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MISSION

I La notion missionnaire dans l'A.T.

L'étude de la pensée israélite primitive au sujet des étrangers (voir Prosélyte) montre qu'aux origines Israël ne se croit nullement le devoir de propager ses idées. Il méprise les peuples qui n'ont pas la religion de JHVH, le plus puissant de tous les dieux, mais il n'est pas étonné que son Dieu ne soit pas adoré par les autres peuples : JHVH n'est-il pas le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ?

Bien plus, il y a--et c'est ce qui fait la force du yahvisme--union étroite entre le peuple d'Israël, le pays qu'il occupe et JHVH qui lui a donné ce pays, de sorte que l'Israélite, sortant de son pays, doit servir le dieu du lieu où il se trouve. Cette attitude s'explique d'ailleurs par les origines mosaïques du yahvisme primitif : à l'intérieur du pays il y aura donc union étroite entre JHVH et Israël, exclusivisme absolu, qui fait que JHVH veut être le seul Dieu d'Israël, et qui dégénère facilement en intolérance, particularisme farouche et mépris pour l'étranger, sentiment que JHVH épouse toutes les querelles, toutes les espérances de son peuple, qu'il marche devant l'armée qui part en guerre ; tandis qu'en dehors du pays les Israélites pensent que les dieux ont une puissance tout comme JHVH en Canaan : Kémos en Moab, Moloch chez les Ammonites (1Ro 11:7) sont regardés comme les dieux de ces peuples au même titre que JHVH en Israël (voir encore Jug 11:24,2Ro 3:27).

En pays étranger les rapports avec les indigènes sont tout différents de ce qu'ils sont en Canaan : Élie va quelque temps à Sarepta et y habite chez une veuve du pays (1Ro 17). L'histoire de Balaam est significative des pouvoirs que l'on attribue aux autres dieux, et des phénomènes semblables qui, pensait-on, accompagnaient les autres religions (No 22). D'ailleurs une conception différente se faisait jour, qui préparait une notion plus élevée de JHVH : celle de sa puissance sur son peuple à l'étranger (Ex 3:7).

C'est incontestablement aux prophètes que revient l'honneur d'avoir proclamé pour la première fois le caractère unique et universel de JHVH. Le monothéisme fut leur première conquête : avant eux Israël était monolâtre (adorant un seul Dieu mais attribuant aux autres une réalité et une certaine puissance chez eux : voir Hénothéisme). L'universalisme tient étroitement au monothéisme : celui-ci implique celui-là, avec, pour conséquence logique, l'action missionnaire.

Tous les prophètes n'ont d'ailleurs pas su tirer cette conséquence de leurs idées nouvelles : si Amos proclame l'égalité des hommes devant JHVH (Am 9:7), il le fait comme un reproche à Israël qui n'a pas su reconnaître tout ce que JHVH a fait pour lui ; il ne met nullement en lumière le devoir missionnaire. Jérémie, le second Ésaïe, dans des passages comme Jer 12:14,17, Esa 42:1-12, ont eu de ce devoir une intuition plus nette (voir Prophète, parag. 6), mais cette préoccupation n'est pas dominante dans leur oeuvre. Il semble que Jer 16:19 conçoive la venue des peuples à l'Éternel comme leur incorporation à la nation israélite, ne pouvant encore admettre la religion de JHVH en dehors de Canaan (voir aussi Za 14:17,19).

Les prophètes n'ont donc pas donné toute son ampleur à la vision que Dieu leur accorda à plusieurs reprises, et surtout Israël fut loin de comprendre leur message. Il se trouva même que le prophétisme, en donnant à Israël le sentiment de la supériorité de sa religion, renforça le mépris qu'il avait pour les autres : l'antique particularisme reprit toute son étroitesse lorsque le souffle prophétique se fut éteint ; les étrangers furent considérés désormais non plus comme des rivaux mais comme des êtres inférieurs qui doivent servir le peuple élu, : l'auteur de Esa 60:12 s'exalte dans l'espoir que les nations qui ne se convertiront pas seront exterminées. Le jour de JHVH, qui était dans la pensée des grands prophètes le jour du châtiment d'Israël, devient le jour où seront jugés et châtiés tous les peuples de la terre (Za 14:12 et suivants).

Il y a pourtant dans l'A. T, un écrit tout pénétré du souffle missionnaire : c'est le livre de Jonas (voir art.). L'auteur anonyme, s'élevant avec force contre le particularisme juif, montre à travers les péripéties d'un récit symbolique la compassion de Dieu s'étendant, au delà d'Israël, sur les peuples païens. Nous avons ici un pressentiment émouvant de cet universalisme absolu que l'Évangile mettra en pleine lumière et qui restera, de génération en génération, le secret de l'apostolat chrétien.

II La notion missionnaire dans le N.T.

1. Caractère missionnaire de la personne du Christ

Tout au long de son ministère terrestre, le Christ se considère comme un envoyé : le Père l'a chargé d'une mission (Mt 10:40, Lu 10:16, Jn 6:44 13:20). Du jour où Jésus eut reçu le baptême de Jean, il eut le sentiment de ne plus s'appartenir mais d'être tout entier au service de son Père auprès de ses frères. Par sa naissance il appartient à une famille, à une race ; par son baptême il se met au rang d'une famille agrandie dont il se fera le chef. Tout de suite il s'applique la parole de Esa 61:1 (Lu 4:18 et suivant), et il se considère comme la lumière envoyée pour éclairer toutes les nations (Lu 2:32).

2. Caractère missionnaire de son enseignement

Toute la formation des disciples par le Maître est une formation missionnaire. Il les envoie en mission (Mr 6, Mt 10, Lu 10) pour annoncer l'Évangile à toutes les nations (Mr 13:10, Lu 24:47, Ac 1:8).

Toutes les nations seront jugées, châtiées ou accueillies (Mt 25). Ceci est tellement général tout au long de l'enseignement de Jésus qu'il importe peu ici de trancher la question de savoir si l'envoi des 70 en mission rapporté par Luc est authentique ou s'il s'agit d'une erreur d'interprétation des sources qu'avait sous les yeux le troisième évangéliste (voir Luc, évangile de). Ce qu'il faut expliquer plutôt, ce sont les deux paroles du Christ qui semblent limiter sa propre mission et celle des apôtres aux brebis perdues de la maison d'Israël, c'est-à-dire au seul peuple juif (Mt 10:5 15:24)

Dans l'ordre aux disciples, il ne peut s'agir que d'une instruction temporaire motivée par des considérations de marche à suivre dans l'évangélisation du monde.

Quelle a été la pensée exacte du Maître à ce moment ? A-t-il pensé qu'il fallait gagner d'abord ce qui aurait dû être plus accessible ? A-t-il voulu refréner le zèle maladroit de disciples qui auraient voulu trop embrasser à la fois ? Nous ne le savons au juste ; ce qui est certain, c'est qu'un grand nombre de paroles du Christ et de faits de son ministère contredisent une limitation de principe de son travail. (cf. Lu 9:52, Jn 4, Lu 6:17 etc.) Dans le même discours Jésus parle aux disciples des rois et gouverneurs devant lesquels ils seront amenés (Mt 10:1 et suivant).

Il n'est pas vraisemblable non plus que l'ordre missionnaire n'ait été donné qu'après la résurrection. S'il l'a été plus explicitement à ce moment-là (Mt 28, Lu 24, Jn 20, Ac 1) parce que le temps était venu, l'Évangile accompli, de nombreuses indications dans ce sens avaient été données auparavant. Dès le début, les disciples sont habitués à considérer que le champ de leur travail c'est le monde (Mt 13:38) et qu'ils sont appelés à être le sel de la terre et la lumière du monde (Mt 5:13 et suivant).

Quant à la deuxième parole (Mt 15:24), les mêmes raisons nous font chercher son explication dans les circonstances spéciales où elle est prononcée. Le récit parallèle de Mr 7:24 et suivant nous montre que Jésus s'est retiré du côté de Tyr et de Sidon pour y faire incognito un court séjour. D'où son intention première de n'opérer là aucune guérison, de peur d'être immédiatement reconnu. Ajoutons que Jésus, qui a toujours besoin de la collaboration de ceux pour lesquels il accomplit des miracles, met la Cananéenne à l'épreuve, car elle doit remporter une victoire et non recevoir une aumône.

3. Les disciples et l'ordre du Maître

Les disciples, lorsque la vocation missionnaire se précisera un jour d'une façon nette, (cf. Ac 15:7) se souviendront des voyages en terre païenne accomplis aux côtés de Jésus autant que des instructions qu'il leur avait données bien souvent. Mais ils ne répondent pas immédiatement au désir du Maître.

Les renseignements que nous possédons sur la période venant immédiatement après l'Ascension ne sont pas nombreux, mais il semble bien qu'il y eut une période d'hésitation, d'attente. L'ordre missionnaire était pourtant présent à la pensée des disciples. (cf. Ac 2:17 3:25) Ce n'est qu'un peu plus tard que Philippe d'abord, Pierre et Jean ensuite, allèrent en Samarie. Nous savons que le christianisme était professé à Damas, à Antioche, au moment de la conversion de Paul.

Quant à la discussion qui s'élève entre les apôtres à Jérusalem (Ac 15, Ga 2), elle porte non sur le principe de la mission en terre païenne, mais sur la méthode à suivre, les uns pensant que les païens devaient adopter les coutumes juives, la loi mosaïque, pour devenir chrétiens ; les autres rejetant cette idée comme trop étroite et trop exclusive.

D'après les Actes l'expansion du christianisme se fit en plusieurs étapes :

à Jérusalem (Ac 1:12-8:3),

en Palestine (Ac 8:4-9:31),

le cercle s'étend jusqu'à Antioche (Ac 9:32-12:25),

voyage de Paul en Asie Mineure (Ac 13:1-16:9),

voyages de Paul en Europe (Ac 16:10-21:16),

le christianisme, après l'arrestation de Paul et sa captivité à Césarée, atteint Rome (Ac 21:17-28:31).

Cette vue d'ensemble doit certainement être incomplète : d'autres que les apôtres ont évangélisé (voir Évangéliste). Il est même certain qu'en beaucoup d'endroits les apôtres restés quelque temps à Jérusalem (une tradition parle de douze années) furent précédés par de plus humbles messagers, dont les noms ne sont pas parvenus jusqu'à nous. Parmi ces messagers il en est une catégorie qui mérite une mention : ce sont les disciples de Jean-Baptiste. D'après Ac 19, il semble que l'on puisse conclure à l'existence de disciples de Jean-Baptiste sans délégation spéciale et sans mission comparable à celle des apôtres. Ils se laissèrent d'ailleurs aisément convaincre par Paul et ses compagnons, et poursuivirent leur oeuvre d'accord avec ces derniers. (Il peut y avoir là les traces d'un apostolat juif qui se serait transformé en apostolat chrétien dès son contact avec le christianisme.)

Le plus complet missionnaire, au sens que nous attachons à ce mot, fut incontestablement l'apôtre Paul (voir ce mot). Il nous a donné lui-même sa conception missionnaire, qui est comme la première théorie des missions. Les chap. de Romains Ro 9 Ro 10 Ro 11 exposent les raisons du devoir missionnaire : théologiques (la volonté de Dieu), historiques (la résistance des Juifs fait rejeter le peuple élu au profit des païens) et finales (Dieu sauvant finalement Israël malgré lui et par d'autres voies que celles qu'il avait d'abord choisies). La théorie paulinienne est complétée par de nombreuses affirmations tout au long des lettres de l'apôtre (v., en partie, Ga 2).

L'essentiel des idées pauliniennes est encore à la base des grands mouvements missionnaires actuels. Une des grandes idées de l'apôtre a été reprise par les tenants modernes de la mission en terre païenne : Paul montre que Dieu sauvera le vieil Israël au coeur endurci et récalcitrant par le moyen des païens, de sorte que la volonté rédemptrice de Dieu n'a pas de limite et se trouve étendue au monde entier.

Aujourd'hui on entend fréquemment affirmer que l'Église qui comprend son devoir missionnaire est plus forte et plus vivante que l'Église qui voudrait se concentrer tout entière sur elle-même, sous prétexte d'être puissante à l'intérieur avant de songer à son expansion à l'extérieur.

Le passé confirme l'idée de l'Église missionnaire sauvant l'Église qui risque de s'endormir ou de végéter dans les querelles ecclésiastiques ou théologiques. Aussi croyons-nous qu'ici encore le salut de l'Église sera dans le retour à la notion biblique de la mission et du devoir missionnaire. L'Église qui voudra sauver sa vie la perdra ; celle qui consentira à la perdre en la donnant, la sauvera. Er. B.

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      Exode 3

      7 Le SEIGNEUR continue : « J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte. Je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs égyptiens. Oui, je connais ses souffrances.

      Nombres 22

      1 Les Israélites repartent. Ils campent dans la plaine de Moab, à l’est du Jourdain, en face de Jéricho.
      2 À cette époque, Balac, fils de Sippor, est roi de Moab. Il apprend ce que les Israélites ont fait aux Amorites. Le roi et tout son peuple se mettent à trembler de peur en voyant arriver tant d’Israélites. Alors les Moabites disent aux notables de Madian : « Ces gens si nombreux vont bientôt tout détruire autour de nous, comme des bœufs qui mangent l’herbe des champs. »
      5 Le roi envoie donc des messagers à Balaam, fils de Béor. Celui-ci habite Petor, sur le fleuve Euphrate, dans le pays des Ammavites. Le roi de Moab envoie ce message : « Il y a ici un peuple venu d’Égypte, qui remplit tout le pays. Il s’est installé près de chez moi.
      6 Viens donc ici, s’il te plaît. Jette sur lui une malédiction, parce qu’il est plus puissant que mon peuple. Si tu acceptes, j’arriverai peut-être à le battre et à le chasser du pays. En effet, je le sais, celui que tu bénis est vraiment béni, celui que tu maudis est vraiment maudit. »
      7 Les messagers, des anciens de Moab et de Madian, s’en vont donc en emportant des cadeaux pour payer le voyant. Quand ils arrivent chez Balaam, ils lui donnent le message de Balac.
      8 Balaam leur dit : « Passez la nuit ici. Demain, je vous donnerai la réponse selon ce que le SEIGNEUR me dira. » Les chefs de Moab restent donc chez Balaam.
      9 Alors Dieu vient demander à Balaam : « Qui sont ces gens que tu reçois chez toi ? »
      10 Balaam répond : « Balac, fils de Sippor et roi de Moab, a envoyé ces hommes me dire :
      11 “Le peuple qui a quitté l’Égypte remplit tout le pays. Viens donc ici, s’il te plaît, et jette sur lui une malédiction. Si tu acceptes, j’arriverai peut-être à le battre et à le chasser.” »
      12 Dieu dit à Balaam : « Non, tu n’iras pas avec eux ! Tu ne maudiras pas le peuple d’Israël, parce que je l’ai béni. »
      13 Le matin suivant, dès que Balaam est debout, il dit aux notables envoyés par Balac : « Retournez dans votre pays. Le SEIGNEUR m’interdit de partir avec vous. »
      14 Les notables de Moab reviennent dire à Balac : « Balaam n’a pas voulu venir avec nous. »
      15 Mais Balac envoie encore d’autres chefs, plus nombreux et plus importants que les premiers.
      16 Ils vont rapporter à Balaam cette demande de Balac : « Moi, Balac, fils de Sippor, je t’en prie, ne refuse pas de venir chez moi.
      17 Je te couvrirai d’honneur et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc et jette une malédiction sur ce peuple. »
      18 Mais Balaam répond aux envoyés de Balac : « Même si Balac me donne tout l’argent et tout l’or qui remplissent sa maison, je ne peux pas faire une chose, petite ou grande, contre l’ordre du SEIGNEUR mon Dieu.
      19 Pourtant, restez ici cette nuit, vous aussi ! Alors je connaîtrai ce que le SEIGNEUR veut encore me faire savoir. »
      20 Pendant la nuit, Dieu vient dire à Balaam : « Si ces hommes sont venus t’appeler, pars avec eux. Mais tu feras seulement ce que je te montrerai. »
      21 Le matin suivant, Balaam se lève, il prépare son ânesse et il part avec les chefs de Moab.
      22 Quand Dieu voit Balaam partir, il se met en colère. Balaam avance sur la route, monté sur son ânesse. Deux serviteurs sont avec lui. Alors un ange du SEIGNEUR se place sur la route pour l’empêcher de passer.
      23 L’ânesse voit l’ange debout au milieu de la route. Il tient une épée à la main. L’ânesse quitte la route et elle passe à travers les champs. Balaam se met à la frapper pour la ramener sur la route.
      24 L’ange va se placer plus loin dans un chemin étroit qui traverse des vignes entre deux murs.
      25 L’ânesse voit l’ange du SEIGNEUR, elle se serre contre le mur et ainsi, elle blesse le pied de Balaam. Celui-ci la frappe de nouveau.
      26 L’ange du SEIGNEUR les dépasse encore une fois. Il va se placer dans un passage très étroit. Là, on ne peut passer ni à sa droite ni à sa gauche.
      27 Quand l’ânesse voit l’ange, elle se couche sous Balaam. Celui-ci se met en colère et les coups de bâton pleuvent.
      28 Alors le SEIGNEUR fait parler l’ânesse, et elle dit à son maître : « Qu’est-ce que je t’ai fait, pour que tu me frappes trois fois ? »
      29 Balaam lui répond : « Tu te moques de moi ! Si j’avais une épée à la main, je te tuerais tout de suite ! »
      30 L’ânesse lui dit : « Est-ce que je ne suis pas ton ânesse ? C’est moi que tu montes depuis toujours ! Est-ce que j’ai l’habitude d’agir ainsi avec toi ? » Balaam répond : « Non ! »
      31 Alors le SEIGNEUR ouvre les yeux de Balaam. Balaam voit l’ange du SEIGNEUR debout sur le chemin, une épée à la main. Il se met à genoux, le front contre le sol.
      32 L’ange du SEIGNEUR lui dit : « Tu as frappé ton ânesse trois fois. Pourquoi donc ? Je suis venu t’empêcher de passer. En effet, ce voyage me paraît dangereux.
      33 Ton ânesse m’a vu, et trois fois, elle s’est écartée de moi. Si elle n’avait pas fait cela, je t’aurais tué, mais elle, je l’aurais laissée en vie. »
      34 Balaam dit à l’ange : « J’ai commis une faute ! En effet, je n’ai pas vu que tu étais devant moi sur la route. Mais maintenant, si ce voyage te déplaît, je suis prêt à faire demi-tour. »
      35 L’ange du SEIGNEUR répond : « Non ! Va avec ces hommes. Mais tu prononceras seulement les paroles que je te dirai. » Alors Balaam continue la route avec les chefs de Balac.
      36 Quand Balac, le roi de Moab, apprend l’arrivée de Balaam, il va à sa rencontre jusqu’à Ir-en-Moab. Cette ville se trouve près de la frontière du pays, sur le torrent de l’Arnon.
      37 Balac lui demande : « Quand j’ai envoyé des gens t’appeler la première fois, tu n’es pas venu. Pourquoi donc ? Est-ce que tu pensais que je ne pouvais pas te couvrir d’honneur ? »
      38 Balaam répond au roi : « Eh bien, je suis là. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je dirai seulement les paroles que Dieu mettra dans ma bouche. »
      39 Balaam part avec Balac, et ils vont à la ville de Quiriath-Houssoth.
      40 Le roi Balac offre des bœufs et des moutons en sacrifice. Il en donne des parts à Balaam et aux chefs qui sont avec lui.
      41 Le matin suivant, le roi Balac monte avec Balaam à la ville de Bamoth-Baal. De là, Balaam voit une partie du peuple d’Israël.

      Juges 11

      2 La femme de Galaad lui a aussi donné des fils. Quand ils deviennent grands, les fils de cette femme chassent Jefté en lui disant : « Tu es le fils d’une autre femme. Donc, tu n’auras aucune part de l’héritage qui vient de notre père. »
      24 Tu possèdes le pays que ton dieu Kemoch t’a donné. Pourquoi est-ce que nous, nous ne pouvons pas posséder ce que le SEIGNEUR notre Dieu nous a donné ?

      Esaïe 42

      1 Le SEIGNEUR dit : « Voici mon serviteur. Je le tiens par la main, c’est lui que j’ai choisi avec joie. J’ai mis mon esprit sur lui, pour qu’il fasse connaître le droit aux peuples.
      2 Il ne crie pas, il ne parle pas fort, on n’entend pas sa voix dans la rue.
      3 Il ne casse pas le roseau courbé. Il n’éteint pas la flamme qui devient faible. Mais il fait réellement connaître le droit.
      4 Il ne se découragera pas, il n’abandonnera pas avant d’établir le droit sur la terre. Les peuples éloignés désirent recevoir son enseignement. »
      5 Dieu, le SEIGNEUR, a créé le ciel et il l’a déroulé. Il a étendu la terre avec toutes les plantes. Il donne la vie aux peuples qui l’habitent, le souffle à ceux qui y vivent. Voici ce qu’il dit à son serviteur :
      6 « Moi, le SEIGNEUR, je t’ai appelé par une décision juste. Je te prends par la main, c’est moi qui t’ai formé. En toi, je réalise mon alliance avec le peuple, tu es la lumière des habitants de la terre.
      7 Tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les prisonniers de leur prison, tu retireras de leur cellule ceux qui attendent dans le noir.
      8 « Je suis “le SEIGNEUR”, voilà mon nom. Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. Je ne laisserai pas aux statues des faux dieux la louange qui me revient.
      9 Les premiers événements sont déjà arrivés. Maintenant, j’en annonce de nouveaux. Je vous les fais connaître avant qu’ils se réalisent. »
      10 Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau. Du bout du monde, chantez sa louange, vous qui voyagez sur la mer, vous qui la remplissez, et vous, les peuples éloignés.
      11 Qu’on entende des chants dans les lieux habités du désert, dans les campements des nomades de Quédar ! Que les habitants de la Roche montrent leur joie qu’ils poussent des cris de joie du sommet des montagnes !
      12 Que les peuples éloignés rendent gloire au SEIGNEUR, qu’ils chantent à haute voix sa louange !

      Esaïe 60

      12 « Le peuple ou le royaume qui refusera de te servir disparaîtra. Ces peuples-là seront complètement détruits.

      Esaïe 61

      1 L’esprit du Seigneur DIEU est sur moi. Oui, il m’a consacré pour apporter une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour annoncer aux déportés : « Vous êtes libres ! », et à ceux qui sont en prison : « Vous allez revoir la lumière du jour. »

      Jérémie 12

      14 Voici ce que le SEIGNEUR dit au sujet des mauvais voisins de mon peuple : « Ils ont touché à ce qui m’appartient, au territoire que j’ai donné à Israël, mon peuple. Je vais les arracher de leur sol, mais je vais arracher aussi le peuple de Juda du milieux d’eux.
      17 Pourtant, si l’un de ces peuples ne m’écoute pas, moi, le SEIGNEUR je le déclare : je l’arracherai complètement de son sol et je l’abandonnerai à la mort. »

      Jérémie 16

      19 SEIGNEUR, tu es ma force, tu me protèges avec puissance, tu es mon abri au moment du malheur. Les peuples viendront vers toi du bout du monde. Ils diront : « Nos ancêtres n’ont reçu que des mensonges, des choses qui ne valent rien et ne servent à rien.

      Amos 9

      7 Le SEIGNEUR déclare : « Gens d’Israël, est-ce que vous êtes plus précieux pour moi que les Éthiopiens ? Je vous ai fait sortir d’Égypte, mais j’ai aussi fait sortir les Philistins de Kaftor et les Syriens de Quir. Vous ne savez donc pas cela ? »

      Zacharie 14

      12 Voici les malheurs que le SEIGNEUR fera tomber sur les peuples qui ont combattu contre Jérusalem : leur chair pourrira pendant qu’ils sont encore vivants. Leurs yeux pourriront dans leurs trous, et leur langue pourrira dans leur bouche.
      17 Si l’un des peuples de la terre ne va pas à Jérusalem pour adorer le SEIGNEUR, le roi de l’univers, la pluie ne tombera pas sur son pays.
      19 Ce sera la punition de l’Égypte et de tous les peuples qui n’iront pas à cette fête.

      Matthieu 5

      13 « Vous êtes le sel de toute la terre. Mais quand le sel perd son goût, comment lui rendre son bon goût ? Il ne sert plus à rien. On le jette dehors et les gens marchent dessus.

      Matthieu 10

      1 Jésus appelle ses douze disciples. Il leur donne le pouvoir de chasser les esprits mauvais et de guérir toutes les maladies et toutes les douleurs.
      2 Voici les noms de ces douze apôtres : d’abord Simon qu’on appelle Pierre et André, son frère, Jacques et son frère Jean, les fils de Zébédée,
      3 Philippe et Barthélemy, Thomas et Matthieu l’employé des impôts, Jacques le fils d’Alphée et Thaddée,
      4 Simon le nationaliste et Judas Iscariote, celui qui va livrer Jésus.
      5 Jésus envoie les douze apôtres dans le pays. Il leur donne ces ordres et ces conseils : « N’allez pas chez les gens qui ne sont pas juifs, n’entrez pas dans les villes de Samarie.
      6 Allez plutôt vers les gens d’Israël qui sont comme des moutons perdus.
      7 Sur les chemins, annoncez : “Le Royaume des cieux est tout près de vous !”
      8 Guérissez les malades, rendez la vie aux morts, guérissez les lépreux, chassez les esprits mauvais. Vous avez reçu gratuitement, donnez donc gratuitement.
      9 N’emportez pas d’or, pas d’argent, pas de monnaie dans votre poche.
      10 Ne prenez pas de sac pour le voyage. Emportez un seul vêtement. Ne prenez pas de sandales ni de bâton. En effet, l’ouvrier doit recevoir sa nourriture.
      11 « Quand vous entrez dans une ville ou un village, cherchez quelqu’un qui est prêt à vous accueillir. Restez chez cette personne jusqu’au moment où vous quitterez l’endroit.
      12 Quand vous entrez dans une maison, dites : “Que Dieu vous donne la paix !”
      13 Si les habitants de la maison sont prêts à recevoir la paix, que votre salutation leur donne la paix ! Mais s’ils ne sont pas prêts à vous recevoir, reprenez votre salutation de paix !
      14 Quand on ne vous accueille pas et qu’on n’écoute pas vos paroles dans une maison ou dans une ville, partez de là et secouez la poussière de vos pieds.
      15 Je vous le dis, c’est la vérité : le jour où Dieu jugera les gens, il sera moins sévère avec les habitants de Sodome et de Gomorrhe qu’avec les habitants de cette ville ! »
      16 « Écoutez ! Je vous envoie comme des moutons au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et innocents comme les colombes.
      17 Faites attention ! Des gens vous livreront aux tribunaux. Ils vous frapperont à coups de fouet dans leurs maisons de prière.
      18 On vous conduira devant des gouverneurs et des rois, à cause de moi. Alors vous serez mes témoins devant eux et devant ceux qui ne sont pas juifs.
      19 Quand on vous emmènera, ne soyez pas inquiets en vous demandant : “Comment allons-nous parler ? Qu’est-ce que nous allons dire ?” Oui, à ce moment-là, Dieu vous donnera les paroles qu’il faut dire.
      20 En effet, ce n’est pas vous qui parlerez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parlera par vous.
      21 « Le frère livrera son frère pour qu’on le tue. Le père fera la même chose avec son enfant. Les enfants deviendront les ennemis de leurs parents et ils les feront condamner à mort.
      22 Tout le monde vous détestera à cause de moi. Mais celui qui résistera jusqu’à la fin, Dieu le sauvera.
      23 Quand on vous fera souffrir dans une ville, partez dans une autre. Je vous le dis, c’est la vérité : quand le Fils de l’homme viendra, vous ne serez pas encore passés dans toutes les villes d’Israël.
      24 « Le disciple n’est pas plus savant que son maître. Le serviteur n’est pas plus important que son patron.
      25 Pour le disciple, il suffit de devenir comme son maître. Pour le serviteur, il suffit de devenir comme son patron. On a dit au chef de la famille : “Tu es Satan.” Donc, on insultera encore plus les membres de sa famille. »
      26 « N’ayez pas peur des gens. Tout ce qui est caché, on pourra le découvrir et tout ce qui est secret, on pourra le connaître.
      27 Ce que je vous dis dans la nuit, répétez-le en plein jour. Ce que vous entendez dans le creux de l’oreille, criez-le sur les places.
      28 N’ayez pas peur des gens qui tuent le corps. Ils ne peuvent pas tuer la vie qui est en vous. Celui que vous devez respecter avec confiance, c’est Dieu. Lui, il a le pouvoir de vous faire mourir tout entiers dans le lieu de souffrance.
      29 Est-ce qu’on ne vend pas deux petits oiseaux pour presque rien ? Pourtant, quand l’un d’eux tombe par terre, c’est votre Père qui permet cela.
      30 Pour vous, Dieu connaît même le nombre de vos cheveux.
      31 Donc, n’ayez pas peur ! Pour Dieu, vous êtes plus importants que beaucoup de petits oiseaux !
      32 « Si quelqu’un dit devant tout le monde : “J’appartiens à Jésus”, alors moi aussi, devant mon Père qui est dans les cieux, je dirai : “Cette personne m’appartient.”
      33 Mais si quelqu’un dit devant tout le monde : “Je n’appartiens pas à Jésus”, alors moi aussi, devant mon Père qui est dans les cieux, je dirai : “Cette personne ne m’appartient pas.” »
      34 « Ne pensez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le combat.
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