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GUERRE

I Considérations générales.

La Bible nous apprend que la guerre est fille de la Chute (voir ce mot). Sitôt que la créature fut, par sa faute, isolée de son Créateur, la lutte fratricide commença (Ge 4:8). Jésus appelle Satan : « le Meurtrier initial » (Jn 8:44). « D'où viennent les guerres ? » dit saint Jacques : « de vos passions » (Jas 4:1). La guerre doit donc être envisagée par le chrétien comme une des manifestations les plus évidentes de la déchéance humaine. C'est cette déchéance qu'il faut condamner, c'est d'elle qu'il faut relever l'humanité. Quant à la guerre, elle apparaît dans l'humanité animale comme un accident inévitable, un mal qu'on ne saurait extirper sans en éliminer d'abord le principe, qui est la séparation d'avec Dieu. D'ailleurs, pour être équitable ici, les distinctions s'imposent. Tant que la notion du juste et du bien n'est pas restaurée dans la nature humaine, livrée--tout au moins pour les masses--à ses appétits, la guerre, c'est-à-dire l'emploi de la force brutale pour faire triompher une cause, se présente sous des jours fort divers : tantôt un fléau, tantôt une nécessité, tantôt un facteur de la civilisation. L'antiquité a connu la guerre de proie, qui a fixé son type dans les moeurs de l'empire assyrien (fig. 104 à 108) ; mais elle a connu aussi la guerre d'invasion, provoquée souvent par des raisons économiques, des besoins de libération, des poussées irrésistibles de peuples, telles les guerres qui ont précipité les hordes asiatiques vers les rives fécondes de l'Euphrate et du Nil. A la guerre d'invasion répondait la guerre défensive : à toute inondation, si l'on ne veut pas être emporté, il faut opposer une digue. Condamnera-t-on la digue en même temps que l'inondation ? Nous touchons ici à la guerre facteur de progrès. Si les républiques de Sparte, d'Athènes et de Rome n'avaient pas été fortement armées, si Marius n'avait pas brisé le flot des barbares Cimbres et Teutons, la civilisation gréco-latine n'aurait pas brillé sur l'Occident. Il est même des guerres de conquêtes dont le rôle providentiel ne peut échapper à l'attention de l'historien. Sans les victoires de David, le Messie n'aurait pas eu son berceau ; sans les victoires d'Alexandre, l'Évangile n'aurait pas eu sa langue mondiale ; sans les victoires de César, la pax romana n'aurait pas assuré à saint Paul les routes de la mission. Il faut méditer à ce point de vue le livre des Actes. Par la guerre s'est en partie réalisée dans le monde la sanction du Paradis perdu : « Tu enfanteras avec douleur. » Tout ceci nous fait voir que la condamnation de notre jugement, s'il est bien averti, doit porter non sur la guerre qui n'est que la manifestation d'un état, mais sur la chute qui est l'état lui-même, la source originelle de l'égoïsme, de l'orgueil, de la convoitise, de la violence, qui engendrent dans la société humaine, à toutes les pages de son histoire, les conflits sanglants.

Ancien Testament.

Dieu, qui n'abandonne pas sa créature dont il respecte la liberté, tire le bien du mal et, dans l'humanité charnelle, fait concourir les armes de la chair à l'éducation du peuple par lequel il veut sauver le monde. Arguer de la loi du Sinaï que Dieu interdit toute guerre, c'est mettre Jéhovah lui-même en fâcheuse posture. N'est-ce pas au moment même où il promulgue : « Tu ne convoiteras point, tu ne déroberas point, tu ne tueras point », qu'il fait luire aux yeux des tribus affamées la luxuriance de Canaan et qu'il donne pour programme à son peuple de déposséder les Cananéens et de s'installer à leur place ? L'histoire d'Israël n'est qu'une longue et tragique bataille, où l'on voit même Jéhovah prendre à son compte les victoires de terribles conquérants ; tel l'Assyrien : « verge de ma colère » (Esa 10:6), le Caldéen : « voici, je vais susciter un peuple furibond et impétueux » (Hab 1:6), le Perse... : il appelle Cyrus son « oint » et son « pasteur » (Esa 44 et Esa 45). Tantôt pour châtier, tantôt pour délivrer son peuple ou pour l'élever à ses expériences nouvelles, Dieu, parmi ses moyens pédagogiques, se sert de la guerre. Ce n'est pas qu'il la légitime, mais en se servant d'elle dans les débats d'un monde où s'étale insolemment le culte de la force, il traite l'homme rebelle selon sa folie, le paie de sa propre monnaie et lui fait expier la laideur des institutions qu'il s'est données, en même temps qu'il lui révèle que, suivant la parole de Jésus, celui qui « tue le corps » est moins redoutable que celui qui peut « faire périr l'âme » en laissant se multiplier et dominer ici-bas les ferments de la corruption.

Le but de Dieu, tel qu'il nous apparaît dans l'A. T, par la voix des prophètes, était d'amorcer le salut de l'humanité par le moyen d'un peuple qui le représentât sur la terre, y accomplît sa volonté, s'y manifestât la première cellule de vie spirituelle. C'est pour l'intérieur de ce peuple qu'il promulgue sa loi du Sinaï, et cette loi exclut la guerre (proprement le| meurtre fratricide), la guerre entre Israélites, la guerre entre enfants de Dieu. L'erreur d'un certain pacifisme est de transposer dans le plan temporel les lois du monde spirituel et de s'imaginer généreusement qu'on peut supprimer la guerre dans une société d'où l'on n'a point extirpé la convoitise, l'égoïsme, la colère, les sentiments animaux, qui engendrent les conflits sociaux ; qu'on peut verser le vin nouveau dans de vieilles outres, qu'on peut avec la chair faire l'oeuvre de l'Esprit. Cette erreur, l'A. T, ne la commet pas. Il résume tout son espoir de paix dans le cri de ses voyants : « Convertissez-vous et vous vivrez » (De 30:19, Eze 18:32 etc.), cri auquel répond la promesse de Jéhovah : « Voici, je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera » (Esa 65:17-25, cf. 2Pi 3:13). L'ère de paix, les prophètes ne l'ont pas annoncée dans une phraséologie idéaliste ; ils ne l'ont pas présentée comme devant être le fruit du progrès moral ou de la science économique des hommes, ils la prédisent comme une initiative divine (Esa 9:5 et suivant, Mic 4:3 5:13, Za 9:9, etc.), et voient en elle la conséquence d'un fait nouveau introduit dans l'histoire : la venue d'un Messie réconciliant l'humanité avec son Père céleste et lui rendant l'Esprit régénérateur.

Nouveau Testament.

La prédiction des prophètes s'est réalisée. Jésus est venu, il a accompli l'oeuvre messianique et fondé le Royaume de Dieu sur la terre. De ce royaume des enfants de Dieu, où tous les hommes sont frères, la guerre est exclue. Le règne de l'Esprit est le règne des pacifiques et des pacificateurs (Mt 5:5,9). La guerre entre chrétiens est un attentat à l'honneur de Dieu en ce qu'elle ramène dans son Royaume les moeurs du monde où sévit l'inspiration de Satan. Le règne de l'Esprit triomphera, mais à condition qu'on n'y associe point à l'oeuvre de l'Esprit la force brutale (Lu 9:54 s). « Nos armes ne sont point charnelles », dira saint Paul (2Co 10:4). C'est au nom de ce principe que Jésus a dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau » (Jn 18:11).

Mais quand il s'agit des royaumes de ce monde et des conflits où sont jetés les hommes par toutes les offensives du Malin, Jésus prêche-t-il la non-résistance ? Nous le voyons, au contraire, émettre comme un jugement de bon sens que lorsqu'un homme fort est bien armé, il ne laisse pas piller sa maison (Lu 11:21), ou bien qu'un roi n'entre en guerre avec un autre roi qu'après avoir calculé si ses forces militaires lui permettent de tenir campagne (Lu 14:31). A Pilate, il déclare : « Si mon royaume était de ce monde, mes gens combattraient pour que je ne fusse pas livré » (Jn 18:36). Quand il chasse les vendeurs du Temple avec un fouet de cordes, il montre que l'intransigeance morale peut à l'occasion s'accompagner d'un geste de force (Jn 2:15). Aux Juifs qui viennent l'arrêter, il reproche, non d'avoir des épées et des bâtons, mais de les employer contre lui comme s'il s'agissait d'un brigand (Lu 22:62). Enfin, il tolère auprès de lui, chez ses intimes, jusqu'en Gethsémané, le port de l'épée (Lu 22:38, Jn 18:10). Supposons que le voyageur du chemin de Jérico dont parle Jésus dans sa parabole (Lu 10) fût arrivé sur le théâtre du crime pendant que la malheureuse victime se débattait contre ses assassins, se représente-t-on que Jésus aurait exigé du bon Samaritain qu'il restât spectateur passif de l'attentat et n'intervînt qu'après le départ des brigands ?

On voit assez par ces divers exemples avec quelle sagesse divine Jésus distingue les deux ordres dont le conflit le tue : l'ordre temporel où règne le Prince de ce monde, et l'ordre spirituel où doit s'affirmer le triomphe de Dieu. Dans l'ordre temporel, au cours du douloureux enfantement de la civilisation naturelle, dans l'humanité de la chute, tout homme doit employer les ressources que la nature lui donne, avec tout son courage et toute sa noblesse d'âme, contre les empiétements de Satan. C'est la lutte terrestre du bien contre le mal, de la justice contre l'injustice, de la vie contre la mort. Partout, tout être humain, par le seul fait qu'il est homme, doit opposer une digue au flot débordant des puissances démoniaques qui feraient, si on leur laissait le champ libre, de la terre un enfer (Ps 12:8). Mais ce n'est ici que l'ordre inférieur, le travail préparatoire pour permettre, au sein d'un monde « plongé dans le mal » (1Jn 5:19), l'entreprise rédemptrice du Messie. Dès qu'il s'agit de cette entreprise elle-même et de l'ordre supérieur où, sur le plan spirituel, se réalise l'enfantement de l'humanité filiale à Dieu, c'est Dieu seul qui commande et, dans l'intérieur de son Royaume, les seules armes licites sont celles qui participent à sa nature : « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5:43-48).

On dit souvent que Jésus lui-même a prédit que les guerres étaient inévitables et qu'elles iraient s'intensifiant en horreur et s'exaspérant jusqu'à la fin du monde. C'est vrai. Mais qui ne croirait blasphémer en interprétant ainsi les paroles de Jésus dans Mt 24:6-14 : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, mes disciples se jetteront les uns contre les autres, se haïront, s'entr'égorgeront dans la fureur de leur violence, ils désoleront les foyers, ruineront mes sanctuaires, et puis viendra la fin » ? C'est pourtant là le spectacle que donnent les guerres européennes, montrant en cela que la plupart des chrétiens ne sont pas arrivés à la majorité spirituelle, et que les Églises sont loin de réaliser le Royaume de Dieu. Mais Jésus, dans Mt 24, parle de guerres entre « les nations », c'est-à-dire entre les peuples païens ; quand l'homme est chair, il accomplit les oeuvres de la chair (Ro 8:5-8). Jésus va plus loin, il annonce à ses disciples que parmi ceux qui croient en Dieu, mais qui ont repoussé les principes de son Évangile, il en est qui provoqueront des persécutions de toutes sortes : en faisant « la guerre à Dieu » ; (cf. Ac 5:39) par la torture et le massacre de chrétiens, ils croiront rendre « un culte à Dieu » (Jn 16:2, cf. Mt 10:16-39). Jésus va plus loin encore : il prophétise que, sous le coup de l'épreuve, beaucoup de chrétiens succomberont, abandonneront la foi, trahiront leurs frères et seront par leur apostasie une nouvelle source de guerre et de tuerie (Mt 24:10). Ainsi se perpétueront et s'achèveront parmi les enfants du Royaume les souffrances du Roi. Mais quant à ces enfants eux-mêmes, petit troupeau auquel le Père a donné le Royaume (Lu 12:32), ils sont présentés par Jésus non comme les acteurs, mais comme les victimes de ces guerres menées par les puissances de Satan contre les puissances de l'Esprit ; (cf. Lu 22:31, Jn 16:33) victimes triomphantes dont le triomphe s'accomplira non par l'emploi de la force, mais par la pratique du dépouillement volontaire et de l'active charité énoncés pour eux comme la charte du Royaume de Dieu dans le Sermon sur la montagne (Mt 5:20-6:12).

C'est dans la lumière de cette charte qu'il faut maintenir le principe de non-résistance (Mt 5:39), si l'on veut comprendre ce que Jésus entend par lui et mesurer l'héroïsme des renoncements personnels qu'il suppose. On ne peut, sans le dénaturer, le transporter sur le terrain des rapports entre nations et voir en lui le moyen de supprimer les guerres. Cette interprétation était si loin de la pensée de Jésus que lui-même, le non-résistant par excellence (Ac 8:32,1Pi 2:23), a attiré sur ses compatriotes, par sa non-résistance même, un des actes de guerre les plus effroyables qu'ait enregistrés l'histoire : la prise et la ruine de Jérusalem. Non seulement Jésus prévoit cette conséquense de sa non-résistance, mais il l'annonce en termes vigoureux, comme une juste sanction : « Jérusalem, tueuse de prophètes... si tu avais reconnu ce qui pouvait te donner la paix... vous ne l'avez pas voulu... maintenant, des jours viendront sur toi où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'encercleront, te détruiront entièrement, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne te laisseront pas pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu as été visitée ! » (Mt 23:37, Lu 19:42-44, cf. Lu 20:1-16 23:28-31). Tant il est vrai que pour Jésus, dans la grande lutte engagée ici-bas pour la rédemption du monde, la grande affaire n'est pas que l'homme vive : ce qui importe, ce sont ses raisons de vivre et la cause pour laquelle il meurt. Les disciples de Jésus ne sont, pas plus que lui, partisans de la paix à tout prix. C'est ainsi que Paul compare la vie chrétienne à un train de guerre, l'apôtre à un soldat, les vertus évangéliques à une armure (2Ti 2:3, Eph 6:10,17), et qu'il énonce la relativité de la paix dans laquelle l'enfant de Dieu est invité à vivre avec tous les hommes (Ro 12:18). Et c'est pourquoi aussi l'Apocalypse est toute vibrante des éclats de la trompette vengeresse annonçant que les rétributions suprêmes s'accompliront dans l'effroi de guerres où les éléments eux-mêmes seront mêlés et où, dans l'angoisse universelle, les hommes rendront l'âme de terreur (Ap 8 et suiv. ; comp. Lu 21:26).

La vérité est que nulle part et sous aucune forme la Bible n'annonce la paix à l'humanité en état de chute (Esa 48:22 57:21, Jer 6:14, Eze 13:10 etc.). Le Nouveau Testament, malgré sa douceur évangélique, ne le fait pas plus que l'Ancien, car le Christ qu'il présente comme le prince de la paix, et qui donne sa vie sur la croix pour sauver le monde, ne promet ce salut générateur de la paix qu'à ceux qui acceptent par lui de naître de nouveau (Lu 13:1-6 19:42, Jn 16:33, Ro 5:1 8:6, Eph 2:14,17 etc.). L'attitude du chrétien qui veut rester fidèle à l'enseignement de la Bible et à l'exemple de son Sauveur, doit donc être de stigmatiser la guerre comme une des plus monstrueuses manifestations de la déchéance humaine et de coopérer de toutes ses forces aux entreprises pacifiques, d'où qu'elles viennent, pourvu qu'elles ne soient pas une abdication morale, une dérogation à la loi de souffrance expiatoire qui veut que l'homme, chassé du paradis par sa faute, arrache à la sueur de son front les épines qui courent le risque de stériliser les sillons de Dieu sur la terre. Le pire serait ici-bas une humanité qui, par l'ingéniosité de son organisation sociale, parviendrait à vivre en paix dans l'iniquité. Une telle paix serait, bien plus encore que la guerre, une victoire de Satan sur Dieu. Le suprême hommage que le croyant puisse rendre à la Bible, c'est de proclamer par ses paroles et par ses actes que l'établissement de la paix entre les frères sur la terre est fonction de leur repentir et de leur conversion au Père qui est dans les cieux. Apôtre de cette paix-là, il pourra bien attirer sur lui la colère des hommes... c'est alors qu'il aura à pratiquer, à la suite de son Maître, la non-résistance, la vraie, la seule évangélique, celle où l'on se sacrifie soi-même à la cause de tous (Lu 9:24 et suivant, Jn 15:20, Mt 16:24 et suivant). Et c'est par ce sacrifice que viendra le Royaume de Dieu sur la terre (Jn 16:33). Alex. W.

II Israël et la guerre.

1.

Évolution des guerres.

Il y a loin du temps où des bandes de Sémites nomades guerroyaient et razziaient aux confins du désert, au `temps où les armées des grands empires antiques se heurtaient en d'immenses batailles. Ou plutôt, Israël connut dans son histoire cette évolution, lui qui, entré avec les rois seulement dans le concert des nations centralisées, participa du second genre de guerre après avoir participé du premier. Pour tirer vengeance d'injures faites à leur famille, Abraham et Gédéon mènent à la bataille leurs serviteurs ou leur clan (Ge 14:14, Jug 6:34). 600 hommes « de la famille » de Dan partent pour se conquérir une nouvelle résidence (Jug 18:11,27). Il est vrai que quelquefois déjà des guerriers de différentes tribus se réunissent, par ex. dans la lutte contre Sisera (Jug 5:14,16). Et si Saül ne fut au début le chef que d'une petite armée (1Sa 13:2,16), la longue lutte avec les Philistins fit bientôt de lui et de ses successeurs les chefs d'une armée nationale, permanente pour une part, et qui pendant des siècles et jusqu'aux Macchabées mena avec des fortunes diverses maintes guerres nationales de défense ou de conquête (voir Armée).

2.

Conduite de la guerre.

Avant la bataille. La pratique du service des renseignements, en vue d'une conquête ou au cours d'hostilités, doit avoir été très fréquente. Assez nombreuses sont les allusions de l'A. T, aux espions (Jos 2:1, Jug 1:23-26,1Sa 26:4), ou émissaires (2Sa 15:10), chargés d'explorer (Jug 18:3,2Sa 10:3) ou de reconnaître un pays (Ge 42:9,14,34, No 21:32, 1Ma 5:38 12:26), d'épierun camp (Jug 7:10-15) et de rapporter autant d'informations que possible. Les plus célèbres sont les douze espions envoyés par Moïse en Canaan vers la fin du voyage au désert (No 13, De 1:22 et suivants, Heb 11:31), et qui seraient plus exactement appelés éclaireurs ou explorateurs. (Par contre, dans le N.T. apparaît deux fois l'espionnage au point de vue moral, dans les hostilités contre Jésus (Lu 20:20) et contre Paul). --Les (Ga 2:4) guerres, d'habitude, débutaient au printemps, « saison où les rois se mettent en campagne » (2Sa 11:1, cf. 1Ro 20:22), et à l'automne on arrêtait les hostilités. Le signal était donné par des messagers (Jug 6:35 7:24), ou par la trompette, qui résonnait de sommet en sommet (Jug 3:27,2Sa 20:1, Jer 42:14). A cette convocation, De 20:5-8 apporte certaines exemptions (avoir bâti, ou planté une vigne ; être jeune marié ; avoir peur ; cf. Jug 7:3, 1Ma 3:56). En marche, l'armée pratiquait pour sa sécurité l'envoi d'éclaireurs et cherchait les renseignements au moyen d'espions (Jos 2:1, Jug 1:23,1Sa 26:4, 1Ma 5:38). En station, elle établissait un camp, circulaire semble-t-il, et fait de tentes, autour duquel veillaient les sentinelles (Jug 7:19,1Sa 26:5,2Sa 11:11). Pour les sièges, voir Fortifications.

La bataille. Elle consistait essentiellement dans le choc, un peu confus, et quelques fois longtemps retardé, des deux armées rangées face à face en ordre de bataille (1Sa 13:18 17:1 28:4). On se battait corps à corps, chacun cherchant à frapper les chefs (1Ro 22:31,35). Cris de guerre et sons de trompettes dominaient la lutte (Job 39:28, Am 1:14,1Co 14:8). Au premier rang devaient être les hommes armés de l'épée ; plus en arrière, les archers et les porteurs de fronde ; ce n'est qu'à partir de Salomon qu'il y eut en Israël une cavalerie et des chariots (1Ro 10:26-29, Pr 21:31, Jer 8:6). Le combat était quelques fois remplacé ou précédé par des duels entre des guerriers célèbres de l'un et l'autre partis (1Sa 17,2Sa 2:14,16). La division habituelle de l'armée en deux corps (1Sa 13:2,2Sa 10:9-11), ou en trois (Jug 7:16,1Sa 11:11 13:17), permettait au chef de concevoir certaines manoeuvres élémentaires : l'embuscade, fréquemment employée (Jos 8:3,7, Jug 9:34 20:29-35,2Ch 13:13,14), le mouvement tournant (2Sa 5:23). On connaissait les avantages d'une attaque nocturne ou menée sous le couvert des bois (Jug 7:19,2Sa 18:6-8, 1Ma 4:1-6). La mort du chef entraînait souvent la débandade (1Sa 31:7) ; d'ordinaire, on était rappelé, le combat fini, par la trompette ou par des cris (2Sa 2:28,1Ro 22:36). La subsistance des troupes en campagne, en dehors du procédé de Jug 20:10, était assurée par les ressources du pays, par des dons volontaires, et par les envois des familles (1Sa 17:17 25:18,27, 2Sa 17:27-29).

Après la bataille. Le premier devoir était d'ensevelir les morts (1Ro 11:15) et de rendre honneur aux chefs disparus en en portant le deuil (complaintes sur Saül et sur Abner, 2Sa 1 et 3:31, 36). Victorieux, on traitait durement le vaincu (fig. 104 à 108) : mise à mort des chefs, mutilations, violences sur les femmes et les enfants étaient choses courantes (Jug 1:6 7:25 8:20,21,2Ro 15:16, Ps 137:9, Esa 13:16). Beaucoup étaient réduits en esclavage (Am 1:6,9). On imposait de lourds tributs (2Ro 15:19 23:33). Le butin, où la part du chef était réservée (Jug 8:24,27), était réparti entre tous, et la coutume s'établit d'en faire profiter ceux qui n'avaient pas combattu (Jug 5:30,1Sa 30:21-25, cf. No 31:27) ; il était parfois très abondant (Jos 22:8 2Ch 20:25). Les vainqueurs étaient accueillis triomphalement au retour par des chants et par des danses (Ex 15:20, Jug 11:34 : la fille de Jephté ; 1Sa 18:6 et suivant : popularité de David). Les héros recevaient les récompenses promises.

--Voir (Jos 15:16,1Sa 17:26,1Ch 11:6) Bertholet, Hist. Civ. Isr., p. 282ss. Jean Riv.

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      8 Cependant Caïn adressa la parole à son frère Abel et comme ils étaient dans les champs, Caïn se dressa contre son frère Abel et le tua.

      Genèse 14

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      Genèse 42

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      14 Joseph leur dit : C’est ce que je vous disais, vous êtes des espions.
      34 allez, et amenez-moi votre petit frère. Je reconnaîtrai ainsi que vous n’êtes pas des espions et que vous êtes sincères ; je vous rendrai votre frère, et vous pourrez commercer dans le pays.

      Exode 15

      20 Miryam, la prophétesse, sœur d’Aaron, prit à la main le tambourin, et toutes les femmes sortirent à sa suite, avec des tambourins et des danses.

      Nombres 13

      1 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      2 Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan que je donne aux Israélites. Vous enverrez un homme de chaque tribu de leurs pères ; chacun d’eux sera un prince.
      3 Moïse les envoya du désert de Parân, d’après l’ordre de l’Éternel ; tous ces hommes étaient chefs des Israélites.
      4 Voici leurs noms : Pour la tribu de Ruben : Chammoua, fils de Zakkour ;
      5 pour la tribu de Siméon : Chaphath, fils de Hori ;
      6 pour la tribu de Juda : Caleb, fils de Yephounné ;
      7 pour la tribu d’Issacar : Yigal, fils de Joseph ;
      8 pour la tribu d’Éphraïm : Hochéa, fils de Noun ;
      9 pour la tribu de Benjamin : Palti, fils de Raphou ;
      10 pour la tribu de Zabulon : Gaddiel, fils de Sodi ;
      11 pour la tribu de Joseph, pour la tribu de Manassé : Gaddi, fils de Sousi ;
      12 pour la tribu de Dan : Ammiel, fils de Guemalli ;
      13 pour la tribu d’Aser : Setour, fils de Mikaël ;
      14 pour la tribu de Nephthali : Nahbi, fils de Vophsi ;
      15 pour la tribu de Gad : Guéouel, fils de Maki.
      16 Tels sont les noms des hommes que Moïse envoya pour explorer le pays. Moïse donna à Hochéa, fils de Noun, le nom de Josué.
      17 Moïse les envoya pour explorer le pays de Canaan. Il leur dit : Montez ici, par le Négueb, puis vous monterez sur la montagne.
      18 Vous verrez le pays, ce qu’il est, et le peuple qui l’habite, s’il est fort ou faible, s’il est en petit ou en grand nombre ;
      19 ce qu’est le pays où il habite, s’il est bon ou mauvais ; ce que sont les villes où il habite, campements ou forteresses ;
      20 ce qu’est le terrain, s’il est gras ou maigre, s’il s’y trouve des arbres ou s’il n’y en a point. Fortifiez-vous. Prenez des fruits du pays. C’était le temps des premiers raisins.
      21 Ils montèrent et ils explorèrent le pays, depuis le désert de Tsîn jusqu’à Rehob, à l’entrée de Hamath.
      22 Ils montèrent dans le Négueb et ils allèrent jusqu’à Hébron, où étaient Ahimân, Chéchaï et Talmaï, enfants d’Anaq. Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoân en Égypte.
      23 Ils arrivèrent jusqu’à la vallée d’Échkol, où ils coupèrent un sarment de vigne avec une grappe de raisin, qu’ils portèrent à deux au moyen d’une perche ; (ils prirent) aussi des grenades et des figues.
      24 On appela cet endroit vallée d’Échkol, à cause de la grappe que les Israélites y coupèrent.
      25 Ils furent de retour de l’exploration du pays au bout de quarante jours.
      26 A leur arrivée, ils se rendirent auprès de Moïse, d’Aaron et de toute la communauté des Israélites, à Qadech dans le désert de Parân. Ils leur firent un rapport, ainsi qu’à toute la communauté, et leur montrèrent les fruits du pays.
      27 Voici ce qu’ils racontèrent à Moïse : Nous sommes arrivés dans le pays où tu nous as envoyés. C’est bien un pays découlant de lait et de miel, et en voici les fruits.
      28 Mais le peuple qui habite ce pays est puissant, les villes sont fortifiées, très grandes ; nous y avons même vu des enfants d’Anaq.
      29 Les Amalécites habitent le pays du Négueb ; les Hittites, les Yebousiens et les Amoréens habitent la montagne ; et les Cananéens habitent près de la mer et sur les rives du Jourdain.
      30 Caleb fit taire le peuple, (qui murmurait) contre Moïse. Il dit : Montons, et nous prendrons possession du pays ; car nous en serons vainqueurs !
      31 Mais les hommes qui étaient montés avec lui dirent : Nous ne pouvons pas monter pour combattre ce peuple, car il est plus fort que nous.
      32 Et ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient exploré. Ils dirent : Le pays que nous avons parcouru, pour l’explorer, est un pays qui dévore ses habitants ; tout le peuple que nous y avons vu, se compose d’hommes d’une haute taille ;
      33 nous avons vu là les géants, fils d’Anaq, de la race des géants : nous étions à nos yeux comme des sauterelles, et c’est ce que nous étions aussi à leurs yeux !

      Nombres 21

      32 Moïse envoya reconnaître Yaezer, ils prirent ses dépendances et dépossédèrent les Amoréens qui s’y trouvaient.

      Nombres 31

      27 Partage les prises de guerre entre les combattants qui ont pris les armes et toute la communauté.

      Josué 2

      1 Josué, fils de Noun, envoya secrètement de Chittim deux espions, en disant : Allez voir le pays et Jéricho ! Ils partirent et entrèrent dans la maison d’une prostituée dont le nom était Rahab, et ils y couchèrent.

      Josué 8

      3 Josué se leva avec tous les gens de guerre pour monter vers Aï. Josué choisit trente mille vaillants guerriers et les fit partir de nuit,
      7 vous surgirez de l’embuscade et vous vous emparerez de la ville. L’Éternel, votre Dieu, la livrera entre vos mains.

      Josué 15

      16 Caleb dit : Je donnerai ma fille Aksa pour femme à celui qui battra Qiryath-Sépher et qui s’en emparera.

      Josué 22

      8 et leur dit : Retournez à vos tentes avec de grandes richesses, avec des troupeaux fort nombreux et avec une quantité considérable d’argent, d’or, de bronze, de fer et de vêtements. Partagez avec vos frères le butin de vos ennemis.

      Juges 1

      6 Adoni-Bézeq prit la fuite ; mais ils le poursuivirent et le saisirent, et ils lui coupèrent les pouces des mains et des pieds.
      23 La maison de Joseph fit explorer Béthel ; cette ville s’appelait autrefois Louz.
      24 Les gardes virent un homme qui sortait de la ville et lui dirent : Montre-nous par où entrer dans la ville, et nous userons de bienveillance envers toi.
      25 Il leur montra par où entrer dans la ville, et ils frappèrent la ville du tranchant de l’épée, mais ils laissèrent partir cet homme et toute sa famille.
      26 Cet homme se rendit dans le pays des Hittites : il bâtit une ville et lui donna le nom de Louz, nom qu’elle a porté jusqu’à aujourd’hui.

      Juges 3

      27 Dès qu’il fut arrivé, il sonna du cor dans les monts d’Éphraïm. Les Israélites descendirent avec lui de la montagne, et il se mit à leur tête.

      Juges 5

      14 D’Éphraïm, la racine même est contre Amalec. A ta suite, Benjamin est parmi tes troupes. De Makir, des chefs sont descendus (au combat). Et de Zabulon des recruteurs, avec le bâton du scribe.
      16 Pourquoi es-tu resté entre deux parcs A écouter le bêlement des troupeaux ? Aux ruisseaux de Ruben, Grandes furent les délibérations du cœur !
      30 Ne trouvent-ils pas du butin ? Ne le partagent-ils pas ? Une fille, deux filles par tête de guerrier, Du butin en vêtements de couleur pour Sisera, Du butin en vêtements de couleur, brodés, Un vêtement de couleur, deux vêtements brodés, Pour le cou du vainqueur.

      Juges 6

      34 Gédéon fut revêtu de l’Esprit de l’Éternel ; il sonna du cor, et (le clan d’) Abiézer fut convoqué (pour marcher) à sa suite.
      35 Il envoya des messagers dans tout Manassé, qui fut aussi convoqué (pour marcher) à sa suite. Il envoya des messagers dans Aser, dans Zabulon et dans Nephthali qui montèrent à leur rencontre.

      Juges 7

      3 Publie donc ceci aux oreilles du peuple : Que celui qui est craintif et tremblant s’en retourne directement de la montagne de Galaad. Vingt-deux mille hommes parmi le peuple s’en retournèrent, et il en resta dix mille.
      10 Si tu crains de descendre, descends vers le camp avec Poura, ton serviteur.
      11 Tu écouteras ce qu’ils diront et, après cela, tes mains seront fortifiées : descends donc au camp. Il descendit avec Poura, son serviteur, jusqu’aux avant-postes du camp.
      12 Madian, Amalec et tous les bédouins de l’Orient s’étaient abattus sur la vallée comme une multitude de sauterelles, et leurs chameaux étaient innombrables comme le sable qui est sur le bord de la mer.
      13 Gédéon arriva ; et voici qu’un homme racontait un rêve à son camarade. Il disait : J’ai fait un rêve ; et voici qu’un pain d’orge grillé roulait dans le camp de Madian ; il est venu jusqu’à la tente, l’a heurtée et elle est tombée ; il l’a retournée sens dessus dessous et elle a été renversée.
      14 Son camarade répondit : Ce n’est rien d’autre que l’épée de Gédéon, fils de Joas, homme d’Israël ; Dieu a livré entre ses mains Madian et tout le camp.
      15 Lorsque Gédéon eut entendu le récit du rêve et son explication, il se prosterna, revint au camp d’Israël et dit : Levez-vous, car l’Éternel a livré entre vos mains le camp de Madian.
      16 Il divisa en trois colonnes les trois cents hommes et leur remit à tous des cors et des cruches vides, avec des torches dans les cruches.
      19 Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent aux abords du camp au commencement de la veille du milieu, comme on venait de relever les gardes. Ils sonnèrent du cor et brisèrent les cruches qu’ils avaient à la main.
      24 Gédéon envoya des messagers dans tous les monts d’Éphraïm pour dire : Descendez à la rencontre de Madian et emparez-vous avant eux des (points) d’eau jusqu’à Beth-Bara ainsi que du Jourdain. Tous les hommes d’Éphraïm se groupèrent et ils s’emparèrent des (points) d’eau jusqu’à Beth-Bara et du Jourdain.
      25 Ils s’emparèrent de deux princes de Madian, Oreb et Zeeb, ils tuèrent Oreb au rocher d’Oreb, et ils tuèrent Zeeb au pressoir de Zeeb. Ils poursuivirent Madian et apportèrent les têtes d’Oreb et de Zeeb à Gédéon de l’autre côté du Jourdain.

      Juges 8

      2 Il leur répondit : Qu’ai-je fait maintenant en comparaison de vous ? Le grappillage d’Éphraïm ne vaut-il pas mieux que la vendange d’Abiézer ?
      20 Et il dit à Yéter, son premier-né : Lève-toi, tue-les ! Mais le jeune homme ne tira pas son épée, parce qu’il avait peur, car il n’était encore qu’un jeune homme.
      24 Gédéon leur dit : J’ai une demande à vous faire : donnez-moi chacun un anneau de votre butin. – (Les ennemis) avaient en effet des anneaux d’or, car ils étaient Ismaélites –.
      27 Gédéon en fit un éphod et le plaça dans sa ville, à Ophra, où il devint l’objet des prostitutions de tout Israël ; et il fut un piège pour Gédéon et pour sa maison.

      Juges 9

      34 Abimélek et tout le peuple qui était avec lui se levèrent de nuit et se mirent en embuscade près de Sichem en quatre colonnes.

      Juges 11

      34 Jephté revint dans sa maison à Mitspa. Et voici que sa fille sortit à sa rencontre avec des tambourins et des danses. C’était son unique enfant ; à part cela, il n’avait ni fils ni fille.

      Juges 18

      3 Comme ils étaient près de la maison de Mika, ils remarquèrent la voix du jeune Lévite, firent un détour et lui dirent : Qui t’a amené ici ? Que fais-tu dans ce lieu ? Qu’as-tu à y faire ?
      11 Six cents hommes du clan de Dan partirent alors de Tsorea et d’Échtaol, munis de leurs armes de guerre.
      27 Ils enlevèrent ainsi ce qu’avait fait Mika et emmenèrent le sacrificateur qu’il avait. Ils tombèrent sur Laïch, sur un peuple tranquille et confiant ; ils le frappèrent du tranchant de l’épée et brûlèrent la ville.

      Juges 20

      10 Nous prendrons dans toutes les tribus d’Israël dix hommes sur cent, cent sur mille, et mille sur dix mille ; ils iront chercher des vivres pour le peuple, afin qu’à leur retour on traite Guibea de Benjamin selon toute la turpitude qu’elle a commise en Israël.
      29 Alors Israël plaça une embuscade autour de Guibea.

      1 Samuel 11

      11 Le lendemain, Saül divisa le peuple en trois groupes. Ils pénétrèrent dans le camp au moment de la veille matinale et ils battirent Ammon jusqu’à la chaleur du jour. Quant aux survivants, ils furent disséminés, et il n’en resta pas deux ensemble.

      1 Samuel 13

      2 Saül se choisit trois mille hommes d’Israël : deux mille étaient avec lui à Mikmas et sur la montagne de Béthel, et mille étaient avec Jonathan à Guibea de Benjamin. Il renvoya le reste du peuple, chacun à sa tente.
      18 l’autre troupe se dirigea par le chemin de Beth-Horôn ; et la troisième troupe se dirigea par le chemin de la frontière qui descend vers la vallée de Tseboïm, du côté du désert.

      1 Samuel 17

      1 Les Philistins rassemblèrent leurs armées pour faire la guerre. Ils se rassemblèrent à Soko, qui appartient à Juda ; ils campèrent entre Soko et Azéqa, à Éphès-Dammim.
      2 Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent aussi ; ils campèrent dans la vallée de Éla et ils se rangèrent en ordre de bataille pour affronter les Philistins.
      3 Les Philistins se tenaient sur la montagne d’un côté, et Israël se tenait sur la montagne de l’autre côté : la vallée était entre eux.
      4 Un porte-parole sortit alors du camp des Philistins et s’avança entre les deux armées. Il se nommait Goliath, il était de Gath et avait une taille de six coudées et un empan.
      5 Il avait sur la tête un casque de bronze et portait une cuirasse à écailles qui pesait cinq mille sicles de bronze.
      6 Il avait aux jambes des jambières de bronze, et un javelot de bronze en bandoulière.
      7 Le bois de sa lance était comme l’ensouple des tisserands et la pointe de sa lance pesait six cents sicles de fer. Le porteur du bouclier marchait devant lui.
      8 Il s’arrêta et, s’adressant aux troupes d’Israël, il leur cria : Pourquoi sortez-vous en ordre de bataille ? Ne suis-je pas moi, le Philistin, et vous, n’êtes-vous pas les esclaves de Saül ? Choisissez un homme qui descende contre moi.
      9 S’il peut se battre contre moi et qu’il me tue, nous serons vos esclaves ; mais si je l’emporte sur lui et que je le tue, vous serez nos esclaves et vous nous servirez.
      10 Le Philistin dit encore : Je lance en ce jour un défi aux troupes d’Israël ! Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble.
      11 Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin et ils furent terrifiés et saisis d’une grande crainte.
      12 Or David était fils de cet Éphratien de Bethléhem de Juda, nommé Isaï, qui avait huit fils et qui, au temps de Saül, était devenu un vieillard au milieu du peuple.
      13 Les trois fils aînés d’Isaï étaient partis pour la guerre en suivant Saül ; voici le nom de ses trois fils qui étaient partis en guerre : l’aîné Éliab, le deuxième Abinadab, et le troisième Chamma.
      14 David était le plus jeune ; et lorsque les trois aînés furent partis à la suite de Saül,
      15 David s’en allait de chez Saül et revenait pour faire paître le troupeau de son père à Bethléhem.
      16 Le Philistin s’avançait matin et soir. Il se présenta pendant quarante jours.
      17 Isaï dit à son fils David : Prends pour tes frères cet épha de (grain) rôti et ces dix pains, et porte-les vite à tes frères dans le camp.
      18 Tu apporteras aussi ces dix fromages au chef de leur millier. Tu verras si tes frères se portent bien et tu prendras un gage de leur part.
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