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ALPHABÉTIQUE

(poème)

I Définition du genre.

On appelle ainsi les morceaux poétiques construits en acrostiche sur l'alphabet hébreu, c'est-à-dire dont les vers, les distiques ou les strophes ont pour initiales la suite de ses 22 lettres. Cette disposition, naturellement intransportable d'une langue à une autre dans une traduction exacte, n'est apparente que dans l'original. Aussi nos vieilles Bibles (Ost., Mart.), pour prévenir le lecteur de cette particularité, introduisaient-elles dans le texte les noms des lettres hébraïques, en tête des phrases correspondantes des morceaux alphabétiques : aleph, beth, guimel, etc. ; elles suivaient en cela l'exemple donné d'abord par la Vulg, dans le Ps 119 (qui est aussi agrémenté de ces indications de lettres dans nos anciens psautiers), mais sans expliquer le sens de ces mystérieux vocables ; ce qui risquait, comme l'observe L. Gautier (Introd. A. T, II, p. 20s), de provoquer d'étranges idées dans les esprits non initiés, et des conséquences bizarres dans la lecture publique. Des versions modernes, passant à l'extrême opposé, suppriment toute mention de l'alphabétisme des morceaux (Sg., diverses éditions de la Vers. Syn.). Il est préférable de le signaler par une note (comme l'édition N.T. et Ps de Vers. Syn. ; de même Cramp., qui conserve aussi les 22 noms des lettres).

Les poèmes alphabétiques ainsi désignés dans la Bible sont les Ps 25, Ps 34, Ps 37, Ps 111, Ps 112, Ps 119, Ps 145 ; l'éloge de la femme vaillante, dans Pr 31:10-31 ; les quatre complaintes de La 1, La 2, La 3, La 4 (voir Lamentations) ; il faut y ajouter les Ps 9 et Ps 10 réunis (c'est leur réunion en un seul par LXX et Vulg, qui, dans ces antiques versions, change la numérotation des Ps jusqu'au 147 e), la prophétie de Na 1:2-2:3 et l'éloge de la Sagesse dans l'apocr. Sir 51:13-30. Il arrive assez souvent, surtout dans ces trois derniers morceaux, que des altérations du texte aient ici ou là mutilé l'acrostiche ou interverti des lettres, mais la disposition d'ensemble en demeure très reconnaissable. (Pour en illustrer l'explication destinée à des enfants, nous avons risqué une libre mais fidèle adaptation en français de l'éloge de la femme vaillante : Journ. Ec, D., août-sept. 1926, p. 337.)

Généralement, les 22 lettres de l'alphabet servent, chacune à tour de rôle, d'initiale à chaque verset, par ex. aux Ps 25 et Ps 34 (qui ajoutent une phrase supplémentaire après le verset de la 22 e lettre) ; mais les Ps 111 et Ps 112 ont une initiale par vers ou demi-verset, le Ps 37 en a une tous les deux versets ; La 4 en a une par strophe de quatre vers, La 1 et La 2 une par strophe de six vers, et de même La 3 ; mais comme, dans ce dernier poème, l'initiale est répétée trois fois par strophe, aux vers 1, 3 et 5 de chacune, les versets de ce chapitre ont été numérotés à ces vers mêmes, ce qui triple le nombre des versets : 66, au lieu du nombre des lettres de l'alphabet : 22, comme dans les chap. 1 et 2, 4 et 5 (le chap. 5 n'est pourtant pas alphabétique). Enfin, le Ps 119, célèbre pour sa longueur exceptionnelle, a 22 strophes de 8 versets, composées successivement sur les 22 lettres de l'alphabet, les 8 versets de chaque strophe ayant la même lettre pour initiale : 1 re str. aleph (v. 1-8), 2 e str. beth (verset 9-16), 3 e str. guimel (verset 17-24), etc. ; de plus, chaque verset emploie l'un ou l'autre de huit synonymes désignant sous divers aspects la loi de JHVH. On peut se demander si, parvenue à ce degré de complication formelle, la poésie ne sombre pas dans la versification artificielle.

II Valeur du genre.

Il faut convenir en effet que ces recherches systématiques de la lettre risquent de nuire à l'inspiration (voir Poésie). Cicéron disait des vieux oracles de la Sibylle écrits en acrostiche, qu'il y a là plus de réflexion et de souci d'art que d'enthousiasme et d'exaltation (De Divinatione, II, 54). De même, bien des critiques trouvent à nos poèmes alphabétiques « simplement un intérêt de curiosité littéraire » (L. Gautier), y voient l'indice d' « une époque de décadence où généralement l'artifice cherche à masquer l'absence de ressources plus dignes du but et du sujet, dans un siècle où la grammaire commence à primer la poésie » (Reuss). Ces jugements sévères sont surtout préoccupés de la disproportion entre l'élévation des sujets traités et les minuties insignifiantes relatives aux lettres employées. Mais il est à noter précisément qu'on n'a pas pu trouver d'explication à ce système dans un rapport avec les sujets traités : preuve en soit la variété des genres de ces quinze morceaux, --didactique, lyrique, mystique, prophétique, --et aussi le fait qu'ils ne se distinguent pas particulièrement des autres par une inspiration défaillante. Il faut plutôt sans doute en chercher l'origine dans une intention toute pratique : « On commença peut-être ce procédé, écrit Ch. Bois, pour aider la mémoire. » (Encycl, art. Poésie hébraïque VI, p. 109.) Cette observation, reprise par Crampon note au Ps 119), est très justement développée dans Bbl. Cent, à propos du même Psaume : « L acrostiche, procédé employé d'ordinaire pour aider la mémoire, et le verset 9 (Comment le jeune homme rendra-t-il pure sa conduite ? c'est en restant fidèle à ta Parole), ont fait supposer que le Psaume était destiné à l'instruction de la jeunesse. » Tout instructeur expérimenté de l'enfance, même dans notre Occident moderne, connaît bien l'intérêt que prennent les jeunes esprits aux combinaisons de lettres et de mots qui leur servent de support pour les idées. Sans doute ce goût s'atténue ensuite et disparaît souvent ; mais ce serait le méconnaître par manque de pédagogie, par un point de vue : adulte non adapté aux enfants, que de ne plus voir dans ce genre que jeux d'esprit et puérilité.

Aux temps où l'enseignement s'adressait presque exclusivement à la mémoire, un tel moyen d'aide mnémotechnique n'était nullement méprisable, ni négligeable. On a lu plus haut que les antiques Oracles sibyllins eux-mêmes, d'après Cicéron, étaient rendus en vers acrostiches. Un papyrus de Tebtunis (Egypte), datant du début de l'ère chrétienne, et publié en 1907, reproduit une histoire pour petits enfants, où la perte d'un vêtement est racontée en vingt-quatre vers très courts commençant chacun par les lettres successives de l'alphabet grec. A plus forte raison peut-on donc admettre que chez les Juifs, si préoccupés d'inculquer à leur jeunesse la morale religieuse de leurs livres saints, le genre alphabétique ait joué un certain rôle éducatif.

Ils l'ont en tout cas utilisé longtemps encore dans leur littérature postérieure. L. Gautier croit fort improbable que l'alphabétisme ait été pratiqué par les poètes hébreux avant l'exil ». Il se peut en effet qu'aucun de ces poèmes entrés dans le canon de l'A.T. ne remonte plus haut que le VI e siècle ; il ne nous paraît pourtant pas impossible que le genre soit beaucoup plus ancien : tardif, ii semble un indice de décadence littéraire, mais il pourrait avoir été le système archaïque d'une littérature didactique primitive.

III L'acrostiche.

Même l'acrostiche proprement dit, celui qui prend pour initiales ou finales des lignes les lettres d'un certain mot, plaisait au génie de la race ; on en connaît bien des exemples jusque dans la poésie juive du moyen âge comme celle d'Aben-Esra (XII e siècle). Les Orientaux sont grands amateurs d'énigmes, les Sémites attachaient une valeur symbolique aux noms (voir ce mot), et le judaïsme pratiqua la gématrie, interprétation arithmétique des mots de l'A.T. (voir Nombre). C'est ainsi qu'aux petits Israélites « on enseignait quelques versets de l'Écriture qui commençaient ou finissaient par les lettres mêmes de leur nom ; ce texte de naissance, l'enfant devait, jour après jour, l'introduire dans ses prières ». (Edersheim, Soc. juive, p. 195.) D'autre part, on sait que les chrétiens persécutés des premiers siècles adoptèrent dans le poisson un symbole énigmatique aux profanes, et fourni par acrostiche : le nom grec du poisson, ICHTHUS, était formé par les initiales des mots Iêsous CHristos THéou Uïos Sôter =J. -C. Fils de Dieu, Sauveur. On cite aussi deux acrostiches dans la Bible française d'Olivétan (1535), l'un sur son nom, l'autre sur les Vaudois, et l'indication qu'il y a dans celui-ci une énigme à clef est donnée par cette citation d'Eze 1:16 : « Et leur ouvrage estoit comme si une roue eust été au milieu de l'autre roue. » (Lortsch, Hist, de la Bible en France, pp. 114s, 121.)

On a signalé dans l'A.T., à tort ou à raison, deux exemples de ce genre d'acrostiches.

1. Le Ps 110, composé en l'honneur d'un grand personnage anonyme, se trouve former, avec les initiales des verset 1-4, le nom de Simon, qui pour un certain nombre de savants représenterait Simon Macchabée, élu en 142 par les Juifs « chef et grand-prêtre à perpétuité » (1Ma 14:41). Les uns objectent que cela rendrait le Psaume extrêmement tardif ; les autres, que la rencontre peut n'être qu'accidentelle, car « on ne connaît pas d'exemple d'acrostiche n'intéressant qu'une partie de la pièce » (Bbl. Cent.). Mais la date tardive n'est pas absolument impossible ; et le texte actuel du Psaume étant certainement altéré et probablement incomplet, on ne peut conclure fermement ni sur la régularité ni même sur la réalité du prétendu acrostiche.

2. Le livre d'Esther (voir ce mot) est connu comme ne contenant pas le nom de Dieu. Pourtant les quatre consonnes du nom sacré JHVH s'y trouvent quatre fois, comme suite d'initiales (deux fois) ou de finales (deux fois) de quatre mots hébreux consécutifs ; elles s'y trouvent deux fois dans l'ordre normal, JHVH, deux fois dans l'ordre inverse, hvhj. Ces rencontres ne paraissent pas pouvoir être fortuites :

ce sont les seuls acrostiches avec le nom divin, non seulement dans Esther, mais dans tout l'A.T. ;

l'agencement en deux paires, d'abord de finales, puis d'initiales, et l'alternance de l'ordre renversé et de l'ordre normal, semblent bien dénoter une intention ;

les quatre passages marquent des moments décisifs : Est 1:20, l'édit royal ; Est 5:4, l'invitation d'Esther ; Est 5:13, le dépit d'Haman ; Est 7:7, sa perte résolue. On a même vu un rapport entre les initiales et les initiatives des deux premiers moments, entre les finales et la fin des deux derniers, etc. Ces acrostiches ont été connus au plus tard au V e siècle, par les Massorètes, qui les signalent en note à chacun des quatre textes ; dans certains vieux manuscrits hébreux les lettres en question sont plus grandes et font ressortir le nom de JHVH. Si subtile que cette cryptographie puisse nous paraître, elle ne pourrait guère être l'effet du hasard ; et si elle est intentionnelle, l'auteur aura voulu sans doute faire éclater l'intervention divine par le simple récit. Cette intention n'épurerait certes pas son point de vue très terre à terre, son nationalisme orgueilleux, vindicatif et cruel ; pourtant elle nous obligerait à reconnaître que dans cette histoire ce Juif étroit considérait à sa manière JHVH, le vrai Dieu, comme présent quoique invisible. Jn L.

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      Lévitique 1

      9 L’homme lave les intestins, l’estomac et les pattes de l’animal. Ensuite un prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est un sacrifice complètement brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.

      Lévitique 5

      1 « Supposons ceci : Quelqu’un a vu quelque chose de grave ou il en a entendu parler. Il entend l’appel insistant adressé à ceux qui peuvent en témoigner. Pourtant, il ne dit pas ce qu’il sait. C’est un péché, et il est coupable.
      2 « Voici un autre exemple : Quelqu’un touche, sans le savoir, quelque chose d’impur : un animal impur, sauvage ou domestique, qui est mort, ou bien une petite bête impure qui est morte. Cette personne est devenue impure et elle est coupable.
      3 « Voici encore deux exemples : Quelqu’un touche un être humain rendu impur par quelque chose qui rend aussi les autres impurs. Il ne le savait peut-être pas, mais quand il s’en rend compte, il devient coupable.
      4 « Un homme, sans réfléchir, fait un serment dans n’importe quel domaine. Ce serment peut faire du mal ou du bien à quelqu’un d’autre. Mais quand cet homme s’en rend compte, il devient coupable.
      5 « Si quelqu’un se rend coupable d’une manière ou d’une autre, comme on vient de le dire, il doit avouer son péché.
      6 Ensuite, pour que la faute commise soit pardonnée, il amènera une brebis ou une chèvre. Il l’offrira au SEIGNEUR en sacrifice pour recevoir le pardon. Alors le prêtre fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. »
      7 « Supposons ceci : Quelqu’un n’a pas les moyens d’amener une brebis ou une chèvre pour la faute qu’il a commise. Alors il peut apporter au SEIGNEUR deux tourterelles ou deux pigeons. L’un des oiseaux sera offert en sacrifice pour recevoir le pardon, l’autre en sacrifice complet.
      8 Cette personne les apportera donc au prêtre. Tout d’abord, le prêtre présente au SEIGNEUR l’oiseau offert pour recevoir le pardon. Il lui tord le cou, mais il ne détache pas la tête.
      9 Il verse une partie du sang sur le côté de l’autel. Puis il répand le reste du sang au pied de l’autel. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon d’un péché.
      10 Ensuite, le prêtre offre le deuxième oiseau en sacrifice complet, selon la règle. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      11 « Quelqu’un n’a peut-être pas deux tourterelles ou deux pigeons sous la main. Il peut alors apporter trois kilos de farine comme offrande pour recevoir le pardon de son péché. Mais il ne doit pas verser d’huile dessus ni mettre de l’encens. En effet, c’est une offrande pour recevoir le pardon des péchés.
      12 Cet homme apporte la farine au prêtre : celui-ci en prend une poignée, qu’on appelle “souvenir”. Le prêtre brûle cette farine sur l’autel, avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. C’est une offrande pour recevoir le pardon.
      13 Le prêtre fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. « Le prêtre fait cette cérémonie comme pour l’offrande d’un produit de la terre. »
      14 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      15 « Supposons ceci : Quelqu’un commet une faute grave, sans le vouloir, en n’offrant pas ce qu’il doit offrir au SEIGNEUR. Voici ce qu’il fera pour cette faute envers le SEIGNEUR : il amènera un bélier sans défaut, pris dans son troupeau. Il faudra qu’il ait une certaine valeur. On la calculera en pièces d’argent, selon l’unité de poids utilisée dans le lieu saint. Il offrira cet animal en sacrifice de réparation.
      16 De plus, le coupable doit réparer le tort qu’il a causé au lieu saint. Non seulement il rembourse tout, mais il paie en plus un cinquième de cette somme, et il donne tout au prêtre. Le prêtre offre l’animal en sacrifice et il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      17 « Voici un autre exemple : Quelqu’un a péché. Sans le vouloir, il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Il est coupable et il est responsable de sa faute.
      18 Il doit alors amener au prêtre un bélier sans défaut, pris dans son troupeau. Cet animal aura la valeur d’un animal offert en sacrifice de réparation. Le prêtre fait sur le coupable le geste de pardon pour le péché qu’il a commis sans le vouloir. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      19 C’est un sacrifice de réparation. En effet, cet homme était vraiment coupable envers le SEIGNEUR. »

      Esther 1

      20 Quand ta décision sera connue dans ton immense royaume, toutes les femmes respecteront leurs maris, du plus important jusqu’au plus petit. »

      Esther 5

      4 Esther répond : « Mon roi, si tu le veux bien, viens aujourd’hui avec Haman au grand repas que j’ai préparé pour toi. »
      13 Mais tout cela ne représente rien pour moi aussi longtemps que je vois Mardochée, le Juif, à son poste à l’entrée du palais royal. »

      Esther 7

      7 Dans sa colère, le roi quitte la table et sort dans le jardin du palais. Haman voit que le roi a déjà décidé son malheur. Il reste pour supplier la reine Esther de lui sauver la vie.

      Psaumes 9

      1 Psaume de David, pris dans le livre du chef de chorale. Avec instruments de musique.
      2 SEIGNEUR, je veux te dire merci de tout mon cœur, je veux raconter toutes tes actions magnifiques.
      3 Je veux danser de joie à cause de toi et chanter ton nom, Dieu très-haut !
      4 Mes ennemis font demi-tour, ils perdent l’équilibre et ils meurent devant toi.
      5 En effet, assis sur ton siège, tu as jugé avec justice, tu m’as donné raison, tu m’as bien défendu.
      6 Tu as écrasé les peuples étrangers, tu as fait mourir les gens mauvais, tu as effacé leur nom pour toujours.
      7 Les ennemis n’existent plus, ils ont complètement disparu ! Tu as détruit leurs villes, on ne sait même plus leurs noms.
      8 Mais le SEIGNEUR est roi pour toujours, il a installé solidement son siège pour juger.
      9 C’est lui qui gouverne le monde avec justice, il ne fait pas de différence entre les peuples.
      10 Le SEIGNEUR protège avec puissance ceux que l’injustice écrase, il les protège au moment du malheur.
      11 Ceux qui te connaissent, qu’ils aient confiance en toi ! Non, tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent, SEIGNEUR !
      12 Chantez le SEIGNEUR, qui a son siège royal à Jérusalem ! Parmi les peuples, racontez ses exploits !
      13 Il recherche les assassins, il se souvient de ceux qu’ils ont tués, il n’oublie pas le cri des gens sans défense.
      14 Pitié pour moi, SEIGNEUR ! Regarde ma misère : elle vient de ceux qui me détestent. Arrache-moi aux griffes de la mort !
      15 Alors, dans la communauté de Jérusalem, je dirai toutes mes raisons de chanter ta louange. Je danserai de joie parce que tu m’as sauvé.
      16 Les peuples étrangers sont tombés dans le trou qu’ils ont creusé, leurs pieds ont été pris dans le piège qu’ils ont caché.
      17 Le SEIGNEUR s’est fait connaître, il a rendu la justice : il a pris les gens mauvais dans les pièges qu’ils ont tendus.
      18 Qu’ils retournent chez les morts, les gens mauvais, tous ces peuples qui oublient Dieu !
      19 Non, Dieu n’oubliera jamais les pauvres, les malheureux ne seront jamais sans espoir.
      20 Lève-toi, SEIGNEUR, que les hommes ne soient pas les plus forts ! Que les peuples soient jugés devant toi !
      21 Qu’ils aient peur de toi, SEIGNEUR ! Alors ils comprendront : ils ne sont que des hommes.

      Psaumes 10

      1 SEIGNEUR, tu es vraiment loin, tu te caches au moment du malheur. Pourquoi ?
      2 L’homme mauvais ne se gêne pas pour faire souffrir durement les malheureux. Il les prend dans les pièges qu’il prépare.
      3 Cet homme-là est rempli de désirs mauvais, et il en est fier. Parce qu’il réussit, il maudit le SEIGNEUR et se moque de lui.
      4 Dans son orgueil, l’homme mauvais ne se pose pas de questions. « Dieu n’a aucun pouvoir », voilà tout ce qu’il pense.
      5 Cet homme-là réussit toujours ce qu’il fait. Les jugements de Dieu ne le touchent pas. D’un souffle, il balaie tous ses ennemis.
      6 Il se dit en lui-même : « Je ne peux pas tomber, je suis pour toujours à l’abri du malheur ! »
      7 Sa bouche est pleine de malédictions, de mensonge et de violence, sa langue est mauvaise et méchante.
      8 Il attend près des villages, il se cache pour tuer l’innocent. Ses yeux cherchent celui qui est sans appui.
      9 Il se cache et il attend comme un lion dans son buisson. Il attend pour attraper le pauvre. Il l’attrape et il l’entraîne dans son piège.
      10 Celui qui est sans appui est renversé, écrasé et il tombe au pouvoir de l’homme mauvais.
      11 Celui-là se dit : « Dieu oublie, il ne veut rien savoir. Il ne voit jamais rien. »
      12 Lève-toi, SEIGNEUR ! Ô Dieu, fais quelque chose, n’oublie pas les gens sans défense !
      13 L’homme mauvais se moque de toi. Pourquoi ? Il se dit : « Dieu ne va pas me demander des comptes. »
      14 Mais toi, ô Dieu, tu vois tout : tu regardes ceux qui souffrent et qui sont malheureux. Ils sont dans tes mains. Celui qui est sans appui met sa confiance en toi, et c’est toi qui viens au secours de l’orphelin.
      15 Détruis le pouvoir de l’homme mauvais, du méchant ! Alors tu pourras chercher le mal qu’il a fait, tu ne trouveras plus rien.
      16 Le SEIGNEUR est roi pour toujours, les autres peuples ont disparu de son pays.
      17 SEIGNEUR, tu entends le désir des gens simples, tu les encourages, tu les écoutes.
      18 Tu fais justice aux orphelins, à ceux qu’on écrase sous la violence. Ainsi, personne, sur la terre, ne pourra plus faire trembler les autres.

      Psaumes 25

      1 SEIGNEUR mon Dieu, je me tourne vers toi.
      2 J’ai confiance en toi : ne me laisse pas couvert de honte ! Que mes ennemis ne se moquent pas de moi !
      3 Pour ceux qui comptent sur toi, pas de honte, mais la honte est pour ceux qui te trahissent. Qu’ils restent les mains vides !
      4 SEIGNEUR, fais-moi connaître le chemin à suivre, apprends-moi à vivre comme tu veux.
      5 Conduis-moi sur le chemin de ta vérité. Enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve, et je compte sur toi tous les jours.
      6 SEIGNEUR, souviens-toi de ta tendresse et de ton amour, car ils existent depuis toujours.
      7 SEIGNEUR, oublie les fautes de ma jeunesse et mes péchés, mais à cause de ton amour, SEIGNEUR, souviens-toi de moi, toi qui es bon.
      8 Oui, le SEIGNEUR est bon et juste, il montre aux pécheurs la route à suivre.
      9 Il guide les gens simples sur le chemin juste, il leur apprend à faire ce qu’il veut.
      10 Chaque enseignement du SEIGNEUR montre son amour fidèle à ceux qui suivent les règles de son alliance.
      11 SEIGNEUR, pour montrer ta gloire, pardonne ma faute qui est si grande.
      12 Si quelqu’un respecte le SEIGNEUR, le SEIGNEUR lui montre quel chemin choisir.
      13 Il vivra dans le bonheur, et ses enfants posséderont le pays.
      14 Le SEIGNEUR confie ses secrets à ceux qui le respectent, il leur fait connaître son alliance.
      15 Mes yeux regardent toujours le SEIGNEUR. Oui, il me sortira du piège où je suis.
      16 Tourne-toi vers moi, SEIGNEUR, aie pitié de moi, je suis seul et malheureux.
      17 Mon cœur étouffe de plus en plus, délivre-moi de ma peur !
      18 Vois mon malheur et ma peine, enlève tous mes péchés.
      19 Regarde mes ennemis : ils sont très nombreux, et leur haine est violente.
      20 Protège-moi, délivre-moi ! Tu es mon abri, ne me laisse pas couvert de honte !
      21 Je compte sur toi, garde-moi sans faute et toujours fidèle.
      22 Ô Dieu, libère Israël de tout ce qui l’écrase !

      Psaumes 34

      1 De David. Devant le roi Abimélek, David fait semblant d’être fou et Abimélek le chasse. Quand David s’en va, il dit :
      2 Je veux remercier le SEIGNEUR à chaque instant, ma bouche chantera toujours sa louange.
      3 Je suis très fier du SEIGNEUR. Vous, les gens simples, écoutez-moi et soyez dans la joie !
      4 Dites avec moi : « Le SEIGNEUR est grand ! », chantons tous ensemble son nom.
      5 J’ai cherché le SEIGNEUR et il m’a répondu, je n’ai plus peur de rien.
      6 Ceux qui regardent vers lui brillent de joie, et leur visage n’est pas couvert de honte.
      7 Quand un malheureux crie, le SEIGNEUR entend, il le sauve de tout ce qui lui fait peur.
      8 L’ange du SEIGNEUR monte la garde autour de ceux qui respectent Dieu, il les délivre.
      9 Goûtez et voyez comme le SEIGNEUR est bon. Il est heureux, celui qui s’abrite en lui !
      10 Vous qui appartenez au SEIGNEUR, respectez-le ! Rien ne manque à ceux qui le respectent.
      11 Les riches peuvent connaître le besoin et la faim, mais ceux qui cherchent le SEIGNEUR ne manquent d’aucun bien.
      12 Venez, mes amis, écoutez-moi ! Je vais vous apprendre le respect du SEIGNEUR.
      13 Est-ce que tu aimes la vie ? Est-ce que tu veux connaître des jours heureux ?
      14 Alors ne dis pas de mal des autres, évite les mensonges.
      15 Fuis le mal et fais le bien, recherche la paix et poursuis-la.
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