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GUERRE

I Considérations générales.

La Bible nous apprend que la guerre est fille de la Chute (voir ce mot). Sitôt que la créature fut, par sa faute, isolée de son Créateur, la lutte fratricide commença (Ge 4:8). Jésus appelle Satan : « le Meurtrier initial » (Jn 8:44). « D'où viennent les guerres ? » dit saint Jacques : « de vos passions » (Jas 4:1). La guerre doit donc être envisagée par le chrétien comme une des manifestations les plus évidentes de la déchéance humaine. C'est cette déchéance qu'il faut condamner, c'est d'elle qu'il faut relever l'humanité. Quant à la guerre, elle apparaît dans l'humanité animale comme un accident inévitable, un mal qu'on ne saurait extirper sans en éliminer d'abord le principe, qui est la séparation d'avec Dieu. D'ailleurs, pour être équitable ici, les distinctions s'imposent. Tant que la notion du juste et du bien n'est pas restaurée dans la nature humaine, livrée--tout au moins pour les masses--à ses appétits, la guerre, c'est-à-dire l'emploi de la force brutale pour faire triompher une cause, se présente sous des jours fort divers : tantôt un fléau, tantôt une nécessité, tantôt un facteur de la civilisation. L'antiquité a connu la guerre de proie, qui a fixé son type dans les moeurs de l'empire assyrien (fig. 104 à 108) ; mais elle a connu aussi la guerre d'invasion, provoquée souvent par des raisons économiques, des besoins de libération, des poussées irrésistibles de peuples, telles les guerres qui ont précipité les hordes asiatiques vers les rives fécondes de l'Euphrate et du Nil. A la guerre d'invasion répondait la guerre défensive : à toute inondation, si l'on ne veut pas être emporté, il faut opposer une digue. Condamnera-t-on la digue en même temps que l'inondation ? Nous touchons ici à la guerre facteur de progrès. Si les républiques de Sparte, d'Athènes et de Rome n'avaient pas été fortement armées, si Marius n'avait pas brisé le flot des barbares Cimbres et Teutons, la civilisation gréco-latine n'aurait pas brillé sur l'Occident. Il est même des guerres de conquêtes dont le rôle providentiel ne peut échapper à l'attention de l'historien. Sans les victoires de David, le Messie n'aurait pas eu son berceau ; sans les victoires d'Alexandre, l'Évangile n'aurait pas eu sa langue mondiale ; sans les victoires de César, la pax romana n'aurait pas assuré à saint Paul les routes de la mission. Il faut méditer à ce point de vue le livre des Actes. Par la guerre s'est en partie réalisée dans le monde la sanction du Paradis perdu : « Tu enfanteras avec douleur. » Tout ceci nous fait voir que la condamnation de notre jugement, s'il est bien averti, doit porter non sur la guerre qui n'est que la manifestation d'un état, mais sur la chute qui est l'état lui-même, la source originelle de l'égoïsme, de l'orgueil, de la convoitise, de la violence, qui engendrent dans la société humaine, à toutes les pages de son histoire, les conflits sanglants.

Ancien Testament.

Dieu, qui n'abandonne pas sa créature dont il respecte la liberté, tire le bien du mal et, dans l'humanité charnelle, fait concourir les armes de la chair à l'éducation du peuple par lequel il veut sauver le monde. Arguer de la loi du Sinaï que Dieu interdit toute guerre, c'est mettre Jéhovah lui-même en fâcheuse posture. N'est-ce pas au moment même où il promulgue : « Tu ne convoiteras point, tu ne déroberas point, tu ne tueras point », qu'il fait luire aux yeux des tribus affamées la luxuriance de Canaan et qu'il donne pour programme à son peuple de déposséder les Cananéens et de s'installer à leur place ? L'histoire d'Israël n'est qu'une longue et tragique bataille, où l'on voit même Jéhovah prendre à son compte les victoires de terribles conquérants ; tel l'Assyrien : « verge de ma colère » (Esa 10:6), le Caldéen : « voici, je vais susciter un peuple furibond et impétueux » (Hab 1:6), le Perse... : il appelle Cyrus son « oint » et son « pasteur » (Esa 44 et Esa 45). Tantôt pour châtier, tantôt pour délivrer son peuple ou pour l'élever à ses expériences nouvelles, Dieu, parmi ses moyens pédagogiques, se sert de la guerre. Ce n'est pas qu'il la légitime, mais en se servant d'elle dans les débats d'un monde où s'étale insolemment le culte de la force, il traite l'homme rebelle selon sa folie, le paie de sa propre monnaie et lui fait expier la laideur des institutions qu'il s'est données, en même temps qu'il lui révèle que, suivant la parole de Jésus, celui qui « tue le corps » est moins redoutable que celui qui peut « faire périr l'âme » en laissant se multiplier et dominer ici-bas les ferments de la corruption.

Le but de Dieu, tel qu'il nous apparaît dans l'A. T, par la voix des prophètes, était d'amorcer le salut de l'humanité par le moyen d'un peuple qui le représentât sur la terre, y accomplît sa volonté, s'y manifestât la première cellule de vie spirituelle. C'est pour l'intérieur de ce peuple qu'il promulgue sa loi du Sinaï, et cette loi exclut la guerre (proprement le| meurtre fratricide), la guerre entre Israélites, la guerre entre enfants de Dieu. L'erreur d'un certain pacifisme est de transposer dans le plan temporel les lois du monde spirituel et de s'imaginer généreusement qu'on peut supprimer la guerre dans une société d'où l'on n'a point extirpé la convoitise, l'égoïsme, la colère, les sentiments animaux, qui engendrent les conflits sociaux ; qu'on peut verser le vin nouveau dans de vieilles outres, qu'on peut avec la chair faire l'oeuvre de l'Esprit. Cette erreur, l'A. T, ne la commet pas. Il résume tout son espoir de paix dans le cri de ses voyants : « Convertissez-vous et vous vivrez » (De 30:19, Eze 18:32 etc.), cri auquel répond la promesse de Jéhovah : « Voici, je vais créer de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera » (Esa 65:17-25, cf. 2Pi 3:13). L'ère de paix, les prophètes ne l'ont pas annoncée dans une phraséologie idéaliste ; ils ne l'ont pas présentée comme devant être le fruit du progrès moral ou de la science économique des hommes, ils la prédisent comme une initiative divine (Esa 9:5 et suivant, Mic 4:3 5:13, Za 9:9, etc.), et voient en elle la conséquence d'un fait nouveau introduit dans l'histoire : la venue d'un Messie réconciliant l'humanité avec son Père céleste et lui rendant l'Esprit régénérateur.

Nouveau Testament.

La prédiction des prophètes s'est réalisée. Jésus est venu, il a accompli l'oeuvre messianique et fondé le Royaume de Dieu sur la terre. De ce royaume des enfants de Dieu, où tous les hommes sont frères, la guerre est exclue. Le règne de l'Esprit est le règne des pacifiques et des pacificateurs (Mt 5:5,9). La guerre entre chrétiens est un attentat à l'honneur de Dieu en ce qu'elle ramène dans son Royaume les moeurs du monde où sévit l'inspiration de Satan. Le règne de l'Esprit triomphera, mais à condition qu'on n'y associe point à l'oeuvre de l'Esprit la force brutale (Lu 9:54 s). « Nos armes ne sont point charnelles », dira saint Paul (2Co 10:4). C'est au nom de ce principe que Jésus a dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau » (Jn 18:11).

Mais quand il s'agit des royaumes de ce monde et des conflits où sont jetés les hommes par toutes les offensives du Malin, Jésus prêche-t-il la non-résistance ? Nous le voyons, au contraire, émettre comme un jugement de bon sens que lorsqu'un homme fort est bien armé, il ne laisse pas piller sa maison (Lu 11:21), ou bien qu'un roi n'entre en guerre avec un autre roi qu'après avoir calculé si ses forces militaires lui permettent de tenir campagne (Lu 14:31). A Pilate, il déclare : « Si mon royaume était de ce monde, mes gens combattraient pour que je ne fusse pas livré » (Jn 18:36). Quand il chasse les vendeurs du Temple avec un fouet de cordes, il montre que l'intransigeance morale peut à l'occasion s'accompagner d'un geste de force (Jn 2:15). Aux Juifs qui viennent l'arrêter, il reproche, non d'avoir des épées et des bâtons, mais de les employer contre lui comme s'il s'agissait d'un brigand (Lu 22:62). Enfin, il tolère auprès de lui, chez ses intimes, jusqu'en Gethsémané, le port de l'épée (Lu 22:38, Jn 18:10). Supposons que le voyageur du chemin de Jérico dont parle Jésus dans sa parabole (Lu 10) fût arrivé sur le théâtre du crime pendant que la malheureuse victime se débattait contre ses assassins, se représente-t-on que Jésus aurait exigé du bon Samaritain qu'il restât spectateur passif de l'attentat et n'intervînt qu'après le départ des brigands ?

On voit assez par ces divers exemples avec quelle sagesse divine Jésus distingue les deux ordres dont le conflit le tue : l'ordre temporel où règne le Prince de ce monde, et l'ordre spirituel où doit s'affirmer le triomphe de Dieu. Dans l'ordre temporel, au cours du douloureux enfantement de la civilisation naturelle, dans l'humanité de la chute, tout homme doit employer les ressources que la nature lui donne, avec tout son courage et toute sa noblesse d'âme, contre les empiétements de Satan. C'est la lutte terrestre du bien contre le mal, de la justice contre l'injustice, de la vie contre la mort. Partout, tout être humain, par le seul fait qu'il est homme, doit opposer une digue au flot débordant des puissances démoniaques qui feraient, si on leur laissait le champ libre, de la terre un enfer (Ps 12:8). Mais ce n'est ici que l'ordre inférieur, le travail préparatoire pour permettre, au sein d'un monde « plongé dans le mal » (1Jn 5:19), l'entreprise rédemptrice du Messie. Dès qu'il s'agit de cette entreprise elle-même et de l'ordre supérieur où, sur le plan spirituel, se réalise l'enfantement de l'humanité filiale à Dieu, c'est Dieu seul qui commande et, dans l'intérieur de son Royaume, les seules armes licites sont celles qui participent à sa nature : « Soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5:43-48).

On dit souvent que Jésus lui-même a prédit que les guerres étaient inévitables et qu'elles iraient s'intensifiant en horreur et s'exaspérant jusqu'à la fin du monde. C'est vrai. Mais qui ne croirait blasphémer en interprétant ainsi les paroles de Jésus dans Mt 24:6-14 : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, mes disciples se jetteront les uns contre les autres, se haïront, s'entr'égorgeront dans la fureur de leur violence, ils désoleront les foyers, ruineront mes sanctuaires, et puis viendra la fin » ? C'est pourtant là le spectacle que donnent les guerres européennes, montrant en cela que la plupart des chrétiens ne sont pas arrivés à la majorité spirituelle, et que les Églises sont loin de réaliser le Royaume de Dieu. Mais Jésus, dans Mt 24, parle de guerres entre « les nations », c'est-à-dire entre les peuples païens ; quand l'homme est chair, il accomplit les oeuvres de la chair (Ro 8:5-8). Jésus va plus loin, il annonce à ses disciples que parmi ceux qui croient en Dieu, mais qui ont repoussé les principes de son Évangile, il en est qui provoqueront des persécutions de toutes sortes : en faisant « la guerre à Dieu » ; (cf. Ac 5:39) par la torture et le massacre de chrétiens, ils croiront rendre « un culte à Dieu » (Jn 16:2, cf. Mt 10:16-39). Jésus va plus loin encore : il prophétise que, sous le coup de l'épreuve, beaucoup de chrétiens succomberont, abandonneront la foi, trahiront leurs frères et seront par leur apostasie une nouvelle source de guerre et de tuerie (Mt 24:10). Ainsi se perpétueront et s'achèveront parmi les enfants du Royaume les souffrances du Roi. Mais quant à ces enfants eux-mêmes, petit troupeau auquel le Père a donné le Royaume (Lu 12:32), ils sont présentés par Jésus non comme les acteurs, mais comme les victimes de ces guerres menées par les puissances de Satan contre les puissances de l'Esprit ; (cf. Lu 22:31, Jn 16:33) victimes triomphantes dont le triomphe s'accomplira non par l'emploi de la force, mais par la pratique du dépouillement volontaire et de l'active charité énoncés pour eux comme la charte du Royaume de Dieu dans le Sermon sur la montagne (Mt 5:20-6:12).

C'est dans la lumière de cette charte qu'il faut maintenir le principe de non-résistance (Mt 5:39), si l'on veut comprendre ce que Jésus entend par lui et mesurer l'héroïsme des renoncements personnels qu'il suppose. On ne peut, sans le dénaturer, le transporter sur le terrain des rapports entre nations et voir en lui le moyen de supprimer les guerres. Cette interprétation était si loin de la pensée de Jésus que lui-même, le non-résistant par excellence (Ac 8:32,1Pi 2:23), a attiré sur ses compatriotes, par sa non-résistance même, un des actes de guerre les plus effroyables qu'ait enregistrés l'histoire : la prise et la ruine de Jérusalem. Non seulement Jésus prévoit cette conséquense de sa non-résistance, mais il l'annonce en termes vigoureux, comme une juste sanction : « Jérusalem, tueuse de prophètes... si tu avais reconnu ce qui pouvait te donner la paix... vous ne l'avez pas voulu... maintenant, des jours viendront sur toi où tes ennemis t'environneront de tranchées, t'encercleront, te détruiront entièrement, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne te laisseront pas pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où tu as été visitée ! » (Mt 23:37, Lu 19:42-44, cf. Lu 20:1-16 23:28-31). Tant il est vrai que pour Jésus, dans la grande lutte engagée ici-bas pour la rédemption du monde, la grande affaire n'est pas que l'homme vive : ce qui importe, ce sont ses raisons de vivre et la cause pour laquelle il meurt. Les disciples de Jésus ne sont, pas plus que lui, partisans de la paix à tout prix. C'est ainsi que Paul compare la vie chrétienne à un train de guerre, l'apôtre à un soldat, les vertus évangéliques à une armure (2Ti 2:3, Eph 6:10,17), et qu'il énonce la relativité de la paix dans laquelle l'enfant de Dieu est invité à vivre avec tous les hommes (Ro 12:18). Et c'est pourquoi aussi l'Apocalypse est toute vibrante des éclats de la trompette vengeresse annonçant que les rétributions suprêmes s'accompliront dans l'effroi de guerres où les éléments eux-mêmes seront mêlés et où, dans l'angoisse universelle, les hommes rendront l'âme de terreur (Ap 8 et suiv. ; comp. Lu 21:26).

La vérité est que nulle part et sous aucune forme la Bible n'annonce la paix à l'humanité en état de chute (Esa 48:22 57:21, Jer 6:14, Eze 13:10 etc.). Le Nouveau Testament, malgré sa douceur évangélique, ne le fait pas plus que l'Ancien, car le Christ qu'il présente comme le prince de la paix, et qui donne sa vie sur la croix pour sauver le monde, ne promet ce salut générateur de la paix qu'à ceux qui acceptent par lui de naître de nouveau (Lu 13:1-6 19:42, Jn 16:33, Ro 5:1 8:6, Eph 2:14,17 etc.). L'attitude du chrétien qui veut rester fidèle à l'enseignement de la Bible et à l'exemple de son Sauveur, doit donc être de stigmatiser la guerre comme une des plus monstrueuses manifestations de la déchéance humaine et de coopérer de toutes ses forces aux entreprises pacifiques, d'où qu'elles viennent, pourvu qu'elles ne soient pas une abdication morale, une dérogation à la loi de souffrance expiatoire qui veut que l'homme, chassé du paradis par sa faute, arrache à la sueur de son front les épines qui courent le risque de stériliser les sillons de Dieu sur la terre. Le pire serait ici-bas une humanité qui, par l'ingéniosité de son organisation sociale, parviendrait à vivre en paix dans l'iniquité. Une telle paix serait, bien plus encore que la guerre, une victoire de Satan sur Dieu. Le suprême hommage que le croyant puisse rendre à la Bible, c'est de proclamer par ses paroles et par ses actes que l'établissement de la paix entre les frères sur la terre est fonction de leur repentir et de leur conversion au Père qui est dans les cieux. Apôtre de cette paix-là, il pourra bien attirer sur lui la colère des hommes... c'est alors qu'il aura à pratiquer, à la suite de son Maître, la non-résistance, la vraie, la seule évangélique, celle où l'on se sacrifie soi-même à la cause de tous (Lu 9:24 et suivant, Jn 15:20, Mt 16:24 et suivant). Et c'est par ce sacrifice que viendra le Royaume de Dieu sur la terre (Jn 16:33). Alex. W.

II Israël et la guerre.

1.

Évolution des guerres.

Il y a loin du temps où des bandes de Sémites nomades guerroyaient et razziaient aux confins du désert, au `temps où les armées des grands empires antiques se heurtaient en d'immenses batailles. Ou plutôt, Israël connut dans son histoire cette évolution, lui qui, entré avec les rois seulement dans le concert des nations centralisées, participa du second genre de guerre après avoir participé du premier. Pour tirer vengeance d'injures faites à leur famille, Abraham et Gédéon mènent à la bataille leurs serviteurs ou leur clan (Ge 14:14, Jug 6:34). 600 hommes « de la famille » de Dan partent pour se conquérir une nouvelle résidence (Jug 18:11,27). Il est vrai que quelquefois déjà des guerriers de différentes tribus se réunissent, par ex. dans la lutte contre Sisera (Jug 5:14,16). Et si Saül ne fut au début le chef que d'une petite armée (1Sa 13:2,16), la longue lutte avec les Philistins fit bientôt de lui et de ses successeurs les chefs d'une armée nationale, permanente pour une part, et qui pendant des siècles et jusqu'aux Macchabées mena avec des fortunes diverses maintes guerres nationales de défense ou de conquête (voir Armée).

2.

Conduite de la guerre.

Avant la bataille. La pratique du service des renseignements, en vue d'une conquête ou au cours d'hostilités, doit avoir été très fréquente. Assez nombreuses sont les allusions de l'A. T, aux espions (Jos 2:1, Jug 1:23-26,1Sa 26:4), ou émissaires (2Sa 15:10), chargés d'explorer (Jug 18:3,2Sa 10:3) ou de reconnaître un pays (Ge 42:9,14,34, No 21:32, 1Ma 5:38 12:26), d'épierun camp (Jug 7:10-15) et de rapporter autant d'informations que possible. Les plus célèbres sont les douze espions envoyés par Moïse en Canaan vers la fin du voyage au désert (No 13, De 1:22 et suivants, Heb 11:31), et qui seraient plus exactement appelés éclaireurs ou explorateurs. (Par contre, dans le N.T. apparaît deux fois l'espionnage au point de vue moral, dans les hostilités contre Jésus (Lu 20:20) et contre Paul). --Les (Ga 2:4) guerres, d'habitude, débutaient au printemps, « saison où les rois se mettent en campagne » (2Sa 11:1, cf. 1Ro 20:22), et à l'automne on arrêtait les hostilités. Le signal était donné par des messagers (Jug 6:35 7:24), ou par la trompette, qui résonnait de sommet en sommet (Jug 3:27,2Sa 20:1, Jer 42:14). A cette convocation, De 20:5-8 apporte certaines exemptions (avoir bâti, ou planté une vigne ; être jeune marié ; avoir peur ; cf. Jug 7:3, 1Ma 3:56). En marche, l'armée pratiquait pour sa sécurité l'envoi d'éclaireurs et cherchait les renseignements au moyen d'espions (Jos 2:1, Jug 1:23,1Sa 26:4, 1Ma 5:38). En station, elle établissait un camp, circulaire semble-t-il, et fait de tentes, autour duquel veillaient les sentinelles (Jug 7:19,1Sa 26:5,2Sa 11:11). Pour les sièges, voir Fortifications.

La bataille. Elle consistait essentiellement dans le choc, un peu confus, et quelques fois longtemps retardé, des deux armées rangées face à face en ordre de bataille (1Sa 13:18 17:1 28:4). On se battait corps à corps, chacun cherchant à frapper les chefs (1Ro 22:31,35). Cris de guerre et sons de trompettes dominaient la lutte (Job 39:28, Am 1:14,1Co 14:8). Au premier rang devaient être les hommes armés de l'épée ; plus en arrière, les archers et les porteurs de fronde ; ce n'est qu'à partir de Salomon qu'il y eut en Israël une cavalerie et des chariots (1Ro 10:26-29, Pr 21:31, Jer 8:6). Le combat était quelques fois remplacé ou précédé par des duels entre des guerriers célèbres de l'un et l'autre partis (1Sa 17,2Sa 2:14,16). La division habituelle de l'armée en deux corps (1Sa 13:2,2Sa 10:9-11), ou en trois (Jug 7:16,1Sa 11:11 13:17), permettait au chef de concevoir certaines manoeuvres élémentaires : l'embuscade, fréquemment employée (Jos 8:3,7, Jug 9:34 20:29-35,2Ch 13:13,14), le mouvement tournant (2Sa 5:23). On connaissait les avantages d'une attaque nocturne ou menée sous le couvert des bois (Jug 7:19,2Sa 18:6-8, 1Ma 4:1-6). La mort du chef entraînait souvent la débandade (1Sa 31:7) ; d'ordinaire, on était rappelé, le combat fini, par la trompette ou par des cris (2Sa 2:28,1Ro 22:36). La subsistance des troupes en campagne, en dehors du procédé de Jug 20:10, était assurée par les ressources du pays, par des dons volontaires, et par les envois des familles (1Sa 17:17 25:18,27, 2Sa 17:27-29).

Après la bataille. Le premier devoir était d'ensevelir les morts (1Ro 11:15) et de rendre honneur aux chefs disparus en en portant le deuil (complaintes sur Saül et sur Abner, 2Sa 1 et 3:31, 36). Victorieux, on traitait durement le vaincu (fig. 104 à 108) : mise à mort des chefs, mutilations, violences sur les femmes et les enfants étaient choses courantes (Jug 1:6 7:25 8:20,21,2Ro 15:16, Ps 137:9, Esa 13:16). Beaucoup étaient réduits en esclavage (Am 1:6,9). On imposait de lourds tributs (2Ro 15:19 23:33). Le butin, où la part du chef était réservée (Jug 8:24,27), était réparti entre tous, et la coutume s'établit d'en faire profiter ceux qui n'avaient pas combattu (Jug 5:30,1Sa 30:21-25, cf. No 31:27) ; il était parfois très abondant (Jos 22:8 2Ch 20:25). Les vainqueurs étaient accueillis triomphalement au retour par des chants et par des danses (Ex 15:20, Jug 11:34 : la fille de Jephté ; 1Sa 18:6 et suivant : popularité de David). Les héros recevaient les récompenses promises.

--Voir (Jos 15:16,1Sa 17:26,1Ch 11:6) Bertholet, Hist. Civ. Isr., p. 282ss. Jean Riv.

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      Genèse 4

      8 Caïn dit à son frère Abel : « Sortons ! » Dehors, dans les champs, Caïn se jette sur son frère Abel et il le tue.

      Genèse 14

      14 Quand Abram apprend que son neveu a été fait prisonnier, il regroupe ses partisans, 318 hommes de son clan. Et il poursuit ses ennemis jusqu’à Dan.

      Genèse 42

      9 Alors Joseph se souvient des rêves qu’il a faits à leur sujet. Il leur dit : « Vous êtes des espions ! Vous êtes venus ici pour connaître les points faibles du pays. »
      14 Joseph leur dit : « Je le disais bien, vous êtes des espions.
      34 Ensuite, ramenez-moi votre plus jeune frère. Ainsi, je saurai que vous n’êtes pas des espions, mais des gens honnêtes. Alors je vous rendrai votre frère et je vous laisserai faire du commerce dans le pays.” »

      Exode 15

      20 Alors la prophétesse Miriam, sœur d’Aaron, prend son tambourin. Toutes les femmes d’Israël la suivent en dansant au son des tambourins.

      Nombres 13

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      2 « Envoie des hommes se renseigner sur le pays de Canaan, que je donne aux Israélites. Envoyez un homme par tribu. Choisissez-les parmi les responsables des Israélites. »
      3 Moïse obéit à l’ordre du SEIGNEUR. Il envoie du désert de Paran des hommes qui sont tous des chefs israélites.
      4 Voici leurs noms : – Chammoua, fils de Zakour, de la tribu de Ruben.
      5 – Chafath, fils de Hori, de la tribu de Siméon.
      6 – Caleb, fils de Yefounné, de la tribu de Juda.
      7 – Igal, fils de Joseph, de la tribu d’Issakar.
      8 – Hosée, fils de Noun, de la tribu d’Éfraïm.
      9 – Palti, fils de Rafou, de la tribu de Benjamin.
      10 – Gaddiel, fils de Sodi, de la tribu de Zabulon.
      11 – Gaddi, fils de Soussi, de la tribu de Manassé, fils de Joseph.
      12 – Ammiel, fils de Guemali, de la tribu de Dan.
      13 – Setour, fils de Mikaël, de la tribu d’Asser.
      14 – Nabi, fils de Vofsi, de la tribu de Neftali.
      15 – Gouel, fils de Maki, de la tribu de Gad.
      16 Voilà les noms des hommes que Moïse envoie pour se renseigner sur le pays de Canaan. Moïse donne à Hosée, fils de Noun, le nom de Josué.
      17 Au moment d’envoyer ces hommes, Moïse leur dit : « Entrez par la région du Néguev. Vous monterez ensuite sur les montagnes de Judée
      18 et vous verrez comment le pays se présente : Est-ce que ses habitants sont forts ou faibles ? Est-ce qu’il y en a peu ou beaucoup ?
      19 Est-ce que le pays est bon ou mauvais ? Est-ce que les lieux où ils habitent sont des campements, ou bien est-ce qu’ils sont entourés de murs de défense ?
      20 Est-ce que le sol est riche ou pauvre ? Est-ce qu’il y a des arbres ou non ? Vous étudierez tout cela. N’ayez pas peur de cueillir des fruits du pays. » En effet, c’est la saison des premiers raisins.
      21 Ces hommes partent donc du désert de Tsin et ils vont se renseigner sur le pays de Canaan jusqu’à Rehob, près de Lebo-Hamath.
      22 Ils entrent dans le pays par la région du Néguev, et ils arrivent près de la ville d’Hébron. Hébron a été construite sept ans avant la ville de Soan en Égypte. Les clans d’Ahiman, de Chéchaï et de Talmaï habitent là. Ce sont les gens de la famille du géant Anaq.
      23 Ensuite, ils vont dans la vallée d’Èchekol. Là, ils coupent une branche de vigne qui porte une grappe de raisin. Ils la mettent avec d’autres fruits, des grenades et des figues, sur des bâtons qu’ils portent à deux.
      24 On appelle cet endroit vallée d’Èchekol, c’est-à-dire vallée de la grappe, à cause de la grappe de raisin que les Israélites ont cueillie là-bas.
      25 Après 40 jours, les hommes qui sont allés se renseigner sur le pays de Canaan reviennent.
      26 Ils vont trouver Moïse, Aaron et toute la communauté d’Israël dans le désert de Paran, à Cadès. Ils leur disent ce qu’ils ont vu et ils leur montrent les fruits du pays.
      27 Voici ce qu’ils racontent à Moïse : « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. Oui, c’est vrai, c’est un pays qui déborde de lait et de miel. Et voici quelques fruits de ce pays.
      28 Malheureusement, ses habitants sont puissants. Leurs villes sont très grandes et protégées par des murs. Là, nous avons même vu les gens de la famille du géant Anaq.
      29 Les Amalécites habitent la région du Néguev. Les Hittites, les Jébusites et les Amorites sont dans les montagnes. Les Cananéens habitent au bord de la mer Méditerranée et sur les bords du Jourdain. »
      30 Caleb fait taire les Israélites qui critiquent Moïse. Il dit : « Allons-y ! Montons là-bas et prenons le pays ! Nous aurons la victoire ! »
      31 Mais les hommes qui sont montés avec Caleb disent : « Ce peuple est plus fort que nous. Nous ne pouvons pas l’attaquer. »
      32 Et, devant les Israélites, ils se mettent à dire du mal du pays sur lequel ils sont allés se renseigner. Ils disent : « Le pays que nous avons visité fait mourir ses habitants. De plus, tous les gens que nous avons vus sont très grands.
      33 Nous avons même vu des géants. Ce sont les gens de la famille d’Anaq. À côté d’eux, nous avions l’impression d’être des sauterelles. Et c’est bien ainsi qu’ils nous voyaient. »

      Nombres 21

      32 Moïse envoie des espions reconnaître la ville de Yazer. Puis les Israélites prennent les villages voisins, et ils chassent les Amorites.

      Nombres 31

      27 Tu partageras ces biens en deux parts : l’une pour les soldats qui sont allés au combat, l’autre pour le reste de la communauté.

      Josué 2

      1 Du camp de Chittim, Josué, fils de Noun, envoie en secret deux hommes, pour chercher à connaître le pays et la ville de Jéricho. Les deux espions arrivent à Jéricho et ils vont passer la nuit dans la maison d’une prostituée appelée Rahab.

      Josué 8

      3 Avec toute son armée, Josué se prépare donc à attaquer la ville d’Aï. Il choisit 30 000 hommes, des combattants courageux, et il les fait partir de nuit.
      7 Alors vous, vous sortirez de l’endroit où vous êtes cachés et vous prendrez la ville. En effet, le SEIGNEUR votre Dieu la livre en votre pouvoir.

      Josué 15

      16 Caleb dit : « Je donnerai ma fille Axa pour femme à celui qui attaquera Quiriath-Séfer et qui prendra cette ville. »

      Josué 22

      8 et leur dit : « Retournez chez vous avec de grandes richesses et beaucoup de troupeaux, avec de l’argent, de l’or, du cuivre, du fer et beaucoup de vêtements. Partagez avec vos frères israélites ces richesses prises à vos ennemis. »

      Juges 1

      6 Adoni-Bézec fuit. Les Israélites le poursuivent, ils le prennent et lui coupent les pouces des mains et des pieds.
      23 Ils envoient des hommes explorer la ville, qui s’appelait autrefois Louz.
      24 Les envoyés voient un homme sortir de la ville. Ils lui disent : « Montre-nous comment nous pouvons entrer dans la ville, et nous serons bons pour toi. »
      25 L’homme leur montre comment entrer dans la ville. Alors les gens de Joseph font mourir tous les habitants. Mais ils laissent partir cet homme avec tout son clan.
      26 Il part au pays des Hittites. Là, il construit une ville qu’il appelle Louz. Elle a encore ce nom-là aujourd’hui.

      Juges 3

      27 Quand il arrive là, il sonne de la trompette dans la région montagneuse d’Éfraïm, pour rassembler les Israélites. Puis il se met à leur tête et ils descendent des collines.

      Juges 5

      14 Les vainqueurs des Amalécites sont venus d’Éfraïm. La tribu de Benjamin les a suivis et a fait partie de leurs troupes. Le clan de Makir a donné des chefs, et la tribu de Zabulon a donné des officiers.
      16 Vous êtes restés assis entre deux parcs à écouter les bergers jouant de la flûte près des troupeaux. Pourquoi donc ? Oui, dans les clans de Ruben, on a discuté pendant longtemps.
      30 « Les soldats partagent sans doute les biens qu’ils ont trouvés : une jeune fille, deux jeunes filles par combattant. Du tissu de couleur pour Sisra, du tissu brodé, du tissu richement brodé pour son cou ! »

      Juges 6

      34 L’esprit du SEIGNEUR saisit Gédéon, qui sonne de la trompette. Alors les hommes du clan d’Abiézer se mettent à le suivre.
      35 Gédéon envoie des messagers dans tout le territoire de Manassé. Les gens de cette tribu le suivent aussi. Il envoie encore des messagers dans les tribus d’Asser, de Zabulon et de Neftali, et leurs hommes viennent avec eux.

      Juges 7

      3 Tu vas donc annoncer ceci à tes hommes : “Tous ceux qui tremblent de peur n’ont qu’à rentrer chez eux, en passant par la montagne de Galaad !” » Parmi les combattants, il y a 22 000 hommes qui s’en vont, il en reste 10 000.
      10 Mais si tu as peur, descends d’abord avec Poura, ton serviteur.
      11 Tu entendras ce qu’ils disent. Ensuite, tu auras le courage d’aller les attaquer. » Gédéon descend avec son serviteur tout près du camp, là où les premiers soldats se trouvent.
      12 Les Madianites, les Amalécites et les nomades de l’est sont dans la plaine, aussi nombreux que des sauterelles. On ne peut pas compter leurs chameaux. Ils sont aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer.
      13 Au moment où Gédéon arrive, un homme est en train de raconter un rêve à un camarade : « Tiens, je viens de faire un rêve. J’ai vu un pain d’orge qui roulait dans notre camp. Il est venu cogner une tente. Il l’a renversée, et elle est tombée. »
      14 Son camarade répond : « C’est l’épée de Gédéon, l’Israélite, le fils de Yoach. Ça ne peut pas être autre chose ! Dieu a décidé de livrer tout notre camp en son pouvoir. »
      15 Quand Gédéon entend le récit de ce rêve et son interprétation, il se met à genoux pour remercier Dieu. Puis il revient au camp des Israélites. Il crie : « Levez-vous ! Le SEIGNEUR vous a livré le camp des Madianites ! »
      16 Gédéon divise les 300 hommes qui sont avec lui en trois groupes. Il donne à chacun une trompette, un pot vide et une torche à mettre dans le pot.
      19 Un peu avant minuit, Gédéon et un groupe de 100 hommes arrivent près du camp. On vient de remplacer les gardiens du camp. Gédéon et ses hommes sonnent de la trompette et ils cassent les pots qu’ils ont dans leur main.
      24 Gédéon envoie des messagers dans toute la région montagneuse d’Éfraïm : « Descendez tous à la rencontre des Madianites et occupez les points d’eau le long du fleuve Jourdain jusqu’à Beth-Bara ! » On réunit donc les hommes d’Éfraïm. Ils descendent occuper les points d’eau le long du Jourdain jusqu’à Beth-Bara.
      25 Ils prennent les deux chefs Oreb et Zeb. Ils tuent Oreb au rocher d’Oreb et Zeb au pressoir de Zeb. Ensuite, ils continuent à poursuivre les Madianites. Puis ils reviennent de l’autre côté du Jourdain et rapportent à Gédéon les têtes d’Oreb et de Zeb.

      Juges 8

      2 Mais Gédéon leur répond : « Qu’est-ce que j’ai fait d’extraordinaire quand je me compare à vous ? Le peu que vous avez réussi à faire, est-ce que cela ne vaut pas mieux que les exploits d’Abiézer, mon clan ?
      20 Ensuite, il dit à Yéter, son fils aîné : « Vas-y, tue-les ! » Mais le garçon ne tire pas son épée. Il est encore jeune et il a peur.
      24 Ensuite, Gédéon leur dit : « Je veux vous demander quelque chose : donnez-moi chacun un anneau pris sur vos richesses de guerre. » En effet, les Madianites portent des anneaux en or, car ce sont des hommes du désert.
      27 Avec cet or, Gédéon fait la statue d’un dieu qu’il place dans son village, à Ofra. Les Israélites viennent à cet endroit pour adorer ce dieu, et la statue devient un piège pour Gédéon et pour sa famille.

      Juges 9

      34 La nuit suivante, Abimélek et tous ses hommes se divisent en quatre groupes et ils vont se cacher près de Sichem.

      Juges 11

      34 Quand Jefté revient chez lui à Mispa, c’est sa fille qui vient à sa rencontre. Elle danse au son du tambourin. Elle est sa seule fille et il n’a pas d’autre enfant.

      Juges 18

      3 Pendant qu’ils sont là, ils entendent le jeune lévite parler et ils reconnaissent son accent. Alors ils vont lui dire : « Qui t’a demandé de venir à cet endroit ? Qu’est-ce que tu fais là ? Qu’est-ce qui te retient ici ? »
      11 Alors 600 hommes de la tribu de Dan, armés pour le combat, quittent Sora et Èchetaol.
      27 Les Danites emportent les objets que Mika a fabriqués. Et ils emmènent le prêtre qui est à son service. Ils vont attaquer Laïch, où les habitants vivent dans la tranquillité et dans la sécurité. Les Danites les tuent et brûlent la ville.

      Juges 20

      10 et nous prendrons un homme sur dix. Ils iront chercher de la nourriture pour les soldats qui attaqueront Guibéa. Quand ils reviendront, nous punirons cette ville pour l’acte horrible que ses habitants ont commis en Israël. »
      29 Alors les Israélites cachent des soldats autour de Guibéa.

      1 Samuel 11

      11 Le jour suivant, Saül divise son armée en trois groupes. Ils vont dans le camp ennemi avant la fin de la nuit. Ils tuent des Ammonites jusqu’à l’heure la plus chaude de la journée. Ceux qui sont encore en vie vont de tous côtés, et il n’en reste pas deux ensemble.

      1 Samuel 13

      2 Saül choisit 3 000 soldats parmi les Israélites. Et 2 000 restent avec lui à Mikmas, dans la région montagneuse de Béthel. Les 1 000 autres soldats restent avec son fils Jonatan à Guibéa, dans le territoire de Benjamin. Saül renvoie les autres Israélites chez eux.
      18 La deuxième va vers Beth-Horon, la troisième va vers la frontière, qui passe au-dessus de la vallée des Hyènes, du côté du désert.

      1 Samuel 17

      1 Les Philistins réunissent leurs armées pour aller faire la guerre. Ils se rassemblent dans la ville de Soko en Juda et ils installent leur camp à Éfès-Dammim, entre Soko et Azéca.
      2 Saül et l’armée d’Israël se rassemblent et s’installent dans la vallée du Térébinthe. Puis ils se mettent en ordre de combat contre les Philistins.
      3 Les Philistins sont sur une colline, et les Israélites sur une autre. Une vallée les sépare.
      4 Un soldat philistin quitte le rang et il s’avance entre les deux armées. Il cherche quelqu’un qui peut se battre contre lui. Ce soldat est de la ville de Gath. Il s’appelle Goliath. Il mesure à peu près trois mètres.
      5 Sur sa tête, il a mis un casque de bronze. Il a des plaques de bronze autour des jambes. Il porte une cuirasse faite en écailles de bronze. Cette cuirasse pèse 60 kilos. Sur sa poitrine, en travers, il porte une arme de bronze.
      7 Le bois de sa lance est gros comme la barre d’un métier à tisser. La pointe de fer au bout de la lance pèse plus de sept kilos. Celui qui porte son bouclier marche devant lui.
      8 Goliath s’arrête et il crie aux soldats d’Israël : « Vous vous mettez en ordre de combat. Pourquoi donc ? Je suis un Philistin, et vous, vous êtes les esclaves de Saül. Choisissez parmi vous un homme pour lutter contre moi.
      9 S’il arrive à me battre et s’il me tue, les Philistins deviendront vos esclaves. Mais si c’est moi qui arrive à le battre et si je le tue, c’est vous qui deviendrez nos esclaves. »
      10 Et il ajoute encore : « Aujourd’hui, je provoque l’armée d’Israël. Envoyez-moi un homme, et nous allons lutter l’un contre l’autre. »
      11 Quand Saül et toute l’armée d’Israël entendent ce que Goliath dit, ils sont paralysés par la peur.
      12 David est fils de Jessé, du clan d’Éfrata. Il habite à Bethléem, dans le pays de Juda. Jessé a huit fils et, au temps de Saül, il est très âgé.
      13 Ses trois fils aînés, Éliab, Abinadab et Chamma, sont partis faire la guerre avec Saül. David est le plus jeune.
      15 Il a l’habitude d’aller servir Saül quelque temps, puis de revenir garder les moutons de son père, à Bethléem.
      16 Pendant 40 jours, Goliath le Philistin se présente matin et soir devant l’armée d’Israël.
      17 Un jour, Jessé dit à David : « Prends ce sac de grains grillés et ces dix pains, va vite au camp militaire. Tu les donneras à tes frères.
      18 Prends aussi ces dix fromages et donne-les à leur commandant. Va voir si tes frères sont en bonne santé et rapporte-moi quelque chose qui me montrera que tout va bien là-bas.
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