Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

CONFESSION

Action de confesser (grec exomo-logeîn) ; ce mot peut être pris dans deux acceptions différentes.

I

Se dit de ceux qui confessent leur foi. Jésus parle de ceux qui le confessent ou le renient devant les hommes (Mt 10:32, cf. Ap 3:6). Paul parle de la confession de la bouche qui exprime la foi du coeur (Ro 10:9 et suivant, cf. Php 2:11). L'épître aux Hébreux (Heb 13:15) voit dans cette confession un sacrifice de louanges, le fruit de nos lèvres. La 1 re ép. à Timothée associe la belle et courageuse profession de foi à l'idée du bon combat (1Ti 1:18) et voit le martyre à l'horizon (Jésus devant Pilate, 1Ti 6:13) ; il n'y a plus qu'à étendre la main pour saisir la vie éternelle (1Ti 6:12). Les épîtres johanniques y voient l'affirmation générale de la foi (1Jn 2:23), et de telle doctrine essentielle (1Jn 4:2,15 2Jn 1:7). Rapprocher de cette confession les nombreux passages de l'A.T. qui louent Dieu (Ps 66:1), lui donnent gloire (Esa 6:6, cf. Da 3:28).

II

Se dit de ceux qui confessent leurs péchés.

A. DANS L'A.T. 1. Il n'y a pas à en chercher l'origine dans les Psaumes de pénitence de la religion assyro-babylonienne. Le sentiment des péchés commis, l'aspiration vers le secours de la divinité, sont exprimés de façon très vive ; mais c'est toujours à propos de manquements extérieurs, rituels, qui ont entraîné des malheurs et des maladies. Rien de purement moral et religieux.

2. A travers l'histoire religieuse d'Israël on reconnaît un véritable progrès dans le sens et la valeur de l'aveu des fautes. A l'origine, l'homme a le sentiment très fort de son infériorité devant Dieu (poudre et cendre, Ge 18:27 ; trop petit, Ge 32:10). Une faute attire un mal sur le pays. La coulpe est physique en quelque sorte (Ge 20:9) ; mais la faute morale n'est pas ressentie (Ge 20:11), même quand la race est sérieuse et la crainte de Dieu présente. Avec Moïse, avec l'alliance entre le peuple et son Dieu, l'élément moral se précise dans les commandements (les décalogues, Ex 20,23 ; les lois qui forment la conscience, No 5:7 ; les rites de purification, Le 16:29). Le peuple sait qu'il doit être fidèle à son Dieu : battu, il se sait châtié ; naïvement il implore la délivrance (Jug 10:13-16). Mais il faut, pour trouver l'aveu d'une vraie faute morale dont on se sente responsable, descendre jusqu'à ces prophètes qui ont éveillé le sentiment du péché en Israël. (Nathan, 2Sa 12:1) La figure de David marque une date. Il y a encore dans son histoire ce qu'il y a au temps des Juges et de Saül, l'incompréhensible volonté divine, la faute qu'on ne reconnaît qu'au malheur, le péché contre Dieu sans élément moral (Jug 14:4,1Sa 15:9 24:1-17 : acte ordonné, péché contre la coutume, sentiment confus de la faute, angoisse, châtiment, noble intercession, tous ces éléments se heurtent). Mais après la lourde faute que Nathan lui reproche, l'aveu est franc, complet : la vraie confession apparaît (2Sa 12:13).

3. Avec les grands prophètes le sentiment de la souillure morale devient tout autre encore (Esa 6:6-7). On arrive à l'absolu de la conscience (Esa 5:20 1:10-17). Après les souffrances de l'exil, les âmes ayant été labourées, le sentiment de la responsabilité personnelle grandit (Eze 18). Et l'on arrive à cet admirable Ps 51 où la confession a toute la netteté et l'ampleur possibles : faute, état, coulpe, indignité, nécessité du pardon et du secours de l'Esprit saint, rien ne manque, c'est le sommet. Le Ps 32 insiste sur l'état de souffrance de l'âme qui se tait et sur la nécessité de l'aveu qui saisit le pardon et produit une détente. La confession se fait à Dieu seul. Point de détails : Dieu sait ; l'essentiel est de se reconnaître coupable et d'implorer le pardon avec un coeur contrit. A cette hauteur, le pardon est par grâce, la satisfaction offerte est d'essence spirituelle : sacrifice intérieur (Ps 51:18), action religieuse (Ps 51:15-17).

4. Lorsque le peuple retrouve sa patrie et s'installe, ses peines ne finissent pas et sa vie n'en est pas plus fidèle. Alors on entend de grandes confessions des péchés, non plus individuelles mais collectives ; Esdras déchire ses vêtements, s'arrache les cheveux ; Néhémie et le peuple jeûnent, couverts de sacs et de poussière, et confessent leurs péchés (Esd 9:3 et suivants, Ne 9:1 et suivants). Esdras, entouré de ceux qui ont la crainte de Dieu, s'humilie avec eux, pour eux. Néhémie unit la confession des péchés et la louange de Dieu--la double confession--dans une longue prière. Daniel (Da 9:3 et suivants) jeûne avec le sac et la cendre et confesse à Dieu les péchés de son peuple. Toutes ces prières sont de même style. C'est déjà en quelque mesure le ton que prendront les liturgies chrétiennes.

Le judaïsme devenant plus légal, on sent mieux la difficulté d'atteindre l'idéal. Plus on a de commandements, plus on voit de transgressions. L'humilité s'impose. Mais les attitudes diffèrent. Les uns sentent la force de la moindre prescription ; Philon (Leg. ad Caj. 16) arrive à une sorte de stoïcisme ; d'autres, cherchant dans la loi la volonté de Dieu, cultivent la sagesse en vue de la récompense. Toute justification, toute bénédiction vient à qui suit la loi. La prière qui comprend largement l'aveu des fautes avec une foi plus ou moins confiante, s'unit au jeûne. La disposition à la pénitence se marque par la prière et le jeûne. (cf. Lu 2) Confession des péchés et contrition se confondent avec l'idée même de conversion. On en unit la nécessité avec l'ère messianique attendue : si le peuple ne fait pas pénitence, le Messie ne peut venir (Hén. 50:2 91:14, cf. Ac 3:19).

B. DANS LE N.T. 1. La confession des péchés ouvre l'ère nouvelle avec la prédication de Jean-Baptiste. L'aveu consacre la repentance, laquelle est nécessaire en vue de la grande révolution qu'on attend. Il faut un changement des coeurs et de la vie pour que les prophéties s'accomplissent dans leur véritable sens. Jean-Baptiste ne dit pas autre chose que ce que les prophètes avaient dit ; mais il le fait avec originalité. Son baptême est le sceau de la repentance qu'il demande. La confession personnelle, sérieuse, est une pièce décisive de l'action qu'il exerce. Les Pharisiens voulaient s'y soustraire en faisant du baptême le signe d'une pureté déjà existante (Jos., Ant., XVIII, 5:2).

2. Dans l'enseignement de Jésus, deux points surtout sont à relever :

D'abord, à travers tout son ministère, le sérieux absolu qu'il réclame de ses disciples, le sentiment du péché qu'il éveille en eux, la valeur qu'il attribue à l'aveu dans la repentance. L'enfant prodigue (Lu 15:21), le péager (Lu 18:13) ont sur les lèvres la confession idéale, faite de douleur, d'humiliation et d'un sentiment indicible d'indignité. Rien d'un rite : le coeur s'ouvre, la conscience parle, Dieu est directement cherché et trouvé. Sa pure grâce donne le pardon (Lu 18:14). La foi du coeur obtient le salut (Lu 7:50). Tout l'Évangile est là.

Ensuite, au moment où Jésus quitte ses disciples, la façon dont il met en eux son Esprit pour qu'ils puissent continuer son oeuvre et former la société qui se réclamera de lui, et vivra de lui, son Église. Jésus pardonnait les péchés (Mr 2:5,10) ; il appelait à lui les âmes tombées et lasses (Mt 11:28) ; il exerçait une action libératrice, chassant les esprits malins, guérissant, sauvant (Lu 19:9 et suivant). Déjà, envoyant ses disciples en mission, il leur avait donné le pouvoir de guérir (Mt 10:1). Jean montre comment, dans la chambre haute, il leur confère celui de pardonner. Par un acte symbolique, soufflant sur eux, il leur donne son Esprit (Jn 20:23). Et quel pouvoir leur donne-t-il ainsi ? Assurément d'abord celui de discerner, de lire dans les coeurs. Et puis surtout une puissance d'action sur les âmes, pour les aider, les délier (Mt 16:19 18:18) ou, si elles sont rebelles, les déclarer liées, les lier (voir ce mot). Ce n'est pas un privilège restreint aux Douze, ni une charge qui se transmette, c'est le don spirituel conféré aux hommes de l'Esprit. C'est l'idéal : à chacun d'y tendre. C'est une réalité offerte ; l'esprit de consécration et de prière est là pour y amener.

3. Tout ceci se retrouve à l'état de choses vécues chez saint Paul. Il veut que les fidèles, avant la communion, s'examinent et reconnaissent leur état devant Dieu (1Co 11:28,2Co 13:6) ; quant à l'action qu'on exerce, il y a bien le discernement : « l'homme spirituel juge de toutes choses » (1Co 2:15). Et il y a un pouvoir : lier, c'est l'histoire d'Élymas (Ac 13:11) et du « Corinthien » (1Co 5:5). Mais ceci est du temps. Délier, c'est l'usage incessant de la puissance de l'Esprit dans l'apostolat : convertir (2Co 4), guérir, libérer (Ac 16:18 20:10). Il faut bien noter que pour l'apôtre l'idée du don, du charisme, est à côté des promesses faites à la foi en général ; et le charisme est individuel (1Co 12). Paul se sait apôtre et se sent l'objet d'une grâce et d'une mission particulières.

4. L'épître aux Hébreux n'admet pas de pardon pour la rechute après la conversion (Heb 10:26-31) ; c'est outrager l'Esprit de grâce. Il faut rapprocher ceci du péché contre le Saint-Esprit (Mt 12:31 et suivant) et de ce que l'épître de Jean dit du péché qui va à la mort (1Jn 5:16) ; c'était dans l'Église, aux premiers temps, une question débattue que le sort des âmes converties et retombées, dans l'idée où l'on était d'une seule pénitence avant le baptême.

5. L'épître de Jacques, par contre, nous introduit dans ces milieux populaires de Syrie sans doute, où les chrétiens, prenant avec simplicité les récits et les promesses de l'Évangile, mettaient en pratique l'intimité chrétienne et l'entr'aide. Voici un malade. Il fait venir les anciens. Il a quelque chose à avouer. La maladie n'est-elle pas en rapport avec le péché ? Les anciens l'oignent d'huile au nom du Seigneur. C'est la pratique médicale, et peut-être un peu plus, unie à la prière. L'homme guérit. Du même coup il est pardonné. « Confessez-vous donc réciproquement vos fautes. » C'est la confession mutuelle, familière aux milieux chrétiens bien unis.

6. La 1re épître de Jean insiste fortement sur la nécessité de se reconnaître pécheur ; c'est Dieu qui pardonne à qui confesse ses fautes, et qui purifie (1Jn 1:9, avec la contrepartie : « Si nous disons que nous n'avons point péché... » v. 10). C'est le principe énoncé dans toute sa spiritualité. Quant au chrétien qui voit pécher son frère, qu'a-t-il à faire pour lui ? Intercéder (1Jn 5:16) ; (a) quant au péché qui entraîne la mort (1Jn 5:16), (b) rien n'indique quel il est. On doit supposer un état de péché assez grave pour mettre fin à la communion avec Dieu.

C. DANS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE. Nous ne pouvons indiquer ici que très sommairement les étapes de la discipline primitive relative à la confession auriculaire.

1. L'Église des premiers temps, dans le domaine de la piété, a gardé des Juifs la coutume de la confession collective (Didaché 4:14, dans le culte), et, pour chacun, le devoir et le besoin de se confesser à Dieu. Les Pères, Chrysostome et Augustin, y insistent avec une grande force. Ni pour eux-mêmes, ni pour les fidèles, ils ne reconnaissent la confession à un prêtre avec absolution. Dans le domaine de la discipline ecclésiastique, pour ceux qui sont tombés, il y a la pénitence solennelle (Tertullien, De Poenit.) qui implique l'aveu public des fautes et, quand elle est secrète, l'aveu privé. Les longues épreuves de cette discipline sont suivies du rétablissement dans les droits du chrétien.

2. Au IV e siècle, lorsque le monachisme s'organise, la confession prend une grande place dans la vie des couvents, sous la forme des aveux, entre frères, ou faits au supérieur ; c'est alors une véritable direction pour vaincre les tentations, prévenir les chutes, tendre à la perfection. Il s'y ajoute la pratique de la coulpe monastique, la punition des fautes. Tout cela fait l'éducation des consciences et creuse le sentiment du péché : rien d'un sacrement. Par l'influence des couvents, la confession pénètre le monde laïque. Par un lent travail, elle tend à remplacer la pénitence publique. Les livres pénitentiels, depuis le VI e siècle, indiquent au prêtre les peines (satisfactions) qu'il a à prescrire. Ceci rend la confession plus détaillée, plus extérieure aussi ; les satisfactions deviennent plus légères. Jusqu'au XII e siècle l'absolution n'est qu'une intercession où les fidèles voient de plus en plus un pardon véritable.

3. La confession catholique est formée lorsqu'elle devient un sacrement, officiellement au concile de Latran (1215), et Thomas d'Aquin en donne la pleine théorie : contrition, confession, satisfaction, absolution.

4. On sait comment Luther eut à faire porter ses premiers efforts sur les indulgences, donc sur les questions relatives à la confession. Lui-même fut toujours très favorable à la confession privée. On peut dire que c'est un des problèmes urgents de la piété protestante d'assurer aux fidèles toutes les ressources que comporte le soin des âmes, sans retomber dans l'artificiel, le mécanisme et la magie. Le bienfait d'entretiens poussés à fond, des conseils éclairés et d'une action spirituelle libératrice et créatrice est chose incontestable. Préparer les pasteurs à cette activité, former un nombre croissant de laïques ayant le don, afin qu'ils soient un secours spirituel authentique pour un nombre d'âmes croissant, est le devoir permanent de l'Église. An.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Genèse 18

      27 Abraham reprit : « Excuse-moi d’oser te parler, Seigneur, moi qui ne suis qu’un peu de poussière et de cendre.

      Genèse 20

      9 Abimélek convoqua Abraham et lui demanda : « Que nous as-tu fait là ? De quoi me suis-je rendu coupable envers toi pour que tu nous exposes, moi et mon royaume, à commettre une faute aussi grave ? On ne doit pas se comporter comme tu l’as fait avec moi.
      11 Abraham répondit : « Je me suis dit que les gens d’ici n’avaient aucun respect pour Dieu et qu’ils allaient me tuer à cause de ma femme.

      Genèse 32

      10 Ensuite Jacob pria : « O Dieu de mon grand-père Abraham, de mon père Isaac, Seigneur, tu m’as dit : “Retourne dans ton pays, auprès de ta famille. J’agirai et tout ira bien pour toi.”

      Exode 20

      1 Voici les paroles que Dieu adressa à Israël :
      2 « Je suis le Seigneur ton Dieu, c’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte où tu étais esclave.
      3 « Tu n’adoreras pas d’autres dieux que moi.
      4 « Tu ne te fabriqueras aucune idole, aucun objet qui représente ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans l’eau sous la terre ;
      5 tu ne t’inclineras pas devant des statues de ce genre, tu ne les adoreras pas. En effet, je suis le Seigneur ton Dieu, un Dieu exigeant. Si quelqu’un est en tort à mon égard, j’interviens contre lui et ses descendants, jusqu’à la troisième ou la quatrième génération ;
      6 mais je traite avec bonté pendant mille générations ceux qui m’aiment et obéissent à mes commandements.
      7 « Tu ne prononceras pas mon nom de manière abusive, car moi, le Seigneur ton Dieu, je tiens pour coupable celui qui agit ainsi.
      8 « N’oublie jamais de me consacrer le jour du sabbat.
      9 Tu as six jours pour travailler et faire tout ton ouvrage.
      10 Le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, puis je me suis reposé le septième jour. C’est pourquoi moi, le Seigneur, j’ai béni le jour du sabbat et je veux qu’il me soit consacré.
      12 « Respecte ton père et ta mère, afin de jouir d’une longue vie dans le pays que moi, le Seigneur ton Dieu, je te donne.
      13 « Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 « Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 « Tu ne commettras pas de vol.
      16 « Tu ne prononceras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 « Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain, ni sa maison, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. »
      18 Tous les Israélites entendirent les coups de tonnerre et la sonnerie de trompette, tous virent les éclairs et la montagne fumante ; ils se mirent à trembler de peur et se tinrent à distance.
      19 Ils dirent à Moïse : « Parle-nous toi-même, et nous t’écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas directement, sinon nous mourrons. »
      20 Moïse leur répondit : « Ne craignez rien ! Si Dieu s’est approché de vous, c’est pour vous mettre à l’épreuve ; il veut que vous reconnaissiez son autorité et que vous ne commettiez pas de péché. »
      21 Les Israélites restèrent donc à distance, tandis que Moïse s’approchait de l’épais nuage où se tenait Dieu.
      22 Le Seigneur dit à Moïse : « Voici ce que tu transmettras de ma part aux Israélites : “Vous l’avez vu, c’est du haut du ciel que je me suis adressé à vous.
      23 Vous ne vous fabriquerez pas d’idoles en argent ou en or, pour adorer d’autres dieux à côté de moi.
      24 Vous me construirez un autel de terre, sur lequel vous m’offrirez vos moutons, vos chèvres et vos bœufs en sacrifices complets ou en sacrifices de communion. Et moi, je viendrai vous bénir en tout endroit où je manifesterai ma présence.
      25 Si vous me construisez un autel de pierres, ne le faites pas en pierres de taille, car en taillant les pierres au ciseau, vous les rendriez impropres à un usage sacré.
      26 Vous ne me construirez pas un autel auquel on accède par des marches, afin que l’on n’aperçoive pas d’en bas la nudité de celui qui y monterait.” »

      Exode 23

      1 « Vous ne devez pas propager de faux bruits, ni porter un faux témoignage en faveur de malfaiteurs.

      Lévitique 16

      29 « Et voici une prescription que vous devez observer en tout temps : le dixième jour du septième mois, jeûnez et interrompez toute activité, aussi bien vous, les Israélites, que les étrangers installés chez vous.

      Nombres 5

      7 Il doit confesser la faute commise, et rendre l’objet du délit au propriétaire légitime, en y ajoutant un cinquième de sa valeur.

      Juges 10

      13 Mais vous, vous m’avez abandonné pour adorer d’autres dieux. C’est pourquoi, je refuse de vous délivrer encore.
      14 Appelez donc au secours les dieux que vous avez choisis. C’est à eux de vous délivrer lorsque vous êtes dans la détresse ! »
      15 Alors les Israélites reprirent : « Seigneur, nous avons péché. Traite-nous comme tu le juges bon, mais délivre-nous encore aujourd’hui. »
      16 Puis ils se débarrassèrent des dieux étrangers qu’ils avaient adoptés et rendirent de nouveau un culte au Seigneur. Et le Seigneur ne put pas supporter plus longtemps leur accablement.

      Juges 14

      4 Les parents de Samson ne savaient pas que le Seigneur lui-même avait inspiré ce désir à leur fils pour avoir une occasion de s’en prendre aux Philistins. En effet, à cette époque, les Philistins dominaient sur les Israélites.

      1 Samuel 15

      9 Saül et ses soldats épargnèrent Agag, ainsi que tout ce qu’il y avait de meilleur dans le bétail, bœufs et moutons, bêtes vigoureuses et agneaux, en somme toutes les bêtes de valeur. Ils ne détruisirent que ce qui était sans valeur et sans intérêt.

      2 Samuel 12

      1 le Seigneur envoya donc le prophète Natan auprès de David. Natan entra chez le roi et lui dit : « Dans une ville, il y avait deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre.
      13 David répondit à Natan : « Je suis coupable envers le Seigneur, je le reconnais. » – « Puisqu’il en est ainsi, dit Natan, le Seigneur te pardonne ; tu ne mourras pas.

      Esdras 9

      3 Lorsque j’ai entendu ces paroles, j’ai déchiré mon manteau et mes vêtements, je me suis arraché les cheveux et la barbe et je me suis assis complètement accablé.

      Néhémie 9

      1 Le vingt-quatrième jour du même mois, les Israélites se rassemblèrent pour un jeûne. Ils portaient des vêtements en étoffe grossière et avaient la tête couverte de terre.

      Psaumes 32

      1 Heureux celui que Dieu décharge de sa faute, et qui est pardonné du mal qu’il a commis !
      2 Heureux l’homme que le Seigneur ne traite pas en coupable, et qui est exempt de toute mauvaise foi !
      3 Tant que je ne reconnaissais pas ma faute, mes dernières forces s’épuisaient en plaintes quotidiennes.
      4 Car de jour et de nuit, Seigneur, tes coups pleuvaient sur moi, et j’étais épuisé, comme une plante au plus chaud de l’été.
      5 Mais je t’ai avoué ma faute, je ne t’ai pas caché mes torts. Je me suis dit : « Je suis rebelle au Seigneur, je dois le reconnaître devant lui. » Et toi, tu m’as déchargé de ma faute. Pause
      6 Voilà pourquoi tous les fidèles devraient t’adresser leur prière quand ils découvrent leur faute. Si le danger menace de les submerger ils resteront hors d’atteinte.
      7 Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse. Je crierai ma joie pour la protection dont tu m’entoures. Pause
      8 Je vais t’enseigner et t’indiquer le chemin à suivre, dit le Seigneur. Je vais te donner un conseil, je garde les yeux fixés sur toi :
      9 Ne sois pas aussi stupide que le cheval ou le mulet, dont il faut maîtriser les élans avec un mors et une bride ; alors il ne t’arrivera rien.
      10 Le méchant se prépare beaucoup d’ennuis, mais le Seigneur entoure de bonté celui qui lui fait confiance.
      11 Que le Seigneur soit votre joie, vous les fidèles ; émerveillez-vous, criez votre joie, vous les hommes au cœur droit.

      Psaumes 51

      1 Psaume appartenant au répertoire du chef de chorale et au recueil de David.
      2 Il fait allusion à la visite que le prophète Natan rendit à David après que celui-ci eut commis adultère avec Batchéba.
      3 O Dieu, toi qui es si bon, aie pitié de moi ; toi dont le cœur est si grand, efface mes désobéissances.
      4 Lave-moi complètement de mes torts, et purifie-moi de ma faute.
      5 Je t’ai désobéi, je le reconnais ; ma faute est toujours là, je la revois sans cesse.
      6 C’est contre toi seul que j’ai mal agi, puisque j’ai fait ce que tu désapprouves. Ainsi tu as raison quand tu prononces ta sentence, tu es irréprochable quand tu rends ton jugement.
      7 Oui, je suis marqué par le péché depuis que je suis né, plongé dans le mal depuis que ma mère m’a porté en elle.
      8 Mais ce que tu aimes trouver dans un cœur humain, c’est le respect de la vérité. Au plus profond de ma conscience, fais-moi connaître la sagesse.
      9 Fais disparaître ma faute, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que neige.
      10 Annonce-moi ton pardon, il m’inondera de joie. Que je sois en fête, moi que tu as brisé !
      11 Détourne ton regard de mes fautes, efface tous mes torts.
      12 O Dieu, crée en moi un cœur pur ; renouvelle et affermis mon esprit.
      13 Ne me rejette pas loin de toi, ne me prive pas de ton saint Esprit.
      14 Rends-moi la joie d’être sauvé, soutiens-moi par un esprit d’engagement.
      15 A tous ceux qui te désobéissent je veux dire ce que tu attends d’eux ; alors ceux qui ont rompu avec toi reviendront à toi.
      16 Dieu, mon libérateur, délivre-moi de la mort, pour que je crie avec joie comment tu m’as sauvé.
      17 Seigneur, ouvre mes lèvres, pour que je puisse te louer.
      18 Tu ne désires pas que je t’offre un sacrifice. Même un sacrifice entièrement consumé ne pourrait te plaire.
      19 O Dieu, le sacrifice que je t’offre, c’est moi-même, avec mon orgueil brisé. O Dieu, ne refuse pas mon cœur complètement brisé.

      Psaumes 66

      1 Faites à Dieu une ovation, gens du monde entier.

      Esaïe 1

      10 Vous, dirigeants corrompus, dignes de Sodome, écoutez bien ce que dit le Seigneur. Et vous, peuple perverti, digne de Gomorrhe, soyez attentifs aux instructions de notre Dieu :

      Esaïe 5

      20 Quel malheur de voir ces gens qui déclarent bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien ! Ils prétendent clair ce qui est sombre, et sombre ce qui est clair. De ce qui est doux ils font quelque chose d’amer, et de ce qui est amer quelque chose de doux.

      Esaïe 6

      6 Mais l’un des anges flamboyants vola vers moi. Avec des pincettes il tenait une braise qu’il avait prise sur l’autel.
      7 Il en toucha ma bouche et me dit : « Ceci a touché tes lèvres, ton indignité est supprimée, ton péché est effacé. »

      Lamentations 1

      1 Hélas ! la voilà toute seule, la cité autrefois si fréquentée ! Elle, si renommée parmi les nations, la voilà comme veuve. Hier princesse dominant les provinces, la voilà réduite au travail des esclaves.
      2 Elle passe la nuit à pleurer, ses joues ruissellent de larmes. Parmi tous ses amis, plus personne pour la réconforter. Tous ses amis l’ont abandonnée, ils sont maintenant des ennemis pour elle.
      3 Accablée de misère et du pire esclavage, la tribu de Juda part en déportation. Elle vit chez les païens, mais sans trouver où se fixer. Ceux qui la poursuivaient l’ont rejointe en la coinçant dans une impasse.
      4 Les chemins qui vont à Sion sont dans le deuil, délaissés par ceux qui venaient à la fête. Ses places publiques sont désertées, ses prêtres soupirent de découragement. Ses jeunes filles sont désespérées. Que tout cela est amer pour Sion !
      5 Ses ennemis ont eu le dessus, ses adversaires sont tranquilles. C’est le Seigneur qui l’afflige pour ses nombreuses désobéissances. Ses jeunes enfants, poussés par les vainqueurs, partent vers la captivité.
      6 Sion voit s’en aller tout ce qui faisait sa gloire. Ses ministres font penser à des cerfs qui n’ont rien trouvé à brouter, et s’enfuient à bout de forces devant le chasseur.
      7 En ces jours où elle est errante et humiliée, Jérusalem se rappelle tout ce qu’elle avait de précieux depuis si longtemps. Quand son peuple est tombé aux mains de l’ennemi, sans personne pour lui porter secours, ses vainqueurs ont trouvé amusant de la voir ainsi réduite à rien.
      8 Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle provoque le dégoût. Ceux qui la respectaient la méprisent, maintenant qu’ils la voient toute nue. Elle n’a plus qu’à se retirer en poussant des soupirs.
      9 Sa robe porte les traces de sa souillure. Elle n’avait pas prévu ce qui arriverait, et la voilà surprise d’être ainsi déchue, sans personne pour la réconforter. « Seigneur, dit-elle, vois ma misère, vois comme mon ennemi est triomphant. »
      10 Les vainqueurs ont fait main basse sur tous ses trésors. Elle a même vu les païens pénétrer dans son sanctuaire. Tu avais pourtant interdit, Seigneur, qu’ils prennent place dans ton assemblée.
      11 Son peuple soupire, découragé, cherchant quelque chose à manger. Il a donné ce qu’il avait de plus précieux pour du pain, pour refaire ses forces. « Seigneur, prie-t-elle, regarde et vois à quel point je suis méprisée. »
      12 Vous tous qui passez par ici, ce malheur ne vous a pas touchés ; regardez et constatez : il n’y a pas de souffrance comparable à celle que je subis, à celle que le Seigneur m’a infligée, le jour où sa colère a éclaté.
      13 De là-haut, il a envoyé un feu et l’a fait pénétrer en moi. Il a tendu un piège sous mes pas et m’a renversée en arrière. Il m’a complètement isolée, j’en suis malade tous les jours.
      14 Il a l’œil sur mes fautes, elles forment comme un nœud dans sa main, elles montent jusqu’à mon cou. Le Seigneur a paralysé mes forces, il m’a livrée aux mains d’adversaires contre lesquels je ne peux rien.
      15 Le Seigneur a rejeté dans le mépris tous les vaillants soldats que j’avais chez moi. Il a mobilisé une armée contre moi, pour écraser mes jeunes gens. Il m’a écrasée, moi Sion de Juda, comme du raisin au pressoir.
      16 C’est sur ce malheur que je pleure toutes les larmes de mon corps. Il est loin, celui qui peut me réconforter et me rendre la force de vivre. Mes enfants sont perdus pour moi, l’ennemi était trop fort.
      17 Sion a beau tendre les mains en suppliant, personne pour la réconforter. Sur l’ordre du Seigneur, les voisins d’Israël sont devenus ses adversaires. Parmi eux, Jérusalem ne provoque plus que du dégoût.
      18 Le Seigneur a eu raison d’agir ainsi, car je m’étais opposée à ses ordres. Vous tous qui êtes ici, écoutez bien, et regardez ma souffrance : mes jeunes filles et mes jeunes gens partent vers la captivité.
      19 J’ai appelé ceux qui m’aimaient, pourtant ils m’ont laissée tomber. Mes prêtres et mes conseillers ont expiré dans la ville, alors qu’ils cherchaient quelque chose à manger pour refaire leurs forces.
      20 Seigneur, vois dans quelle détresse je suis, et quelle émotion me brûle. J’ai le cœur tout retourné de t’avoir été rebelle à ce point. Dans la rue, l’épée m’a privée de mes enfants, à la maison, on se croirait chez les morts.
      21 On m’entend soupirer : personne pour me réconforter. Mes ennemis ont tous appris mon malheur, ils sont ravis de ce que tu m’as infligé. Tu as fait lever le jour annoncé. Qu’ils aient le même sort que moi !
      22 Regarde bien leur méchanceté et traite-les comme tu m’as traitée pour toutes mes désobéissances. Tu vois, je ne fais que soupirer, j’en ai le cœur malade.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 280 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.