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PHARISIENS

Sources.

Les sources directes sur l'histoire des pharisiens sont peu nombreuses. L'Ancien Testament (surtout Esdras et Néhémie) et les deux derniers livres des Macchabées nous renseignent seulement sur l'origine lointaine de la secte. Quant aux caractères généraux du parti déjà constitué, nous avons à notre disposition les indications du Nouveau Testament. Les évangiles sont une excellente source lorsqu'il s'agit de. connaître les points faibles dont souffre réellement tout le système. En effet, Jésus a dû s'opposer précisément aux vices fondamentaux qui empêchaient les pharisiens d'être l'élite qu'ils s'efforçaient d'être. Cependant, il ne faut pas juger le pharisaïsme uniquement sur le témoignage de ses adversaires. Il faut avoir recours, en outre, aux écrivains juifs, avant tout à l'historien Josèphe. Sa Guerre Juive et ses Antiquités contiennent plusieurs passages relatifs aux pharisiens. Enfin, la littérature talmudique, qui est elle-même un produit du pharisaïsme, peut nous renseigner sur l'esprit général régnant dans le parti.

Histoire extérieure.

Le pharisaïsme, en tant que tendance, remonte jusqu'aux premiers temps d'après l'exil, où une forte opposition se formait parmi les Juifs contre tout ce qui était étranger. En ce temps, les prophètes et les scribes se rencontraient dans la protestation contre l'infiltration d'éléments étrangers dans la religion d'Israël. Pour sauver le caractère spécifiquement juif du peuple de Dieu, il fallait lutter, non seulement contre les païens, mais contre un certain nombre de Juifs qui s'ouvraient trop facilement à l'influence païenne. Au parti qui tendait à favoriser les contacts avec le paganisme, des hommes comme Esdras et Néhémie devaient opposer un légalisme rigoriste. Dès ce moment nous rencontrons, au sein du peuple juif, l'antagonisme entre scribes et aristocrates, serviteurs de Dieu et « impies », et c'étaient les premiers qui donnaient l'empreinte à la religion officielle. En ce sens, les pharisiens représenteront, seulement d'une manière radicale, ce qui caractérise essentiellement tout le judaïsme postexilique, et, sous ce rapport, le pharisaïsme est donc aussi vieux que le légalisme juif lui-même.

En tant que parti, il apparaît dans l'histoire seulement à l'époque grecque. Lorsque Antiochus Épiphane essaya d'helléniser la Palestine par la force, un mouvement de révolte s'organisa pour protéger la foi des pères : sous le commandement des Macchabées, ce fut la guerre ouverte contre l'oppresseur. Désormais, il ne suffisait plus de défendre le judaïsme par l'observation individuelle des préceptes du légalisme, mais les stricts observateurs de la loi devaient se grouper : c'était la création d'un parti destiné à être l'âme de la résistance des Macchabées. Les membres de ce parti ne. s'appelaient pas. encore pharisiens, mais pieux, hasidim (voir ce mot) ; pourtant, on peut les considérer comme les ancêtres directs du parti des pharisiens. En effet, les hasidim étaient « entièrement dévoués à la loi » (1Ma 2:42). C'était une ce association de scribes » qui « constituait l'élite d'Israël » (1Ma 7:12 et suivant). Ils furent les alliés des Macchabées aussi longtemps que ceux-ci luttaient uniquement pour la défense de la foi ; mais ils ne les suivirent plus lorsque les successeurs de Judas commencèrent à avoir des ambitions politiques. Ainsi les pharisiens--nous rencontrons leur nom pour la première fois vers 145--s'éloignèrent de leurs anciens alliés lorsque Simon continua la lutte pour le prestige de la famille qui allait devenir une véritable dynastie. Sous le règne de Jean Hyrcan, ancien ami des pharisiens, qui poursuivait avant tout des buts politiques, la rupture entre les pharisiens et les Macchabées fut complète (Josèphe, Ant., XIII, 10:5 et suivant). Sous Aristobule I er et Alexandre Jannée, le conflit s'aggrava de plus en plus, en sorte qu'Alexandre Jannée se vit obligé de faire la guerre, pendant 6 ans, au peuple conduit par les pharisiens. Mais il n'arriva pas à briser leur puissance. Aussi sa veuve Alexandra, qui lui succéda après sa mort, dut-elle leur offrir la participation au pouvoir, qu'ils acceptèrent d'ailleurs sans abandonner leurs principes religieux. A partir de ce moment, les pharisiens exercèrent une certaine hégémonie spirituelle parmi les Juifs. Ils surent la maintenir même sous le gouvernement des Hérodes auxquels ils se montraient hostiles (Jos., Ant., XV, 10:4, XVII, 2:4 Marc 12:14 et suivants et parallèle). C'est que, tout en étant.,. du,. temps d'Hérode le Grand au nombre de 6.000 seulement, d'après une indication de Josèphe (Ant., XVII, 2:4), ils avaient de leur côté la grande masse du peuple (Ant., XIII, 10:6). « Ils ont le plus de crédit auprès du peuple, dit Josèphe (Ant., XVIII, 1:3), et toutes les prières à Dieu et tous les sacrifices sont pratiqués d'après leurs

Interprétations.

Leur puissance sur la foule est telle qu'ils se font écouter même lorsqu'ils parlent contre le roi ou le grand-prêtre » (Ant., XIII, 10:5), et leurs adversaires, les Sadducéens (voir ce mot), sont également obligés de se conformer, dans l'exercice de leur pouvoir, aux pratiques des pharisiens, (Ant., XVIII, 14).

Nom.

Pour la première fois, le nom de pharisaïoï est mentionné par Josèphe dans la partie des Antiquités (XIII, 5:9) qui traite de la dernière période de la domination de Jonathan (160-143), frère de Judas Macchabée. Ce nom (en hébreu perou-chim, en araméen periçhin) signifie « les séparés ». Les pharisiens doivent cette appellation non seulement au fait de s'être tenus à l'écart de toute impureté rituelle, mais avant tout à leur éloignement pour le « peuple habitant le pays », l' am haarets. Ils entendent par là, non pas ceux qui sont exclus de la communauté d'Israël, mais tous les Israélites qui ne sont pas aussi zélés pour la loi qu'eux-mêmes. Un traité de la Mischna (Khaghiga, 11,7) enseigne que même « les habits de l' am haarets sont impurs pour les perouchim ». On peut se demander si l'appellation remonte aux pharisiens eux-mêmes qui auraient dû, semble-t-il, avoir une préférence pour l'ancien nom de hasidim (=pieux). Il se peut que les adversaires aient été les premiers à les qualifier de « pharisiens » dans le sens de « séparatistes ». Effectivement, le Talmud, qui est sorti des milieux des pharisiens, emploie ce nom en trois endroits seulement. L'appellation courante qu'on y trouve est celle de haberim (=prochains).

Le nom de pharisiens, qu'en tout cas ils ne refusaient pas, prouve que, tout en étant les représentants les plus fidèles de l'orthodoxie, ils formaient bien une « secte » (Ac 15:5 26:5) à cause de leur rigorisme même.

Doctrine.

Cette secte se composait avant tout de scribes ; pourtant, il faut se garder d'identifier simplement pharisiens et scribes (voir ce mot). La manière dont ces deux groupes sont cités ensemble dans certains passages du N. T (Ac 23:9, Mr 2:16, Lu 5:21). montre bien que les scribes sont une classe, tandis que les pharisiens sont un parti. Les scribes devaient se sentir naturellement attirés vers ce parti par la préoccupation qui est comme l'essence même du pharisaïsme : la soumission absolue à la loi.

Dans leur zèle, les pharisiens ne se contentent pas d' « interpréter les lois avec exactitude » (Jos., G. J., II, 8:14), mais l'interprétation que leurs ancêtres ont donnée de l'A. T, devient elle-même loi pour eux. Cette « tradition des anciens » (Mr 7:5), transmise dans les premiers temps par la voie orale et aboutissant finalement à la vaste littérature talmudique, a la prétention de n'être qu'une explication de l'A.T. ; en réalité, elle introduit par ses innombrables distinguo une casuistique nouvelle. « Les pharisiens, dit Josèphe, ont imposé au peuple beaucoup de lois provenant de la tradition des pères et qui ne sont pas écrites dans la loi de Moïse » (Ant., XIII, 10:6). Le Talmud attribue même une plus grande importance à ces additions qu'à la loi elle-même (Sanh., XI, 3), ce qui présuppose évidemment qu'il n'y a pas de contradiction entre la loi divine et la tradition des anciens. Dans Mr 7:1 et parallèle, Jésus atteste également que, pour les pharisiens, la tradition passe avant la loi, mais il voit une opposition fondamentale entre l'esprit de la loi primitive et l'interprétation casuistique de la « tradition » (voir ce mot). « Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition » (Mr 7:9).

A côté de la loi, l'espérance messianique est la grande préoccupation du judaïsme contemporain de Jésus. Aussi n'est-il pas étonnant que les pharisiens insistent d'une manière particulière sur le messianisme. Surtout la croyance en la résurrection est un point essentiel de leur doctrine : c'est le principal sujet de controverse avec les Sadducéens. « Les ; pharisiens enseignent, dit Josèphe (G. J., II, 8:14), que toute âme est impérissable mais que seulement celle des bons passe dans un autre corps, tandis que celle des méchants est punie d'un tourment éternel. » Sous ce rapport, Jésus est du côté des pharisiens (Mr 12:18,27 et parallèle). Lorsque, après la mort de Jésus, la croyance en la résurrection prit une importance particulière pour les premiers chrétiens, ce point devait rapprocher les pharisiens de la communauté primitive (Ac 23:6), et nous trouvons effectivement d'anciens pharisiens dans l'Église de Jérusalem (Ac 15:5). Mais le principe de la piété pharisaïque n'était pas compatible avec l'Évangile.

Esprit général et piété.

L'intention des pharisiens était bonne. Il faut rendre justice au rôle historique qu'ils ont rempli : ils ont préservé la religion d'Israël du danger d'être noyée dans le grand courant de l'hellénisme. S'ils ont enfermé la religion de Yahvé dans les cadres du légalisme, il ne faut pas oublier qu'ils ont sauvé en même temps l'héritage des prophètes. Leur réaction contre l'indifférence religieuse des Sadducéens était nécessaire. La foule comprenait instinctivement la mission qui revenait aux pharisiens, et c'est cela qui explique leur popularité. Ils avaient le courage de confesser leurs convictions, même en s'opposant aux rois (Jos., Ant., XV, 10:4 ; XVII, 2:4). « Ils méprisent, dit Josèphe (Ant., XVIII, 1:3), les commodités de la vie et n'accordent rien à la mollesse. » Ils paraissent avoir été les principaux organisateurs de la mission juive (Mt 23:15). On peut donc vraiment les considérer comme l'élite religieuse du judaïsme officiel. Peut-être la polémique virulente de Jésus contre les pharisiens s'explique-t-elle précisément ainsi. Par certains côtés, Jésus se sent très près des pharisiens, et pour cette raison il déplore d'autant plus le vice radical qui fait dévier leurs bonnes intentions. Les pharisiens se proposent, eux aussi, de faire entrer les hommes dans le Royaume des cieux, mais en réalité ils leur en ferment l'accès (Mt 23:13).

Jésus partage avec eux la soumission absolue à la volonté divine. Mais il voit que leur attachement casuistique à la lettre de la loi les empêche précisément de réaliser cette obéissance d'une manière radicale. Ils se rendent la tâche trop facile en obéissant à la lettre au lieu d'obéir à l'esprit (Lu 14:1,6). Les grandes antithèses du sermon sur la montagne introduites par : » Moi, je vous dis » (Mt 5:20-48) sont dirigées contre la conception pharisaïque de l'observation de la loi. Les pharisiens prétendent eux aussi « accomplir » la loi, mais ils entendent cet accomplissement dans le sens quantitatif. Ils multiplient les commandements particuliers (Mt 23:23), mais ils négligent « ce qui est important dans la loi », à savoir la volonté divine qui a dicté chaque commandement de la loi mosaïque.

Cette fausse conception de l'observation de la loi entraîne le vice spécifiquement pharisaïque : l'hypocrisie (voir ce mot). En changeant la loi en casuistique, ils font, en dernière analyse, des concessions à leurs propres penchants ; en remplaçant « ce qui est important » par une foule de commandements particuliers, ils se trompent eux-mêmes et ils trompent les autres. Contrairement à l'apparence, ils agissent contre la volonté divine : « ils nettoient seulement le dehors et non pas l'intérieur de la coupe » (Mt 23:25). En présence des questions les plus graves, ils ressemblent à des gens qui « font du théâtre ». Voilà ce que signifie l'expression grecque d' « hypocrite ».

Leurs prétentions n'en deviennent que plus insupportables. Toutes les pratiques extérieures de la piété, les larges phylactères (voir ce mot), les longues franges de prière qu'ils portent (Mt 23:5), au lieu d'être les signes d'une piété particulièrement intense, révèlent leur orgueil spirituel. Cet orgueil ne se manifeste pas seulement à l'égard des hommes, parmi lesquels ils recherchent les places d'honneur dans les festins et les synagogues (Mt 23:6), mais, ce qui est plus grave, il détermine leurs rapports avec Dieu lui-même. La conviction de s'être conformés aux innombrables prescriptions rituelles leur donne l'assurance d'être parfaitement en règle avec Dieu : ils n'ont qu'à se réclamer de leurs mérites. L'attitude proprement religieuse du pharisien est bien celle du pharisien de la parabole (Lu 18:9-14), et cela explique que le conflit entre l'Évangile de Jésus et le pharisaïsme, malgré les points de contact ou plutôt à cause d'eux, était inévitable. Nul ne l'a mieux compris que l'apôtre Paul qui, lui-même, avait été pharisien (Php 3:5, Ac 23:6 26:5). En songeant à la piété pharisaïque, il dit qu' « à cause de Christ il a regardé comme une perte ce qui autrefois avait été pour lui un gain » (Php 3:7). BIBLIOGRAPHIE. --G.F. Moore, Judaism, 1927. --R. Travers Herford, Les Pharisiens (traduction de l'anglais), 1928. O.C.

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Versets relatifs

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      Matthieu 5

      20 Vous voulez être justes aux yeux de Dieu ? Je vous préviens que si vous n’obéissez pas à la loi mieux que les interprètes de la loi et les pharisiens, vous ne risquez pas d’entrer dans le royaume des cieux. —
      21 Vous savez bien quels commandements ont été transmis à nos ancêtres : Tu ne commettras pas de meurtre. Si quelqu’un a commis un meurtre, il en répondra devant le tribunal et sera condamné.
      22 Eh bien, moi, je vous le déclare : celui qui se met en colère contre son frère sera traduit en justice, celui qui lui dit « Espèce d’imbécile ! » mérite de passer devant la Cour suprême et celui qui le traite d’insensé est bon pour l’enfer.
      23 Si donc tu es en train de te rendre à l’autel pour y présenter ton offrande et que là, soudain, tu te souviennes qu’un frère a quelque chose contre toi,
      24 laisse ton offrande au pied de l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis tu reviendras présenter ton offrande.
      25 Si quelqu’un porte des accusations contre toi, sois conciliant, dépêche-toi de t’arranger à l’amiable avec ton adversaire pendant que tu es encore en chemin avec lui. Une fois que vous serez devant le tribunal, ton adversaire remettra l’affaire entre les mains du juge qui fera appel aux huissiers de justice, et tu te retrouveras en prison.
      26 Et là, vraiment, je te l’assure : tu n’en sortiras pas avant d’avoir remboursé jusqu’au dernier centime. —
      27 Vous savez qu’il est dit : Tu ne commettras pas d’adultère.
      28 Eh bien, moi je vous le déclare : si quelqu’un jette sur une femme un regard chargé de désir, il a déjà commis, dans son cœur, un adultère avec elle.
      29 Par conséquent, si ton œil droit t’incite à pécher, arrache-le et jette-le au loin, car il vaut mieux pour toi perdre un de tes organes que de voir ton corps entier précipité en enfer.
      30 Si c’est ta main droite qui te fait tomber dans le péché, coupe-la et jette-la au loin. Il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres que de voir tout ton corps jeté en enfer.
      31 Il a aussi été dit : Si quelqu’un veut répudier sa femme, il doit lui signifier le divorce par une déclaration écrite.
      32 Eh bien, moi je vous dis : celui qui renvoie sa femme – sauf en cas d’immoralité sexuelle – l’expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée, commet lui-même un adultère. —
      33 Vous avez encore appris ce que l’on disait à nos ancêtres : Tu ne manqueras pas à tes promesses, ce que tu as promis avec serment devant le Seigneur, tu l’accompliras.
      34 Eh bien, moi je vous demande de ne pas faire de serment du tout. Ne dites pas : « Je le jure par le ciel », car le ciel, c’est le trône de Dieu.
      35 Ou : « J’en prends la terre à témoin », car elle est l’escabeau où Dieu pose ses pieds. Ou encore : « Je le jure par Jérusalem », car elle est la cité du Roi suprême.
      36 Ne dites pas davantage : « Je le jure sur ma tête », car vous n’êtes même pas capables d’y faire pousser un seul cheveu blanc ou noir à volonté.
      37 Dites simplement « Oui » si c’est oui, « Non » si c’est non. Tous ces serments qu’on y ajoute viennent du diable. —
      38 Vous avez appris qu’il a été dit : Un œil pour un œil, une dent pour une dent.
      39 Eh bien, moi je vous demande ceci : n’opposez pas de résistance à celui qui vous veut du mal. Au contraire, si quelqu’un te gifle sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre.
      40 Si quelqu’un veut te faire un procès pour avoir ta chemise, ne l’empêche pas de prendre ton vêtement.
      41 Et si quelqu’un vient te réquisitionner pour t’obliger à lui porter un fardeau sur un kilomètre, porte-le sur deux kilomètres avec lui.
      42 Donne à celui qui te demande, ne tourne pas le dos à celui qui veut t’emprunter quelque chose.
      43 Vous avez appris qu’il a été dit : Tu témoigneras de l’amour à ton ami et tu auras de la haine pour ton ennemi.
      44 Eh bien, moi je vous le dis : témoignez de l’amour à vos ennemis et priez pour ceux qui vous poursuivent de leur haine.
      45 Ainsi vous vous comporterez vraiment comme les enfants de votre Père céleste, car lui, il fait luire son soleil sur les méchants aussi bien que sur les bons, et il accorde sa pluie à ceux qui font sa volonté comme à ceux qui ne la font pas.
      46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, allez-vous prétendre à une récompense pour cela ? Les truands eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
      47 Et si vous réservez votre bon accueil aux gens de votre milieu, si vous êtes seulement aimables avec vos amis, que faites-vous là d’extraordinaire ? Est-ce que les gens de tous les pays n’agissent pas de même ?
      48 Vous donc, soyez parfaits tout comme votre Père céleste est parfait.

      Matthieu 23

      5 Tout ce qu’ils font, ils le font pour la parade : ils veulent absolument se faire remarquer par les hommes. Ainsi, par exemple, leurs boîtes à versets qu’ils portent pendant la prière sont plus grandes que celles des autres, les lanières qui les attachent sont plus larges, les franges de leurs manteaux plus longues.
      6 Ils affectionnent les places d’honneur dans les festins et les sièges réservés au premier rang dans les synagogues.
      13 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous barrez aux autres l’accès au royaume des cieux. Non seulement vous n’y pénétrez pas vous-mêmes, mais vous empêchez d’entrer ceux qui voudraient le faire.
      15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous parcourez terre et mer pour amener ne serait-ce qu’un seul étranger à votre religion, et quand vous l’avez gagné, vous le rendez pire que vous et vous lui faites mériter l’enfer deux fois plus que vous.
      23 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous vous acquittez méticuleusement de la dîme des plus petites herbes de votre jardin, menthe, anis et cumin, mais vous laissez complètement de côté ce qu’il y a de plus important dans la loi, c’est-à-dire une vie conforme à la volonté de Dieu empreinte de bonté et de foi. Voilà ce qu’il fallait pratiquer… sans négliger le reste.
      25 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Vous nettoyez soigneusement l’extérieur de vos coupes et de vos assiettes, mais à l’intérieur, elles sont remplies du produit de vos vols et de ce que vos désirs incontrôlés convoitent.

      Marc 2

      16 Se trouvaient là quelques interprètes de la loi, du parti des pharisiens. En le voyant manger en pareille compagnie, avec des pécheurs et des employés du péage, ils s’adressèrent à ses disciples : — Comment votre maître peut-il manger avec ces péagers et pécheurs ?

      Marc 7

      1 Une délégation de pharisiens et d’interprètes de la loi, venue de Jérusalem, se rassembla autour de Jésus.
      5 Les pharisiens et les interprètes de la loi demandèrent donc à Jésus : — Pourquoi tes disciples ne respectent-ils pas les prescriptions établies par la tradition des anciens et prennent-ils leur repas avec des mains impures ? —
      9 Puis il ajouta : — Ah ! vous vous entendez à merveille pour contourner et annuler la loi de Dieu au profit de votre tradition !

      Marc 12

      14 Ceux-ci arrivent et lui disent : — Maître, nous savons que tu dis toujours la vérité et que tu n’as peur de personne, parce que tu ne fais pas de différence entre les hommes et tu ne te laisses pas impressionner par leur position ou leurs opinions, mais tu enseignes selon la stricte vérité comment suivre la voie de Dieu. Dis-nous donc, avons-nous le droit de payer l’impôt à César, oui ou non ?
      18 Ensuite, les sadducéens, ceux qui nient la résurrection des morts, viennent le trouver. Ils lui posent une question : —
      27 Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Oui, vous êtes tout à fait dans l’erreur.

      Luc 5

      21 Les interprètes de la loi et les pharisiens se mirent à raisonner et à discuter entre eux : « Qui est donc cet homme qui se permet de prononcer des paroles aussi blasphématoires ? Est-il quelqu’un, en dehors de Dieu, qui puisse pardonner les péchés ? »

      Luc 14

      1 Un jour de sabbat, Jésus était invité pour un repas chez l’un des dirigeants du parti pharisien. Ceux qui étaient à table avec lui l’observaient attentivement.
      6 Là encore, ils ne surent quoi lui répondre.

      Luc 18

      9 Il raconta aussi cette autre parabole pour certains qui étaient convaincus d’être en règle avec Dieu et méprisaient tous les autres : —
      10 Deux hommes montèrent au temple pour prier : un pharisien et un collecteur d’impôts.
      11 Le pharisien se tenait la tête haute et faisait intérieurement cette prière : — Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas avare, malhonnête et adultère comme les autres hommes ; en particulier de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts là-bas.
      12 Moi, je jeûne deux jours par semaine, je donne dix pour cent de tous mes revenus.
      13 Le collecteur d’impôts se tenait dans un coin retiré, il n’osait pas même lever les yeux au ciel. Il se frappait la poitrine et murmurait : — Ô Dieu, aie pitié du pécheur que je suis !
      14 Je vous l’assure : lorsque ce dernier rentra chez lui, il était déclaré juste aux yeux de Dieu, mais pas l’autre. Car celui qui se met lui-même au-dessus des autres se verra rabaissé, et celui qui se fait petit, sera élevé.

      Actes 15

      5 Alors, quelques membres de l’Église, qui avaient été membres du parti des pharisiens avant de devenir croyants, intervinrent pour soutenir qu’il fallait absolument circoncire les non-Juifs et leur ordonner d’observer la loi de Moïse.

      Actes 23

      6 Paul savait que le Conseil était divisé en deux partis, celui des sadducéens et celui des pharisiens ; il s’écria alors à haute voix : — Frères, je suis pharisien et fils de pharisien. Si je suis mis en accusation, c’est parce que j’espère en la résurrection des morts.
      9 La discussion s’échauffait, le ton montait, bientôt on ne s’entendait plus. Quelques interprètes de la loi du parti des pharisiens se levèrent pour protester énergiquement en faveur de l’accusé : — Vraiment, nous ne voyons pas ce qu’on pourrait reprocher à cet homme. Après tout, qui sait ? Peut-être un esprit ou un ange lui a-t-il réellement parlé ?

      Actes 26

      5 Comme ils me connaissent depuis longtemps, ils peuvent témoigner, s’ils le veulent bien, que je me suis conformé aux règles du parti le plus strict de notre religion : celui des pharisiens.
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