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ESCLAVE

Les mots hébreux êbèd et âmâh et les mots grec doulos, doulè et oïkètès, qui signifient ordinairement esclave, sont le plus souvent traduits dans nos Bibles : serviteur et servante

Comme tous les peuples de l'antiquité, Israël a connu le régime de l'esclavage. Mais s'il l'a tenu, lui aussi, pour naturel, légitime et indispensable, il l'a du moins pratiqué, en général, d'une façon plus éclairée, plus libérale et plus bienveillante. Sa législation sur ce point est plus humaine qu'aucune autre et les usages semblent aussi avoir été en Palestine moins rudes qu'ailleurs : il n'y a, en effet, dans l'histoire d'Israël, aucune trace de ces soulèvements d'esclaves et de ces guerres serviles comme il s'en est produit si souvent chez d'autres peuples, à Athènes et à Rome en particulier.

Bien qu'il soit impossible de le fixer avec quelque sûreté, il est incontestable que le nombre des esclaves a été chez les Israélites beaucoup plus restreint qu'en aucune autre nation. Dans l'ensemble de la littérature hébraïque, il n'y a pas, a cet égard, d'indices d'une situation analogue à celle de la république romaine, par exemple, où deux siècles av. J. -C, les esclaves, se comptant par centaines de milliers, représentaient environ les 5/11 de la société. Dans le dénombrement de Néhémie,. au retour de l'exil, la proportion des esclaves par rapport à l'ensemble de la population est de un pour six (Ne 7:67), et rien ne permet de supposer qu'elle ait été plus forte à d'autres époques.

Il y avait en Israël deux catégories d'esclaves :

1. ceux qui étaient d'origine étrangère, soit captifs de guerre (No 31:11,25,47), soit achetés à prix d'argent (Ge 17:12,23,27, Le 25:44 et suivant) ; ils étaient attachés à des particuliers (Ge 15:2) ou bien employés à des travaux d'utilité publique (1Ro 9:20-22) et aux corvées du sanctuaire (Jos 9:23,27) ;

2. ceux qui, de naissance israélite, étaient devenus esclaves : ou par contrainte judiciaire, à la suite de vols dont ils n'avaient pu restituer le montant (Ex 22:3), ou pour s'être vendus eux-mêmes afin d'échapper à l'indigence (Ex 21:2, De 15:12, Le 25:39), ou, enfin, par un usage que la loi semblait interdire (Ex 22:26, De 24:10-13), mais qui était cependant de pratique courante, pour avoir été saisis et vendus par leurs créanciers en raison de leur insolvabilité (2Ro 4:1, Am 2:6 8:6, Job 24:9, Ne 5:6,8, Mt 18:25).

Il n'y a pas lieu de penser que les Israélites se soient livrés eux-mêmes au trafic habituel des esclaves : ils ont été acheteurs occasionnels, pour leurs besoins domestiques, mais non marchands d'esclaves. Ce commerce était aux mains de leurs voisins, Phéniciens ou Édomites (Am 1:6,9, Eze 27:13, Joe 3:6).

Légalement, l'esclave était, au même titre que les troupeaux et les champs, la propriété de son maître, mais non point tout à fait cependant sa chose, res, comme disait la loi romaine en son rude langage. Dans le plus ancien Code de lois, connu sous le nom de Livre de l'Alliance, il est appelé « l'argent de son maître » (Ex 21:21), et sa valeur est fixée à 30 sicles (verset 32) ; au cas où il était blessé par le boeuf d'un voisin, on y voyait un dommage fait au bien de son maître et c'est ce dernier qui était indemnisé. Dans le Décalogue et couramment dans les récits patriarcaux, l'esclave est rangé parmi le bétail (Ex 20:10,17, De 5:14,21, Ge 12:16 20:14)

La femme esclave n'était pas considérée autrement que l'homme. Le plus souvent, elle était, dans la maison, la propriété particulière de l'épouse (Ge 16:6,9 25:12), à qui elle pouvait avoir été donnée en dot au moment du mariage (Ge 24:59,61 29:24,29) ; elle disposait si peu de sa personne que sa maîtresse pouvait la donner pour concubine à son mari (Ge 16:1-5 30:3,9) ; le viol d'une esclave était puni au même titre que celui d'une jeune fille libre : considéré comme un préjudice fait au bien d'autrui, il entraînait vraisemblablement une action en dommages-intérêts au bénéfice du propriétaire (Le 19:20, Ex 22:16, De 22:28 et suivant).

Bien que l'esclave appartînt ainsi complètement à son maître, il n'était pas dépourvu cependant de toute espèce de droits, et la législation mosaïque lui assurait quelques garanties élémentaires qu'il n'avait pas en d'autres pays. Ainsi, si la bastonnade était admise (Ex 21:21, Sir 33:24-26), la mutilation d'un esclave par son maître avait pour conséquence légale l'affranchissement immédiat (Ex 21:26 et suivant) ; non seulement le meurtre, mais le vol et le : recel d'esclaves étaient punis de mort (Ex 21:12,16,20) ; au contraire de ce qui se passait à Rome, il y avait une sorte de droit d'asile universel pour l'esclave fugitif, qu'il n'était pas permis de rendre à son maître (De 23:15) ; il était interdit de vendre, une fois qu'elle avait cessé de plaire, la captive de guerre i dont on avait fait une concubine (De 21:10-14).

Voir Crimes.

D'autre part, au point de vue religieux, l'esclave faisait partie de la famille, et en partageait tous les privilèges ; s'il était d'origine étrangère, il devait recevoir le signe de l'Alliance et être circoncis, moyennant quoi il cessait d'être un profane (Ex 12:44, Ge 17:12-14 23-27). dès lors, comme ses maîtres, il avait droit au repos du sabbat (Ex 20:10 23:12, De 5:14 et suivant) et participait aux fêtes religieuses (De 12:12,18 16:11,14) ; l'esclave du sacrificateur avait même le droit de manger des choses saintes, ce qui était interdit à la fille du sacrificateur entrée par le mariage dans une famille non sacerdotale (Le 22:10-13).

Dans la pratique, l'esclave pouvait arriver à jouer dans la maison un rôle important et devenir une sorte d'intendant général, comme le m agister servorum familioe des Latins (Ge 24:2) ; on lui confiait parfois les missions les plus délicates (Ge 24:2,9) ; il était apte à hériter de son maître (Ge 15:2) ; ses avis étaient, à l'occasion, sollicités et suivis (Jug 19:11,1Sa 9:5-10) ; rien n'empêchait qu'il épousât la fille de son maître (1Ch 2:35) ; les esclaves d'hommes importants étaient l'objet d'une certaine considération (1Sa 9:22) et pouvaient être envoyés en ambassade auprès des plus hauts, personnages (2Sa 10:2-4) ; ils avaient la libre disposition d'un pécule (1Sa 9:8, Le 25:50), et pouvaient posséder eux-mêmes des esclaves, qui, tenaient ainsi le rôle des vicarii à Rome (2Sa 9:9 et suivant, Ge 9:25).

Par une particularité essentielle de la législation hébraïque relative à l'esclavage, un terme légal était fixé à l'asservissement de l'esclave indigène, tandis que l'esclave d'origine étrangère était destiné à rester toute sa vie dans la servitude : c'était le seul point, d'importance capitale il est vrai, sur lequel différaient leurs statuts respectifs.

La libération des esclaves israélites a été, d'ailleurs, au cours des siècles, l'objet de mesures successives, toujours plus libérales. Ainsi, à l'origine, le Livre de l'Alliance stipulait que l'Israélite ne pouvait être l'esclave d'un compatriote que pour une durée maxima de six ans : la septième année, il recouvrait de plein droit sa liberté, emmenant avec lui sa femme, s'il était déjà marié avant de devenir esclave, la laissant, au contraire, dans la servitude ainsi que ses enfants, s'il avait épousé une des esclaves de son maître, dont les droits primaient alors ceux du mari et du père. Une clause spéciale prévoyait cependant que, s'il le désirait, par attachement pour son maître ou pour sa femme et ses enfants, l'esclave pouvait renoncer à exercer son droit ; dans ce cas, il perdait définitivement la liberté : on lui perçait solennellement le lobe de l'oreille avec un poinçon et il portait ainsi désormais dans sa chair, selon l'usage de tout l'Orient, le sceau indélébile de l'esclavage à vie (Ex, 21:2, 6). Pour la jeune fille devenue esclave à prix d'argent, il n'y avait pas, semble-t-il, de droit absolu à la libération, parce que le plus souvent elle était la concubine de son maître ; elle n'était affranchie que si, ayant cessé de plaire au maître, celui-ci, auquel il était interdit de la vendre, renonçait à la donner à son fils ou négligeait d'assurer son entretien (Ex 21:7,11).

Par la suite, la réforme deutéronomique du VII e siècle étendit aux femmes le droit à la libération qui, jusque-là, était reconnu aux hommes seuls ; grâce à une conception plus juste et plus saine du mariage, elle fit passer avant ceux du maître les droits de l'esclave époux et père qui, de cette façon, ne se trouva plus réduit à choisir entre sa liberté et ses affections naturelles : en conséquence, pour sauvegarder l'unité de la famille de l'affranchi, elle abolit les restrictions de Ex 21:3 et suivant. En même temps, par un souci d'humanité qui lui est habituel, elle imposa au maître l'obligation d'assurer ou du moins de faciliter le nouvel établissement de l'esclave qui le quittait à l'échéance légale, en lui donnant des présents en nature, bétail, blé, etc. ; toutes ces mesures généreuses étaient justifiées par le grand souvenir de la délivrance d'Egypte (De 15:12,18).

Il est difficile de savoir si les dispositions libérales du Livre de l'Alliance et du Deutéronome furent jamais effectivement appliquées. En tout cas, à l'époque de Jérémie, la loi prescrivant la libération des esclaves israélites après six années de servitude était, depuis longtemps, lettre morte, et une tentative du roi Sédécias pour la faire mettre ou remettre en vigueur n'eut pas de succès durable (Jer 34:8-17).

A côté des résistances qu'elle devait naturellement rencontrer de la part des propriétaires d'esclaves dont elle heurtait les intérêts égoïstes, cette loi portait peut-être en elle-même certaines difficultés d'application pratique auxquelles il semble qu'a voulu obvier, au retour de l'exil, la législation sacerdotale, dont la caractéristique essentielle est de substituer une échéance unique pour tous les esclaves et, par conséquent, fixe dans le temps, à des échéances individuelles et, par suite, mobiles et difficilement contrôlables. Selon les prescriptions de Le 25:10,40 et suivant, en effet, l'année du Jubilé, qui se célébrait après sept sabbats d'années, c'est-à-dire tous les cinquante ans, devait apporter à l'esclave israélite sa libération définitive. Par rapport à la situation antérieure, cette mesure paraît aggraver le sort de l'esclave, dont la durée maxima d'asservissement était ainsi portée de sept à cinquante ans ; mais si, laissant les textes, on envisage les faits, on est conduit à penser que, les anciennes prescriptions sur le relâche septennal étant tombées en désuétude ou s'étant révélées inapplicables, elle constitue au contraire une tentative nouvelle pour aboutir par un procédé différent à un but qui n'avait pu être atteint, mais qui restait en vue. Du reste, le Code Sacerdotal tend à l'abolition de l'esclavage pour les Israélites : il veut que le fils d'Israël réduit par l'indigence à se vendre à son prochain soit considéré, non comme un esclave, mais comme un mercenaire, et qu'ainsi l'esclavage se ramène pour lui à n'être plus qu'une sorte de louage de services à long terme (Le 25:39-43) ; il réserve pour l'indigène appauvri qui s'est vendu à un étranger habitant le pays, non seulement le droit à la libération au moment du Jubilé, mais même la faculté de se racheter en tout temps avant cette échéance (Le 25:47,54) ; dans sa manière de voir, il n'y a d'esclaves proprement dits que ceux qui, par leur naissance, sont étrangers à l'Alliance divine (Le 25:44,46), l'Israélite ne pouvant être asservi à aucun homme puisqu'il appartient exclusivement et de droit à l'Éternel (Le 25:55). Ainsi, sous l'influence de l'individualisme religieux dont l'exil avait marqué l'éveil, l'évolution du droit israélite aboutit, vers le V e siècle av. J. -C, à la reconnaissance, au moins théorique, de l'égalité naturelle de tous les enfants d'Israël, mais des enfants d'Israël seuls.

Ici encore, la littérature hébraïque ne fournissant pas les éléments d'information nécessaires, on ne saurait dire si ces ordonnances furent suivies d'effet ou si elles demeurèrent à l'état de conception idéale. En elles-mêmes cependant, elles représentent une étape importante, sinon dans les faits, du moins dans ce que l'on peut appeler l'histoire philosophique de l'esclavage chez les Hébreux. D'ailleurs, même si elles n'ont pas abouti aux fins qu'elles poursuivaient, elles n'ont pas été, semble-t-il, sans aucune efficacité pratique : il est permis de penser qu'elles ont dû contribuer à relever dans les esprits la dignité de l'esclave ; et peut-être faut-il reconnaître la trace de leur influence dans certains conseils du Siracide (II e siècle av. J. -C), ; recommandant sans doute la plus grande rigueur à l'égard de l'esclave paresseux et indocile, mais allant d'autre part jusqu'à dire : « Si tu as un esclave, traite-le comme un frère ; aime comme toi-même l'esclave intelligent, et ne lui refuse pas la liberté » (Sir 7:20 33:29-31).

En proclamant le prix infini de toute âme humaine (Mt 16:26), l'Évangile réalise un progrès définitif sur le point de vue particulariste et national du Code Sacerdotal, dont quelques esprits généreux avaient d'ailleurs, déjà sous l'ancienne alliance, pressenti l'insuffisance et l'étroitesse (Job 31:13,15, Joe 2:28 et suivant), et que les Esséniens avaient eux-mêmes dépassé en renonçant pour leur compte à la pratique de l'esclavage.

A vrai dire, Jésus n'a jamais parlé de l'abolition possible de l'esclavage ; il n'y a point à en être surpris, car il n'a pas voulu être un réformateur social et il ne s'est point attaqué aux institutions existantes. Il a placé des esclaves dans l'enseignement figuré de plusieurs de ses paraboles (Mr 12:2,4, Mt 10:24 20:27 24:45-47, Lu 17:7 Jean 8:35) ; il lui est même arrivé de faire allusion aux brutalités et au despotisme des maîtres (Mt 18:34, Lu 12:46-48), sans jamais cependant porter un jugement formel sur le régime de l'esclavage lui-même. Mais la condamnation de celui-ci est implicitement contenue dans tout son enseignement comme le fruit est contenu dans la graine ; il est incontestable que les exigences d'un ordre social nouveau, établi sur la base de l'égalité humaine, se trouvent dans quelques-unes de ses paroles les plus caractéristiques. Ainsi, en renversant l'échelle habituelle des valeurs et en faisant de la volonté de service le signe de la vraie grandeur (Mt 20:25,28 23:11 et suivant, Lu 22:24,27), --en s'identifiant, lui, le Juge des Assises finales, avec le plus humble des hommes (Mt 25:40,45), --en affirmant que la volonté de Dieu est qu'il ne se perde « aucun de ces petits » (Mt 18:14), --en déclarant enfin : « Un seul est votre Maître et vous êtes tous frères » (Mt 23:8), --Jésus a préparé la réhabilitation de l'esclave, qu'il a tiré de son avilissement séculaire et marqué du sceau de l'humanité ; il n'a pas réclamé son émancipation sociale, mais il lui a rendu sa place dans la grande famille dont Dieu est le Père ; il lui a restitué sa dignité d'homme et d'enfant de Dieu, et, ce faisant, il a posé, entre la foi chrétienne et le fait social, le germe d'une contradiction qui devait, par la suite, apparaître au grand jour et conduire au redressement d'une iniquité aussi vieille que le monde.

Le problème de l'esclavage se posa pratiquement devant la conscience chrétienne lorsqu'un grand nombre d'esclaves eurent embrassé la foi nouvelle : l'apôtre Paul, en particulier, eut alors l'occasion de l'aborder à plusieurs reprises. Pas plus que Jésus, toutefois, il ne se prononce explicitement sur cette institution elle-même et n'en réclame ou même n'en prévoit l'abolition. Pour lui, d'ailleurs, la question est sans importance réelle : le retour du Christ et, par conséquent, la métamorphose universelle étant à ses yeux imminents (1Co 7:29, Ro 13:11, Php 4:5), il n'y a ni urgence ni intérêt majeur à sortir de la condition où l'on se trouve (1Co 7:20,24). Il affirme seulement que, en Jésus qui est le Seigneur de tous (Ro 10:12), toutes les distinctions extérieures s'effacent et qu'il n'y a plus ni esclave ni homme libre (1Co 12:13, Ga 3:28, Col 3:11) ; pour lui, les inégalités sociales se renversent et, en quelque sorte, se compensent dans la foi : par la foi l'homme libre devient un esclave du Christ et l'esclave un affranchi du Seigneur (1Co 7:22) ; non seulement l'apôtre oppose l'esclavage du péché à l'esclavage de Dieu (Ro 6:5-22 etc.), mais chaque fois qu'il se désigne lui-même comme serviteur de Dieu et de Jésus-Christ, il donne à ce titre son plein sens : doulos =esclave (Ro 1:1, Php 1:1 etc.). Né à la vie nouvelle, l'esclave possède la vraie liberté et n'a plus à se mettre en peine de sa servitude : eût-il même la possibilité de s'affranchir, mieux vaudrait encore qu'il n'en usât pas, va jusqu'à dire l'apôtre (1Co 7:21), et qu'il restât dans ses liens afin de montrer à ses maîtres, par sa droiture, son zèle, sa docilité et sa simplicité de coeur, qu'il est vraiment libre, et de faire, en tout, honneur au nom de Dieu (Col 3:22,24,1Ti 6:1 et suivant, Tit 2:9 et suivant). D'autre part, l'apôtre invite le maître de l'esclave à se rappeler de son côté qu'il a, lui-même, aux cieux, un Maître qui ne fait pas de différence entre les hommes (Eph 6:9, Col 4:1), et il l'exhorte à considérer son esclave comme un frère bien-aimé (Phm 1:16, Col 4:9). Parlant d'Onésime, l'esclave fugitif qu'il renvoie à Philémon son maître, auquel il considère qu'il ne cesse pas d'appartenir, il le fait en le représentant comme une partie de lui-même ou comme un autre lui-même (Phm 1:12,17). Pour saint Paul, donc, le problème trouve sa solution dans une attitude respective des esclaves et des maîtres, inspirée de part et d'autre de l'esprit évangélique.

L'apôtre Pierre ne s'élève pas davantage contre la pratique de l'esclavage. Il songe même si peu à en contester la nécessité sociale qu'il engage les esclaves à obéir scrupuleusement et avec respect même aux maîtres les plus exigeants et les plus durs ; il leur demande de se montrer en tout irréprochables, malgré les mauvais traitements dont ils peuvent être l'objet : c'est là, leur dit-il, à la fois votre vocation et votre gloire ; le Christ lui-même ayant enduré des peines et des tourments immérités, l'esclave maltraité qui souffre avec résignation et piété se relève et grandit à ses propres yeux dans la pensée qu'il suit les traces du Christ ; plus son sort est misérable, s'il l'accepte sans révolte ni découragement, plus il a la faveur de ressembler à l'Agneau qui a été immolé : ce qui le diminue du côté des hommes, le grandit du côté de Dieu (1Pi 2:18-25). Ainsi l'apôtre Pierre ne cherche pas, lui non plus, à bouleverser les institutions, ce qui du reste serait à ses yeux sans grand intérêt, la fin de toutes choses étant, dans sa pensée, prochaine (1Pi 4:7) ; mais s'il ne se préoccupe pas d'assurer à l'esclave la liberté civile, il lui ouvre la voie vers la liberté intérieure et transfigure son sort en l'assimilant à celui du Christ.

L'Église primitive n'eut pas une attitude différente, même après que se fut évanouie la croyance au retour imminent du Christ : elle admit le fait de l'esclavage, n'en contesta pas la légitimité et ne parut pas en soupçonner l'abolition possible. Les Pères de l'Église parlent sur ce sujet comme les apôtres eux-mêmes. Ignace d'Antioche exhorte les esclaves à servir avec zèle, pour la gloire de Dieu, et à ne pas désirer la liberté, de peur de devenir esclaves de leurs passions. Isidore de Péluse conseille à l'esclave de rester dans l'esclavage, même si la liberté lui est offerte. Selon Chrysostome, l'esclave qui obéit aux ordres de son maître observe les préceptes de Dieu. Mais tout en se tenant théoriquement à ce point de vue de conservatisme social, l'Église primitive renverse, pour son propre compte, la barrière qui, dans la société civile, sépare l'esclave de l'homme libre : elle accueille le premier au même titre et avec les mêmes prérogatives que le second ; elle lui dispense tous les sacrements ; elle l'admet à toutes les fonctions ecclésiastiques, même les plus hautes (au début du III e siècle l'évêque de Rome, Calliste, aurait été esclave) ; elle bénit et consacre son mariage qui est, pour elle, un conjugium, une union légitime et non plus, comme dans le droit romain, un contu-bernium, un concubinage ; elle lui accorde la même sépulture qu'à l'homme libre et, s'il meurt martyr, elle conserve son nom sur ses diptyques à côté des plus illustres. Plus encore, elle compte les affranchissements d'esclaves au nombre des oeuvres pieuses recommandées aux fidèles.

Plus tard, l'Église défendit aux Juifs et aux païens d'avoir des chrétiens parmi leurs esclaves ; elle interdit la traite des blancs et fit les plus grands efforts pour racheter les esclaves chrétiens des Musulmans, tout en autorisant, il faut le dire, le chrétien, laïc ou clerc, à avoir des esclaves sarrasins ; au XV e siècle, le pape lui-même n'avait pas de scrupule à en posséder un certain nombre.

La découverte de l'Amérique amena un développement odieux de la traite des noirs ; les esclavagistes surent même se faire des partisans chez les chrétiens, en exploitant à leur profit l'interprétation juive qui voyait dans la malédiction de Cham la consécration par Dieu de l'esclavage des nègres (voir R. Allier, Une Énigme troublante, Paris, 1929).

Enfin la question de l'abolition de l'esclavage fut courageusement posée devant la conscience humaine par les Quakers qui, au nom des principes chrétiens, entreprirent une vigoureuse campagne d'opinion et fondèrent dans l'Ancien et le Nouveau Monde des associations anti esclavagistes très agissantes. Cet effort, poursuivi avec une ardeur infatigable durant de longues années, aboutit à ses fins. Le commerce des esclaves fut aboli par l'Amérique du Nord en 1776, par le Danemark en 1792, par la Convention Nationale en France en 1793 (cette mesure fut rapportée sous le Consulat en 1802 et remise en vigueur par Napoléon pendant les Cent Jours en 1815), par l'Angleterre enfin en 1807. L'esclavage lui-même a disparu des colonies britanniques (1833), des colonies françaises (1848), des possessions néerlandaises (1862), des États-Unis de l'Amérique du Nord (1865), du Brésil (1871). Les principaux apôtres de ce grand mouvement d'émancipation étaient tous des chrétiens convaincus, et leur ardeur de propagande avait sa source dans leur foi religieuse ; leurs noms doivent être conservés avec respect, car ils ont été de grands serviteurs du Christ : George Fox, William Penn, David Hartlay, Wilberforce, Buxton, Livingstone, Lincoln, l'abbé Grégoire, Schcelcher, le cardinal Lavigerie, Mme Beecher-Stowe, avec son magnifique ouvrage la Case de l'oncle Tom (1852). Grâce à eux, l' « ulcère béant du monde » dont parlait Livingstone a disparu de tous les pays où des nations chrétiennes ont établi leur autorité, c'est-à-dire de la plus grande partie du globe. Aujourd'hui, la Société des Nations, sous les auspices de laquelle a été signée, en 1926, une convention internationale contre l'esclavage, traque dans leurs derniers retranchements les trafiquants encore embusqués aux confins de la civilisation asiatique ou africaine, et veille à ce que le travail forcé dans les colonies ne soit pas une nouvelle forme d'esclavage. Ch. K.

Voir Bertholet, Hist. civ. Isr., p. 185SS, etc.

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      Genèse 9

      25 He said, "Canaan is cursed. He will be servant of servants to his brothers."

      Genèse 12

      16 He dealt well with Abram for her sake. He had sheep, cattle, male donkeys, male servants, female servants, female donkeys, and camels.

      Genèse 15

      2 Abram said, "Lord Yahweh, what will you give me, since I go childless, and he who will inherit my estate is Eliezer of Damascus?"

      Genèse 16

      1 Now Sarai, Abram's wife, bore him no children. She had a handmaid, an Egyptian, whose name was Hagar.
      2 Sarai said to Abram, "See now, Yahweh has restrained me from bearing. Please go in to my handmaid. It may be that I will obtain children by her." Abram listened to the voice of Sarai.
      3 Sarai, Abram's wife, took Hagar the Egyptian, her handmaid, after Abram had lived ten years in the land of Canaan, and gave her to Abram her husband to be his wife.
      4 He went in to Hagar, and she conceived. When she saw that she had conceived, her mistress was despised in her eyes.
      5 Sarai said to Abram, "This wrong is your fault. I gave my handmaid into your bosom, and when she saw that she had conceived, I was despised in her eyes. Yahweh judge between me and you."
      6 But Abram said to Sarai, "Behold, your maid is in your hand. Do to her whatever is good in your eyes." Sarai dealt harshly with her, and she fled from her face.
      9 The angel of Yahweh said to her, "Return to your mistress, and submit yourself under her hands."

      Genèse 17

      12 He who is eight days old will be circumcised among you, every male throughout your generations, he who is born in the house, or bought with money from any foreigner who is not of your seed.
      13 He who is born in your house, and he who is bought with your money, must be circumcised. My covenant will be in your flesh for an everlasting covenant.
      14 The uncircumcised male who is not circumcised in the flesh of his foreskin, that soul shall be cut off from his people. He has broken my covenant."
      23 Abraham took Ishmael his son, all who were born in his house, and all who were bought with his money; every male among the men of Abraham's house, and circumcised the flesh of their foreskin in the same day, as God had said to him.
      27 All the men of his house, those born in the house, and those bought with money of a foreigner, were circumcised with him.

      Genèse 20

      14 Abimelech took sheep and cattle, male servants and female servants, and gave them to Abraham, and restored Sarah, his wife, to him.

      Genèse 24

      2 Abraham said to his servant, the elder of his house, who ruled over all that he had, "Please put your hand under my thigh.
      9 The servant put his hand under the thigh of Abraham his master, and swore to him concerning this matter.
      59 They sent away Rebekah, their sister, with her nurse, Abraham's servant, and his men.
      61 Rebekah arose with her ladies. They rode on the camels, and followed the man. The servant took Rebekah, and went his way.

      Genèse 25

      12 Now this is the history of the generations of Ishmael, Abraham's son, whom Hagar the Egyptian, Sarah's handmaid, bore to Abraham.

      Genèse 29

      24 Laban gave Zilpah his handmaid to his daughter Leah for a handmaid.
      29 Laban gave to Rachel his daughter Bilhah, his handmaid, to be her handmaid.

      Genèse 30

      3 She said, "Behold, my maid Bilhah. Go in to her, that she may bear on my knees, and I also may obtain children by her."
      9 When Leah saw that she had finished bearing, she took Zilpah, her handmaid, and gave her to Jacob as a wife.

      Exode 12

      44 but every man's servant who is bought for money, when you have circumcised him, then shall he eat of it.

      Exode 20

      10 but the seventh day is a Sabbath to Yahweh your God. You shall not do any work in it, you, nor your son, nor your daughter, your male servant, nor your female servant, nor your livestock, nor your stranger who is within your gates;
      17 "You shall not covet your neighbor's house. You shall not covet your neighbor's wife, nor his male servant, nor his female servant, nor his ox, nor his donkey, nor anything that is your neighbor's."

      Exode 21

      2 "If you buy a Hebrew servant, he shall serve six years and in the seventh he shall go out free without paying anything.
      3 If he comes in by himself, he shall go out by himself. If he is married, then his wife shall go out with him.
      6 then his master shall bring him to God, and shall bring him to the door or to the doorpost, and his master shall bore his ear through with an awl, and he shall serve him for ever.
      7 "If a man sells his daughter to be a female servant, she shall not go out as the male servants do.
      11 If he doesn't do these three things for her, she may go free without paying any money.
      12 "One who strikes a man so that he dies shall surely be put to death,
      16 "Anyone who kidnaps someone and sells him, or if he is found in his hand, he shall surely be put to death.
      20 "If a man strikes his servant or his maid with a rod, and he dies under his hand, he shall surely be punished.
      21 Notwithstanding, if he gets up after a day or two, he shall not be punished, for he is his property.
      26 "If a man strikes his servant's eye, or his maid's eye, and destroys it, he shall let him go free for his eye's sake.

      Exode 22

      3 If the sun has risen on him, guilt of bloodshed shall be for him; he shall make restitution. If he has nothing, then he shall be sold for his theft.
      16 "If a man entices a virgin who isn't pledged to be married, and lies with her, he shall surely pay a dowry for her to be his wife.
      26 If you take your neighbor's garment as collateral, you shall restore it to him before the sun goes down,

      Exode 23

      12 "Six days you shall do your work, and on the seventh day you shall rest, that your ox and your donkey may have rest, and the son of your handmaid, and the alien may be refreshed.

      Lévitique 19

      20 "'If a man lies carnally with a woman who is a slave girl, pledged to be married to another man, and not ransomed, or given her freedom; they shall be punished. They shall not be put to death, because she was not free.

      Lévitique 22

      10 "'No stranger shall eat of the holy thing: a foreigner living with the priests, or a hired servant, shall not eat of the holy thing.
      11 But if a priest buys a slave, purchased by his money, he shall eat of it; and such as are born in his house, they shall eat of his bread.
      12 If a priest's daughter is married to an outsider, she shall not eat of the heave offering of the holy things.
      13 But if a priest's daughter is a widow, or divorced, and has no child, and has returned to her father's house, as in her youth, she may eat of her father's bread: but no stranger shall eat any of it.

      Lévitique 25

      10 You shall make the fiftieth year holy, and proclaim liberty throughout the land to all its inhabitants. It shall be a jubilee to you; and each of you shall return to his own property, and each of you shall return to his family.
      39 "'If your brother has grown poor among you, and sells himself to you; you shall not make him to serve as a slave.
      40 As a hired servant, and as a temporary resident, he shall be with you; he shall serve with you until the Year of Jubilee:
      41 then he shall go out from you, he and his children with him, and shall return to his own family, and to the possession of his fathers.
      42 For they are my servants, whom I brought out of the land of Egypt. They shall not be sold as slaves.
      43 You shall not rule over him with harshness, but shall fear your God.
      44 "'As for your male and your female slaves, whom you may have; of the nations that are around you, from them you may buy male and female slaves.
      46 You may make them an inheritance for your children after you, to hold for a possession; of them may you take your slaves forever: but over your brothers the children of Israel you shall not rule, one over another, with harshness.
      47 "'If an alien or temporary resident with you becomes rich, and your brother beside him has grown poor, and sells himself to the stranger or foreigner living among you, or to a member of the stranger's family;
      50 He shall reckon with him who bought him from the year that he sold himself to him to the Year of Jubilee: and the price of his sale shall be according to the number of years; according to the time of a hired servant shall he be with him.
      54 If he isn't redeemed by these means, then he shall be released in the Year of Jubilee, he, and his children with him.
      55 For to me the children of Israel are servants; they are my servants whom I brought out of the land of Egypt. I am Yahweh your God.

      Nombres 31

      11 They took all the spoil, and all the prey, both of man and of animal.
      25 Yahweh spoke to Moses, saying,
      47 even of the children of Israel's half, Moses took one drawn out of every fifty, both of man and of animal, and gave them to the Levites, who performed the duty of the tabernacle of Yahweh; as Yahweh commanded Moses.

      Josué 9

      23 Now therefore you are cursed, and some of you will never fail to be bondservants, both wood cutters and drawers of water for the house of my God."
      27 That day Joshua made them wood cutters and drawers of water for the congregation and for the altar of Yahweh, to this day, in the place which he should choose.

      Juges 19

      11 When they were by Jebus, the day was far spent; and the servant said to his master, "Please come and let us turn aside into this city of the Jebusites, and lodge in it."

      1 Samuel 9

      5 When they had come to the land of Zuph, Saul said to his servant who was with him, "Come, and let us return, lest my father stop caring about the donkeys, and be anxious for us."
      6 He said to him, "See now, there is in this city a man of God, and he is a man who is held in honor. All that he says comes surely to pass. Now let us go there. Perhaps he can tell us concerning our journey whereon we go."
      7 Then Saul said to his servant, "But, behold, if we go, what shall we bring the man? For the bread is spent in our vessels, and there is not a present to bring to the man of God. What do we have?"
      8 The servant answered Saul again, and said, "Behold, I have in my hand the fourth part of a shekel of silver. I will give that to the man of God, to tell us our way."
      9 (In earlier times in Israel, when a man went to inquire of God, thus he said, "Come, and let us go to the seer"; for he who is now called a prophet was before called a Seer.)
      10 Then Saul said to his servant, "Well said. Come, let us go." So they went to the city where the man of God was.
      22 Samuel took Saul and his servant, and brought them into the guest room, and made them sit in the best place among those who were invited, who were about thirty persons.

      2 Samuel 9

      9 Then the king called to Ziba, Saul's servant, and said to him, "All that pertained to Saul and to all his house have I given to your master's son.

      2 Samuel 10

      2 David said, "I will show kindness to Hanun the son of Nahash, as his father showed kindness to me." So David sent by his servants to comfort him concerning his father. David's servants came into the land of the children of Ammon.
      3 But the princes of the children of Ammon said to Hanun their lord, "Do you think that David honors your father, in that he has sent comforters to you? Hasn't David sent his servants to you to search the city, and to spy it out, and to overthrow it?"
      4 So Hanun took David's servants, and shaved off the one half of their beards, and cut off their garments in the middle, even to their buttocks, and sent them away.

      1 Chroniques 2

      35 Sheshan gave his daughter to Jarha his servant as wife; and she bore him Attai.

      Néhémie 5

      6 I was very angry when I heard their cry and these words.
      8 I said to them, "We, after our ability, have redeemed our brothers the Jews that were sold to the nations; and would you even sell your brothers, and should they be sold to us?" Then they held their peace, and found never a word.

      Néhémie 7

      67 besides their male servants and their female servants, of whom there were seven thousand three hundred thirty-seven: and they had two hundred forty-five singing men and singing women.

      Job 24

      9 There are those who pluck the fatherless from the breast, and take a pledge of the poor,

      Job 31

      13 "If I have despised the cause of my male servant or of my female servant, when they contended with me;
      15 Didn't he who made me in the womb make him? Didn't one fashion us in the womb?

      Jérémie 34

      8 The word that came to Jeremiah from Yahweh, after that the king Zedekiah had made a covenant with all the people who were at Jerusalem, to proclaim liberty to them;
      9 that every man should let his male servant, and every man his female servant, who is a Hebrew or a Hebrewess, go free; that none should make bondservants of them, of a Jew his brother.
      10 All the princes and all the people obeyed, who had entered into the covenant, that everyone should let his male servant, and everyone his female servant, go free, that none should make bondservants of them any more; they obeyed, and let them go:
      11 but afterwards they turned, and caused the servants and the handmaids, whom they had let go free, to return, and brought them into subjection for servants and for handmaids.
      12 Therefore the word of Yahweh came to Jeremiah from Yahweh, saying,
      13 Thus says Yahweh, the God of Israel: I made a covenant with your fathers in the day that I brought them forth out of the land of Egypt, out of the house of bondage, saying,
      14 At the end of seven years you shall let go every man his brother who is a Hebrew, who has been sold to you, and has served you six years, you shall let him go free from you: but your fathers didn't listen to me, neither inclined their ear.
      15 You had now turned, and had done that which is right in my eyes, in proclaiming liberty every man to his neighbor; and you had made a covenant before me in the house which is called by my name:
      16 but you turned and profaned my name, and caused every man his servant, and every man his handmaid, whom you had let go free at their pleasure, to return; and you brought them into subjection, to be to you for servants and for handmaids.
      17 Therefore thus says Yahweh: you have not listened to me, to proclaim liberty, every man to his brother, and every man to his neighbor: behold, I proclaim to you a liberty, says Yahweh, to the sword, to the pestilence, and to the famine; and I will make you to be tossed back and forth among all the kingdoms of the earth.

      Ezéchiel 27

      13 Javan, Tubal, and Meshech, they were your traffickers; they traded the persons of men and vessels of brass for your merchandise.

      Joël 2

      28 "It will happen afterward, that I will pour out my Spirit on all flesh; and your sons and your daughters will prophesy. Your old men will dream dreams. Your young men will see visions.

      Joël 3

      6 and have sold the children of Judah and the children of Jerusalem to the sons of the Greeks, that you may remove them far from their border.

      Amos 1

      6 Thus says Yahweh: "For three transgressions of Gaza, yes, for four, I will not turn away its punishment; because they carried away captive the whole community, to deliver them up to Edom;
      9 Thus says Yahweh: "For three transgressions of Tyre, yes, for four, I will not turn away its punishment; because they delivered up the whole community to Edom, and didn't remember the brotherly covenant;

      Amos 2

      6 Thus says Yahweh: "For three transgressions of Israel, yes, for four, I will not turn away its punishment; because they have sold the righteous for silver, and the needy for a pair of shoes;

      Amos 8

      6 that we may buy the poor for silver, and the needy for a pair of shoes, and sell the sweepings with the wheat?'"

      Matthieu 10

      24 "A disciple is not above his teacher, nor a servant above his lord.

      Matthieu 16

      26 For what will it profit a man, if he gains the whole world, and forfeits his life? Or what will a man give in exchange for his life?

      Matthieu 18

      14 Even so it is not the will of your Father who is in heaven that one of these little ones should perish.
      25 But because he couldn't pay, his lord commanded him to be sold, with his wife, his children, and all that he had, and payment to be made.
      34 His lord was angry, and delivered him to the tormentors, until he should pay all that was due to him.

      Matthieu 20

      25 But Jesus summoned them, and said, "You know that the rulers of the nations lord it over them, and their great ones exercise authority over them.
      27 Whoever desires to be first among you shall be your bondservant,
      28 even as the Son of Man came not to be served, but to serve, and to give his life as a ransom for many."

      Matthieu 23

      8 But don't you be called 'Rabbi,' for one is your teacher, the Christ, and all of you are brothers.
      11 But he who is greatest among you will be your servant.

      Matthieu 24

      45 "Who then is the faithful and wise servant, whom his lord has set over his household, to give them their food in due season?

      Matthieu 25

      40 "The King will answer them, 'Most certainly I tell you, inasmuch as you did it to one of the least of these my brothers , you did it to me.'
      45 "Then he will answer them, saying, 'Most certainly I tell you, inasmuch as you didn't do it to one of the least of these, you didn't do it to me.'

      Marc 12

      2 When it was time, he sent a servant to the farmer to get from the farmer his share of the fruit of the vineyard.
      4 Again, he sent another servant to them; and they threw stones at him, wounded him in the head, and sent him away shamefully treated.

      Luc 12

      46 then the lord of that servant will come in a day when he isn't expecting him, and in an hour that he doesn't know, and will cut him in two, and place his portion with the unfaithful.
      47 That servant, who knew his lord's will, and didn't prepare, nor do what he wanted, will be beaten with many stripes,
      48 but he who didn't know, and did things worthy of stripes, will be beaten with few stripes. To whomever much is given, of him will much be required; and to whom much was entrusted, of him more will be asked.

      Luc 17

      7 But who is there among you, having a servant plowing or keeping sheep, that will say, when he comes in from the field, 'Come immediately and sit down at the table,'

      Luc 22

      24 There arose also a contention among them, which of them was considered to be greatest.
      27 For who is greater, one who sits at the table, or one who serves? Isn't it he who sits at the table? But I am in the midst of you as one who serves.

      Jean 8

      35 A bondservant doesn't live in the house forever. A son remains forever.

      Romains 1

      1 Paul, a servant of Jesus Christ, called to be an apostle, set apart for the Good News of God,

      Romains 6

      5 For if we have become united with him in the likeness of his death, we will also be part of his resurrection;
      6 knowing this, that our old man was crucified with him, that the body of sin might be done away with, so that we would no longer be in bondage to sin.
      7 For he who has died has been freed from sin.
      8 But if we died with Christ, we believe that we will also live with him;
      9 knowing that Christ, being raised from the dead, dies no more. Death no more has dominion over him!
      10 For the death that he died, he died to sin one time; but the life that he lives, he lives to God.
      11 Thus consider yourselves also to be dead to sin, but alive to God in Christ Jesus our Lord.
      12 Therefore don't let sin reign in your mortal body, that you should obey it in its lusts.
      13 Neither present your members to sin as instruments of unrighteousness, but present yourselves to God, as alive from the dead, and your members as instruments of righteousness to God.
      14 For sin will not have dominion over you. For you are not under law, but under grace.
      15 What then? Shall we sin, because we are not under law, but under grace? May it never be!
      16 Don't you know that to whom you present yourselves as servants to obedience, his servants you are whom you obey; whether of sin to death, or of obedience to righteousness?
      17 But thanks be to God, that, whereas you were bondservants of sin, you became obedient from the heart to that form of teaching whereunto you were delivered.
      18 Being made free from sin, you became bondservants of righteousness.
      19 I speak in human terms because of the weakness of your flesh, for as you presented your members as servants to uncleanness and to wickedness upon wickedness, even so now present your members as servants to righteousness for sanctification.
      20 For when you were servants of sin, you were free in regard to righteousness.
      21 What fruit then did you have at that time in the things of which you are now ashamed? For the end of those things is death.
      22 But now, being made free from sin, and having become servants of God, you have your fruit of sanctification, and the result of eternal life.

      Romains 10

      12 For there is no distinction between Jew and Greek; for the same Lord is Lord of all, and is rich to all who call on him.

      Romains 13

      11 Do this, knowing the time, that it is already time for you to awaken out of sleep, for salvation is now nearer to us than when we first believed.

      1 Corinthiens 7

      20 Let each man stay in that calling in which he was called.
      21 Were you called being a bondservant? Don't let that bother you, but if you get an opportunity to become free, use it.
      22 For he who was called in the Lord being a bondservant is the Lord's free man. Likewise he who was called being free is Christ's bondservant.
      29 But I say this, brothers: the time is short, that from now on, both those who have wives may be as though they had none;

      1 Corinthiens 12

      13 For in one Spirit we were all baptized into one body, whether Jews or Greeks, whether bond or free; and were all given to drink into one Spirit.

      Galates 3

      28 There is neither Jew nor Greek, there is neither slave nor free man, there is neither male nor female; for you are all one in Christ Jesus.

      Ephésiens 6

      9 You masters, do the same things to them, and give up threatening, knowing that he who is both their Master and yours is in heaven, and there is no partiality with him.

      Colossiens 3

      11 where there can't be Greek and Jew, circumcision and uncircumcision, barbarian, Scythian, bondservant, freeman; but Christ is all, and in all.
      22 Servants, obey in all things those who are your masters according to the flesh, not just when they are looking, as men pleasers, but in singleness of heart, fearing God.
      24 knowing that from the Lord you will receive the reward of the inheritance; for you serve the Lord Christ.

      Colossiens 4

      1 Masters, give to your servants that which is just and equal, knowing that you also have a Master in heaven.
      9 together with Onesimus, the faithful and beloved brother, who is one of you. They will make known to you everything that is going on here.

      1 Timothée 6

      1 Let as many as are bondservants under the yoke count their own masters worthy of all honor, that the name of God and the doctrine not be blasphemed.

      Tite 2

      9 Exhort servants to be in subjection to their own masters, and to be well-pleasing in all things; not contradicting;

      Philémon 1

      12 I am sending him back. Therefore receive him, that is, my own heart,
      16 no longer as a slave, but more than a slave, a beloved brother, especially to me, but how much rather to you, both in the flesh and in the Lord.
      17 If then you count me a partner, receive him as you would receive me.

      1 Pierre 2

      18 Servants, be in subjection to your masters with all fear; not only to the good and gentle, but also to the wicked.
      19 For it is commendable if someone endures pain, suffering unjustly, because of conscience toward God.
      20 For what glory is it if, when you sin, you patiently endure beating? But if, when you do well, you patiently endure suffering, this is commendable with God.
      21 For to this you were called, because Christ also suffered for us, leaving you an example, that you should follow his steps,
      22 who did not sin, "neither was deceit found in his mouth."
      23 Who, when he was cursed, didn't curse back. When he suffered, didn't threaten, but committed himself to him who judges righteously;
      24 who his own self bore our sins in his body on the tree, that we, having died to sins, might live to righteousness; by whose stripes you were healed.
      25 For you were going astray like sheep; but now have returned to the Shepherd and Overseer of your souls.

      1 Pierre 4

      7 But the end of all things is near. Therefore be of sound mind, self-controlled, and sober in prayer.
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