au bétail.
      9 Il a réalisé des signes extraordinaires et des prodiges en plein cœur de l’Egypte contre le pharaon et tous ses serviteurs.
      10 C’est lui qui a frappé des nations en grand nombre et qui a abattu des souverains puissants :
      11 Sihon, le roi des Amorites et Og, roi du *Basan, et tous les rois de Canaan.
      12 Puis il donna leurs terres en possession à Israël son peuple.
      13 O Eternel, ta renommée demeure pour l’éternité, et ton renom, ô Eternel, subsiste d’âge en âge.
      14 Car l’Eternel rend justice à son peuple, il a une grande tendresse pour nous ses serviteurs.
      15 Les idoles des peuples, d’argent et d’or, sont faites par des hommes :
      16 elles ont une bouche, mais ne peuvent parler, elles ont bien des yeux, mais elles ne voient pas.
      17 Elles ont des oreilles, mais qui n’entendent rien. Et pas le moindre souffle ne se trouve en leur bouche.
      18 Ils leur ressembleront tous ceux qui les fabriquent et tous ceux qui leur font confiance.
      19 O peuple d’Israël, loue l’Eternel ! Descendants d’Aaron, louez tous l’Eternel !
      20 Descendants de Lévi, louez tous l’Eternel ! Vous qui révérez l’Eternel, louez tous l’Eternel !
      21 Loué soit l’Eternel depuis le mont *Sion, l’Eternel dont le trône est à Jérusalem ! Oui, louez l’Eternel !

      Esaïe 26

      19 Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés.

      Esaïe 41

      1 Tenez-vous en silence devant moi, vous, les îles et les régions côtières ! Que les peuples lointains raniment leur courage : qu’ils approchent, qu’ils parlent ! Oui, allons ensemble en justice.
      2 « Qui a fait lever de l’orient celui que le salut entraîne sur ses pas ? Qui lui a livré les nations et qui a abaissé des rois ? Son épée pulvérise les peuples devant lui et son arc les disperse comme un fétu de paille emporté par le vent.
      3 Il les poursuit et va plus loin, indemne, par un chemin que son pied n’avait pas foulé auparavant.
      4 « Qui accomplit cela ? Qui le fait arriver ? Qui appelle à la vie les générations d’hommes dès le commencement ? Moi, l’Eternel, moi, qui suis le premier et qui suis avec les derniers, oui, c’est bien moi ! »
      5 Les habitants des îles et des régions côtières ont vu ce que j’ai fait et sont saisis de crainte ; ceux qui ont pour demeure les confins de la terre se sont mis à trembler. Ils approchent, ils viennent,
      6 ils s’aident mutuellement, chacun dit à son frère : « Courage ! »
      7 Le fondeur de l’idole encourage l’orfèvre. Le polisseur soutient celui qui bat l’enclume. Il dit de la soudure : « Voilà du bon travail ! » Et il la fixe avec des clous afin qu’elle ne bouge pas.
      8 « Quant à toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j’ai choisi, et descendance d’Abraham, qui était mon ami,
      9 toi que je suis allé chercher aux confins de la terre et que j’ai appelé de ses extrémités, toi à qui j’avais dit : “Tu es mon serviteur”, je t’ai choisi et non pas rejeté :
      10 ne sois pas effrayé, car je suis avec toi ; ne sois pas angoissé, car moi je suis ton Dieu. Je t’affermis, je viens à ton secours, pour sûr, je te soutiens de mon bras droit qui fait justice.
      11 Tous ceux qui sont irrités contre toi, sombreront dans la honte et dans le déshonneur. Tes adversaires seront réduits à rien, ils périront.
      12 Tu auras beau chercher, tu ne trouveras plus ceux qui te querellaient, qui te faisaient la guerre. Ils seront tous anéantis, réduits à rien.
      13 Car c’est moi, l’Eternel, qui suis ton Dieu, je saisis ta main droite, je te dis : Sois sans crainte, je suis là pour t’aider.
      14 « Sois donc sans crainte, vermisseau de Jacob, ô petit Israël, car je viens à ton aide, l’Eternel le déclare ; celui qui te délivre c’est le Saint d’Israël.
      15 Voici : je fais de toi un traîneau de battage tout neuf, armé de pointes, tu battras les montagnes, tu les broieras, tu rendras les collines semblables à la paille.
      16 Oui, tu les vanneras, et le vent les emportera, l’ouragan les dispersera. Mais toi, tu placeras ta joie en l’Eternel, et ta fierté dans le Saint d’Israël.
      17 « Les opprimés, les pauvres cherchent de l’eau sans en trouver, et la soif dessèche leur langue. Moi, l’Eternel, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les délaisserai pas.
      18 Je ferai sourdre des rivières sur les sommets arides et jaillir des fontaines au milieu des vallées, je transformerai le désert en étang rempli d’eau et le pays aride en sources jaillissantes.
      19 Je planterai dans le désert le cèdre et l’acacia, le myrte et l’olivier. Je ferai croître dans la steppe le cyprès, le pin et le buis,
      20 pour que tous voient et reconnaissent, et qu’ils observent, qu’ils comprennent, que c’est la main de l’Eternel qui a fait tout cela, que le Saint d’Israël en est le créateur.
      21 « Vous, les dieux des nations, présentez votre cause, dit l’Eternel, et exposez vos arguments, dit le roi de Jacob.
      22 Qu’ils les exposent donc, qu’ils nous annoncent ce qui doit arriver ! Déclarez-nous quels sont les faits passés que vous avez prédits, pour que nous les examinions et que nous constations leur accomplissement, ou faites-nous entendre ce qui doit arriver !
      23 Annoncez-nous les choses qui doivent survenir plus tard, et nous saurons que vous êtes des dieux. Oui, faites quelque chose, que ce soit bien ou mal, afin qu’en le voyant la crainte nous remplisse.
      24 Mais vous, vous êtes moins que rien ! Et toutes vos actions sont moins que du néant ! Celui qui vous choisit se rend abominable.
      25 « Du nord, j’ai fait surgir un homme, il va venir, oui, du soleil levant, il est appelé par son nom, il piétine les gouverneurs comme s’ils étaient de la boue, comme un potier foule l’argile.
      26 Qui a prédit cela dès le commencement pour que nous le sachions ? Qui donc l’a annoncé depuis les temps anciens afin que nous disions : “C’est juste” ? Non, personne ne l’a prédit, personne n’a rien annoncé et personne n’a entendu des paroles venant de vous.
      27 Mais moi, j’ai été le premier qui ai dit à *Sion : “Les voici ! Les voici !” J’ai donné à Jérusalem un messager, porteur de la bonne nouvelle.
      28 Alors que parmi ces dieux-là j’ai eu beau regarder, je n’ai trouvé personne, pas un seul conseiller. Si je les interroge, ils ne répondent pas.
      29 Eux tous, ils ne sont rien, leurs œuvres sont néant, et leurs statues de fonte : du vent, du vide.

      Esaïe 42

      1 « Voici mon serviteur, que je soutiens, celui que j’ai choisi, qui fait toute ma joie. Je lui ai donné mon Esprit et il établira la justice pour les nations.
      2 Mais il ne criera pas, il n’élèvera pas la voix, il ne la fera pas entendre dans les rues.
      3 Il ne brisera pas le roseau qui se ploie et il n’éteindra pas la flamme qui faiblit, mais il établira le droit selon la vérité.
      4 Il ne faiblira pas, et il ne ploiera pas jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur terre, jusqu’à ce que les îles et les régions côtières mettent leur espoir en sa loi. »
      5 Car voici ce que dit l’Eternel Dieu qui a créé les cieux et les a déployés, lui qui a disposé la terre avec tout ce qu’elle produit, qui a donné la vie aux hommes qui la peuplent et le souffle de vie à ceux qui la parcourent :
      6 « Moi, l’Eternel, moi, je t’ai appelé dans un juste dessein et je te tiendrai par la main ; je te protégerai et je t’établirai pour conclure une alliance avec le peuple, pour être la lumière des nations,
      7 pour ouvrir les yeux des aveugles, pour tirer du cachot les prisonniers, de la maison d’arrêt ceux qui habitent les ténèbres.
      8 Moi, je suis l’Eternel, tel est mon nom. Et je ne donnerai ma gloire à aucun autre. Je ne livrerai pas mon honneur aux idoles.
      9 Les prophéties anciennes se sont réalisées. Et maintenant, j’annonce des événements tout nouveaux ; et avant qu’ils ne germent, je vous les fais connaître. »
      10 Chantez à l’Eternel un cantique nouveau, entonnez sa louange aux confins de la terre, vous qui voguez sur mer, et vous qui la peuplez, vous les îles et les régions côtières, vous qui les habitez !
      11 Désert et villes du désert, campements de Qédar, élevez votre voix ! Habitants de Séla, exultez d’allégresse ! Du sommet des montagnes, poussez des cris de joie,
      12 et rendez gloire à l’Eternel ! Que jusque dans les îles et les régions côtières, on publie sa louange !
      13 L’Eternel sortira comme un héros, comme un homme de guerre, il réveillera son ardeur, il poussera des cris de guerre, des cris terribles, et il triomphera contre ses ennemis.
      14 Je me suis tu pendant longtemps, j’ai gardé le silence, je me suis contenu mais maintenant, comme une femme qui enfante, je pousse des gémissements, et je respire en haletant.
      15 Je m’en vais dévaster montagnes et collines et j’en dessécherai toute végétation, je changerai les fleuves et j’en ferai des îles, j’assécherai les lacs,
      16 les aveugles, je les ferai marcher sur une route qu’ils ne connaissent pas. Oui, je les conduirai sur des sentiers dont ils ignorent tout. Je transformerai devant eux leur obscurité en lumière et leurs parcours accidentés en terrains plats. Tout cela, je l’accomplirai sans rien laisser d’inachevé.
      17 Mais ceux qui se fient aux idoles, qui disent aux statues de fonte : « Nos dieux, c’est vous ! » devront se retirer couverts de honte.
      18 « Vous les sourds, écoutez ! Vous, les aveugles, regardez et voyez !
      19 Qui est aveugle, sinon mon serviteur ? Et qui est sourd, sinon mon messager, mon envoyé ? Qui est aveugle sinon celui que l’Eternel réhabilite, et qui est sourd sinon le serviteur de l’Eternel ?
      20 Tu as vu bien des choses, tu n’as rien retenu. Tu as l’oreille ouverte, tu n’as rien entendu. »
      21 Mais à cause de son salut, l’Eternel a voulu rendre sa Loi magnifique et sublime.
      22 Et cependant, voilà un peuple pillé et dépouillé, ils sont tous pris au piège au fond des fosses, mis au secret dans des prisons, ils sont pillés et nul ne les délivre. On les a dépouillés et aucun ne dit : « Restitue ! »
      23 Qui, parmi vous, prêtera donc l’oreille ? Qui sera attentif pour écouter, à l’avenir ?
      24 Qui a livré Jacob à ceux qui le dépouillent ? Qui livra Israël à ceux qui l’ont pillé ? N’est-ce pas l’Eternel, envers qui nous avons péché, et dont nous avons refusé de suivre les sentiers qu’il nous avait prescrits ? Oui, ils n’ont pas obéi à sa Loi.
      25 Alors, il a versé sur Israël l’ardeur de son courroux, il a fait déferler sur lui de violents combats. Sa colère a flambé autour de lui sans qu’il le reconnaisse, le feu l’a embrasé sans qu’il y prenne garde.

      Esaïe 43

      1 Maintenant, l’Eternel, qui t’a créé, ô peuple de Jacob, et qui t’a façonné, ô Israël, te déclare ceci : « Ne sois pas effrayé car je t’ai délivré, je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.
      2 Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, quand tu traverseras les fleuves, ils ne te submergeront pas, quand tu marcheras dans le feu, il ne te fera pas de mal et tu ne seras pas brûlé,
      3 puisque moi, l’Eternel, je suis ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Sauveur. Je donnerai l’Egypte comme rançon pour toi, l’Ethiopie et Seba en échange de toi.
      4 Oui, parce que tu m’es précieux, et que tu as du prix pour moi, et que je t’aime, je donnerai des hommes en échange de toi, et des nations contre ta vie.
      5 « Sois donc sans crainte, car je suis avec toi, je ferai revenir tes enfants de l’orient je te rassemblerai de l’occident.
      6 Je dirai au septentrion : “Rends-les” et au midi : “Ne les retiens donc pas”, fais revenir mes fils des pays éloignés, fais revenir mes filles des confins de la terre,
      7 oui, tous ceux qui portent mon nom et que j’ai créés pour ma gloire, que j’ai formés, oui, que j’ai faits. »
      8 Laisse sortir le peuple qui est aveugle tout en ayant des yeux, et qui est sourd bien qu’il ait des oreilles.
      9 Que toutes les nations s’assemblent et que les peuples se regroupent : Qui, parmi eux, avait prédit ces choses ? Qui avait annoncé les événements antérieurs ? Qu’ils citent leurs témoins et qu’ils se justifient ! Qu’on les écoute bien afin de pouvoir dire : « Oui, c’est la vérité ! »
      10 « Mais mes témoins, c’est vous, déclare l’Eternel, vous et mon serviteur, que j’ai choisi, pour que vous le sachiez, que vous croyiez en moi et que vous compreniez que moi seul, je suis Dieu. Avant moi aucun dieu ne fut jamais formé, et après moi, jamais il n’en existera.
      11 Moi, je suis l’Eternel et, en dehors de moi, il n’est pas de Sauveur.
      12 C’est moi qui ai prédit, c’est moi qui ai sauvé, je me suis fait entendre. Pas un dieu étranger ne l’a fait parmi vous, et vous, déclare l’Eternel, vous êtes mes témoins, et c’est moi qui suis Dieu.
      13 Oui, je le suis depuis toujours et il n’y a personne qui puisse arracher de ma main. Ce que je réalise, qui pourrait l’annuler ? »
      14 Voici ce que déclare l’Eternel votre Libérateur, moi le Saint d’Israël : « C’est à cause de vous que j’envoie une armée combattre Babylone, et que je fais descendre tous les Chaldéens qui s’enfuient sur les navires mêmes où ils criaient de joie.
      15 Moi, l’Eternel, je suis votre Dieu saint, le Créateur d’Israël, votre Roi. »
      16 Ainsi dit l’Eternel, qui, à travers la mer, a ouvert un chemin et, dans les grosses eaux, a frayé un sentier,
      17 qui fit sortir les chars et les chevaux, l’armée et ses guerriers. Ils se sont tous couchés et ne se relèveront pas, ils se sont consumés et ils se sont éteints comme la mèche d’une lampe.
      18 « Ne vous rappelez plus les événements du passé, ne considérez plus les choses d’autrefois ;
      19 je vais réaliser une chose nouvelle qui est prête à éclore, ne la reconnaîtrez-vous pas ? J’ouvrirai un chemin à travers le désert et je ferai jaillir des fleuves dans la steppe ;
      20 les animaux sauvages, les chacals, les autruches, célébreront ma gloire, car je ferai jaillir de l’eau dans le désert, des fleuves dans la steppe, pour abreuver mon peuple, celui que j’ai élu.
      21 Je l’ai formé pour moi : il publiera ma gloire.
      22 « Et pourtant, ô Jacob, tu n’as pas fait appel à moi ! Tu t’es lassé de moi, ô Israël !
      23 Tu ne m’as pas offert d’agneaux en *holocaustes, tes sacrifices n’étaient pas à ma gloire, je ne t’ai pas importuné pour avoir des offrandes, je ne t’ai pas lassé pour avoir de l’*encens.
      24 Tu n’as pas dépensé d’argent pour moi, pour du roseau aromatique, et tu ne m’as pas rassasié de la graisse des sacrifices. Mais toi, tu m’as importuné par tes péchés, tu m’as lassé par tes forfaits !
      25 « Mais c’est moi, et moi seul, qui efface tes transgressions par égard pour moi-même, je ne tiendrai plus compte de tes péchés.
      26 Apporte ton mémoire, entrons ensemble en jugement et, pour te justifier, expose donc ton cas.
      27 Déjà, ton premier père a péché envers moi et tes porte-parole m’ont été infidèles.
      28 Aussi j’ai dégradé les chefs du sanctuaire et j’ai livré Jacob à l’extermination, Israël aux outrages.

      Esaïe 44

      1 « Et maintenant, écoute, Jacob, mon serviteur, Israël, toi que j’ai choisi,
      2 voici ce que déclare l’Eternel, lui qui t’a fait, qui t’a formé dès le sein de ta mère et qui est ton soutien : Ne sois pas effrayé, Jacob, mon serviteur, toi, Yechouroun, que j’ai choisi.
      3 Je répandrai des eaux sur le sol altéré, j’en ferai ruisseler sur une terre aride, oui, je répandrai mon Esprit sur ta postérité et ma bénédiction sur ta progéniture.
      4 Ils germeront au milieu de l’herbage comme les peupliers près des cours d’eau.
      5 Un tel confessera : “Je suis à l’Eternel”, tel autre se dira un enfant de Jacob, un autre encore écrira sur sa main : “Je suis à l’Eternel” et il se parera de ce nom d’Israël. »
      6 Ainsi dit l’Eternel, lui, le Roi d’Israël, le Seigneur des *armées célestes, et qui l’a délivré : « Moi, je suis le premier et je suis le dernier, et en dehors de moi, il n’y a pas de dieu.
      7 Qui est semblable à moi ? Qu’il le déclare donc ! Qu’il fasse donc savoir et qu’il expose les événements qui se sont produits depuis que j’ai fondé ce peuple pour toujours. Qu’il annonce d’avance ce qui doit arriver.
      8 Ne vous effrayez pas et n’ayez pas de crainte ! Depuis longtemps déjà, je vous ai informés, je vous l’ai fait savoir. Vous êtes mes témoins. Existe-t-il un autre Dieu que moi ? Il n’y a pas d’autre Rocher ! Je n’en connais aucun ! »
      9 Ceux qui fabriquent des idoles ne sont tous que néant, et leurs plus belles œuvres ne sont d’aucun profit. Leurs témoins ne voient rien et ils ne savent rien ; ils rougiront de honte.
      10 A quoi bon faire un dieu, couler une statue, qui n’est d’aucun profit ?
      11 Voici : tous leurs fidèles seront couverts de honte, car ceux qui les ont faits ne sont que des humains ! Qu’ils se rassemblent tous et qu’ils se tiennent là ! Ils seront effrayés et confus tous ensemble.
      12 L’artisan ferronnier appointe son burin, le passe dans les braises et, à coups de marteau, façonne son idole, avec la force de son bras. Mais, sitôt qu’il a faim, il n’a plus d’énergie, et s’il ne boit pas d’eau, le voilà qui faiblit !
      13 Et voici le sculpteur : il a tendu sa corde, trace l’œuvre à la craie puis, avec le ciseau, il l’exécute, et il la dessine au compas. Il la façonne ainsi d’après la forme humaine, et à la ressemblance d’un homme magnifique pour qu’elle habite un temple.
      14 Il a coupé des cèdres, ou bien il s’est choisi du cyprès ou du chêne qu’il a laissé devenir bien robuste parmi les arbres des forêts, ou bien il prend un pin qu’il a planté lui-même, que la pluie a fait croître.
      15 Or, l’homme se sert de ces bois pour les brûler, il en prend une part pour se chauffer, il allume le feu pour y cuire son pain. Avec le même bois, il fait un dieu, et il l’adore ; il fabrique une idole et se prosterne devant elle.
      16 La moitié de ce bois, il l’a livrée au feu ; grâce à cette moitié, il mange de la viande, il fait cuire un rôti, et il s’en rassasie. Il prend aussi une part de ce bois pour se chauffer et dit : « Qu’il fait bon avoir chaud et voir la belle flamme ! »
      17 Quant au reste du bois, il en fait une idole, il la prend pour son dieu, il se prosterne devant elle et il l’adore. Il l’invoque et lui dit : « Délivre-moi car toi, tu es mon dieu ! »
      18 Ils sont sans connaissance, ils ne comprennent rien, et ils n’ont pas d’intelligence. On a bouché leurs yeux afin qu’ils ne voient pas, on a fermé leur cœur afin qu’ils ne saisissent pas.
      19 Aucun ne réfléchit, aucun n’a de savoir ni assez de raison pour se dire en lui-même : « J’ai brûlé la moitié de mon bois dans le feu, j’ai aussi cuit du pain sur les braises du bois, j’ai rôti de la viande dont je me suis nourri, et de ce qui restait, j’ai fait une abomination, je me suis prosterné devant un bout de bois ! »
      20 Il se repaît de cendres, car son cœur abusé l’a mené dans l’erreur, il ne sauvera pas sa vie et ne dira jamais : « Ce que je tiens en main, n’est-ce pas une tromperie ? »
      21 « Souviens-toi de cela, ô peuple de Jacob ! Souviens-toi, Israël : tu es mon serviteur, c’est moi qui t’ai formé, tu es mon serviteur, ô Israël, je ne t’oublierai pas.
      22 J’ai effacé tes crimes comme un épais nuage et tes péchés comme un brouillard. Reviens à moi, car je t’ai délivré. »
      23 Exulte d’allégresse, ô ciel, car l’Eternel est entré en action. Poussez des cris de joie, profondeurs de la terre ! Criez de joie, montagnes, et vous aussi, forêts, ainsi que tous vos arbres, car l’Eternel a délivré Jacob, il a manifesté sa gloire en Israël.
      24 Voici ce que déclare l’Eternel, ton libérateur, celui qui t’a formé dès le sein maternel : « Oui, c’est moi, l’Eternel, qui ai fait toutes choses. Moi seul j’ai déployé le ciel, j’ai étendu la terre, sans aucune aide.
      25 Je rends vains les présages des diseurs de mensonges, je fais délirer les devins, je repousse les sages, je fais tourner leur science en déraison.
      26 « J’accomplis la parole prononcée par mon serviteur et je fais réussir les plans annoncés par mes messagers. C’est moi, moi qui ai dit au sujet de Jérusalem : “Qu’elle soit habitée !” et concernant les villes de Juda : “Qu’elles soient rebâties !” Oui, j’en relèverai les ruines.
      27 Je dis aux mers profondes : “Asséchez-vous, je vais tarir vos eaux.”
      28 Et je dis de Cyrus : “C’est mon berger, et il accomplira tout ce que je désire.” Il dira de Jérusalem : “Qu’elle soit rebâtie”, et il dira du Temple : “Posez ses fondations !”

      Jérémie 10

      1 O peuple d’Israël, écoute la parole que l’Eternel prononce !
      2 Voici ce que déclare l’Eternel : « N’imitez pas le comportement des nations et ne redoutez pas les signes dans le ciel même si les nations en sont saisies de peur.
      3 Les coutumes des autres peuples ne sont que du néant, leur dieu n’est que du bois coupé dans la forêt, travaillé au ciseau par la main d’un sculpteur.
      4 On l’embellit d’or ou d’argent, un marteau et des clous le font tenir en place pour qu’il ne branle pas !
      5 Ces dieux-là sont semblables à des épouvantails dans un champ de concombres : ils ne savent parler, il faut qu’on les transporte car ils ne marchent pas. Ne les craignez donc pas : ils ne font pas de mal ; et ils ne peuvent pas non plus faire du bien. »
      6 Personne n’est semblable à toi, ô Eternel ! Car tu es grand et parce que tu es puissant, ta renommée est grande !
      7 Qui donc ne te révérerait, roi des nations ? On doit te révérer car parmi tous les sages des nations et dans tous leurs royaumes, personne n’est semblable à toi !
      8 Tous, en effet, sans exception, ils sont *insensés et stupides, et leur enseignement n’est que néant. Leur dieu n’est que du bois !
      9 C’est de l’argent battu amené de Tarsis, de l’or venu d’Ouphaz, une œuvre de sculpteur, le travail d’un orfèvre. On revêt ces dieux-là de vêtements de pourpre et d’étoffes d’azur, mais tous ne sont que l’œuvre d’habiles ouvriers.
      10 Mais l’Eternel est le vrai Dieu ; il est le Dieu vivant et le roi éternel ; par sa colère, la terre est ébranlée, et les nations ne peuvent soutenir son courroux.
      11 —Vous leur direz ceci : Les dieux qui n’ont créé ni le ciel ni la terre disparaîtront de dessus cette terre et de dessous ce ciel.
      12 L’Eternel, lui, a fait la terre par sa puissance, il a solidement fondé le monde par sa sagesse, et il a déployé le ciel par son intelligence.
      13 Quand il fait retentir sa voix, des torrents d’eau s’amassent dans le ciel, des nuages s’élèvent des confins de la terre ; il fait jaillir l’éclair au milieu des averses et il fait s’élancer le vent de ses réserves.
      14 Alors tout être humain reste hébété et ne comprend plus rien. Tout orfèvre est honteux de son idole, car sa statue de fonte est une tromperie qui n’a aucun souffle de vie.
      15 Ils ne sont que néant et œuvres illusoires ; et ils disparaîtront au jour du châtiment.
      16 Combien est différent le Dieu qui est la part du peuple de Jacob. Il a tout façonné ; Israël est le peuple qui constitue son *patrimoine. Il a pour nom le Seigneur des *armées célestes.
      17 Ramasse ton bagage, toi qui es assiégée !
      18 Car voici ce que l’Eternel déclare : « Cette fois-ci, je vais lancer au loin les habitants de ce pays et je ferai venir la détresse sur eux. Ils n’échapperont pas. »
      19 Malheur à moi ! Je suis blessée ! Ma plaie est douloureuse. Pour ma part, je disais : C’est un mal qui m’atteint, je dois le supporter.
      20 Ma tente est dévastée, mes cordeaux sont rompus, mes enfants m’ont quittée, aucun d’eux n’est plus là, il n’y a plus personne pour remonter ma tente et retendre mes toiles.
      21 Les dirigeants du peuple ont été *insensés : ils n’ont pas suivi l’Eternel. Et c’est bien pour cela qu’ils n’ont pas réussi et que tous ceux dont ils avaient la charge ont été dispersés.
      22 Ecoutez la rumeur, elle s’approche. Un grand tumulte arrive depuis le nord, les villes de Juda vont être transformées en terre dévastée, en gîtes de chacals.
      23 Je sais, ô Eternel, que le destin de l’homme n’est pas entre ses mains, et que celui qui marche n’est pas le maître de ses pas.
      24 Châtie-nous, Eternel, mais avec équité et non avec colère, pour ne pas nous détruire presque totalement.
      25 Déverse ta fureur sur les peuples païens, ceux qui ne te connaissent pas, sur les nations qui ne t’invoquent pas, car ils ont dévoré, oui, dévoré Jacob, jusqu’à l’exterminer et ils ont ravagé le lieu de sa demeure.

      Jérémie 29

      1 Voici le contenu de la lettre envoyée de Jérusalem par le prophète Jérémie à ceux des responsables du peuple qui subsistaient en exil, ainsi qu’aux prêtres, aux prophètes et à tout le peuple que Nabuchodonosor avait déportés de Jérusalem à Babylone.
      2 La lettre fut envoyée après le départ du roi Yekonia, de la reine-mère, des fonctionnaires du palais royal, des ministres de Juda et de Jérusalem, des artisans et des forgerons,
      3 par l’intermédiaire d’Eleasa, fils de Chaphân et de Guemaria, fils de Hilqiya, que Sédécias, roi de Juda, avait envoyés à Babylone, à Nabuchodonosor, roi de Babylone. La lettre disait :
      4 « Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes, Dieu d’Israël, à tous les exilés que j’ai fait déporter de Jérusalem à Babylone :
      5 Construisez des maisons et installez-vous y, plantez des jardins et mangez-en les fruits,
      6 mariez-vous et ayez des enfants ; mariez vos fils et donnez vos filles en mariage et qu’elles aient des enfants ! Multipliez-vous là-bas, et ne laissez pas diminuer votre nombre.
      7 Recherchez la prospérité de la ville où je vous ai déportés et priez l’Eternel en sa faveur, car de sa prospérité dépend la vôtre.
      8 Car voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes, Dieu d’Israël : Ne vous laissez pas induire en erreur par vos prophètes qui sont au milieu de vous, ni par vos devins, et ne prêtez pas attention aux révélations que vous leur demanderez.
      9 Car ce sont des mensonges qu’ils prophétisent en mon nom ! Je ne les ai pas envoyés — l’Eternel le déclare.
      10 Car voici ce que déclare l’Eternel : C’est seulement au bout des soixante-dix années allouées à Babylone que j’interviendrai en votre faveur pour accomplir la promesse que je vous ai faite de vous faire revenir dans ce pays.
      11 Car moi je connais les projets que j’ai conçus en votre faveur, déclare l’Eternel : ce sont des projets de paix et non de malheur, afin de vous assurer un avenir plein d’espérance.
      12 Alors vous m’invoquerez et vous viendrez m’adresser vos prières, et je vous exaucerai.
      13 Vous vous tournerez vers moi et vous me trouverez lorsque vous vous tournerez vers moi de tout votre cœur.
      14 Je me laisserai trouver par vous — l’Eternel le déclare — je ferai revenir les exilés de votre peuple et je vous rassemblerai du milieu de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai dispersés — l’Eternel le déclare — pour vous ramener dans le pays d’où je vous ai déportés.
      15 Or vous dites : “L’Eternel nous a suscité des prophètes, ici à Babylone.”
      16 Eh bien, voici ce que déclare l’Eternel au sujet du roi qui est assis sur le trône de David, et de tout le peuple qui habite dans cette ville-ci, de vos frères qui n’ont pas été déportés avec vous.
      17 Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes : Je vais déchaîner contre eux l’épée, la famine et la peste, et je les rendrai semblables à des figues pourries qui ne peuvent être mangées tant elles sont mauvaises.
      18 Je les poursuivrai avec l’épée, la famine et la peste et je ferai qu’ils inspirent l’épouvante dans tous les royaumes de la terre, je ferai d’eux un sujet de malédiction, un spectacle désolant, ils s’attireront la raillerie et l’opprobre de toutes les nations parmi lesquelles je les aurai dispersés,
      19 parce qu’ils n’ont pas écouté mes paroles, déclare l’Eternel, lorsque je leur ai envoyé mes serviteurs les prophètes, sans me lasser. Non, vous ne les avez pas écoutés, l’Eternel le déclare.
      20 Maintenant, vous tous les exilés que j’ai déportés de Jérusalem à Babylone, écoutez la parole de l’Eternel !
      21 Voici ce que déclare le Seigneur des *armées célestes, Dieu d’Israël, au sujet d’Achab, fils de Qolaya et de Sédécias, fils de Maaséya, qui vous prophétisent des mensonges en mon nom : Je vais les livrer à Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui les fera périr sous vos yeux.
      22 On se servira de leur nom dans des formules de malédiction parmi tous les déportés de Juda qui sont à Babylone. On dira en effet : “Que l’Eternel te traite comme Sédécias et comme Achab, que le roi de Babylone a fait brûler vifs !”
      23 Cela leur arrivera parce qu’ils ont fait une chose infâme en Israël : ils ont commis l’adultère avec les femmes de leurs prochains et ils ont prophétisé en mon nom des mensonges, alors que je ne leur avais rien ordonné. Moi, je le sais et j’en suis témoin — l’Eternel le déclare. »
      24 —Tu parleras aussi à Chemaya de Néhélam en ces termes :
      25 Voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes, Dieu d’Israël : Tu as envoyé en ton propre nom des lettres à toute la population de Jérusalem, ainsi qu’au prêtre Sophonie, fils de Maaséya, et à tous les autres prêtres, disant ceci :
      26 « L’Eternel t’a établi prêtre à la place du prêtre Yehoyada, pour que tu exerces ta surveillance dans le Temple de l’Eternel sur tout exalté qui se met à prophétiser, pour l’attacher au pilori avec des fers.
      27 Comment se fait-il donc que tu n’aies pas sévi contre Jérémie d’Anatoth qui prophétise parmi vous ?
      28 Car il vient de nous envoyer un message à Babylone pour nous dire : “Votre exil durera longtemps. Construisez des maisons et installez-vous-y, plantez des jardins et mangez-en les fruits !” »
      29 Sophonie, le prêtre, lut cette lettre au prophète Jérémie.
      30 Alors l’Eternel adressa la parole à Jérémie :
      31 —Envoie ce message à tous les exilés. Voici ce que déclare l’Eternel au sujet de Chemaya de Néhélam : Chemaya vous a prophétisé sans que je l’aie mandaté et il vous a fait croire des mensonges.
      32 Eh bien ! Voici ce que déclare l’Eternel : Je vais sévir contre Chemaya de Néhélam et ses descendants. Aucun des siens ne subsistera au milieu de ce peuple, et il ne jouira pas du bonheur que je vais accorder à mon peuple — l’Eternel le déclare — car il a prêché la rébellion contre l’Eternel.

      Jérémie 32

      12 et je remis l’acte de vente à Baruch, fils de Nériya, fils de Mahséya, en présence de mon cousin Hanaméel et des témoins qui avaient signé l’acte, sous les yeux de tous les Judéens qui étaient assis dans la cour du corps de garde.

      Jérémie 36

      4 Alors Jérémie fit appel à Baruch, fils de Nériya, et Baruch écrivit, sous la dictée de Jérémie, sur un rouleau de parchemin, tout ce que l’Eternel lui avait dit.

      Daniel 1

      6 Parmi ceux qui furent sélectionnés dans la tribu de Juda, se trouvaient Daniel, Hanania, Michaël et Azaria.

      Daniel 3

      23 Quant à Chadrak, Méchak et Abed-Nego, ils tombèrent tous les trois ligotés au milieu de la fournaise où brûlait un feu ardent.
      24 C’est alors que le roi Nabuchodonosor fut saisi de stupeur ; il se leva précipitamment et, s’adressant à ses conseillers, il demanda : —N’avons-nous pas jeté trois hommes tout ligotés dans le feu ? Ils répondirent au roi : —Bien sûr, Majesté.

      Daniel 12

      2 Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles.

      Romains 1

      18 Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l’honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi malhonnêtement la vérité.
      19 En effet, ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu lui-même le leur ayant fait connaître.
      20 Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ils n’ont donc aucune excuse,
      21 car alors qu’ils connaissent Dieu, ils ont refusé de lui rendre l’honneur que l’on doit à Dieu et de lui exprimer leur reconnaissance. Ils se sont égarés dans des raisonnements absurdes et leur pensée dépourvue d’intelligence s’est trouvée obscurcie.
      22 Ils se prétendent intelligents, mais ils sont devenus fous.
      23 Ainsi, au lieu d’adorer le Dieu immortel et glorieux, ils adorent des idoles, images d’hommes mortels, d’oiseaux, de quadrupèdes ou de reptiles.
      24 C’est pourquoi Dieu les a abandonnés aux passions de leur cœur qui les portent à des pratiques dégradantes, de sorte qu’ils ont avili leur propre corps.
      25 Oui, ils ont délibérément échangé la vérité concernant Dieu contre le mensonge, ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, lui qui est loué éternellement. *Amen !
      26 Voilà pourquoi Dieu les a abandonnés à des passions avilissantes : leurs femmes ont renoncé aux relations sexuelles naturelles pour se livrer à des pratiques contre nature.
      27 Les hommes, de même, délaissant les rapports naturels avec le sexe féminin, se sont enflammés de désir les uns pour les autres ; ils ont commis entre hommes des actes honteux et ont reçu en leur personne le salaire que méritaient leurs égarements.
      28 Ils n’ont pas jugé bon de connaître Dieu, c’est pourquoi Dieu les a abandonnés à leur pensée faussée, si bien qu’ils font ce qu’on ne doit pas.
      29 Ils accumulent toutes sortes d’injustices et de méchancetés, d’envies et de vices ; ils sont pleins de jalousie, de meurtres, de querelles, de trahisons, de perversités. Ce sont des médisants,
      30 des calomniateurs, des ennemis de Dieu, arrogants, orgueilleux, fanfarons, ingénieux à faire le mal ; ils manquent à leurs devoirs envers leurs parents ;
      31 ils sont dépourvus d’intelligence et de loyauté, insensibles, impitoyables.
      32 Ils connaissent très bien la sentence de Dieu qui déclare passibles de mort ceux qui agissent ainsi. Malgré cela, non seulement ils commettent de telles actions, mais encore ils approuvent ceux qui les font.

      1 Corinthiens 15

      29 D’autre part, pourquoi certains se font-ils baptiser au péril de leur vie ? S’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas, pourquoi donc courir un tel risque en se faisant baptiser au risque de mourir ?

      Jacques 2

      24 Vous le voyez donc : on est déclaré juste devant Dieu à cause de ses actes, et pas uniquement à cause de sa foi.

      Apocalypse 8

      4 Et, de la main de l’ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières de ceux qui appartiennent à Dieu.
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