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MALADIE

La Palestine a toujours été une contrée assez salubre, garantie des épidémies par son isolement relatif, et la législation hébraïque comporte certaines préoccupations d'ordre sanitaire. La vie des anciens Israélites était simple et frugale, leur alimentation (voir ce mot) se composait surtout de pain, de lait, de miel et de fruits ; la viande était habituellement réservée aux festins. C'était un peuple sain, que la dure servitude d'Egypte n'avait pu abattre (Ex 1:12), et dont les femmes étaient alors plus vigoureuses que celles de leurs tyrans (Ex 1:19). Toutefois, ces conditions favorables furent contrebalancées par l'ignorance de l'hygiène sous un climat souvent brûlant, en pays poussiéreux, et par les innombrables mouvements de troupes et de guerres qui parcoururent la Palestine au cours des âges.

Aussi est-il fréquemment question de maladies dans la Bible ; et si l'on se reporte aux références à ce sujet dans l'A. T, et le N.T. (nous ne pourrons les citer toutes), on peut en dégager quelques notions assez précises, sans pouvoir établir une évolution nette des idées et des pratiques médicales à travers les siècles bibliques.

I Les maladies.

1.

EXPLICATIONS.

Comment expliquait-on les maladies ?

Les Israélites, d'accord, dans l'ensemble, avec les Babyloniens, les Perses et les Grecs, entretenaient ces deux croyances générales, au reste apparentées l'une à l'autre :

La maladie est un châtiment. Elle survient comme conséquence du péché individuel ou familial (Jn 9:2), idée ancienne que Jésus combat en refusant d'attribuer à priori cette cause à toute maladie sans exception. Dieu envoie la maladie directement (Ex 4:11, De 28:22 32:39), ou par un ange (2Sa 24:16), ou par l'intermédiaire de Satan (qui frappe Job d'un ulcère malin des pieds à la tête : Job 2:7) ; voir dans Job 33:19 et suivants une description imagée de la maladie.

A l'origine de la souffrance, il faut chercher une présence démoniaque (voir Possession démoniaque). Les démons, offensés, se vengent en envoyant des maladies, les maladies nerveuses surtout, mais aussi certaines infirmités comme la surdité ou la mutité (Mr 9:25). Parfois c'est Dieu lui-même, comme dans le cas de Saül (1Sa 16:14), qui envoie l'esprit malfaisant.

2.

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE.

Les notions d'anatomie et de physiologie qui se font jour dans la Bible sont très rudimentaires et difficiles à définir, à cause du manteau imagé et poétique qui les recouvre.

Le coeur est considéré comme le siège de l'activité à la fois mentale et morale, comme cela résulte de passages très nombreux.

Les reins sont le siège des impulsions, de l'affection, de l'angoisse (Jer 11:20, Ps 7:10, Esa 21:3).

Les entrailles sont le lieu de l'émotion douloureuse et de la compassion pour autrui (Ps 38:8, Job 30:27, Jer 31:20, Col 3:12, 1Jn 3:17)

Le sang, c'est l'âme de la chair (Le 17:11), etc. (Voir art. à ces divers mots).

On peut relever quelques vagues notions d'embryologie dans Job 10:10 et suivants, Ps 139:15 et suivant, Eze 37:6,8 : l'embryon, d'abord comparable à du lait caillé, est recouvert de chair et de peau, puis pourvu de nerfs et d'os.

3.

TERMES GENERAUX.

Les termes de maladie, malade, qui reviennent souvent dans le texte biblique, s'accompagnent quelquefois d'un qualificatif. Ézéchias fut « malade à la mort » (Esa 38:1), le fils de la veuve de Sarepta fut pris d'une maladie si violente que le souffle avait disparu (1Ro 17:17). Joram fut frappé d'une maladie sans remède (2Ch 21:18). La maladie mortelle d'Antiochus Épiphane est attribuée au chagrin (1Ma 6:8 et suivants).

Le grec du N.T. parle de faiblesse ou asthénie (Ac 28:9, Mt 8:17, Jn 5:5 11:4) ; langueur, amenée par une maladie chronique ou périodique (Mt 4:23 et suivant Mt 9:35 10:1) ; attaque aiguë avec crise violente (Mt 8:17, Mr 13:4 3:16, Lu 4:40 6:17 7:21 9:1) ; on distinguait généralement entre les malades et les démoniaques (sauf dans Lu 4:40).

4.

MALADIES PARTICULIERES.

Jésus a guéri un certain nombre de cas de mutité (Mr 7:37) ; le muet de Mt 9:32 et suivant présentait des troubles mentaux dont la disparition amena la guérison de son infirmité.

La surdité devait être assez répandue (Esa 29:18 35:5, Mt 11:5, Mr 7:37) ; la patience vis-à-vis des sourds était une vertu recommandée (Le 19:14). Dans Mr 7:32 et suivants la surdité s'accompagne de bégaiement. Un cas de surdi-mutité associé à des troubles nerveux a été guéri par Jésus (Mr 9:14 et suivants, cf. Mt 17:14 et suivants, Lu 9:37 et suivants, ces deux derniers passages ne spécifiant pas qu'il s'agit de surdi-mutité). Pour la mutité temporaire du prêtre Zacharie (Lu 1:20 etc.), voir Zacharie, parag. 32. On trouve aussi la mutité associée à la cécité chez un démoniaque (Mt 12:22).

La cécité. Les maladies des yeux, surtout l'ophtalmie purulente, ont été de tout temps très répandues en Orient. Cette affection était provoquée et aggravée par le sable, la poussière, le soleil. Elle pouvait être aussi une infirmité de vieillesse, comme dans le cas d'Isaac (Ge 27:1), d'Héli (1Sa 3:2), d'Ahija (1Ro 14:4). Par contre, Moïse conserva sa bonne vue jusqu'à la fin de sa vie (De 34:7). La compassion envers les aveugles était un devoir (Le 19:14), et celui qui faisait s'égarer un aveugle était maudit (De 27:18) ; mais la cécité était incompatible avec la prêtrise (Le 21:18). Jésus a guéri beaucoup d'aveugles ; les deux cas les plus frappants sont celui de l'aveugle de naissance (Jn 9:1) et celui de l'homme dont la guérison s'accomplit par degrés (Mr 8:22 et suivant). Les cas inverses sont ceux de Saul frappé de cécité par Dieu et d'Élymas frappé par Saul (Ac 9:8 13:11), châtiment symbolique de leur aveuglement spirituel (voir Aveugle). La tournure de Ac 9:18, décrivant l'impression de Saul qui recouvre la vue : « comme si des écailles tombaient de ses yeux », peut passer pour une expression plus ou moins médicale dans le récit de Luc.

L'Oriental connaissait un certain nombre de maladies caractérisées par un état fébrile, sans doute assez mal différenciées. De 28:22 en énumère qui ont ce caractère commun d'être soudaines et sans remède connu.

-La consomption (Le 26:16) peut être considérée comme une sorte de phtisie, ou comme une variété de la fièvre de Malte, qui sévissait particulièrement dans les îles et sur le littoral méditerranéens, et qui s'accompagnait de douleurs dans les membres, de sueurs abondantes et d'hyper-thermie.

-La fièvre appelée dans Le 26:16 la fièvre brûlante provoquait de violents malaises et affaiblissait la vue (LXX, ictère ou jaunisse). Ce pourrait être la maladie dont étaient atteints le fils du personnage royal (Jn 4:52) et la belle-mère de Simon Pierre (Lu 4:38), l'un et l'autre à Capernaüm, ville située sur le lac à plus de 200 m. au-dessous du niveau de la mer. Il s'agit sans doute d'une sorte de malaria, qui régnait à l'état endémique autour de la mer de Galilée, dans les vallées de la Palestine et dans certaines basses plaines marécageuses comme la Pamphylie (voir ce mot). La fièvre paludéenne est l'une des explications qu'on a données de l'écharde (voir ce mot) de l'apôtre Paul.

-L'inflammation, la chaleur brûlante, le dessèchement traduisent diverses manifestations fébriles.

-La peste, qui sévissait périodiquement, est souvent mentionnée dans l'A.T. Très redoutée à cause de son caractère épidémique et rapidement fatal, elle laissait les Israélites d'autant plus désarmés qu'elle était considérée comme une visitation directe de Dieu pour le châtiment, et la loi lévitique n'indique aucun moyen de la combattre (2Sa 24:15,1Ro 8:37,2Ro 19:35,2Ch 21:14, Ps 91:3, Jer 14:12, Eze 14:19 etc.). On s'est demandé si les Israélites n'avaient pas déjà établi un rapport entre la peste et les rats ou les souris (voir ce mot) ; pour s'être emparés de l'arche de l'Éternel, les Philistins, frappés de la peste, offrent des souris d'or comme don expiatoire (1Sa 6:4) ; les hémorroïdes de ce récit (1Sa 5:6,9,12 etc.) pouvaient bien être des tumeurs de la peste bubonique.

-Les affections cutanées, dartres, tumeurs, etc. ont toujours été très communes en Orient (Le 13:2 et suivant, Job 7:5, La 5:10).

La Bible n'établit pas de discrimination entre les diverses maladies de la peau.

La plus répandue et la plus redoutée était la lèpre (voir ce mot), qui affectait l'organisme tout entier et qui était soumise à une législation minutieuse et sévère.

La calvitie simple (Le 13:40-43) n'était pas tenue pour une cause d'impureté cérémonielle ; elle pouvait survenir chez les guerriers soumis à des fatigues excessives (Eze 29:18).

L'homme atteint de gale ou de teigne (De 28:27, Le 21:20) ne pouvait pas participer aux cérémonies cultuelles. Ces affections parasitaires, provoquant des éruptions non contagieuses, s'attaquaient au cuir chevelu, au visage, à la peau en général (Le 13:38).

L'ulcère d'Egypte (De 28:27,35, cf. Job 2:7, Ex 9:9,2Ro 20:7, Esa 38:21, Lu 16:20), se fixant surtout sur les genoux et les jambes, consistait en une éruption de pustules ; c'était sans doute quelque anthrax.

En fait de troubles organiques, les maladies de coeur ne semblent pas avoir été identifiées, et les nombreux qualificatifs attribués au coeur appartiennent au sens figuré.

Des cas de syncope ou d'apoplexie, momentanée ou fatale, paraissent cités dans 1Sa 4:18 28:20, Da 8:27. Le coeur de Nabal, dégrisé, devint « comme une pierre », et la mort survint dix jours plus tard (1Sa 25:37 et suivant). Uzza meurt subitement après avoir touché l'arche (2Sa 6:7) ; Ananias et Saphira succombent également d'une manière foudroyante (Ac 5:5-10). Voir aussi, dans les Apocryphes, la paralysie subite d'Alcimus (1Ma 9:55) et d'Héliodore (2Ma 3:27).

Lorsqu'il est dit qu'Hérode Agrippa mourut rongé des vers (Ac 12:23), ce peut être une façon du temps de décrire une péritonite avec perforation intestinale ; Josèphe déclare que ce roi souffrait de violentes douleurs abdominales qui l'emportèrent en peu de jours.

Le roi Joram semble avoir souffert d'une forme très grave de dysenterie (2Ch 21:19, cf. Ac 28:8).

Les excès de table et de vin provoquent des troubles divers (Pr 23:29,32, Esa 19:14, Sir 31:20 37:30) ; par contre, saint Paul jugeait l'usage modéré du vin, agissant comme remède, recommandable contre la dyspepsie (1Ti 5:23, cf. Sir 31:27).

Sous la rubrique des maladies nerveuses peuvent figurer la paralysie, l'épilepsie et les troubles nerveux proprement dits.

Les cas de paralysie se trouvent dans le N.T. : en dehors des guérisons anonymes accomplies par Jésus (Mt 4:24), on connaît le paralytique de Capernaüm porté par quatre hommes (Mr 2:3), et le serviteur du centenier (Mt 8:6) dont la paralysie s'accompagnait de vives souffrances. Énée, guéri par Pierre, était couché depuis huit ans (Ac 9:33). La paralysie pouvait ne concerner qu'un membre, comme dans le cas de l'homme à la main sèche (Mr 3:1, Mt 12:10, Lu 6:6) ou n'être pas totale, comme celle du paralytique de Béthesda (Jn 5:5).

Les infirmités des divers boiteux ou impotents (2Sa 4:4 9:13, Ac 3:2 14:8) peuvent être congénitales ou accidentelles. Ce sont des accès épileptiques (ou épileptiformes) qui sont décrits dans Mr 9:18, Mt 17:15, Lu 9:39. L'expression de lunatique, c-à-d. « frappé par la lune », employée par Mt 4:24, (cf. Ps 121:6) indique que l'on attribuait aux phases de la lune une action sur cette forme de maladie.

D'ailleurs les insolations (2Ro 4:18 et suivants, cf. Ps 121:6) ont aussi été attribuées à des démons dévastateurs (cf. le « démon de midi », dans Ps 91:6).

Les cas de possession démoniaque (voir art.) cités par la Bible (Mt 4:24 9:32) se réfèrent à des troubles nerveux, concomitants ou non à la mutité ou à l'épilepsie, et pouvant aller jusqu'aux diverses maladies mentales (voir Folie). L'exemple le plus frappant est celui du ou des démoniaques de Gadara (Mr 5:1-20, Mt 8:28-34, Lu 8:26-39). On ne sait s'il faut faire de ces troubles cérébraux l'origine, ou au contraire la conséquence de la mauvaise santé. Au temps où vivait Jésus, l'exaltation politique et religieuse créait une atmosphère fiévreuse et troublée qui favorisait singulièrement l'éclosion et le développement des maladies nerveuses.

Citons encore : un cas d'hydropisie (Lu 14:2), mal probablement assez commun, qui provoquait des désordres organiques ; et un cas, semble-t-il, d'hémorragie utérine, ayant duré douze ans (Mr 5:25 et parallèle), affection qui chez les Israélites mettait la malade (l' « hémorroïsse ») au ban de la société pour cause d'impureté rituelle.

--La maladie du pied dont souffrait Asa (1Ro 15:23) peut avoir été la goutte, ou une sorte de lèpre articulaire ou de gangrène sénile.

La gangrène est mentionnée dans 2Ti 2:17 comme terme de comparaison pour les progrès rongeurs de l'impiété. Mais, dans De 28:22, où Sg. traduit : jaunisse et gangrène, il est probable qu'il s'agit plutôt de maladies des céréales : nielle et rouille (voir art.).

II La médecine.

1.

THERAPEUTIQUE.

Un soin qui s'impose tout d'abord est celui des blessures. Ésaïe (Esa 1:6), décrivant un corps couvert de plaies, où rien n'est en bon état, indique en même temps le remède : des pansements à l'huile adoucissante. De bonne heure, il dut y avoir sinon des médecins proprement dits, du moins des gens chargés de soigner les blessés, car Ex 21:19 prescrit que les frais du traitement doivent être imputés à l'auteur des coups.

L'huile et le vin aromatisé étaient d'un emploi courant pour panser les plaies (Lu 10:34). Le baume, spécialement celui de Galaad (Ge 37:25 43:11, Jer 8:22 46:11 51:8, Eze 27:17), avait des propriétés sédatives, et en quelque mesure désinfectantes.

En ce qui concerne les maladies, nous avons déjà indiqué que la législation israélite était orientée vers certaines précautions sanitaires telles qu'on pouvait alors en avoir. Les prescriptions avaient un caractère rituel et dérivaient souvent de la qualité de tabou attachée à certains aliments et à certains objets (voir Pur et impur) ; en fait, l'élément cérémoniel et l'élément sanitaire étaient étroitement mêlés.

Les animaux destinés à la consommation devaient être inspectés d'après certaines règles ; il était permis de manger la chair des ruminants herbivores et des poissons, mais non des oiseaux vivant de viande animale et des invertébrés, à l'exception des sauterelles.

Une maladie infectieuse suspecte apparaissait-elle ? l'isolement était prescrit par le prêtre (Le 13:4), et le lavage (nous dirions maintenant : la désinfection) du corps et du vêtement était obligatoire, lorsqu'il y avait eu contact avec des impuretés (No 19:11).

En ce qui concerne l'art médical, les théories régnantes sur l'origine des maladies n'étaient pas de nature à en faciliter le développement : si la maladie est une conséquence des péchés commis par le patient ou par les siens, ne fallait-il pas attendre du pardon divin la guérison ? (Ex 15:26) Un point de vue extrême découvre un péché dans le fait de consulter les médecins au lieu de recourir à Dieu (2Ch 16:12) ; pour le vrai point de vue du croyant dans Sir 38, voir Médecin. Et d'autre part, si la maladie est imputable à la présence d'un mauvais esprit, la science médicale ne consistera-t-elle pas dans la recherche des meilleurs moyens d'expulser la cause du mal ? A cette conception de la maladie vont correspondre des pratiques plus ou moins magiques (2Ro 5:11), ou bien c'est un signe miraculeux qui indiquera au malade que sa guérison va s'accomplir (2Ro 20:8).

Qui sera le plus qualifié pour guérir, sinon l'homme de Dieu, et habituellement le prêtre, dont la science, dans ce domaine, ne pouvait être qu'empirique ? Avec le temps, les prêtres, l'emportant de plus en plus sur les magiciens, durent acquérir une certaine somme de connaissances médicales, qui leur permettaient, par exemple, de diagnostiquer et de discriminer avec sûreté les maladies de la peau (Le 13).

Les Talmuds donnent quelques indications sur les procédés employés. La médication se confondait en somme avec l'exorcisme. Le prêtre prononçait une formule magique, accompagnée parfois d'une onction d'huile. Il existait une formule d'incantation contre la rage, une contre la cécité, etc. S'il faut en croire Josèphe Ant., (VIII, 2), le roi Salomon aurait possédé un livre de recettes pour chasser les démons : à la puissance des formules s'ajoutait celle d'une racine sacrée, couleur de feu, appelée Baaras, laquelle, par contact avec le corps du possédé, chassait les esprits malfaisants. Les « possédés » n'étaient pas sans inspirer de la crainte. David, pris pour un aliéné, apparaît comme indésirable à Akis (1Sa 21:12,15). Pour guérir Saül en proie au mauvais esprit qui ne lui laissait guère de repos, on utilise avec un succès partiel les vertus calmantes de la harpe habilement tenue par David (1Sa 16:14,23).

L'huile utilisée pour les blessures, mélangée ou non avec le vin, trouvait aussi son emploi dans le traitement des maladies. Les apôtres recouraient aux onctions d'huile (Mr 6:13), et l'onction d'huile « au nom du Seigneur » est recommandée aux anciens (Jas 5:14) ; ici, la guérison et le salut attribués à Dieu ont pour condition la foi du malade (verset 15, cf. Heb 11:34).

La Bible parle de collyres pour les yeux (Ap 3:18). Jésus lui-même utilisa pour la guérison d'aveugles un collyre fait de salive et de poussière (Jn 9:6, Mr 8:23 7:33).

Les emplâtres de figues étaient appliqués comme émollients sur les ulcères (Esa 38:21).

Élie (1Ro 17:21) et Elisée (2Ro 4:34) ont utilisé la chaleur animale pour rendre la vie à un corps inanimé.

2.

INSTRUMENTS DE CHIRURGIE.

Pour procéder à la circoncision (voir ce mot), on employait à l'origine un couteau de pierre (Jos 5:3). Un poinçon pour percer l'oreille est mentionné (Ex 21:6). En dehors de la circoncision, l'art de la chirurgie devait être des plus rudimentaires. Le sang, étant tabou, ne devait pas être répandu ; avec le temps, comme les autres peuples de l'antiquité, les Israélites durent cependant recourir à la pratique des saignées.

Les sages-femmes (voir ce mot) sont mentionnées à propos de Rachel, morte en couches (Ge 35:17), de Tamar (Ge 38:28), et des Hébreux en Egypte (Ex 1:15)

La fécondité était une preuve de la faveur divine ; (1Sa 2:5, Ps 113:9) par contre, la stérilité était considérée comme une punition de Dieu ; voir (Ge 20:18 30:2 etc.) Enfant.

Dans le N.T., il est question des médecins d'une manière qui laisse entendre que leur zèle n'était pas très désintéressé et qu'il s'agissait d'un métier lucratif (Lu 8:43). Jésus rectifie en quelque mesure cette opinion défavorable en se contentant d'émettre, à propos des médecins (voir ce mot), des paroles à allure proverbiale (Mt 9:12, Lu 4:23). Ce qui est certain, c'est que beaucoup de gens s'occupaient de médecine, en alliant quelques notions fondées sur l'observation et sur l'expérience à beaucoup de pratiques d'exorcisme et de magie (voir ce mot).

La visite aux malades est un devoir recommandé expressément par Jésus (Mt 25:36,43, cf. Sir 7:35).

J. A.

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      Exode 9

      2 Si tu refuses de le laisser partir, et si tu le retiens encore,
      9 Elle deviendra une poussière sur tout le pays d’Égypte ; et elle produira, dans tout le pays d’Égypte, sur les hommes et sur les bêtes, des ulcères avec éruption de pustules.

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      19 s’il peut ensuite se lever et se promener dehors avec une canne, celui qui l’aura frappé sera acquitté. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail et le fera soigner jusqu’à sa guérison.

      Lévitique 13

      1 L’Éternel parla à Moïse et à Aaron et dit :
      2 Lorsqu’un homme aura sur la peau une tumeur, une dartre ou une tache qui devienne une plaie de lèpre sur la peau, on l’amènera au sacrificateur Aaron ou à l’un de ses fils.
      3 Le sacrificateur examinera la plaie qui est sur la peau. Si le poil de la plaie est devenu blanc, et que la plaie paraisse plus profonde que la peau, c’est une plaie de lèpre : le sacrificateur l’examinera et déclarera cet homme impur.
      4 S’il y a sur la peau une tache blanche qui ne paraisse pas plus profonde que la peau, et que le poil ne soit pas devenu blanc, le sacrificateur enfermera pendant sept jours celui qui a la plaie.
      5 Le sacrificateur l’examinera le septième jour. Si la plaie lui paraît ne pas avoir fait de progrès et ne pas s’être étendue sur la peau, le sacrificateur l’enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      6 Le sacrificateur l’examinera une seconde fois le septième jour. Si la plaie est devenue pâle et ne s’est pas étendue sur la peau, le sacrificateur déclarera cet homme pur : c’est une dartre, il nettoiera ses vêtements et il sera pur.
      7 Mais si la dartre s’est étendue sur la peau, après qu’il se soit montré au sacrificateur pour être déclaré pur, il se montrera une seconde fois au sacrificateur
      8 qui l’examinera. Si la dartre s’est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c’est la lèpre.
      9 Lorsqu’il y aura sur un homme une plaie de lèpre, on l’amènera au sacrificateur
      10 qui l’examinera. S’il y a sur la peau une tumeur blanche, si cette tumeur a fait blanchir le poil, et qu’il y ait une bourgeonnement de chair vive dans la tumeur,
      11 c’est une lèpre invétérée dans la peau de cet homme : le sacrificateur le déclarera impur ; il ne l’enfermera pas, car il est impur.
      12 Si la lèpre fait une éruption sur la peau et que la lèpre couvre toute la peau de celui qui a la plaie, depuis la tête jusqu’aux pieds, partout où le sacrificateur
      13 qui l’examinera portera ses regards ; et si la lèpre couvre tout le corps, il déclarera pur celui qui a la plaie : comme il est entièrement devenu blanc, il est pur.
      14 Mais le jour où l’on apercevra en lui de la chair vive, il sera impur ;
      15 quand le sacrificateur aura vu la chair vive, il le déclarera impur : la chair vive est impure, c’est la lèpre.
      16 Si la chair vive change et devient blanche, il ira vers le sacrificateur
      17 qui l’examinera ; et si la plaie est devenue blanche, le sacrificateur déclarera pur celui qui a la plaie : il est pur.
      18 Lorsque quelqu’un aura eu sur la peau un ulcère qui s’est guéri,
      19 et qu’il se manifestera, à la place où était l’ulcère, une tumeur blanche ou une tache d’un blanc rougeâtre, cet homme se montrera au sacrificateur.
      20 Le sacrificateur l’examinera. Si la tache paraît plus enfoncée que la peau, et que le poil soit devenu blanc, le sacrificateur le déclarera impur : c’est une plaie de lèpre, qui a fait éruption dans l’ulcère.
      21 Si le sacrificateur voit qu’il n’y a point de poil blanc dans la tache, qu’elle n’est pas plus enfoncée que la peau, et qu’elle est devenue pâle, il enfermera cet homme pendant sept jours.
      22 Si la tache s’est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c’est une plaie (de lèpre).
      23 Mais si la tache est restée à la même place et ne s’est pas étendue, c’est une cicatrice de l’ulcère : le sacrificateur le déclarera pur.
      24 Lorsque quelqu’un aura eu sur la peau une brûlure par le feu, que le bourgeonnement de la brûlure forme une tache blanche ou d’un blanc rougeâtre,
      25 le sacrificateur l’examinera. Si le poil est devenu blanc dans la tache, et qu’elle paraisse plus profonde que la peau, c’est la lèpre, qui a fait éruption dans la brûlure ; le sacrificateur déclarera cet homme impur : c’est une plaie de lèpre.
      26 Si le sacrificateur voit qu’il n’y a point de poil blanc dans la tache, qu’elle n’est pas plus enfoncée que la peau, et qu’elle est devenue pâle, le sacrificateur enfermera cet homme pendant sept jours.
      27 Le sacrificateur l’examinera le septième jour. Si la tache s’est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c’est une plaie de lèpre.
      28 Mais si la tache est restée à la même place, si elle ne s’est pas étendue sur la peau, et si elle est devenue pâle, c’est la tumeur de la brûlure ; le sacrificateur le déclarera pur, car c’est la cicatrice de la brûlure.
      29 Lorsqu’un homme ou une femme aura une plaie à la tête ou au menton,
      30 le sacrificateur examinera la plaie. Si elle paraît plus profonde que la peau, et qu’il y ait du poil jaunâtre et mince, le sacrificateur déclarera cet homme impur : c’est le teigne, c’est la lèpre de la tête ou du menton.
      31 Si le sacrificateur voit que la plaie de la teigne ne paraît pas plus profonde que la peau, et qu’il n’y a point de poil noir, il enfermera pendant sept jours (celui qui a) la plaie de la teigne.
      32 Le sacrificateur examinera la plaie le septième jour. Si la teigne ne s’est pas étendue, s’il n’y a pas de poil jaunâtre, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau,
      33 (cet homme) se rasera, mais il ne rasera pas (la place où est) le teigne ; et le sacrificateur l’enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      34 Le sacrificateur examinera la teigne le septième jour. Si la teigne ne s’est pas étendue sur la peau, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau, le sacrificateur le déclarera pur ; il nettoiera ses vêtements, et il sera pur.
      35 Mais si la teigne s’est étendue sur la peau, après qu’il a été déclaré pur,
      36 le sacrificateur l’examinera, et si la teigne s’est étendue sur la peau, le sacrificateur n’aura pas à rechercher s’il y a du poil jaunâtre : il est impur.
      37 Si la teigne lui paraît ne pas avoir fait de progrès, et qu’il y ait poussé du poil noir, la teigne est guérie : il est pur, et le sacrificateur le déclarera pur.
      38 Lorsqu’un homme ou une femme aura sur la peau des taches, des taches blanches,
      39 le sacrificateur l’examinera. S’il y a sur la peau des taches d’un blanc pâle, ce sont des boutons qui ont fait éruption sur la peau : il est pur.
      40 Lorsqu’un homme aura la tête dépouillée de cheveux, c’est un chauve : il est pur.
      41 S’il a la tête dépouillée de cheveux du côté du front, c’est un chauve par-devant : il est pur.
      42 Mais s’il y a dans la partie chauve de derrière ou de devant une plaie d’un blanc rougeâtre, c’est la lèpre qui a fait éruption dans la partie chauve de derrière ou de devant.
      43 Le sacrificateur l’examinera. Si la plaie provoque une tumeur d’un blanc rougeâtre dans la partie chauve de derrière ou de devant, de même aspect que la lèpre sur la peau,
      44 c’est un homme lépreux, il est impur : le sacrificateur le déclarera impur ; c’est à la tête qu’est sa plaie.
      45 Le lépreux, atteint de la plaie, portera ses vêtements déchirés et aura la tête nue ; il se couvrira la moustache et criera : Impur ! Impur !
      46 Aussi longtemps qu’il aura la plaie, il sera impur. Étant impur, il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp.
      47 Lorsqu’il y aura sur un vêtement une plaie de lèpre, sur un vêtement de laine ou sur un vêtement de lin,
      48 à la chaîne ou à la trame de lin ou de laine, sur une peau ou sur quelque ouvrage de peau,
      49 et que la plaie sera verdâtre ou rougeâtre sur le vêtement ou sur la peau, à la chaîne ou à la trame, ou sur un objet quelconque de peau, c’est une plaie de lèpre ; elle sera montrée au sacrificateur
      50 qui examinera la plaie et qui enfermera pendant sept jours ce qui en est attaqué.
      51 Il examinera la plaie le septième jour. Si la plaie s’est étendue sur le vêtement, à la chaîne ou à la trame, sur la peau ou sur l’ouvrage quelconque fait de peau, c’est une plaie de lèpre pernicieuse : l’objet est impur.
      52 Il brûlera le vêtement, la chaîne ou la trame de laine ou de lin, l’objet quelconque de peau sur lequel se trouve la plaie, car c’est une lèpre pernicieuse : (l’objet) sera brûlé au feu.
      53 Mais si le sacrificateur voit que la plaie ne s’est pas étendue sur le vêtement, sur la chaîne ou sur la trame, sur l’objet quelconque de peau,
      54 le sacrificateur ordonnera qu’on nettoie ce qui est attaqué de la plaie, et il l’enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      55 Le sacrificateur examinera la plaie, après qu’elle aura été nettoyée. Si la plaie n’a pas changé d’aspect et ne s’est pas étendue, l’objet est impur ; il sera brûlé au feu ; c’est une partie de l’endroit ou de l’envers qui a été rongée.
      56 Si le sacrificateur voit que la plaie est devenue pâle, après avoir été nettoyée, il l’arrachera du vêtement ou de la peau, de la chaîne ou de la trame.
      57 Si elle paraît encore sur le vêtement, à la chaîne ou à la trame, ou sur l’objet quelconque de peau, c’est une éruption (de lèpre) : ce qui est attaqué de la plaie sera brûlé au feu.
      58 Le vêtement, la chaîne ou la trame, l’objet quelconque de peau, qui a été nettoyé et d’où la plaie a disparu, sera nettoyé une seconde fois, et il sera pur.
      59 Telle est la loi sur la plaie de la lèpre sur un vêtement de laine ou de lin, sur la chaîne ou la trame, ou sur un objet quelconque de peau, et d’après laquelle ils seront déclarés purs ou impurs.

      Lévitique 17

      11 Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l’ai donné sur l’autel, afin qu’il serve d’expiation pour votre vie, car c’est par la vie que le sang fait l’expiation.

      Lévitique 19

      14 Tu ne maudiras pas un sourd et tu ne mettras devant un aveugle rien qui puisse le faire trébucher ; mais tu auras la crainte de ton Dieu. Je suis l’Éternel.

      Lévitique 21

      18 Aucun homme qui aura une malformation ne pourra s’approcher : un homme aveugle, boiteux, ayant le nez déformé ou un membre allongé ;
      20 un homme bossu ou grêle, ayant une tache à l’œil, la gale, une dartre ou les testicules écrasés.

      Lévitique 26

      16 voici alors ce que je vous ferai : J’interviendrai contre vous par le trouble, le dépérissement et la fièvre, qui vous consumeront les yeux et vous rongeront l’âme ; vous sèmerez en vain vos semences : vos ennemis les dévoreront.

      Nombres 19

      11 Celui qui touchera un mort, un corps humain quelconque, sera impur pendant sept jours.

      Josué 5

      3 Josué se fit des couteaux de pierre et circoncit les Israélites, près de la colline des Araloth.

      1 Samuel 2

      5 Ceux qui étaient rassasiés cherchent un gagne-pain, Mais ceux qui étaient affamés ont du répit ; Même la femme stérile enfante sept fois, Mais celle qui avait beaucoup de fils est flétrie.

      1 Samuel 3

      2 En ce même temps, Éli était couché à sa place. Ses yeux commençaient à s’affaiblir ; il ne pouvait plus voir.

      1 Samuel 4

      18 A peine eut-il fait mention de l’arche de Dieu qu’Éli tomba de son siège à la renverse à côté de la porte ; il se rompit la nuque et mourut : car c’était un homme vieux et pesant. Il avait été juge en Israël pendant quarante ans.

      1 Samuel 5

      6 La main de l’Éternel s’appesantit sur les Asdodiens, et il mit la désolation parmi eux ; il les frappa d’hémorroïdes (à) Asdod et (dans) son territoire.

      1 Samuel 6

      4 Les Philistins dirent : Quel (sacrifice de) culpabilité lui apporterons-nous ? Ils répondirent : Cinq (images d’) hémorroïdes en or et cinq souris en or d’après le nombre des ducs des Philistins, car une même plaie a été sur vous tous et sur vos ducs.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit de l’Éternel s’écarta de Saül, tandis qu’un mauvais esprit venant de l’Éternel le remplissait d’épouvante.

      1 Samuel 21

      12 Les serviteurs d’Akich lui dirent : N’est-ce pas là David, roi du pays ? N’est-ce pas celui pour qui l’on entonnait en dansant : Saül a frappé ses mille, – Et David ses dix mille.

      1 Samuel 25

      37 Mais le matin, l’ivresse de Nabal s’étant dissipée, sa femme lui raconta ce qui s’était passé ; il reçut un coup au cœur et il devint comme une pierre.

      2 Samuel 4

      4 Jonathan, fils de Saül, avait eu un fils infirme des pieds. Il était âgé de cinq ans, lorsqu’arriva de Jizréel la nouvelle (de la mort) de Saül et de Jonathan ; sa nourrice l’avait pris pour s’enfuir. Dans la précipitation, il tomba et resta boiteux ; son nom était Mephibocheth.

      2 Samuel 6

      7 La colère de l’Éternel s’enflamma contre Ouzza, et Dieu le frappa là, à cause de ce sacrilège. Ouzza mourut là, près de l’arche de Dieu.

      2 Samuel 24

      15 L’Éternel envoya la peste en Israël, depuis le matin jusqu’au temps fixé ; et, de Dan à Beér-Chéba, il mourut 70 000 hommes parmi le peuple.
      16 Comme l’ange étendait la main sur Jérusalem pour la détruire, l’Éternel eut du regret à cause de ce malheur et dit à l’ange destructeur qui était parmi le peuple : Assez ! Retire maintenant ta main. L’ange de l’Éternel était près de l’aire d’Aravna, le Yebousien.

      2 Chroniques 16

      12 La trente-neuvième année de son règne, Asa eut les pieds atteints d’une très grave maladie ; toutefois, même pendant sa maladie, il ne rechercha pas l’Éternel, mais consulta les médecins.

      2 Chroniques 21

      14 voici : l’Éternel frappera ton peuple d’une grande plaie, tes fils, tes femmes et tous tes biens ;
      18 Après tout cela, l’Éternel le frappa d’une maladie d’entrailles inguérissable.
      19 Elle augmenta de jour en jour, et sur la fin de la seconde année les entrailles de Yoram sortirent par la force de son mal. Il mourut dans de violentes souffrances. Son peuple ne brûla pas (de parfums) en son honneur, comme il l’avait fait pour ses pères.

      Job 2

      7 Alors Satan se retira de la présence de l’Éternel. Puis il frappa Job d’un ulcère malin, depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête.

      Job 7

      5 Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, Ma peau se crevasse et se décompose.
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