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LUC (évangile de) 4.

IV Caractères.

1.

DE FOND.

1° EVANGILE UNIVERSALISTE.

La bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ s'adresse à tous les hommes. Cette universalité du message divin, évidemment proclamée par les quatre évangiles, inspire plus particulièrement celui de Luc.

(a) Au delà du judaïsme

En dehors de l'évangile de l'enfance, Luc apparaît assez affranchi des conceptions juives. Certes il ne les ignore ni ne les passe sous silence, car il reste fidèle à ses sources et à l'histoire pour constater que Jésus accomplit « toutes les Écritures » (Lu 24:27), « la loi de Moïse, les prophètes et les Psaumes » (Lu 24:44, division classique en 3 parties de l'A. T, hébreu), pour montrer l'Évangile surgissant de la piété des humbles et des pauvres d'Israël (Lu 1 et Lu 2, Lu 3:1-17 4:42,44 6 20 7:4-6 18-35 etc), pour dresser enfin dans sa réalité tragique le conflit provoqué par le judaïsme officiel (Lu 5:21,30 6:2,7 9:22 11:37 19:42 46 Lu 20, Lu 22 etc.) qui a « rejeté le dessein de Dieu à son égard » (Lu 7:30) et qui fera tomber Jérusalem sous le châtiment des nations (Lu 21:24).

Mais Luc ne s'intéresse guère aux rites ni aux discussions rabbiniques, ou tout au moins s'adapte-t-il aux lecteurs qu'il vise et qui, eux, n'y prendront pas d'intérêt : aussi ne reproduit-il pas, de Marc, les débats sur la pureté légale (Mr 7:1,23), sur le levain des pharisiens (Mr 8:14,21), sur le divorce (Mr 10:2,12), l'allusion au retour d'Élie (Mr 9:11,13), l'accusation contre Jésus d'avoir voulu détruire le temple (Mr 14:58 15:29 et suivant), même le costume de Jean-Baptiste, allusion implicite à Élie (Mr 1:6 parallèle Lu 3:3 et suivants, cf. 2Ro 1:8).

C'est sans doute par égard pour les païens qu'il ne conserve pas l'épisode de la Cananéenne, où l'attitude étrange de Jésus demandait explications (Mr 7:24-30 parallèle Mt 15:21,28) ; la suppression des autres épisodes de ce voyage de Jésus en pays païen, vers Tyr et Sidon (Mr 7:24-8:26), doit avoir des motifs particuliers pour chaque péricope, comme ceux qu'on a relevés plus haut (II, 2, 2°), et qui ont primé l'intérêt de Luc pour les païens. Par ailleurs il rapporte plusieurs déclarations sur le salut offert aux païens (Lu 2 32 4:25-27 24:47).

Il fait de même une place aux Samaritains, montrant l'Évangile porté dans leur province (Lu 9:51 17:11), et dans deux occasions un de ces « étrangers » méritant (Lu 10:30 17:15 et suivants).

Il a le souci des péagers, méprisés par les autorités juives non seulement pour les indélicatesses professionnelles qu'on leur reprochait à tort ou à raison, mais encore parce que n'étant pas des pratiquants du cérémonial israélite ils étaient tenus pour des « pécheurs » (Lu 3:12 15:1 18:9,14 19:2,10).

Quant aux pécheurs proprement dits, il montre de très grands coupables sauvés (Lu 7 37 15:11 23:40).

En fidèle disciple du Seigneur à travers l'apôtre Paul, il voit la grâce de Dieu dominant de très haut toutes barrières nationales ou confessionnelles : par exemple dans la condamnation de l'intolérance (Lu 9:49,55) ou l'attitude du père dans la parabole du fils aîné (Lu 15:25-32).

Aussi, tandis que Matthieu (Mt 1:1 et suivants) faisait partir d'Abraham, père des croyants d'Israël, la « généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham », Luc la fait remonter de « Jésus, fils de Joseph (à ce que l'on croyait)... », au delà d'Abraham, jusqu'à Adam, lui-même « fils de Dieu » (Lu 3:23-38). point de vue bien typique de l'Évangile destiné à l'humanité tout entière.

Il introduit l'apparition de Jean-Baptiste par la citation de Esa 40 commune aux quatre évangiles, mais lui seul la pousse jusqu'à : « toute créature verra le salut de Dieu » (Lu 3:6) ; et il ferme le ministère itinérant du Seigneur par la proclamation universaliste et miséricordieuse : « Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui est perdu » (Lu 19:10).

(b) Parmi les pauvres

Ceux-ci sont de temps à autre mentionnés ou mis en scène, soit explicitement soit implicitement (Lu 1:53 2:7,8-24 4:18 6:20 16:20 et suivants) ; d'autre part, d'assez nombreux passages relatifs aux richesses en dénoncent principalement les méfaits.

Aussi a-t-on soutenu que notre évangéliste avait subi l'influence des Ébionites, et même utilisé une source provenant de ce groupement quasi monastique, qui condamnait l'argent par parti pris et faisait de la pauvreté une vertu en soi. C'est beaucoup exagérer le point de vue de Luc : la parole de Jésus qu'il rapporte sur les riches (Lu 18:25), à propos du jeune homme, est commune aux trois synoptiques ; dans la parabole du mauvais riche et de Lazare (Lu 16:19-31), celui-ci, au ciel, est « dans le sein d'Abraham », lequel avait été un riche sur la terre, et si Lazare est au ciel ce n'est pas parce que pauvre, mais, en contraste avec l'égoïste et matérialiste riche, parce que croyant, son nom de Lazare étant le seul nom propre imaginé par Jésus dans une parabole et devant donc avoir, pour les Juifs attentifs à la signification des noms de personnes, un sens intentionnel, et précisément c'est : « Dieu est mon aide » (voir Lazare).

Par ailleurs Luc est le seul à faire l'éloge du riche Joseph d'Arimathée (Lu 23:50 et suivant, cf. Jn 19:38). Sans doute, c'est lui qui nous fournit le plus grand nombre de paraboles et d'épisodes sur la richesse (riche insensé, Lu 12:16 ; économe infidèle, Lu 16:9,11, etc.), mais il n'en est pas ébionite pour cela. C'est exagérer aussi que de le désigner de l'épithète moderne, et tout anachronique, de « socialiste ». Il est vrai, sans doute, qu'on peut le rapprocher à cet égard du prophète Amos et de l'épître de Jacques ; la forme qu'il donne aux béatitudes, doublées des malédictions (Lu 6:20,26), semble en faire porter l'accent sur les situations matérielles (ce qui n'est qu'une apparence), et rappelle les invectives de ces deux auteurs contre les riches exploiteurs des malheureux (Am 2:6 4:1 5:11 8:4, etc., Jas 2:1,7-9 5:1,6). Mais, en général, le ton de Luc est au moins aussi favorable aux riches que celui de Marc ou de Matthieu : il ne relève pas comme eux l'ascétisme de Jean au désert (Mr 1:6 parallèle), ni leur expression péjorative : la séduction des richesses (Mr 4:19 parallèle), ni la mention des « champs » à abandonner pour l'Évangile (Mr 10:29 parallèle) ; lui seul conserve l'observation de Jésus sur celui qui est à table « plus grand » (humainement parlant) que celui qui le sert (Lu 22:27) ; lui seul présente les femmes dans l'aisance auxquelles Jésus dut quelque assistance (Lu 8:2 et suivant) ; lui-même Luc bénéficie certainement du patronage d'un riche : Théophile.

Comme dans les appels directs qu'il rapporte du Précurseur (Lu 3:10-14), il s'inspire, non de revendications égalitaires au nom de la seule justice outragée, mais de la charité supérieure célébrée par saint Paul, qui chez lui se manifeste dans une sorte de « sens social », humain autant que religieux : il vibre de sympathie pour toutes les victimes, de la pauvreté sans doute, mais encore, d'une façon générale, du péché.

(c) Les femmes

Dans la société antique, en Orient au moins autant qu'en Grèce et à Rome, la première des victimes était la femme, objet de mépris, d'injustices et de sévices, parmi les Juifs comme parmi les païens. Rien d'étonnant si l'humanité de Luc a souligné mieux que personne l'oeuvre du Sauveur rendant à la femme toute sa dignité, et son égalité avec l'homme devant Dieu.

Et en effet, tout en présentant la plupart des femmes qui paraissaient déjà dans Marc et Matthieu :

belle-mère de Pierre, Lu 4 38 parallèle ; fille de Jaïrus, Lu 8:42,49,55 parallèle ; femme malade, Lu 9:43,48 parallèle ; deux femmes supposées en train de moudre ensemble, Lu 17 33 parallèle ; pauvre veuve du temple, Lu 21:1,4 parallèle ; visiteuses de la croix et du tombeau, Lu 23:49-55 24:1,10 parallèle,
il en introduit de nouvelles, tout le long de l'évangile :
Elisabeth (Lu 1:24 et suivant), Marie (Lu 1:26 et suivants), Anne la prophétesse (Lu 2:36,38), la veuve de Naïn (Lu 7:12,15), la pécheresse (Lu 7:37,50), les compagnes qui assistaient Jésus (Lu 8:2 et suivant), Marthe et Marie (Lu 10:38,42), la femme anonyme qui bénit la mère de Jésus (Lu 11:27), l'infirme (Lu 13:11,13), la femme à la drachme (Lu 15:8 et suivant), la veuve victorieuse du juge (Lu 18:3,5), les « filles de Jérusalem » (Lu 23:27 et suivants).
Dans deux déclarations analogues de Jésus sur le choix à faire entre lui et les siens, Luc ajoute la mention de l'épouse à celles des parents et des enfants (comp. Lu 14:26 et Mt 10:37 Lu 18:29 et Mr 10:29 parallèle Mt 19:29). Ces observations, qui trouveraient d'autres exemples dans le 2 e volume de Luc (Ac 1:14 9:36 12:12 16:14-16 etc.), tendent à confirmer l'hypothèse déjà suggérée d'informations trouvées par lui chez le diacre Philippe, dont les quatre filles prophétesses (Ac 21:8 et suivant) devaient rappeler avec prédilection les souvenirs relatifs à tant de soeurs en la foi.

L'apôtre Paul, à son tour, devait dans ses voyages et dans ses épîtres rendre hommage aux femmes qui servaient Dieu dans l'Église. (cf. Ro 16 etc.)

Il est d'ailleurs tout à fait inexact de voir en Luc le point de départ du culte de Marie : deux réponses de Jésus comme celles de Lu 8:21 et Lu 11:28, en plaçant la famille spirituelle au-dessus de toute considération de parenté naturelle, démentent péremptoirement cette assertion.

Aux trois points de vue que nous venons de considérer, Luc est donc l'évangile qui fournit les plus frappantes illustrations de la grande parole de saint Paul : « Il n'y a plus ici ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme : vous êtes tous un en Jésus-Christ » (Ga 3:28).

2° ÉVANGILE DE LA PIÉTÉ PERSONNELLE,

(a) La famille

Comme le laisse prévoir sa sympathie pour la condition des humbles et de la femme, Luc nous montre aussi le Christ des relations sociales, domestiques ; lui seul parle des repas de Lu 7:36 10:38 14 1 19:6 24:30, lui seul conserve les images ou paraboles au cadre familial de Lu 11:5 13:25 15:8,11 10:34 et suivant.

Le grain de moutarde, qui est semé d'après Marc dans la terre, d'après Matthieu dans un champ, l'est, d'après Luc, dans un jardin (Lu 13:19).

L'affirmation rédemptrice de Jésus : « Aujourd'hui le salut est entré dans cette maison » (Lu 19:9), annonce les conversions en famille des païens qui croiront, eux et toute leur maison (Ac 16:15,31 etc.), et les réunions de frères qui se tiendront dans les maisons (Col 4:15 etc.).

(b) La prière

Bien entendu, tous les évangiles parlent souvent de la prière ; mais c'est chez Luc qu'elle tient la plus grande place. D'abord, par l'exemple de Jésus : 7 fois Luc est le seul à le montrer priant (voir Lu 3:21 5:16 6:12 9:18,29 11:1 23:34,46, cf. Lu 22:32).

Puis, par les exhortations du Maître (Lu 11 5 18:1,11 etc.).

Par là aussi, Luc se rapproche de Paul, qui connaît le Christ par prière et vision (Ac 18:9 27:23,2Co 12:2 3,8 etc.).

(c) La louange

C'est un des traits les plus frappants de la physionomie de Luc : lui qui note fréquemment les émotions de ses personnages : crainte, joie, voix forte, etc., il revient avec prédilection à l'expression des actions de grâces.

Quoique non juif, son évangile s'ouvre et se ferme avec l'adoration dans le temple (Lu 1:9 24:53) ; nous lui devons les hymnes passés dans nos liturgies et nos cultes :

le Gloria des anges (Lu 2:14), le Magnificat de Marie (Lu 1:46 et suivants), le Benedictus de Zacharie (Lu 1:68 et suivants), le Nunc dimittis de Siméon ; (Lu 2:29 et suivants) voir art. à ces divers titres.
Les expressions : « louer Dieu, bénir Dieu, donner gloire à Dieu, glorifier Dieu », sont presque spéciales à Luc, et extrêmement fréquentes chez lui.

Les termes « joie » et « se réjouir », qui sont 15 fois dans Matthieu et Marc réunis, se trouvent 31 fois dans Luc et les Actes. En cela il annonce l'Évangile de la chambre haute (Jn 13-17) et se rapproche encore de saint Paul (1 Thess., Phil., etc.).

(d) On voit donc en quel sens on a pu appeler Luc l'évangile de Paul

Il l'est en effet quant au ton général.

Il met en lumière, comme l'apôtre des païens, la foi et la repentance sans les oeuvres de la Loi, le pardon, le salut gratuit, l'action du Saint-Esprit (nommé 12 fois dans l'évangile et 41 dans les Ac ; comp. Mt 5 fois, Mr 4, Jn 4).

Il montre le Christ missionnaire faisant face à la résistance de son propre peuple, et la portée universelle de son Évangile, constatations dont saint Paul a fait la théorie dans Ro 9-11 et ailleurs.

Luc a modifié parfois le vocabulaire de ses sources pour se rapprocher, consciemment ou non, de celui de Paul : « grâce » au lieu de « récompense » (Lu 6 32 parallèle Mt 5:46), « miséricordieux » au lieu de « parfait » (6:36 parallèle Mt 5:48, cf. 2Co 8:3), etc. Mais son oeuvre n'en est pas pour cela un ouvrage de combat qui opposerait par exemple la théologie paulinienne à celle de Pierre dans Marc. Marc avait reçu de Pierre son information, Luc a reçu de Paul son inspiration ; l'un et l'autre ont voulu écrire l'histoire du Seigneur pour lui rendre témoignage et lui gagner des âmes consacrées, mais sans esprit de parti théologique ni ecclésiastique.

2.

DE FORME.

1° OEUVRE LITTERAIRE.

Un auteur inspiré de telles idées générales est évidemment doué d'une vive sensibilité. Elle s'exprime en effet dans la forme donnée à son oeuvre. Luc est un artiste. Il lui arrive, naturellement, de résumer et de fondre la fraîcheur du témoignage oral dans un résumé plus terne d'historien ultérieur (comp., par ex., Mr 1:35-39 parallèle Lc 4:42, 44) ; mais lorsqu'il reprend à son compte une tradition des synoptiques, il est généralement plus personnel que ses parallèles.

Il raconte avec effet, met en saillie les harmonies et les oppositions, expose des tableaux d'un pittoresque, d'un charme plus apprêtés sans doute que les qualités spontanées des descriptions de Marc, mais qui saisissent par leur grâce comme celles-ci saisissent par leur force.

De ce talent pictural de notre évangéliste provient sans doute la légende ancienne qui fait de Luc un peintre, auteur du portrait de la Vierge : c'est que personne n'a présenté Marie avec autant de relief que lui (voir Luc, parag. 5). Il a d'ailleurs exercé une profonde influence sur l'art chrétien, dont il est en somme l'initiateur : à ses récits vivants remonte l'idée des innombrables Annonciations, Visitations, Adorations des Bergers, Crèches et Saintes Familles, Présentations au Temple, Jésus parmi les Docteurs, Christ pleurant sur Jérusalem, Enfant Prodigue, Bon Samaritain, Chemin d'Emmaüs, etc.

Il ne dépeint pas seulement les situations, mais aussi les personnes : Zacharie, Anne, Zachée, Hérode Antipas, etc. S'il a moins de traits proprement descriptifs que Marc, il a beaucoup plus de traits de caractères : par exemple, il ne parle pas du vêtement de Jean-Baptiste (Mr 1:6), mais il ajoute ses exhortations appropriées aux uns et aux autres et l'impression éprouvée par la foule (Lu 3:10,15).

Il présente volontiers personnages ou situations en contraste, ce qui est encore un trait de tempérament dramatique, retenant souvent en cela, d'ailleurs, la maîtrise pédagogique de l'enseignement de Jésus lui-même :

Zacharie incrédule et Marie croyante (Lu 1:18,38), pécheresse humble et pharisien orgueilleux (Lu 7:37,47), les deux soeurs (Lu 10:38,42), les deux frères (Lu 15:12,29), le riche et Lazare (Lu 16:19,25), Juifs ingrats et Samaritain reconnaissant (Lu 17:17), pharisien et péager (Lu 18:10,14), etc.
Son antithèse fondamentale, qui de temps en temps affleure au cours de son évangile, oppose l'oeuvre de Satan à celle de Christ (Lu 4:13 10:17,20 13:16 22:3,31-53) ; un de ses fils conducteurs est l'hostilité grandissante des scribes et pharisiens contre Jésus : (Lu 11:52 12:1 13:15 etc.) en cela aussi il annonce le 4 e évangile.

Toutes ces qualités font de ce 3 e évangile un fidèle reflet de la vie, avec jeux d'ombre et de lumière, conflits ou ententes des caractères, oeuvre triomphante d'un Maître plein d'amour dans une humanité livrée aux tragédies de la vie présente. Voilà pourquoi Renan a pu le qualifier « le plus beau livre du monde ».

2° LE STYLE.

Le caractère le plus immédiatement apparent de sa langue en est la variété. Sans doute à la fois consciemment pour s'adapter à son sujet, et inconsciemment parce qu'il suit la forme de ses sources, il peut passer d'un grec aussi hébraïsant que la traduction des LXX à un grec classique comme celui de Xénophon. Dans les Actes, le passage est graduel de la Palestine aux pays païens ; mais dans l'évangile c'est brusquement que dès l'entrée la langue élégante de la préface cesse au verset 4, pour faire place dès le verset 5 à une langue intensément hébraïque : c'est très sensible, même en français. La forme de cette préface est celle de plus d'un historien antique, Hérodote, Thucydide, Polybe ; elle ressemble plus encore à celles des médecins de son temps (voir plus loin).

Quant aux éléments juifs, accentués surtout dans ch. 1-2, ils subsistent à des degrés divers dans tout l'évangile, mais avec le vocabulaire le plus riche du N.T. ; les termes grecs qui lui sont particuliers sont très nombreux (l'évangile, 300 ; avec les Actes, 715), beaucoup d'autres (environ 200) sont propres à lui et à saint Paul. Ces expressions, comme sa syntaxe et son style, l'avoisinent beaucoup plus aux écrivains classiques que les autres évangélistes, et témoignent de sa culture hellénique approfondie. La variété de sa langue est le fait d'un Grec cultivé, auteur de goût et de talent capable de reproduire strictement ses sources ou bien de les adapter librement quoique fidèlement ; qui a, de plus, subi quelque influence du Juif de la Dispersion saint Paul, et qui pour les citations de l'A. T, s'est servi de la traduction des LXX

3° LANGAGE MEDICAL.

On a parfois exagéré les traces, dans ses deux volumes, du vocabulaire et des observations d'un médecin. Pourtant, même après avoir écarté, comme il convient, les termes appartenant déjà aux LXX ou à telle autre source d'où Luc a pu les tirer, on conserve encore bien des traits de détail dont l'ensemble pourrait marquer un certain pli professionnel.

Luc n'écrit jamais paralytique (grec paralutikos), mot populaire de Marc et Matthieu, mais paralysé (grec paralélumménos), mot savant (Lu 5:18 etc.).

Seul il parle d'un hydropique (Lu 14:2).

Il modifie : « elle avait la fièvre » (Marc-Matthieu) en : « atteinte d'une fièvre violente » (Lu 4:38, comme Ac 28:8), et le simple « lépreux » (Marc-Matthieu) en « un homme plein de lèpre » (Lu 5:12).

Dans Lu 7:15 et Ac 9:40, « se mit sur son séant » est un verbe technique s'appliquant aux malades qui commencent à se soulever au lit. Lui seul garde la citation par Jésus du proverbe : « Médecin, guéris-toi toi-même » (Lu 4:23). Il conserve de Mr 5:26 la mention des médecins qu'avait supprimée Matthieu, mais il supprime l'observation, peu obligeante à leur égard, qu'entre leurs mains l'état de la malade avait plutôt empiré (Lu 8:43).

Plusieurs fois il précise la durée d'une maladie (Lu 13:11, etc.), deux fois l'âge du malade en le rattachant à son mal (Lu 8:42, Ac 4:22).

Il est le seul à rapporter que le Ressuscité ait mangé (Lu 24:41,43) et il fait faire allusion plus tard par Pierre à ce cas singulier (Ac 10:41).

Les descriptions proprement médicales sont assez fréquentes dans les Actes (Ac 3:7 9:8,18 19:12 28:6).

La préface de l'évangile, construite sur le type régulier des prologues grecs, offre d'étroites coïncidences avec celles des traités médicaux ; ainsi celui Sur l'ancienne médecine, attribué à Hippocrate (460-350 av. J. -C.) : « Que de gens ont entrepris de parler ou d'écrire sur la médecine, etc. », et surtout celui Sur la matière médicale, de Dioscoride, médecin militaire qui devait être originaire de Cilicie comme saint Paul et peut-être son contemporain : « Beaucoup d'anciens et aussi de modernes ayant écrit sur la préparation des remèdes, leurs vertus et la façon de les contrôler, je vais m'efforcer, très cher Horeïos, de t'offrir pour traiter ce sujet un zèle qui ne soit ni vide ni irréfléchi... » Notre évangile est bien résumé dans le dernier mot qu'à la fin de son 2 e volume Luc citera de son maître Paul : « que je les guérisse ! » (Ac 28:27). C'est la Bonne Nouvelle du divin Médecin, pour les plus infirmes, les plus indignes, les plus indigents.

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      Lévitique 1

      5 Il égorgera le veau devant l’Éternel ; et les sacrificateurs, fils d’Aaron, offriront le sang et le répandront sur le pourtour de l’autel qui est à l’entrée de la tente de la Rencontre.

      Lévitique 2

      1 Si quelqu’un présente en oblation à l’Éternel une offrande, son oblation sera de fleur de farine ; il versera de l’huile dessus et il y ajoutera de l’encens.
      2 Il l’apportera aux sacrificateurs, fils d’Aaron ; il prendra une pleine poignée de cette fleur de farine, arrosée d’huile, avec tout l’encens, et le sacrificateur brûlera cela sur l’autel comme mémorial. C’est une (offrande) consumée par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel.
      3 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel.
      4 Si tu présentes en oblation une offrande de ce qui est cuit au four, (qu’on se serve) de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain, pétris à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 Si ton oblation est une offrande cuite à la poêle, elle sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain.
      6 Tu la rompras en morceaux et tu verseras de l’huile dessus : c’est une offrande.
      7 Si ton oblation est une offrande cuite sur le gril, elle sera faite de fleur de farine pétrie à l’huile.
      8 Tu apporteras l’offrande qui sera faite avec ces produits à l’Éternel ; elle sera présentée au sacrificateur, qui la mettra près de l’autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme mémorial et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu d’une agréable odeur à l’Éternel.
      10 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumée par le feu devant l’Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les (offrandes) consumées par le feu devant l’Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l’Éternel comme oblation de prémices ; mais il n’en sera pas présenté sur l’autel comme (offrande d’une) agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes en oblation, tu ne laisseras pas ton offrande manquer de sel de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes oblations tu présenteras du sel.
      14 Si tu fais à l’Éternel une offrande de prémices, tu présenteras des épis rôtis au feu, du blé nouveau broyé, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l’huile dessus et tu mettras de l’encens ; c’est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme mémorial une portion du grain broyé et de l’huile avec tout l’encens. C’est une (offrande) consumée par le feu devant l’Éternel.

      Lévitique 4

      1 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      2 Parle aux fils d’Israël et dis : Lorsque quelqu’un péchera involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, en commettant un acte illicite :
      3 Si c’est le sacrificateur ayant reçu l’onction qui a péché et qui a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l’Éternel, pour le péché qu’il a commis, un jeune taureau sans défaut (en sacrifice) pour le péché.
      4 Il amènera le taureau à l’entrée de la tente de la Rencontre, devant l’Éternel ; et il posera sa main sur la tête du taureau ; il égorgera le taureau devant l’Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l’onction prendra du sang du taureau et l’apportera dans la tente de la Rencontre ;
      6 il trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l’aspersion devant l’Éternel en face du voile du sanctuaire.
      7 Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l’autel des parfums aromatiques, qui est devant l’Éternel dans la tente de la Rencontre ; et il répandra tout le sang du taureau sur le socle de l’autel des holocaustes qui est à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau offert pour le péché, la graisse qui couvre les entrailles et toute la graisse qui est sur les entrailles,
      9 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et la membrane qui couvre le foie, qu’il détachera près des rognons.
      10 Comme il les enlève du taureau dans le sacrifice de communion, le sacrificateur les brûlera sur l’autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l’emportera hors du camp dans un lieu pur où l’on jette les cendres, et il le consumera au feu sur du bois ; c’est sur le tas de cendres qu’il sera consumé.
      13 Si c’est toute la communauté d’Israël qui a péché involontairement sans que l’assemblée s’en aperçoive, en commettant contre l’un des commandements de l’Éternel des actes illicites et en se rendant ainsi coupable,
      14 et lorsqu’on s’apercevra du péché qu’elle a commis, l’assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l’amènera devant la tente de la Rencontre.
      15 Les anciens de la communauté poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l’Éternel, et l’on égorgera le taureau devant l’Éternel.
      16 Le sacrificateur ayant reçu l’onction apportera du sang du taureau dans la tente de la Rencontre ;
      17 le sacrificateur trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l’aspersion devant l’Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l’autel qui est devant l’Éternel dans la tente de la Rencontre ; et il répandra tout le sang sur le socle de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau et la brûlera sur l’autel.
      20 Il fera de ce taureau comme du taureau offert pour le péché ; il fera de même. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l’expiation, et il leur sera pardonné.
      21 Il emportera le taureau hors du camp et le consumera comme il a consumé le premier taureau. C’est un sacrifice pour le péché de l’assemblée.
      22 Lorsqu’un prince péchera en commettant involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, son Dieu, des actes illicites et en se rendant ainsi coupable,
      23 s’il s’aperçoit du péché qu’il a commis ; il présentera en oblation un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes devant l’Éternel. C’est un sacrifice pour le péché.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime offerte pour le péché, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes et répandra le sang sur le socle de l’autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme la graisse du sacrifice de communion. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour ce prince l’expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement en commettant contre l’un des commandements de l’Éternel des actes illicites et en se rendant ainsi coupable,
      28 s’il s’aperçoit du péché qu’il a commis, il présentera en oblation une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu’il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime offerte pour le péché ; il égorgera (la victime offerte pour) le péché à l’endroit des holocaustes.
      30 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes et répandra tout le sang sur le socle de l’autel.
      31 Il détachera toute la graisse, comme on détache la graisse du sacrifice de communion, il la brûlera sur l’autel, et elle sera d’une agréable odeur à l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation, et il lui sera pardonné.
      32 S’il présente une brebis en oblation pour le péché, il présentera une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime offerte pour le péché ; il l’égorgera en sacrifice pour le péché dans le lieu où l’on égorge les holocaustes.
      34 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime pour le péché, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes et répandra tout le sang sur le socle de l’autel.
      35 Il détachera toute la graisse, comme on détache la graisse de l’agneau dans le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l’autel par-dessus les sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation du péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné.

      Esaïe 40

      1 Consolez, consolez mon peuple, Dit votre Dieu.
      2 Parlez au cœur de Jérusalem et criez-lui Que son combat est terminé, Qu’elle est graciée de sa faute, Qu’elle a reçu de la main de l’Éternel Au double de tous ses péchés.
      3 Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu.
      4 Que toute vallée soit élevée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées ! Que les reliefs se changent en terrain plat Et les escarpements en vallon !
      5 Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, Et toute chair à la fois (la) verra ; Car la bouche de l’Éternel a parlé.
      6 Une voix dit : Crie ! Et l’on répond : Que crierai-je ? – Toute chair est de l’herbe, Et tout son éclat comme la fleur des champs.
      7 L’herbe sèche, la fleur se fane, Quand le vent de l’Éternel souffle dessus. Certes le peuple est de l’herbe :
      8 L’herbe sèche, la fleur se fane ; Mais la parole de notre Dieu Subsistera éternellement.
      9 Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de bonheur ; Élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de bonheur ; Élève (ta voix), sois sans crainte, Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu !
      10 Voici mon Seigneur, l’Éternel, Il vient avec puissance, Et son bras lui assure la domination ; Voici qu’il a son salaire Et que ses rétributions le précèdent.
      11 Comme un berger, il fera paître son troupeau, De son bras il rassemblera des agneaux Et les portera dans son sein ; Il conduira les brebis qui allaitent.
      12 Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, Fixé les dimensions des cieux avec la paume, Celle de toute la poussière de la terre dans un tiers de mesure ? Qui a pesé les montagnes au crochet Et les collines à la balance ?
      13 Qui a fixé une mesure à l’Esprit de l’Éternel, Et qui lui a fait connaître son avis ?
      14 Avec qui a-t-il délibéré, Pour en recevoir de l’instruction ? Qui lui a appris le sentier du droit ? Qui lui a enseigné la sagesse Et fait connaître le chemin de l’intelligence ?
      15 Voici les nations, Elles sont comme une goutte qui tombe d’un seau, Elles ont la valeur de la poussière sur une balance ; Voici les îles, Elles sont comme une fine poussière qui s’envole,
      16 Le Liban ne suffit pas au bûcher, Et ses animaux ne suffisent pas à l’holocauste.
      17 Toutes les nations sont devant lui comme rien, Elles ont moins de valeur pour lui que néant et vide.
      18 A qui voulez-vous comparer Dieu ? Et quelle représentation dresserez-vous de lui ?
      19 C’est un artisan qui fond la statue, Et c’est un orfèvre qui la couvre d’or Et y soude des chaînettes d’argent.
      20 Celui qui est trop pauvre pour cette offrande Choisit un bois qui résiste à la vermoulure ; Il se procure un artisan capable, Pour dresser une statue qui ne branle pas.
      21 Ne le reconnaissez-vous pas ? Ne l’entendez-vous pas ? Ne vous l’a-t-on pas annoncé dès le commencement ? N’avez-vous pas compris (ce que sont) Les fondements de la terre ?
      22 C’est lui qui habite au-dessus du cercle de la terre, Dont les habitants sont comme des sauterelles ; Il étend les cieux comme une étoffe légère, Il les déploie comme sa tente, Pour en faire sa demeure.
      23 C’est lui qui réduit les princes à rien Et qui ramène au néant les juges de la terre ;
      24 Ils ne sont pas même plantés, Pas même semés, Leur tronc n’a pas même de racine en terre ; Qu’il souffle sur eux, Et ils se dessèchent, Un tourbillon les emporte comme le chaume.
      25 A qui me comparerez-vous, Pour que je lui ressemble ? Dit le Saint.
      26 Levez les yeux en haut et regardez ! Qui a créé ces choses ? C’est celui qui fait sortir leur armée au complet. Il les appelle toutes par leur nom, Par son grand pouvoir et par sa force puissante : Pas une qui fasse défaut.
      27 Pourquoi dis-tu, Jacob, Pourquoi répètes-tu, Israël : Ma destinée est cachée à l’Éternel, Mon droit passe inaperçu de mon Dieu ?
      28 Ne l’as-tu pas reconnu ? Ne l’as-tu pas entendu ? C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel, Qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue ni ne se lasse ; Son intelligence est insondable.
      29 Il donne de la force à celui qui est fatigué Et il augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources.
      30 Les adolescents se fatiguent et se lassent, Et les jeunes hommes trébuchent bel et bien ;
      31 Mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent (leur) force. Ils prennent leur vol comme les aigles ; Ils courent et ne se lassent pas. Ils marchent et ne se fatiguent pas.

      Amos 2

      6 Ainsi parle l’Éternel : A cause de trois crimes d’Israël, Même de quatre, je ne révoque pas mon arrêt : Parce qu’ils ont vendu le juste pour de l’argent, Et le pauvre pour une paire de sandales ;

      Amos 4

      1 Écoutez cette parole, vaches de Basan Qui êtes sur la montagne de Samarie, Vous qui opprimez les indigents, Qui écrasez les pauvres Et qui dites à vos maris : Apportez, et buvons !

      Amos 5

      11 Aussi, parce que vous avez foulé l’indigent, Et que vous avez pris de lui du blé en présent, Vous avez bâti des maisons en pierres de taille, Mais vous ne les habiterez pas ; Vous avez planté d’excellentes vignes, Mais vous n’en boirez pas le vin.

      Amos 8

      4 Écoutez ceci, vous qui engloutissez le pauvre Et qui supprimez les malheureux du pays !

      Matthieu 1

      1 Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham.

      Matthieu 5

      1 Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne, il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui.
      2 Puis il ouvrit la bouche et se mit à les enseigner :
      3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
      4 Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
      5 Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre !
      6 Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés !
      7 Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
      8 Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !
      9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
      10 Heureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car le royaume des cieux est à eux !
      11 Heureux serez-vous, lorsqu’on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on répandra sur vous toute sorte de mal, à cause de moi.
      12 Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux, car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
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