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APÔTRE

Grec apostolos (duvoir apostelleïn =envoyer), rend un mot hébreu (rac. châlakh) qui désigne tout mandataire de Dieu ou des hommes (Esa 6:8,1Ro 14:6).

Les prophètes d'Israël, porteurs du message divin, étaient déjà au premier chef des apôtres. « L'apôtre, dit le Talmud, est comme l'homme même par qui il est délégué. » Il a donc toutes les qualités d'un ambassadeur.

Plus spécialement le terme apôtre a été appliqué par Jésus aux Douze qu'il avait choisis, formés, envoyés pour évangéliser. L'Église y a vu une prérogative exclusive des premiers disciples à qui Jésus conféra le don du Saint-Esprit, et qui auraient reçu de lui le pouvoir de le transmettre à d'autres.

D'où la doctrine de la succession apostolique (voir art.), par laquelle ceux-là seulement sont prêtres de Dieu ou pasteurs qui ont reçu l'imposition des mains des successeurs des apôtres de Jésus. Outre qu'il est impossible de contrôler si cette chaîne reliant le clergé officiant aujourd'hui aux premiers disciples du Christ n'a jamais été interrompue, et qu'il est plus probable qu'elle l'a été dans les faits maintes fois, la manière dont l'apostolat nous est présenté dans les temps primitifs témoigne nettement que le terme d'apôtre au premier siècle était d'une application générale et nullement exclusive.

Sans doute, les douze apôtres choisis par le Christ pour l'aider dans son ministère et chargés par lui de continuer ce ministère après son départ (Mt 10:2, Lu 6:13) ont été ses envoyés directs, les apôtres au sens strict, (cf. Ac 6:2,6) ceux dont le témoignage est normatif. C'est à ce titre qu'on peut parler de la « doctrine des apôtres » (Ac 2:42).

Toutefois, il ne faut pas oublier qu'à l'origine Judas était parmi eux, en sorte que la parole de Jésus dans Jn 17:18, « comme tu m'as envoyé, je les ai aussi envoyés », ne s'applique déjà plus au collège des Douze au complet. Quand l'Église remplace dans ce collège des Douze Judas par Matthias, ce ne sont pas les Onze, c'est l'assemblée des cent vingt qui établit le nouvel apôtre dans ses fonctions (Ac 1:15).

Si la doctrine ecclésiastique de la succession apostolique avait existé de ce temps-là, les choses se seraient passées moins démocratiquement.

D'autre part, Saul de Tarse devint apôtre sans le concours du collège des Douze, appelé directement par le Seigneur. Ce fut un simple disciple de la communauté de Damas, Ananias, qui lui imposa les mains et l'introduisit dans sa charge (Ac 9:10). Devenu prophète et docteur de l'Église syrienne d'Antioche, il reçut de ses pairs, en dehors des Douze, voire de toute autorité palestinienne, la consécration par l'imposition des mains (Ac 13:3) en vue de l'oeuvre apostolique, laquelle devait lui permettre de dire un jour, en parlant des Douze, « j'ai plus travaillé qu'eux tous » (1Co 15:10). Le caractère d'apôtre, que les judéo-chrétiens étroits ne cessèrent de lui contester, avait été conféré à Paul d'autorité divine, par vision céleste (Ac 26, cf. 1Co 9:3,2Co 12:12).

Bien qu'il n'appartînt pas au collège des Douze, le témoignage de l'apôtre des Gentils n'en a pas été moins normatif pour cela, et nul n'a connu, dans la formation des premières communautés chrétiennes, un champ d'action comparable au sien (1Co 15:10). Le titre d'apôtre appartenait aussi à Jacques, frère du Seigneur et chef de l'Église de Jérusalem (Ga 1:19). Il est porté par Barnabas (Ac 14:14,1Co 9:5-6), par Andronique et par Junias (Ro 16:7). Sylvain et Timothée, associés à Paul dans les lettres aux Thessaloniciens, y sont présentés comme des apôtres, au même titre que Paul (1Th 2:6). Parlant des épreuves subies par Apollos et lui dans leur ministère, Paul écrit : « Nous, les apôtres » (1Co 4:1,6,9) - Quand il parle des prédicateurs judaïsants qui, tout en annonçant le même Sauveur que lui, décriaient son ministère, Paul les appelle des apôtres : (2Co 11:5) emporté par sa controverse, il les appelle plus loin de faux apôtres (2Co 11:13). Si le titre d'apôtre avait été l'apanage des Douze, Paul ne prendrait pas tant de peine à démontrer que ceux qui le combattaient à Corinthe ne méritaient pas ce nom.

On peut se demander, après toutes ces constatations, si, lorsque Paul dit dans 1Co 12:28 : « Dieu a établi dans l'Église, premièrement les apôtres, etc. », il a en vue le collège des Douze, auquel, d'ailleurs, il n'appartenait pas, et s'il ne désigne pas plutôt une catégorie de disciples du Christ dont les Douze furent les premiers, --possédant le titre avec une autorité exceptionnelle puisqu'ils avaient été les compagnons du Maître, les témoins de sa résurrection, --mais qui comprend en même temps qu'eux et après eux, dans tous les siècles et toutes les Églises, les personnalités mises à part « par Dieu et non par les hommes », (cf. Ga 1:1) pour « faire les fonctions d'ambassadeurs pour Christ » (2Co 5:20) et mener, avec tous ses risques, le grand combat de l'Évangile (2Ti 4:1-8). Les autres fonctions mentionnées par Paul : prophètes, docteurs, guérisseurs, gouverneurs, etc., s'exercent au sein de la communauté ; seul, l'apostolat est tourné vers les frontières du Royaume de Dieu, et les apôtres sont chargés du recrutement de ce Royaume. Ils sont envoyés par Jésus qu'ils représentent, pour évangéliser à l'extérieur du cercle chrétien et pour admonester à l'intérieur ceux qui trahissent sa cause. Missionnaires de l'Esprit, l'appel d'En-haut les a voués à la prédication du : « Réveille-toi, toi qui dors, et te relève d'entre les morts, et Christ t'éclairera » (Eph 5:14). Ils n'ont rien de la caste sacerdotale.

Induire du texte « Dieu a établi dans l'Église premièrement les apôtres », que les douze apôtres primitifs ont été seuls gratifiés par Christ de lumières révélatrices et officiellement investis de pouvoirs qui ne pouvaient être transmis à l'Église que par l'imposition de leurs mains, c'est méconnaître le sens des Écritures. L'étude impartiale de l'ensemble des textes évangéliques oblige de constater que le collège des Douze n'a reçu du Christ l'exclusivité ni de la prédication (1Co 9:16, Ga 2:7,2Ti 4:2), ni du don des miracles (Lu 10:1-20), ni de la transmission de l'Esprit saint (Ac 10:44 11:17), ni de « l'Esprit de vérité » qui devait conduire les témoins du Christ « dans toute la vérité » (Jn 16:13, Ac 6:10 8:35, voir les lettres de Paul, de Jacques, aux Hébreux), ni de l'imposition des mains en vue du ministère (Ac 13:3), ni du pouvoir de lier et de délier (Mt 18:18). Tout cela, les Douze l'ont reçu les premiers, mais ils n'ont pas été les seuls à le recevoir dès l'origine ; aucun texte ne leur confère le monopole du ministère spirituel, non plus que le droit exclusif de le transmettre à d'autres.

Tout ce que l'on peut dire, c'est que le fait d'avoir accompagné Jésus dans son ministère, d'avoir reçu ses enseignements, et d'avoir entendu son : « Allez et enseignez toutes les nations... » leur valut une considération exceptionnelle, que l'on retrouve déjà dans la recommandation donnée par Paul et par Timothée de « garder les ordonnances qui ont été décrétées par les apôtres » (Ac 16:4). Mais si l'on voulait, avec la notion catholique, inférer de là que les Douze furent les seuls fondateurs de l'Église (Batiffol), il serait aisé de répondre que, dans les recommandations de Paul et de Timothée, les Anciens de Jérusalem sont aussi bien que les Douze les auteurs des ordonnances qu'il s'agit de garder. Les Douze devaient bien moins que l'apôtre Paul évangéliser « jusqu'aux extrémités de la terre » ; et Batiffol lui-même est obligé de concéder que « les Douze ont synthétisé une prédication qui avait été l'oeuvre collective d'apôtres peut-être plus nombreux ». (cf. Lu 10:1-17) Nous n'en demandons pas davantage. D'ailleurs le contenu du N.T. et le fait que plus des deux tiers des livres qui le composent ont été écrits par d'autres que par les Douze, montrent avec évidence que Jésus ne confia pas à ceux-ci le privilège exclusif de poser le fondement doctrinal (Symbole des Apôtres) et de donner l'investiture épiscopale dans l'Église apostolique (imposition des mains).

Ceci constaté, il est juste de reconnaître que très vite, et dès le II e siècle avec Ignace, l'Église, par souci d'unité et d'autorité, manifesta la tendance de tout ramener aux douze compagnons de Jésus-Christ. Ainsi la Didachè s'intitulera : Doctrine du Seigneur aux nations par les douze apôtres. Il n'en demeure pas moins que Paul et Barnabas ne firent point partie des Douze, et ce seul fait suffit pour maintenir le bien-fondé de tout ce que nous avons exposé plus haut. La tradition, dont l'évolution à travers les siècles-a donné l'Église romaine, a créé un état de choses que le N.T. n'introduit ni ne légitime.

Sans doute la nécessité de l'ordre amena bien vite la société chrétienne, sous ses formes diverses, à exiger que les ministres du Christ fussent instruits, éprouvés et consacrés serviteurs de leurs frères par les corps constitués de l'Église, mais ce n'est pas à une prérogative, à une succession dite apostolique qu'ils doivent leur crédit ni leur puissance ; ce sont leurs oeuvres vivantes qui manifestent qu'ils sont marqués du sceau divin. Harnack dit avec raison que « le caractère charismatique n'exemptait personne de voir son mandat reconnu et contrôlé par la communauté ».

Jésus lui-même est appelé « l'Apôtre » par l'auteur de l'épître aux Hébreux (Heb 3:1) parce qu'il a parfaitement représenté Dieu sur la terre. En la quittant, il a légué à ses disciples non un système de dogmes, une législation, un monopole sacerdotal, mais la charge et la force de continuer sa vie. Dans la mesure où un chrétien reproduit parmi les hommes le Christ qu'il prêche, il est un apôtre. Il est en même temps le continuateur de la vraie tradition chrétienne ; car ici, tradition (du latin tradere =transmettre, passer de main en main) suppose la communication d'une vie : comment communiquerait-on une vie, si soi-même on ne la possède pas ? Et si on ne la possède pas, s'imaginerait-on la recevoir magiquement par une imposition des mains, une ordination quelle qu'elle soit ? Toute la morale de l'Évangile s'oppose à une telle conception. Il est exact de dire que la seule Église authentiquement chrétienne est l'Église apostolique, à condition de se souvenir qu'on affirme par là que l'Église est une société dirigée non par une caste sacerdotale qui tiendrait son pouvoir d'une succession apostolique, mais par la chaîne des apôtres qui, de siècle en siècle, reproduisent dans leur ministère et transmettent par leur vie la Vie du Christ. BIBLIOGRAPHIE. --Calvin, Institution chrétienne, 1. IV, ch. 3 ; Vinet, Théologie pastorale ; A. Harnack, Les origines de la constitution de l'Église et du droit ecclésiastique aux deux premiers siècles, 1910 ; P. Batiffol, L'Église naissante et le catholicisme, éd. 1922.

Alex. W.

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      Esaïe 6

      1 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple.
      8 Et j’entendis alors le Seigneur qui disait : —Qui enverrai-je ? Qui marchera pour nous ? Alors je répondis : —Je suis prêt, envoie-moi.

      Matthieu 10

      2 Voici les noms des douze *apôtres : d’abord, *Simon appelé Pierre puis André son frère ; *Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ;

      Matthieu 18

      18 Vraiment, je vous l’assure : tous ceux que vous exclurez sur la terre auront été exclus aux yeux de Dieu et tous ceux que vous accueillerez sur la terre auront été accueillis aux yeux de Dieu.

      Luc 6

      13 A l’aube, il appela ses *disciples auprès de lui et choisit douze d’entre eux, qu’il nomma *apôtres :

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur choisit encore soixante-douze autres *disciples et les envoya deux par deux, pour le précéder dans toutes les villes et les localités où il devait se rendre.
      2 Il leur disait : —La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux. Demandez donc au Seigneur à qui appartient la moisson d’envoyer des ouvriers pour la rentrer.
      3 Allez : je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
      4 N’emportez ni bourse, ni sac de voyage, ni sandales, et ne vous attardez pas en chemin pour saluer les gens.
      5 Lorsque vous entrerez dans une maison, dites d’abord : « Que la paix soit sur cette maison. »
      6 Si un homme de paix y habite, votre paix reposera sur lui. Si ce n’est pas le cas, elle reviendra à vous.
      7 Restez dans cette maison-là, prenez la nourriture et la boisson que l’on vous donnera, car « l’ouvrier mérite son salaire ». Ne passez pas d’une maison à l’autre pour demander l’hospitalité.
      8 Dans toute ville où vous irez et où l’on vous accueillera, mangez ce qu’on vous offrira,
      9 guérissez les malades qui s’y trouveront et dites aux gens : « Le *royaume de Dieu est proche de vous. »
      10 Mais dans toute ville où vous entrerez et où l’on ne voudra pas vous recevoir, allez sur la place publique et dites :
      11 « La poussière de votre ville qui s’est attachée à nos pieds, nous la secouons contre vous. Sachez pourtant ceci : le royaume de Dieu est proche. »
      12 —Je vous assure qu’au grand Jour, *Sodome sera traitée avec moins de rigueur que cette ville-là.
      13 Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda ! car si les miracles qui se sont produits au milieu de vous avaient eu lieu à *Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient *changé de vie et l’auraient manifesté en revêtant des habits de toile de sac et en se couvrant de cendre.
      14 C’est pourquoi, au jour du jugement, ces villes seront traitées avec moins de rigueur que vous.
      15 Et toi, *Capernaüm, crois-tu que tu seras élevée jusqu’au ciel ? Non, tu seras précipitée au séjour des morts.
      16 Il ajouta : —Si quelqu’un vous écoute, c’est moi qu’il écoute, si quelqu’un vous rejette, c’est moi qu’il rejette. Or, celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé.
      17 Quand les soixante-douze disciples revinrent, ils étaient pleins de joie et disaient : —Seigneur, même les démons se soumettent à nous quand nous leur donnons des ordres en ton nom !
      18 —Oui, leur répondit-il, je voyais *Satan tomber du ciel comme l’éclair.
      19 Ecoutez bien ceci : il est vrai que je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et d’écraser toutes les forces de l’Ennemi, sans que rien ne puisse vous faire du mal.
      20 Toutefois, ce qui doit vous réjouir, ce n’est pas de voir que les esprits mauvais vous sont soumis ; mais de savoir que vos noms sont inscrits dans le ciel.

      Jean 16

      13 Quand l’Esprit de vérité sera venu, il vous conduira dans la vérité tout entière, car il ne parlera pas de lui-même, mais tout ce qu’il aura entendu, il le dira, et il vous annoncera les choses à venir.

      Jean 17

      18 Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les y envoie.

      Actes 1

      15 Un de ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères. Ils étaient là environ cent vingt.

      Actes 2

      42 Dès lors, ils s’attachaient à écouter assidûment l’enseignement des apôtres, à vivre en communion les uns avec les autres, à rompre le pain et à prier ensemble.

      Actes 6

      2 Alors les douze *apôtres réunirent l’ensemble des disciples et leur dirent : —Il ne serait pas légitime que nous arrêtions de proclamer la Parole de Dieu pour nous occuper des distributions.
      6 Ils les présentèrent aux apôtres qui prièrent pour eux et leur imposèrent les mains.
      10 mais ils se montraient incapables de résister à la sagesse de ses paroles, que lui donnait l’Esprit.

      Actes 8

      35 Alors Philippe prit la parole et, partant de ce texte, lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.

      Actes 9

      10 Or, à Damas, vivait un *disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui apparut dans une vision et lui dit : —Ananias ! —Oui, Seigneur, répondit-il.

      Actes 10

      44 Alors que Pierre prononçait ces mots, l’Esprit Saint descendit soudain sur tous ceux qui écoutaient la Parole.

      Actes 11

      17 Puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous quand nous avons cru, qui étais-je, moi, pour pouvoir m’opposer à Dieu ?

      Actes 13

      3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent partir.

      Actes 14

      14 Quand les apôtres Barnabas et Paul l’apprirent, ils déchirèrent leurs vêtements en signe de consternation et se précipitèrent au milieu de la foule en s’écriant :

      Actes 16

      4 Dans toutes les villes où ils passaient, ils communiquaient aux frères les décisions prises par les *apôtres et les responsables de l’Eglise de *Jérusalem, en leur demandant de s’y conformer.

      Actes 26

      1 Agrippa dit à Paul : —Tu as la parole : tu peux présenter ta défense. Alors Paul étendit la main et présenta ainsi sa défense :
      2 —Roi Agrippa ! Je m’estime heureux de pouvoir aujourd’hui me défendre devant toi de toutes les accusations que les *Juifs ont portées contre moi,
      3 car tu connais parfaitement toutes leurs coutumes et leurs discussions. Veuille donc, je te prie, m’écouter avec patience.
      4 Tous mes compatriotes savent comment j’ai vécu, dès ma jeunesse, au sein de mon peuple, à *Jérusalem.
      5 Ils me connaissent depuis longtemps et ils peuvent témoigner, s’ils le veulent bien, que j’ai conduit ma vie selon les principes du parti le plus strict de notre religion : celui des *pharisiens.
      6 Et maintenant, si je suis traduit en justice, c’est à cause de mon espérance dans la promesse de Dieu à nos ancêtres.
      7 Nos douze tribus espèrent voir son accomplissement, en rendant leur culte à Dieu nuit et jour. Oui, c’est à cause de cette espérance que je suis mis en accusation, par des Juifs, ô roi !
      8 Et pourtant ! trouvez-vous incroyable que Dieu puisse ressusciter des morts ?
      9 Pour moi donc, j’ai d’abord pensé que je devais m’opposer par tous les moyens au nom de Jésus de *Nazareth.
      10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des *prêtres, un grand nombre de ceux qui appartenaient à Dieu et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort.
      11 Je passais d’une *synagogue à l’autre pour les faire punir et essayer de les contraindre à renier leur foi ; dans l’excès de ma fureur, j’allais les traquer jusque dans les villes étrangères.
      12 C’est ainsi qu’un jour, muni des pleins pouvoirs que m’avaient accordés les chefs des prêtres en me donnant cette mission, je me suis rendu à Damas.
      13 J’étais en chemin et il était environ midi. C’est alors, ô roi, que j’ai vu, venant du ciel, une lumière plus éclatante que celle du soleil. Elle m’enveloppait de son éclat ainsi que mes compagnons de voyage.
      14 Nous sommes tous tombés à terre, et j’entendis une voix qui me disait en araméen : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Tu te blesses toi-même en te rebiffant contre l’aiguillon. »
      15 Je demandai : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et le Seigneur dit : « Je suis Jésus, que tu persécutes.
      16 Mais lève-toi, tiens-toi debout. Car je te suis apparu pour que tu sois mon serviteur, pour témoigner aux hommes que tu m’as vu et leur dire ce que je te ferai encore voir par la suite.
      17 Je t’ai choisi du milieu du peuple juif et des païens, vers lesquels je t’envoie.
      18 Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de *Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec ceux qui appartiennent à Dieu. »
      19 Ainsi, ô roi Agrippa, je n’ai pas désobéi à cette vision venue du ciel.
      20 Mais je me suis adressé d’abord aux habitants de Damas et à ceux de Jérusalem, puis à ceux de toute la *Judée, et enfin aux païens, et je leur ai annoncé qu’ils devaient *changer, se convertir à Dieu et traduire ce changement par des actes.
      21 Et c’est pour cette raison que les Juifs se sont emparés de moi dans la cour du *Temple et qu’ils ont essayé de me tuer.
      22 Mais j’ai été protégé par Dieu jusqu’à ce jour et je suis donc encore là pour apporter mon témoignage aux gens d’humble condition comme aux personnages importants. Et ce que je déclare, ce n’est rien d’autre que les événements dont les *prophètes et *Moïse ont annoncé l’accomplissement :
      23 c’est-à-dire que le Christ souffrirait, et qu’il serait le premier à ressusciter des morts pour annoncer la lumière du salut, non seulement au peuple juif, mais aussi aux païens.
      24 Paul en était là dans sa défense, quand Festus s’écria : —Tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait perdre la tête !
      25 —Non, Excellence, répondit Paul, je ne suis pas fou. Tout ce que je dis est vrai et sensé.
      26 D’ailleurs, le roi Agrippa est au courant de ces faits — et c’est pour cela que je peux lui en parler avec assurance. Aucun de ces événements ne lui échappe, j’en suis sûr, car ce n’est pas en secret qu’ils se sont produits.
      27 Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ? Oui, je le sais, tu y crois.
      28 Alors Agrippa dit à Paul : —Encore un peu et tu vas me persuader que tu as fait de moi un chrétien !
      29 —Qu’il s’en faille de peu ou de beaucoup, reprit Paul, je prie Dieu que non seulement toi, mais encore tous ceux qui m’écoutent en cet instant, vous deveniez comme je suis moi-même, à l’exception de ces chaînes !
      30 Là-dessus, le roi se leva, et le gouverneur, Bérénice, ainsi que tous ceux qui avaient siégé avec eux l’imitèrent.
      31 En se retirant, ils se disaient les uns aux autres : —Cet homme n’a rien fait qui mérite la mort ou la prison.
      32 Et Agrippa dit à Festus : —Il aurait pu être relâché s’il n’avait pas fait appel à l’empereur.

      Romains 14

      6 Celui qui fait une distinction entre les jours le fait pour le Seigneur. Celui qui mange le fait aussi pour le Seigneur, puisqu’il remercie Dieu pour sa nourriture. Et celui qui s’abstient de certains aliments le fait encore pour le Seigneur, car lui aussi remercie Dieu.

      Romains 16

      7 Saluez Andronicus et Junia, mes compatriotes : ils ont été mes compagnons de captivité ; ce sont des *apôtres remarquables, qui se sont même convertis au Christ avant moi.

      1 Corinthiens 4

      1 En ce qui nous concerne, Apollos et moi, qu’on nous considère donc comme de simples serviteurs du Christ, des intendants chargés de communiquer les secrets de Dieu.

      1 Corinthiens 9

      3 Et voici ma défense contre ceux qui me mettent en accusation :
      5 N’aurions-nous pas le droit d’être accompagnés par une épouse chrétienne, comme les autres apôtres, les frères du Seigneur et Pierre ?
      6 Ou bien, Barnabas et moi-même serions-nous les seuls à devoir travailler pour gagner notre pain ?
      16 En effet, je n’ai pas à m’enorgueillir de ce que j’annonce la Bonne Nouvelle : c’est une obligation qui m’est imposée. Malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle !

      1 Corinthiens 12

      28 C’est ainsi que Dieu a établi dans l’Eglise, premièrement des *apôtres, deuxièmement des *prophètes, troisièmement des enseignants ; puis viennent les dons suivants qu’il a faits à l’Eglise : les miracles, la guérison de malades, l’aide, la direction d’Eglise, le parler dans des langues inconnues.

      1 Corinthiens 15

      10 Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois, et cette grâce qu’il m’a témoignée n’a pas été inefficace. Loin de là, j’ai peiné à la tâche plus que tous les autres apôtres — non pas moi, certes, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

      2 Corinthiens 5

      20 Nous faisons donc fonction d’ambassadeurs au nom du Christ, comme si Dieu adressait par nous cette invitation aux hommes : « C’est au nom du Christ que nous vous en supplions : soyez réconciliés avec Dieu.

      2 Corinthiens 11

      5 J’estime cependant n’être en rien inférieur à ces « super-apôtres » !
      13 Ces hommes-là sont de faux *apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres du Christ.

      2 Corinthiens 12

      12 Les marques qui caractérisent un apôtre ont été produites parmi vous : une persévérance sans faille, des miracles, des prodiges, des actes extraordinaires.

      Galates 1

      1 Cette lettre vous est adressée par Paul, *apôtre, non par une autorité humaine, ni par l’intermédiaire d’un homme, mais par Jésus-Christ et par Dieu, le Père, qui l’a ressuscité d’entre les morts.
      19 A part lui et *Jacques, le frère du Seigneur, je n’ai rencontré aucun apôtre.

      Galates 2

      7 Au contraire ! Ils ont constaté que Dieu m’avait confié la charge d’annoncer l’Evangile aux non-Juifs comme à Pierre celle de l’annoncer aux *Juifs.

      Ephésiens 5

      14 Or ce qui paraît à la lumière est lumière. De là viennent ces paroles : Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts : le Christ fera lever sa lumière sur toi.

      1 Thessaloniciens 2

      6 Nous n’avons jamais cherché à être applaudis par les hommes, pas plus par vous que par d’autres,

      2 Timothée 4

      1 C’est pourquoi, devant Dieu et devant Jésus-Christ, qui va juger les vivants et les morts, et dans la perspective de sa venue et de son règne, je te le recommande solennellement :
      2 proclame la Parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, réprimande, encourage par ton enseignement, avec une patience inlassable.
      3 Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement authentique. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles.
      4 Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention.
      5 Mais toi, garde, en toute circonstance, le contrôle de toi-même. Supporte les souffrances. Remplis bien ton rôle de prédicateur de l’Evangile. Accomplis pleinement ton ministère.
      6 Car, en ce qui me concerne, je suis près d’offrir ma vie comme une libation pour Dieu. Le moment de mon départ est arrivé.
      7 J’ai combattu le bon combat. J’ai achevé ma course. J’ai gardé la foi.
      8 Le prix de la victoire, c’est-à-dire une justice éternelle, est déjà préparé pour moi. Le Seigneur, le juste Juge, me le remettra au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui, avec amour, attendent sa venue.

      Hébreux 3

      1 C’est pourquoi, mes frères, vous qui appartenez à Dieu et qu’il a appelés à avoir part aux biens célestes, fixez vos pensées sur Jésus, le messager et *grand-prêtre de la foi que nous reconnaissons comme vraie.
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