Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

CRÉATION

(le récit de la). « Dieu a créé le monde d'une matière informe » (Sag 11:17).

Voir à l'article Cosmogonie ce qu'il faut penser de cette « matière ».

Quant à l'oeuvre créatrice qui « fit la terre et les deux », elle s'ouvre sur ces mots : « Alors Dieu dit », et s'accomplit D'après notre récit (Ge 1:3-2:1) en huit paroles qui sont réparties en trois actes. Il s'agit de constituer le palais de la Vie dont l'homme doit être l'habitant, l'animateur, le roi. Les trois actes consécutifs sont pour en établir le cadre, le meubler, le peupler. Le moyen de création est la parole. Nous en avons le type resté intact dans la première formule : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » Dans la suite, à « Dieu dit » correspond « et cela s'accomplit ».

La création par la parole sans intermédiaire, sans travail, sans durée, est la notion la plus élevée, la plus grandiose et la plus pure de la puissance divine en action.

L'école d'Hermopolis, en Egypte, et sans doute aussi Zarathoustra, fondateur du mazdéisme, en Perse, étaient arrivés à cette notion. C'est à cette création en huit paroles que l'auteur du Ps 33:6,9 se réfère et c'est elle qu'il exalte quand il dit :

Par la parole de l'Éternel ont été faits les cieux,

Et toute leur armée par le souffle de sa bouche...

Dieu dit, et la chose existe ;

Il commande, et c'est fait

Les trois premières paroles (premier acte) établissent par trois victoires sur le chaos le cadre de l'habitat humain.

-1 re parole : victoire sur les ténèbres par la création de la lumière.

-2 e parole : victoire sur l'abîme des eaux par la création de l'étendue du firmament qui sépare les eaux d'en haut d'avec les eaux d'en bas.

-3 e parole : victoire sur la matière informe, bouillie stérile sous le firmament ; l'élément liquide se concentre, le sec apparaît : c'est la terre, demeure de l'homme.

-La 4 e et la 5 e paroles, ayant pour but de meubler cette demeure, constituent le second acte créateur.

Il faut que, lorsque l'homme, et son cortège d'êtres vivants apparaîtront, ils trouvent de quoi s'installer, c-à-d. de quoi alimenter leur existence et rythmer leur activité.

-4 e parole : création de la végétation nourricière, herbe, légumes et fruits. On sait que, pour les Hébreux, la vie proprement dite n'appartient qu'au règne animal, aux êtres doués de respiration visible (souffle) et de sang (sang =vie, Le 17:12).

-5 e parole : création du monde sidéral. L'astre est l'horloge des temps primitifs. Soleil, lune, étoiles sont établis comme signes pour marquer le temps et ses révolutions nécessaires, fixant l'activité et le repos des êtres (cf. Ps 104:19-24) et réglant cette vaste usine où va s'accomplir l'élaboration de la vie.

Tout est prêt. Notre monde est organisé, approvisionné, réglé : ses habitants peuvent apparaître.

Les paroles 6, 7 et 8 constituent le troisième acte créateur. L'homme étant le centre et le but de la création, l'évocation des êtres vivants commence par la circonférence, par les animaux les plus éloignés de l'homme et les moins accessibles pour lui. La terre étant l'élément le plus noble, le dernier créé, doit fournir à la nature les êtres les plus parfaits.

-6 e parole : création des poissons (l'eau =le plus ancien élément) et des oiseaux (firmament =2 e élément créé).

-7 e parole : création des animaux produits par la terre (dernier élément créé), êtres vivants qui occupent le même sol que l'homme. Leur énumération commence par ceux qui vivent dans le commerce de l'homme : les animaux domestiques.

-8 e parole : création de l'homme. Celui-ci ne vient pas directement d'un élément, mais il est introduit avec solennité comme l'accomplissement d'un dessein spécial de Dieu, comme un aboutissement : il rattache à Dieu toute la création. L'homme-est créé directement par Dieu ; il est fait à la ressemblance divine. C'est l'apparition du roi.

Coup sur coup, avec une sûreté et une fécondité toutes-puissantes, les paroles créatrices se sont succédé, illuminant le chaos, étendant le ciel, dégageant la terre, la couvrant des merveilles de la nature et lui donnant son chef. La création achevée, Dieu bénit le premier couple humain, investit l'homme de la royauté sur tous les êtres vivants, pose la condition universelle que la vie ne s'alimente pas au détriment de la vie et constate la perfection de son oeuvre.

« Ainsi, conclut le rédacteur, furent achevés le ciel, la terre et toute leur armée. »

Ce récit, admirablement ordonné et d'une incomparable majesté, élève le Créateur infiniment au-dessus de l'humanité, par ses moyens d'action que Jésus, la Parole faite chair, reprendra durant les trois ans de son ministère, quand, par la simple émission de sa volonté, il apaisera la tempête, chassera les démons, ressuscitera Lazare : « Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri » (Mt 8:8) ; ce message du centenier à Jésus montre qu'il avait bien compris la méthode divine ; aussi Jésus déclare-t-il qu'il n'a jamais rencontré une pareille foi, pas même en Israël.

Quand l'auteur du code sacerdotal, P, composa, très postérieurement, ses généalogies, il trouva devant lui le récit en 8 paroles que nous venons d'analyser. C'était le temps où les hommes du Temple achevaient d'élaborer leur savante organisation des fêtes juives autour du chiffre 7 : depuis le sabbat, fête du 7 e jour, jusqu'à l'année sabbatique, tous les 7 ans, et l'année jubilaire après 7 fois. 7 ans. Le caractère conventionnel de cette organisation ressort assez du fait qu'aucun document historique n'en mentionne la réalisation. Mais on peut s'expliquer que, dans le milieu où elle fut élaborée, la piété juive se soit représenté que la semaine était de création divine et que l'institution du sabbat avait pour origine le repos même de Dieu : le repos de Dieu, archétype et motif suprême du repos de l'homme, le Sabbat. C'est ainsi que, sans aucune intention de dénaturer, mais avec la conviction, au contraire, de compléter le texte primitif et de rétablir la vérité première, l'auteur des généalogies a dû s'appliquer à faire rentrer les 8 paroles créatrices dans le cadre d'une semaine avec, tout naturellement, le sabbat de Dieu pour conclusion. Il a fait son travail avec conviction et grand art. La majesté de sa création en 6 jours est aussi grande que la majesté de la création en 8 paroles. Malheureusement le récit primitif se prêtait mal à l'adaptation.

Les 6 jours créateurs sont bien, quoi qu'on en ait dit, des jours ouvrables ; il s'agit non de périodes, mais de jours civils dont le soir (=12 heures de nuit) et le matin (=12 heures de jour) font la journée. Or notre auteur, voulant accommoder les actes créateurs dans le cadre de la semaine, s'est vu acculé à la nécessité de mettre des soirs et des matins, c-à-d. des heures de nuit et des heures de lumière, 4 jours avant la création des luminaires établis par Dieu précisément pour distinguer les jours et les nuits. Il suffit de réfléchir à cet inconvénient pour voir s'écrouler tout le système. L'ordonnance qui établit le parallèle entre les 3 premiers et les 3 derniers jours est parfaite, mais elle n'est obtenue qu'en soudant arbitrairement 2 fois 2 paroles et cela de façon fort contraire à la logique de la création. Celle-ci, comme nous l'avons vu, lie la 3 e parole aux 2 premières (établissement du cadre) et la 4 e à la 5 e (établissement des conditions de vie). De même la 7 e est liée à la 6 e (êtres vivants produits par la terre) et ne va pas de pair avec la 8 e, laquelle introduit l'homme en le distinguant nettement comme une création - spéciale, unique en son genre. Ainsi, l'ordre réel, le lien organique sont détruits par le cadre factice des 6 jours.

Remarquons encore que Ge 2:4 b dit : « le jour où (hébreu beyôni ; LXX hê [i] hêmérâ [i] ; Vulg, in die quo) Dieu fit une terre et des cieux ». Cette formule ne cadre en aucune façon avec le travail en 6 jours, tandis qu'elle s'accorde parfaitement avec l'idée primitive : Dieu, pour créer une terre et des cieux, n'eut qu'à parler. Traduire ici beyôm par « lorsque », c'est éluder la difficulté par souci d'harmonisation.

Reste la question du repos de Dieu. Ge 2:1 a est une conclusion ; Ge 2:1 b introduisant le sabbat rouvre un récit terminé. Les LXX ont été embarrassés par ce conflit dans les termes et s'en sont tirés en changeant le texte. Il vaut mieux reconnaître que la préoccupation du repos n'est pas entrée dans le récit primitif, lequel ayant conçu la création sans y faire entrer des journées de travail, n'avait pas non plus à appeler en cause l'idée du repos, corrélative à l'idée de fatigue. L'institution du sabbat existait très anciennement chez les Babyloniens sous le nom de « sabbattu » (voir Sabbat). Un jour sur sept était consacré à la divinité, mais la raison d'être de ce jour n'était pas le repos de cette divinité elle-même ; c'était « le jour de l'apaisement du coeur ». L'idée du repos de Jéhovah ne se retrouve pas non plus dans les textes primitifs de la littérature hébraïque, ni chez les prophètes où l'activité de Jéhovah s'exerçant « à bras étendu » est présentée comme une action continue ; (cf. Esa 40:28) le Ps 104, qui exalte les oeuvres merveilleuses de la création, ne les arrête pas aux 6 jours, mais présente toute apparition de la vie comme la suite ininterrompue de l'activité créatrice qui « renouvelle sans cesse la face de la terre » (verset 29 et suivant, Esa 41:18-20). « Mon Père, dira un jour Jésus, agit continuellement » (Jn 5:17). La notion du repos de Dieu motivant le sabbat est aussi étrangère à Israël que la notion des fêtes sabbatiques ou jubilaires, dont on ne retrouve aucune trace dans les annales hébraïques avant l'exil, mais qui font partie du même système que celui de la création établie dans le cadre de la semaine. Ce sont là les travaux postérieurs d'une théologie sacerdotale plutôt juive qu'hébraïque. Le Décalogue primitif donné par Moïse (voir Décalogue) et dont nous avons deux versions avec commentaires (Ex 20, De 5) instituait le « Sabbat pour Jéhovah » et non « de Jéhovah ». Le commentaire d'Ex 20 rattache le repos du 7 e jour au texte de Ge 2:2 et suivant. Mais le commentaire de De 5, inspiré très directement par les temps mosaïques, lui donne pour motif qu'Israël a été esclave au pays d'Egypte, et doit par conséquent avoir pitié des esclaves, leur donner un jour de relâche par semaine, et accorder le même repos à toute bête de somme, afin que la nature entière, dont l'homme n'est que l'usufruitier, soit replacée tous les 7 jours dans la dépendance directe du Créateur. L'idée que Dieu est le maître de tout et que, devant lui, l'homme doit abdiquer, est essentiellement dans le mouvement de la prédication prophétique. Par contre, peut-on s'imaginer que si l'auteur du Deutéronome avait eu sous les yeux un décalogue de Moïse motivant le sabbat de la créature par le sabbat du Créateur, il se serait permis d'en effacer le repos de Dieu ? Parmi toutes les raisons qui militent contre l'antiquité du cadre de la semaine appliqué au récit de la création, le décalogue de De 5 est une de celles qui doivent le plus retenir notre attention.

Que l'on se rattache à la création en 8 paroles ou à la création en 6 jours, un fait demeure, c'est que, même avec le système des jours considérés comme des périodes et assimilés aux âges de la géologie, on ne saurait sans s'abuser gravement présenter le récit biblique de la création comme un exposé scientifique corroboré par les découvertes modernes. Ge 1 part de la croyance que la terre est plate et qu'elle est le centre de l'univers (voir Cosmogonie). D'après son récit, le soleil et les étoiles ont été créés après la terre. Enfin, les oiseaux ont précédé tous les animaux terrestres, et les végétaux ont atteint leurs formes les pins évoluées avant qu'aucune forme animale n'ait apparu. Il faut reconnaître que l'auteur a partagé pour l'ensemble les croyances de ses contemporains. Mais dans la façon dont il a pensé ces croyances et dont il les a exprimées, sa méditation d'homme de Dieu l'a élevé si haut au-dessus des fantaisies du paganisme qu'il est arrivé, même au point de vue scientifique, à des clartés donnant à son récit le caractère d'une véritable révélation : création par un Dieu unique, harmonie du plan de la nature, unité de la race humaine, évolution allant de l'océan primitif en passant par le monde inorganique, puis les végétaux, puis le monde animal : les poissons, les reptiles, les mammifères, jusqu'à l'homme présenté comme le roi de la création du fait qu'il est formé à l'image du Créateur. Quand le savant des temps modernes s'est mis à la recherche des secrets de la nature, il a trouvé ces jalons déjà posés dans la première page de la Bible. Qui pourra dire à quel point ces jalons ont orienté et fécondé ses hypothèses ? L'ingratitude peut méconnaître, non supprimer l'effet du service rendu.

Si nous laissons maintenant le domaine scientifique, réservé par Dieu à la conquête de l'homme libre, pour nous placer sur le terrain de la vérité religieuse où l'homme de la Chute ne pouvait par lui-même accéder sans le secours divin, notre récit de la création nous apporte l'accent de la parole même de Dieu. Il nous révèle que la création conçue par la toute-sagesse, exécutée par la toute-puissance, avait un but suprême : l'apparition d'un être fait à la ressemblance divine et capable d'établir, sur la terre délivrée du chaos, le règne de Dieu. Le plan compromis par le premier Adam a été rétabli par le second. A la première création dénaturée par le péché succéderont les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habitera (2Pi 3:13), mais ceux-ci ne feront autre chose que de réaliser, par le détour de la Rédemption, la pensée initiale, le plan de la première création voulue pour le bonheur de la créature et pour la gloire du Créateur. La parole inaugurale de l'A.T. qui tira le monde des ténèbres répond à la parole du N.T. : « le Fils bien-aimé du Père, image du Dieu invisible, en qui, par qui et pour qui tout a été créé » (Col 1:12-16). Et comme l'oeuvre du Christ crucifié a pour origine le don de ce Fils bien-aimé au monde (Jn 3:16), toute l'histoire de la création, depuis le « que la lumière soit » (Ge 1:3, comp. 2Co 4:6) jusqu'au « rétablissement de toutes choses » (Ac 3:21) par la victoire de « l'Agneau immolé » (Ap 13:8 22:3,6), nous apparaît, dans son unité, comme une oeuvre d'amour, l'amour gratuit de Dieu, « chaîne immense qui descend du ciel et qui remonte au ciel en ramassant l'homme au passage » (L. Bonnet).

En même temps que le récit de la création pose les fondements sur lesquels toute l'histoire du Royaume de Dieu devra s'édifier, il jette des clartés décisives sur ce que nous pouvons savoir et de la nature de Dieu et de la destinée de l'homme. L'homme est fait à l'image du Créateur. Puis donc que l'image (voir ce mot) est intelligence, coeur, conscience, volonté, Dieu, le modèle, est au sens absolu : intelligence, coeur, conscience, volonté ; Dieu est la personne parfaite. D'autre part, l'oeuvre du Créateur (le modèle) ayant consisté à mettre la lumière à la place des ténèbres, l'ordre à la place du désordre, la vie à la place de la mort, la fécondité à la place de la stérilité, et de tout ordonner de façon que le bonheur règne sur la terre, l'homme (l'image), pour réaliser sa destinée (ressembler à Dieu), doit vouer son action à mettre partout où il intervient : lumière, ordre, vie, fécondité, bonheur. Si, au cours de la civilisation dite chrétienne, l'homme baptisé au nom de Jésus-Christ avait pris en considération les choses élémentaires que lui enseigne le récit biblique de la création, la société contemporaine ne s'agiterait pas dans les convulsions où la mettent, en dépit de l'Évangile, les modernes faiseurs de chaos. Alex. W.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 1

      1 Au commencement Dieu créa le ciel et la terre.
      2 La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, mais l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.
      3 Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut.
      4 Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres.
      5 Dieu appela la lumière jour et il appela les ténèbres nuit. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un jour.
      6 Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux pour séparer les eaux des eaux.
      7 Dieu fit donc cette étendue, sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus. Il en fut ainsi.
      8 Dieu appela l’étendue ciel. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un deuxième jour.
      9 Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel s’amassent en un seul endroit, et que la (partie) sèche apparaisse. Il en fut ainsi.
      10 Dieu appela terre la partie sèche, et il appela mers la masse des eaux. Dieu vit que cela était bon.
      11 Puis Dieu dit : Que la terre se couvre de verdure, d’herbe porteuse de semence, d’arbres fruitiers donnant sur la terre des fruits selon leur espèce et ayant en eux leur semence. Il en fut ainsi.
      12 La terre produisit de la verdure, de l’herbe porteuse de semence selon son espèce et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
      13 Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un troisième jour.
      14 Dieu dit : Qu’il y ait des astres dans l’étendue céleste, pour séparer le jour et la nuit ; que ce soient des signes pour (marquer) les temps, les jours et les années ;
      15 que ce soient des astres dans l’étendue céleste pour éclairer la terre. Il en fut ainsi.
      16 Dieu fit les deux grands astres, le grand pour dominer sur le jour, et le petit pour dominer sur la nuit ; (il fit) aussi les étoiles.
      17 Dieu les plaça dans l’étendue céleste, pour éclairer la terre,
      18 pour dominer sur le jour et sur la nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon.
      19 Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un quatrième jour.
      20 Dieu dit : Que les eaux se mettent à grouiller d’êtres vivants, et que sur la terre des oiseaux volent sous l’étendue céleste.
      21 Dieu créa selon leur espèce les grands monstres marins et tous les êtres vivants qui nagent, et dont les eaux se mirent à grouiller ; (il créa aussi) tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon.
      22 Dieu les bénit en disant : Soyez féconds, multipliez-vous et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux se multiplient sur la terre.
      23 Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un cinquième jour.
      24 Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bétail, reptiles, animaux terrestres, chacun selon son espèce. Il en fut ainsi.
      25 Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles du sol selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.
      26 Dieu dit : Faisons l’homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
      27 Dieu créa l’homme à son image : Il le créa à l’image de Dieu, Homme et femme il les créa.
      28 Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui rampe sur la terre.
      29 Dieu dit : Voici que je vous donne toute herbe porteuse de semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre fruitier porteur de semence : ce sera votre nourriture.
      30 A tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui a souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Il en fut ainsi.
      31 Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait, et voici : c’était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut un sixième jour.

      Genèse 2

      1 Ainsi furent achevés le ciel, la terre et toute leur armée.
      2 Le septième jour toute l’œuvre que Dieu avait faite était achevée et il se reposa au septième jour de toute l’œuvre qu’il avait faite.
      4 Voici les origines du ciel et de la terre, quand ils furent créés. Lorsque l’Éternel Dieu fit la terre et le ciel il n’y avait encore

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles en disant :
      2 Je suis l’Éternel, ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième (génération) de ceux qui me haïssent,
      6 et qui use de bienveillance jusqu’à mille (générations) envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier.
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
      10 Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
      13 Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 Tu ne commettras pas de vol.
      16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
      18 Tout le peuple observait le tonnerre, les éclairs, le son du cor et la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l’éloignement.
      19 Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions.
      20 Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher.
      21 Le peuple se tenait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu.
      22 L’Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux Israélites : Vous avez vu que je vous ai parlé du ciel.
      23 Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent ni des dieux d’or ; vous ne vous en ferez pas.
      24 Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes, tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai.
      25 Si tu fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierres taillées ; car en brandissant ton outil sur la pierre, tu la profanerais.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches, afin que ta nudité ne soit pas découverte.

      Lévitique 17

      12 C’est pourquoi j’ai dit aux Israélites : Personne d’entre vous ne consommera du sang. Et l’immigrant qui réside au milieu de vous ne consommera pas de sang.

      Psaumes 33

      6 Les cieux ont été faits par la parole de l’Éternel, Et toute leur armée par le souffle de sa bouche.
      9 Car il dit, et (la chose) arrive ; Il ordonne, et elle existe.

      Psaumes 104

      1 Mon âme, bénis l’Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es infiniment grand ! Tu es revêtu d’éclat et de magnificence !
      2 Il s’enveloppe de lumière comme d’un manteau ; il étend les cieux comme une tenture.
      3 Il fixe sur les eaux ses hautes demeures, Il prend les nuées pour son char, Il s’avance sur les ailes du vent.
      4 Il fait des vents ses messagers, Des flammes de feu ses serviteurs,
      5 Il a établi la terre sur ses fondements, A tout jamais elle est inébranlable.
      6 Tu l’avais couverte de l’abîme comme d’un vêtement, Les eaux se tenaient sur les montagnes ;
      7 Elles fuyaient devant ta menace Elles se précipitaient à la voix de ton tonnerre.
      8 Des montagnes s’élevaient, des vallées s’abaissaient Au lieu que tu leur avais établi.
      9 Tu as posé une limite que (les eaux) ne doivent pas franchir, Afin qu’elles ne reviennent pas couvrir la terre.
      10 Il conduit les sources dans des torrents Qui coulent entre les montagnes.
      11 Elles abreuvent tous les animaux des champs ; Les ânes sauvages y étanchent leur soif.
      12 Les oiseaux du ciel demeurent près d’elles Et font retentir leur voix parmi le feuillage.
      13 De ses hautes demeures, il arrose les montagnes ; La terre est rassasiée du fruit de tes œuvres.
      14 Il fait germer l’herbe pour le bétail, Et les plantes pour le service des humains, Pour tirer le pain de la terre,
      15 Le vin qui réjouit le cœur de l’homme, Et fait plus que l’huile resplendir son visage, Et le pain qui soutient le cœur de l’homme.
      16 Les arbres de l’Éternel se rassasient, Les cèdres du Liban, qu’il a plantés.
      17 C’est là que les oiseaux font leurs nids ; La cigogne a sa demeure dans les cyprès,
      18 Les montagnes élevées sont pour les bouquetins, Les rocs sont le refuge des damans,
      19 Il a fait la lune pour marquer les époques ; Le soleil sait (quand il doit) se coucher.
      20 Tu amènes les ténèbres, et il fait nuit : Alors tous les animaux de la forêt se mettent en mouvement,
      21 Les lionceaux rugissent après la proie Pour demander à Dieu leur nourriture.
      22 Le soleil se lève : Ils se retirent Et se couchent dans leurs tanières.
      23 L’homme sort (pour se rendre) à son ouvrage Et à son travail, jusqu’au soir.
      24 Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de ce que tu possèdes.
      25 Voici la grande et vaste mer : Là se meuvent sans nombre Les animaux petites et grands ;
      26 Là se déplacent les navires Et le Léviathan que tu as formé pour y jouer.
      27 Tous ces animaux mettent leur espoir en toi, Pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps.
      28 Tu la leur donnes, et ils la recueillent ; Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens
      29 Tu caches ta face : ils sont épouvantés ; Tu leur retires le souffle : ils expirent Et retournent dans leur poussière.
      30 Tu envoies ton souffle : ils sont créés, Et tu renouvelles la face du sol.
      31 Que la gloire de l’Éternel subsiste à jamais ! Que l’Éternel se réjouisse de ses œuvres !
      32 Il regarde la terre, et elle tremble ; Il touche les montagnes, et elles fument.
      33 Je chanterai l’Éternel tant que je vivrai, Je psalmodierai (en l’honneur de) mon Dieu tant que j’existerai.
      34 Que ma requête lui soit agréable ! Moi, je veux me réjouir en l’Éternel.
      35 Que les pécheurs disparaissent de la terre, Et que les méchants ne soient plus ! Mon âme, bénis l’Éternel ! Louez l’Éternel !

      Esaïe 40

      28 Ne l’as-tu pas reconnu ? Ne l’as-tu pas entendu ? C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel, Qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue ni ne se lasse ; Son intelligence est insondable.

      Esaïe 41

      18 Je ferai jaillir des fleuves sur les dunes Et des sources au milieu des vallées ; Je changerai le désert en étang Et la terre aride en courants d’eau ;
      19 Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, Le myrte et l’olivier ; Je placerai dans la steppe Le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble ;
      20 Afin qu’ils voient, qu’ils reconnaissent, Qu’ils observent et comprennent ensemble Que la main de l’Éternel a fait ces choses, Que le Saint d’Israël les a créées.

      Lamentations 3

      1 Je suis l’homme qui a vu l’humiliation Sous le bâton de son courroux.
      2 Il m’a conduit, il m’a fait aller Dans les ténèbres, et non dans la lumière.
      3 Contre moi il tourne et retourne Sa main tout le jour.
      4 Il a flétri ma chair et ma peau, Il a brisé mes os.
      5 Il a bâti (des retranchements) contre moi, Il m’a environné d’amertume et de lassitude.
      6 Il me fait habiter dans les ténèbres, Comme ceux qui sont morts dès longtemps.
      7 Il m’a emmuré, pour que je ne sorte pas ; Il a fait peser des chaînes sur moi.
      8 J’ai beau crier et appeler au secours, Il ferme tout accès à ma prière.
      9 Il a muré mon chemin avec des pierres de taille, Il a fait dévier mes sentiers.
      10 Il a été pour moi un ours en embuscade, Un lion dans un lieu caché.
      11 Il a détourné mes pas, il m’a déchiré, Il m’a mis dans la désolation.
      12 Il a tendu son arc et m’a placé Comme une cible pour sa flèche.
      13 Il a fait entrer dans mes reins Les traits de son carquois.
      14 Je suis devenu la risée de tout mon peuple, Tout le jour, l’objet de leurs chansons.
      15 Il m’a rassasié d’herbes amères, Il m’a abreuvé d’absinthe.
      16 Il m’a fait casser les dents sur du gravier, Il m’a enfoui dans la cendre.
      17 Tu m’as rejeté loin de la paix ; J’ai oublié ce qu’est le bonheur.
      18 Et j’ai dit : Elle est perdue, ma confiance, Mon espérance en l’Éternel !
      19 Souviens-toi de mon humiliation et de ma vie errante, De l’absinthe et du poison ;
      20 Mon âme s’en souvient bien, Elle est abattue au-dedans de moi.
      21 Voici ce que je veux repasser en mon cœur, Ce pourquoi j’espère :
      22 C’est que la bienveillance de l’Éternel n’est pas épuisée, Et que ses compassions ne sont pas à leur terme ;
      23 Elles se renouvellent chaque matin. Grande est ta fidélité !
      24 L’Éternel est mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je veux m’attendre à lui.
      25 L’Éternel est bon pour qui espère en lui, Pour celui qui le cherche.
      26 Il est bon d’attendre en silence Le salut de l’Éternel.
      27 Il est bon pour l’homme De porter le joug dans sa jeunesse.
      28 Qu’il s’assoie solitaire et silencieux, Car c’est ce qui lui est imposé ;
      29 Qu’il mette sa bouche dans la poussière, Peut-être y a-t-il de l’espoir !
      30 Qu’il tende la joue à celui qui le frappe, Qu’il se rassasie de déshonneur.
      31 Car le Seigneur Ne rejette pas à toujours.
      32 Mais, lorsqu’il afflige, il a compassion Selon sa grande bienveillance ;
      33 Car ce n’est pas volontiers qu’il humilie Et qu’il afflige les fils d’homme.
      34 Quand on foule aux pieds Tous les prisonniers d’un pays,
      35 Quand on fait dévier le droit humain A la face du Très-Haut,
      36 Quand on fait tort à l’homme dans son procès, Le Seigneur ne le voit-il pas ?
      37 Qui est celui qui a dit, et cela fut ? Le Seigneur n’est-il pas celui qui commande ?
      38 N’est-ce pas de la bouche du Très-Haut que sortent Les maux et les biens ?
      39 Pourquoi l’homme vivant se plaindrait-il ? Que chacun (se plaigne) de ses propres péchés.
      40 Examinons nos voies et sondons-les, Et retournons à l’Éternel ;
      41 Élevons notre cœur comme nos mains Vers Dieu qui est au ciel :
      42 Nous avons nous-mêmes été criminels et rebelles ! Et toi, tu n’as point pardonné !
      43 Tu t’es enveloppé de (ta) colère, et tu nous as poursuivis ; Tu as tué sans ménagement ;
      44 Tu t’es enveloppé d’une nuée, Pour que la prière ne (te) parvienne pas.
      45 Tu as fait de nous un rebut et un repoussoir Au milieu des peuples.
      46 Ils ouvrent la bouche contre nous, Tous nos ennemis.
      47 Pour nous ce furent la frayeur et la fosse, La destruction et le désastre.
      48 Des torrents d’eau coulent de mes yeux, A cause du désastre de la fille de mon peuple.
      49 Mes yeux ruissellent sans repos, Sans relâche,
      50 Jusqu’à ce que l’Éternel fasse attention Et voie (du haut) des cieux ;
      51 Mes yeux me font souffrir A cause de toutes les filles de ma ville.
      52 Ils m’ont donné la chasse comme à l’oiseau, Ceux qui sans cause sont mes ennemis.
      53 Ils ont réduit ma vie au silence dans la citerne, Et ils ont jeté des pierres sur moi.
      54 Les eaux ont recouvert ma tête ; Je disais : Je suis perdu !
      55 J’ai invoqué ton nom, ô Éternel, Des profondeurs de la citerne.
      56 Tu as entendu ma voix : Ne détourne pas ton oreille quand pour me soulager, je t’appelle au secours !
      57 Au jour où je t’ai invoqué, tu t’es approché, Tu as dit : Sois sans crainte !
      58 Seigneur, tu as plaidé mon procès, Tu as racheté ma vie.
      59 Éternel, tu as vu mon écrasement : Rétablis mon droit !
      60 Tu as vu toutes leurs vengeances, Tous leurs complots contre moi.
      61 Éternel, tu as entendu leurs outrages, Tous leurs complots contre moi,
      62 Les discours de ceux qui se dressent contre moi, Leurs projets sont tout le jour contre moi.
      63 Qu’ils soient assis ou debout, regarde : Je suis l’objet de leurs chansons.
      64 Tu leur rendras la pareille, ô Éternel, Selon l’œuvre de leurs mains ;
      65 Tu leur cuirasseras le cœur, Ta malédiction sera contre eux ;
      66 Tu les poursuivras avec colère et tu les extermineras De dessous les cieux de l’Éternel !

      Lamentations 4

      1 Quoi donc ! l’or est terni ! L’or pur est altéré ! Les pierres saintes sont éparpillées Aux coins de toutes les rues !
      2 Les fils de Sion si précieux, Qui valaient leur pesant d’or fin, Quoi donc ! Ils sont considérés comme des pots de terre, Ouvrage des mains du potier !
      3 Même les chacals présentent la mamelle Et allaitent leurs petits ; (Mais) la fille de mon peuple est devenue cruelle Comme les autruches du désert.
      4 De soif, la langue du nourrisson S’attache à son palais, Les enfants demandent du pain, Et personne ne leur en coupe.
      5 Ceux qui se nourrissaient de mets délicats Expirent dans les rues ; Ceux qui étaient élevés dans la pourpre Embrassent le fumier.
      6 La faute de la fille de mon peuple est plus grande Que le péché de Sodome Qui fut renversée en un instant, Sans que personne ait porté la main sur elle.
      7 Ses naziréens étaient plus purs que la neige, Plus blancs que le lait ; Ils avaient le corps plus vermeil que le corail ; Leur figure était de saphir.
      8 Leur aspect est devenu plus sombre que le noir ; On ne les reconnaît pas dans les rues ; Ils ont la peau collée sur les os, Elle est devenue sèche comme du bois.
      9 Les victimes de l’épée ont eu plus de chance Que les victimes de la faim, Qui s’étiolent exténuées, Privées des produits des champs.
      10 Ces femmes, (si) compatissantes, de leurs mains, Ont fait cuire leurs enfants ; Ils leur servent d’aliment Dans le désastre de la fille de mon peuple.
      11 L’Éternel a mis le comble à sa fureur, Il a répandu son ardente colère ; Il a allumé dans Sion un feu Qui en dévore les fondations.
      12 Ils n’auraient pas cru, les rois de la terre, Ni tous les habitants du monde Que l’adversaire, que l’ennemi entrerait Dans les portes de Jérusalem.
      13 A cause des péchés de ses prophètes, Des fautes de ses sacrificateurs Qui ont répandu dans son sein Le sang des justes !
      14 Ils erraient en aveugles dans les rues, Ils étaient souillés de sang, Au point qu’on ne pouvait Toucher leurs vêtements.
      15 Écartez-vous, impurs ! leur criait-on, Écartez-vous, écartez-vous, ne (nous) touchez pas ! Tandis qu’ils fuyaient, qu’ils erraient parmi les nations : Ils ne vont plus séjourner (chez nous) !
      16 L’Éternel lui-même les a dispersés, Il ne les regarde plus ; On n’a pas respecté les sacrificateurs Ni fait grâce aux vieillards.
      17 Nos yeux se consumaient encore En vain dans l’attente du secours, Nous guettions, nous guettions Une nation qui ne nous a pas sauvés.
      18 On épiait nos pas, Pour nous empêcher d’aller sur nos places ; Notre fin s’approchait, nos jours étaient accomplis... Notre fin est arrivée !
      19 Nos persécuteurs étaient plus légers Que les aigles du ciel ; Sur les montagnes ils nous ont poursuivis, Ils nous ont dressé des embûches dans le désert.
      20 Celui qui était notre vie, le messie de l’Éternel, A été pris dans leurs fosses, Lui de qui nous disions : A son ombre, nous vivrons parmi les nations.
      21 Égaie-toi, réjouis-toi, fille d’Édom, Habitante du pays d’Outs ! A toi aussi on passera la coupe, Tu t’enivreras et tu te mettras à nu.
      22 Fille de Sion, ta faute est à son terme ; Il ne te déportera plus. Fille d’Édom, c’est ta faute qu’il châtiera, Il mettra tes péchés à découvert.

      Lamentations 5

      1 Souviens-toi, Éternel, de ce qui nous est arrivé ! Regarde, vois notre déshonneur !
      2 Notre héritage a été transféré à des étrangers, Nos maisons à des inconnus.
      3 Nous sommes devenus orphelins, sans père ; Nos mères sont comme des veuves.
      4 Nous buvons notre eau à prix d’argent, Notre bois nous arrive contre paiement.
      5 Nous avons nos persécuteurs sur le dos ; Nous sommes épuisés, on ne nous laisse pas de repos.
      6 Nous avons tendu la main vers l’Égypte, Vers l’Assyrie pour nous rassasier de pain.
      7 Nos pères ont péché, mais ils ne sont plus, Et c’est nous qui portons le fardeau de leurs fautes.
      8 Des esclaves dominent sur nous, Et personne ne nous retire de leurs mains.
      9 Au péril de notre vie, nous rapportons notre pain, Affrontant l’épée du désert.
      10 Notre peau est brûlante comme un four Par l’ardeur de la faim.
      11 Ils ont violé des femmes dans Sion, Des vierges dans les villes de Juda.
      12 Par leur main, des ministres ont été pendus ; La personne des anciens n’a pas été respectée.
      13 Des jeunes hommes ont porté la meule, Des garçons ont trébuché sous (des fardeaux de) bois.
      14 Les anciens ont délaissé la porte, Les jeunes hommes ont délaissé leurs chants.
      15 La joie a délaissé nos cœurs, Nos danses ont été changées en deuil.
      16 La couronne de notre tête est tombée ! Malheur à nous, parce que nous avons péché !
      17 Voici pourquoi notre cœur est souffrant, Voici pourquoi nos yeux sont obscurcis,
      18 C’est que la montagne de Sion est désolée, C’est que les renards s’y promènent.
      19 Toi, Éternel, tu sièges à jamais ; Ton trône (subsiste) de génération en génération.
      20 Pourquoi nous oublierais-tu pour toujours, Nous abandonnerais-tu tout le temps de notre vie ?
      21 Fais-nous revenir vers toi, Éternel, et nous reviendrons ! Renouvelle nos jours comme autrefois !
      22 Nous aurais-tu donc entièrement rejetés, Serais-tu contre nous indigné à l’extrême ?

      Matthieu 8

      8 Le centenier répondit : Seigneur, je ne mérite pas que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.

      Jean 3

      16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.

      Jean 5

      17 Mais Jésus leur répondit : Mon Père travaille jusqu’à présent. Moi aussi, je travaille.

      Actes 3

      21 C’est lui que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de tout ce dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois.

      2 Corinthiens 4

      6 Car Dieu qui a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres ! a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ.

      Colossiens 1

      12 avec joie rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière.
      13 Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
      14 en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.
      15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
      16 Car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui.

      2 Pierre 3

      13 Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera.

      Apocalypse 13

      8 Et tous les habitants de la terre se prosterneront devant elle, ceux dont le nom n’a pas été inscrit sur le livre de vie de l’Agneau immolé dès la fondation du monde.

      Apocalypse 22

      3 Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville. Ses serviteurs le serviront
      6 Il me dit : Ces paroles sont certaines et vraies ; le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt.
    • Ajouter une colonne
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.