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PROSÉLYTE

1.

Sens du mot.

Ce terme est un mot grec (prosèlutos, proprement : qui est venu s'ajouter) employé le plus souvent pour désigner quelqu'un qui a passé d'une religion à une autre, un nouveau converti.

Il n'a pas de correspondant dans l'hébreu de l'A.T., mais la version des LXX traduit par ce mot le terme hébreu gèr, gérim, signifiant « étranger, étrangers » ; elle l'applique même aux Hébreux « en séjour » en Egypte (Ex 22:21 23:9, De 10:19). Entre étranger et prosélyte il y eut d'abord une grande différence.

Les Israélites revenus d'Egypte en Canaan vécurent à côté de populations qui n'avaient ni leur loi ni leurs coutumes. Plus forts qu'elles par l'organisation, la foi, conduits souvent par des chefs remarquables, ce sont eux qui, bien que moins nombreux et d'abord moins avancés dans la voie de la civilisation, finirent par absorber quelques-unes des autres populations. Celles-ci restaient pourtant ce que les Hébreux appelaient dédaigneusement des étrangers, vis-à-vis desquels ils ne se sentirent longtemps aucun devoir. L'étranger est par excellence l'homme qui n'a pas le culte de JVHH ; il est dès lors d'une autre race, d'une autre essence et n'a droit ni aux mêmes égards ni à la même considération (voir en particulier 2Sa 1:1,16).

Peu à peu, cependant, sous des influences diverses et d'un ordre parfois peu élevé, l'Israélite se sentit poussé à gagner l'étranger à sa foi, l'esprit de prosélytisme fit son apparition, et si le terme employé pour désigner ces étrangers gagnés est encore souvent le même qu'autrefois, le sens en est différent. C'est ainsi qu'étranger et prosélyte, à l'origine deux catégories de personnes très différentes, se confondirent peu à peu (Ex 12:19, Le 24:22), ce qui explique l'anachronisme des LXX employant le terme avant l'apparition de ce qu'il désigne. On trouve dans la Mischna le mot gèr avec le sens d'étranger converti au judaïsme. Les talmudistes ont même tiré du mot gèr le verbe nitgâyèr : se convertir (cf. Pesachim, 8:8, etc.).

2.

Le prosélytisme juif. L'origine du prosélytisme en Israël doit incontestablement être cherchée dans la prédication prophétique. Seuls les prophètes ont. entrevu--quelques-uns d'entre eux, et en partie seulement--dans le caractère universel de la religion de JVHH, le devoir de faire partager leur foi aux peuples voisins. Les circonstances historiques eurent leur influence sur le développement de ce nouvel esprit. Israël ne fut pas toujours groupé en une nation homogène. Les défaites et l'exil mirent le peuple en contact avec des civilisations et des coutumes bien différentes des leurs, et avec des religions bien inférieures aussi à la leur. De ce contact devaient inévitablement découler, d'un côté dédain et peut-être pitié, de l'autre admiration, tout au moins pour les principes d'une religion arrivée à un degré de spiritualité inconnu jusque-là, imprégnée d'un moralisme très épuré, éclairée par une espérance vivifiante, reposant sur un passé glorieux.

C'est après l'exil que les prophètes ont insisté sur le devoir de gagner à JVHH tous les peuples de la terre (voir en particulier le 2 e Ésaïe, les passages sur le serviteur de l'Éternel : Esa 42, Esa 49 ; voir aussi certains Ps 33:8 65:9, etc.).

Le caractère de ce prosélytisme a varié au cours des siècles, et différé chez les inspirateurs ou chez les agents de cette propagande. L'inspiration prophétique est d'une très haute élévation spirituelle, et si même dès le début du mouvement il se mêla au zèle des Juifs un orgueil de race, la prédication prophétique n'en déclencha pas moins un intérêt nouveau pour l'étranger, considéré maintenant comme une créature, comme un adorateur possible, comme un éventuel sujet de JVHH (Am 9:7). Plus tard, lorsque le souffle prophétique se fut affaibli puis éteint, il ne resta guère qu'un désir de domination et un immense orgueil qui voulut tout soumettre non plus tant à JVHH qu'aux lois et coutumes juives, tenues pour seules parfaites. Sous les Macchabées, l'épée devint un agent actif de propagande ; les étrangers habitant sur le territoire juif durent choisir entre la circoncision et l'exil, quand ce n'était pas le massacre ; cette propagande ne fut enrayée que par les décrets d'Adrien et d'Antonin interdisant la circoncision. Bien entendu. en dehors des limites du royaume les zélateurs nombreux et actifs ne pouvaient employer les mêmes méthodes : là le déclin spirituel se marque dans la prédication des messagers, qui présentaient moins le Dieu unique, saint, aux exigences morales, que l'apologie de la circoncision, du sabbat, du temple de Jérusalem (Mt 23:15). Et pourtant, dans la plupart des centres de quelque importance, des groupements juifs s'étaient formés (voir Diaspora), que les missionnaires chrétiens rencontreront plus tard ; ces synagogues de la Dispersion leur faciliteront la tâche dans une certaine mesure, tout en leur opposant aussi par l'influence de leurs dirigeants traditionalistes une résistance plus grande que les milieux païens eux-mêmes.

Les conditions d'admission des prosélytes dans les communautés juives de Palestine se réduisaient le plus souvent à trois principales : la circoncision, l'ablution conférant la pureté légale, et le sacrifice d'action de grâces au temple de Jérusalem, avec la participation personnelle au culte juif. Quand le temple fut détruit, on exigea d'abord des prosélytes l'obligation de mettre de côté le prix du sacrifice pour le jour où le temple serait restauré ; exigence qui devait tomber avec l'évanouissement des espérances de restauration.

Les prosélytes étaient soumis à toutes les redevances des Juifs mais sans avoir tous leurs droits : une jeune fille de famille prosélyte ne pouvait épouser un prêtre que si elle appartenait à la dixième génération de l'admission de sa famille dans le judaïsme. Les jeunes femmes ne tombaient pas sous le coup de certaines interdictions de mariage par la loi juive, mais elles n'étaient pas non plus au bénéfice de certaines lois de protection. Si, en principe, prosélytes et Juifs étaient sur le même pied, en pratique il subsistait toujours des différences ; ainsi toutes les formules où il était question des ancêtres leur étaient interdites puisque les leurs étaient des étrangers (la formule consacrée à l'offrande des prémices leur était impossible : De 26:3). On trouve dans le traité Horayoth (3:8) cette hiérarchie significative : « Le prêtre a le pas sur le lévite, le lévite sur l'Israélite, l'Israélite sur le bâtard, le bâtard sur le nathinéen, le nathinéen sur le prosélyte, le prosélyte sur l'esclave affranchi. » Peu à peu les conditions du début devinrent moins strictes et les différences s'estompèrent ; seules les conditions pécuniaires restèrent élevées.

Au point de vue des diverses catégories de prosélytes, on a longtemps cru, et bien des auteurs répètent encore, qu'au temps des apôtres le judaïsme distinguait les « prosélytes de la justice », pratiquants de la loi juive comme il vient d'être dit, et les « prosélytes de la porte », observateurs seulement de quelques prescriptions essentielles comme les commandements dits « noachiques » (voir ce mot). En réalité, ces deux formules pourraient bien ne dater que de la fin du Moyen âge (XIII e et suivant.) ; à cette époque, le prosèlutos (gr.) comme le gèr (hébr.) c'était l'étranger, et le « prosélyte de la porte » était une désignation équivalant à celle de l'A.T. : « l'étranger qui est dans tes portes » (Ex 20:10, De 5:14). Mais aux temps d'Israël, le nom de gèr avait déjà pris le sens spécial d'un étranger qui se réclame de JVHH ; or, le judaïsme officiel n'admettait pas l'adoration de JVHH sans la condition absolue dé la circoncision et l'observation de la loi de Moïse : un prosélyte, en Israël, était donc un païen circoncis. C'est avec la Dispersion que la situation changea : un païen qui suivait les prières et les lectures de la synagogue se sentait en communion avec le Dieu vivant et rattaché de coeur à la congrégation d'Israël ; il était juif par sa foi, mais non selon la loi. On appelait en général ce genre d'adepte un « craignant Dieu » (gr., séboménos ton Théon, ou phoboûménos ton Théon ; cf. Ps 115:11 118:4, Mal 3:16, Ac 17:4 18:7, etc.). Corneille, à Césarée, représente le type de cette catégorie de prosélytes ; et les « prosélytes pieux » d'Antioche de Pisidie (séboménoï prosèlutoï, Ac 13:43) sont sans doute les païens pieux fidèles aux assemblées de la synagogue. Il n'est donc pas prouvé qu'à l'avènement du christianisme on distinguait entre prosélytes de la justice, c'est-à-dire qui s'étaient faits juifs, et prosélytes de la porte, c'est-à-dire restés en dehors du judaïsme ; il vaut mieux dire qu'alors les deux catégories de païens rattachés au judaïsme étaient les prosélytes proprement dits, et les gens craignant Dieu. Ces derniers, quoique non officiellement enrôlés dans la synagogue, n'en assurèrent pas moins un appoint considérable aux conquêtes de l'Evangile missionnaire.

On a pu signaler certains prosélytes dont l'adhésion au judaïsme s'inspirait de motifs sans noblesse : ainsi les « prosélytes des lions », que la terreur seule poussa à se soumettre au Dieu d'Israël (2Ro 17:24 et suivant ; cf., dans le même ordre d'idées, Est 8:15,17). Sous la domination romaine, les Juifs étant exempts d'obligations militaires, cet avantage poussa plus d'un païen à se rallier au judaïsme. Malgré ces cas, peu généralisés, les motifs de l'adhésion au judaïsme étaient habituellement purs et spirituels. Les prosélytes encouraient comme les Juifs les sarcasmes des païens et les mesures de rigueur périodiques qui, dans le monde entier, n'ont cessé de frapper les Juifs.

3.

Le prosélytisme au temps de Jésus et du christianisme primitif.

L'exclamation de Jésus : « Malheur à vous, pharisiens, qui parcourez le monde pour faire un prosélyte et qui en faites ensuite un fils de la géhenne ! » (Mt 23:15) nous prouve que l'active propagande du judaïsme à l'étranger n'était pas ralentie au début de l'ère chrétienne. Plusieurs personnages du N.T. sont des nouveaux convertis, par exemple ce centenier qui a fait, à ses frais, construire une synagogue (Lu 7:5). Le jour de la Pentecôte, nombreux sont à Jérusalem les prosélytes qui écoutent le message de Pierre (Ac 2:11). Paul et Barnabas à Antioche sont suivis par une grande foule de prosélytes pieux (Ac 13:16-43). Un des sept diacres élus par les fidèles à Jérusalem est un prosélyte, Nicolas d'Antioche (Ac 6:5). Le prosélytisme juif au temps de Jésus était surtout au service de la loi, qu'il commentait stérilement. Les haggadistes seuls, prédicateurs populaires qui racontaient l'histoire du peuple élu en ajoutant force détails de leur invention, avaient conservé une éloquence et une conviction vivantes. Mais de grands docteurs juifs comme Shammaï avaient horreur du prosélytisme, et leur avis prévalut. Les païens convertis au judaïsme furent accessibles à la prédication chrétienne, mais ils ne le furent ni plus ni moins que. les païens. Beaucoup adoptèrent intégralement l'attitude judaïsante à l'égard du christianisme : les uns s'opposèrent d'abord à lui, et les autres, lorsqu'ils l'eurent accepté, réclamèrent de tous les convertis venus du paganisme l'adoption de la loi et des coutumes juives.

Le christianisme primitif hérita sans aucun doute de l'esprit du prosélytisme juif : l'apôtre Paul est la plus vivante illustration de cette affirmation ; mais il le transforma et l'élargit rapidement : il parcourut le monde, sortant de Palestine, s'adressant d'abord aux communautés juives de la Diaspora ; tantôt rejeté tantôt accueilli par elles, il se tourna vers les païens. Héritier de la mission juive, le christianisme apportait beaucoup mieux à l'âme humaine ; c'est ainsi qu'il la supplanta, en combattant et dépassant le prosélytisme juif étroit et formaliste. Cela ne put se faire sans heurts ni résistance de la part des chrétiens eux-mêmes, qui ne comprirent pas toujours le devoir de la mission auprès des païens. Lors de la conférence de Jérusalem (Ac 15, Ga 2), beaucoup de judéo-chrétiens ne pouvaient concevoir le christianisme sans la loi mosaïque et tout ce que la tradition juive y avait ajouté ; l'esprit large et véritablement missionnaire triompha, mais l'apôtre Paul eut souvent encore à lutter contre le particularisme et l'étroitesse de certains prosélytismes maladroits (1Co 5 1Co 9:2). C'était déjà la difficulté qu'éprouvent certains esprits à concevoir le message qu'ils ont à porter au monde de la part du Christ, comme un message de vie pour le monde, et non pas comme de simples traditions et coutumes. C'est la même difficulté qu'éprouvent encore aujourd'hui certains prosélytismes contemporains à s'élever au-dessus de la propagande confessionnelle, vers les hauteurs spirituelles de la vraie liberté chrétienne. Voir aussi Mission. E. B.

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Versets relatifs

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      Exode 12

      19 Pendant sept jours, on ne devra pas trouver de levain dans vos maisons. Si quelqu’un, étranger ou Israélite, mange un aliment contenant du levain, il sera exclu de la communauté d’Israël.

      Exode 20

      10 Le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.

      Exode 22

      21 N’opprimez pas non plus les veuves et les orphelins.

      Exode 23

      9 « N’opprimez pas les étrangers installés chez vous. Vous savez bien ce qu’ils peuvent éprouver, puisque vous avez été vous-mêmes des étrangers en Égypte. »

      Lévitique 2

      1 « Si quelqu’un veut apporter au Seigneur une offrande végétale, il doit prendre de la farine sur laquelle il verse de l’huile et dépose de l’encens ;
      2 il l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron. On y prélève une poignée de farine mêlée d’huile, et tout l’encens. L’un des prêtres brûle sur l’autel cette partie de l’offrande appelée “mémorial”. Le Seigneur apprécie la fumée odorante de ce qui est ainsi consumé.
      3 Le reste de l’offrande revient à Aaron et à ses fils : c’est une part strictement réservée au Seigneur, parce qu’elle provient d’un présent qui lui a été offert.
      4 « S’il s’agit d’une offrande cuite au four, on ne peut apporter que des gâteaux à l’huile sans levain ou des galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 S’il s’agit d’une offrande cuite sur la plaque, elle doit consister en farine pétrie avec de l’huile, mais sans levain ;
      6 on la rompt en morceaux sur lesquels on verse encore de l’huile. C’est une offrande végétale.
      7 S’il s’agit d’une offrande cuite dans la poêle, elle doit être composée de farine et d’huile.
      8 On amène l’offrande ainsi préparée pour le Seigneur, et on la remet au prêtre, qui l’apporte à l’autel.
      9 Il en prélève la part appelée “mémorial” et la brûle sur l’autel. Le Seigneur apprécie la fumée odorante de ce qui est ainsi consumé.
      10 Le reste de l’offrande revient à Aaron et à ses fils : c’est une part strictement réservée au Seigneur, parce qu’elle provient d’un présent qui lui a été offert.
      11 « Aucune offrande destinée au Seigneur ne doit contenir de levain. On n’utilisera jamais de levain ou de miel dans la préparation d’une offrande qui sera consumée pour le Seigneur.
      12 On peut lui en offrir lorsqu’on lui apporte les premiers produits de la nature, mais on ne doit pas en brûler sur l’autel dans une offrande à la fumée odorante.
      13 « On doit déposer du sel sur chaque offrande végétale. Jamais on ne négligera d’en mettre, car le sel symbolise l’alliance conclue par Dieu avec vous. C’est pourquoi une offrande de sel sera jointe à tout sacrifice.
      14 « Lorsque vous apporterez au Seigneur une offrande des premiers produits de vos terres, vous commencerez par griller des épis au feu, puis vous en écraserez les grains. Au moment de l’apporter,
      15 vous verserez de l’huile et déposerez de l’encens dessus. Ce sera une offrande végétale.
      16 Le prêtre en brûlera la part appelée “mémorial”, à savoir une partie du grain et de l’huile, avec tout l’encens. Ce qui est ainsi consumé, c’est ce qui appartient au Seigneur. »

      Lévitique 24

      22 « Vous aurez une seule et même législation pour les étrangers et pour les Israélites, car je suis le Seigneur votre Dieu. »

      2 Samuel 1

      1 Saül était déjà mort quand David revint s’installer à Siclag après avoir battu les Amalécites. Il y passa deux jours.

      Esther 8

      15 Mardochée sortit du palais, vêtu d’un costume royal violet et blanc, avec un manteau blanc et rouge, et portant une grande couronne d’or. La ville de Suse retentissait d’acclamations et de cris de joie.
      17 Dans chaque province, dans chaque ville, partout où le décret royal était parvenu, les Juifs étaient transportés de joie, ils organisaient des banquets et des fêtes. Beaucoup de gens des autres peuples se firent même Juifs à cause de la terreur que les Juifs leur inspiraient.

      Psaumes 33

      8 Que toute la terre redoute le Seigneur, que tous ses habitants tremblent devant lui !

      Psaumes 65

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      Psaumes 115

      11 – Vous les nouveaux fidèles, faites confiance au Seigneur. – C’est lui leur secours et leur bouclier.

      Psaumes 118

      4 Vous, ses nouveaux fidèles, à vous de répéter : son amour n’a pas de fin.

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, dit le Seigneur, je le tiens par la main, j’ai plaisir à l’avoir choisi. J’ai mis mon Esprit sur lui pour qu’il apporte aux nations le droit que j’instaure.
      2 Il ne crie pas, il n’élève pas la voix, il ne fait pas non plus de grands discours dans la rue.
      3 Il ne casse pas le roseau déjà plié, il n’éteint pas la lampe qui faiblit. Mais il apporte réellement le droit que j’instaure.
      4 Il ne faiblira pas, il ne se laissera pas abattre, jusqu’à ce qu’il l’ait établi sur l’ensemble du monde, et que les peuples lointains attendent ses instructions.
      5 Celui qui a créé le ciel dans toute son étendue, qui a étalé la terre avec sa végétation, qui a donné la vie à ses populations et anime ses habitants, Dieu, le Seigneur, déclare à celui qu’il a choisi :
      6 « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé par fidélité à moi-même. Je te donne mon appui. Je t’ai formé pour faire de toi le garant de mon engagement envers l’humanité, la lumière des nations.
      7 Tu rendras la vue aux aveugles, tu feras sortir les prisonniers de leur cachot, tu retireras de leur prison ceux qui attendent dans le noir. »
      8 Je suis le Seigneur, tel est mon nom. Je ne laisse pas à d’autres la gloire qui me revient, ni aux idoles l’honneur qui m’est dû.
      9 Les premiers événements se sont déjà produits ; j’annonce à présent du nouveau, et je vous en informe avant qu’il se produise.
      10 En l’honneur du Seigneur, chantez un chant nouveau. Louez-le depuis le bout du monde, vous qui parcourez la mer, vous les êtres qui la peuplez, et vous les populations lointaines.
      11 Qu’on entonne des chants dans les cités du désert, dans les campements de Quédar ! Que les habitants de la Roche lancent des cris de joie ! Du sommet des montagnes, qu’ils manifestent leur enthousiasme !
      12 Que les populations lointaines rendent hommage au Seigneur et le louent haut et fort !
      13 Comme un soldat d’élite le Seigneur s’avance ; comme un homme de guerre il brûle de combattre. Il lance un puissant cri de guerre, un défi à ses ennemis.
      14 Depuis longtemps, je me suis tu, me retenant d’intervenir, dit le Seigneur. Mais maintenant, je vais crier comme une femme au moment d’accoucher, qui s’essouffle et respire avec peine.
      15 Je vais nettoyer montagnes et collines, dessécher toute leur végétation, changer les fleuves en terre ferme et assécher les étangs.
      16 Et je vais guider les aveugles sur un chemin, sur des sentiers qu’ils n’avaient jamais suivis. Pour eux, je changerai l’obscurité en lumière et les obstacles en terrain plat. C’est cela mon projet, je n’y renoncerai pas, je le réaliserai.
      17 En arrière, honte à vous qui vous fiez aux idoles et qui dites à vos statuettes : « Nos dieux, c’est vous » !
      18 Vous, les sourds, écoutez bien ; vous, les aveugles, ouvrez l’œil.
      19 Qui se trouve être aveugle, sinon mon serviteur ? Et qui donc est sourd comme le messager que j’envoie ? – Oui, qui est aveugle comme l’est le porte-parole de Dieu, qui est aveugle comme le serviteur du Seigneur ?
      20 Il a vu beaucoup de choses, mais il n’a rien retenu ; il a une bonne ouïe, mais il n’a rien entendu.
      21 Alors, par fidélité à lui-même, le Seigneur a voulu montrer combien sa loi est grande et belle :
      22 et voilà ce peuple pillé et dépouillé. Voilà tous les siens prisonniers, enfermés dans des cachots, traités comme du butin, comme une bonne prise, sans que personne s’y oppose, sans personne pour exiger : « Rendez-les-moi ! »
      23 Qui parmi vous va faire attention, qui va écouter, qui va entendre désormais ?
      24 – Qui donc a livré Israël, le peuple de Jacob, à ceux qui le dépouillaient, à ceux qui le pillaient ? N’est-ce pas le Seigneur envers qui nous étions coupables ? Israël n’a pas voulu suivre la voie que son Dieu lui traçait, il n’a pas écouté sa loi.
      25 C’est pourquoi le Seigneur a déversé sur son peuple son ardente colère et la violence de la guerre. Celle-ci l’a entouré de flammes, mais Israël n’a rien compris ; elle a été jusqu’à le brûler, mais il n’y a pas réfléchi.

      Esaïe 49

      1 Écoutez-moi, populations lointaines, peuples éloignés, soyez attentifs. Dès avant ma naissance, le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore au ventre de ma mère quand il a prononcé mon nom.
      2 Il a fait de ma parole une épée tranchante et il me cache à l’abri de sa main. Il a fait de mon message une flèche pointue, dissimulée dans son carquois.
      3 Il m’a dit : « C’est toi qui es mon serviteur, l’Israël dont je me sers pour manifester ma gloire. »
      4 Quant à moi, je pensais m’être donné du mal pour rien, avoir usé mes forces sans résultat, pour du vent. Or le Seigneur garantit mon droit, mon Dieu détient ma récompense.
      5 Mais maintenant, le Seigneur déclare qu’il m’a formé quand j’étais encore au ventre de ma mère pour que je sois son serviteur. Il veut que je ramène à lui les descendants de Jacob, que je rassemble près de lui le peuple d’Israël. Le Seigneur reconnaît la valeur de mon service, mon Dieu est ma force.
      6 Il m’a dit : « Cela ne suffit pas que tu sois à mon service, pour relever les tribus de Jacob et ramener les survivants d’Israël. Je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut s’étende jusqu’au bout du monde. »
      7 Le Seigneur te parle, lui le libérateur de son peuple, l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël. Il te déclare, à toi que l’on méprise et que les gens détestent, à toi l’esclave des tyrans : « Quand les rois te verront, ils se lèveront de leur trône. Quand les princes t’apercevront, ils s’inclineront devant toi. » Ils montreront ainsi leur respect pour le Seigneur, qui t’a choisi, pour l’unique vrai Dieu, le Dieu d’Israël, qui tient parole.
      8 Voici donc ce que le Seigneur déclare : « Au moment favorable, j’ai répondu à ton appel ; quand est arrivé le jour du salut, je suis venu à ton secours. Je t’ai formé pour faire de toi le garant de mon engagement envers l’humanité. Je vais relever le pays et redistribuer les parts de la terre sainte aujourd’hui ravagée.
      9 Je dis aux prisonniers, à ceux qui vivent dans le noir : “Sortez, venez au jour.” Ils seront alors comme un troupeau qui broute le long des chemins et trouve sa nourriture sur toutes les collines.
      10 Ils ne souffriront plus de la faim ou de la soif. Ni le vent brûlant du désert ni le soleil ne leur feront de mal. Avec amour, je les conduirai se rafraîchir aux sources.
      11 Je changerai les hauteurs en chemins praticables, je referai les routes.
      12 Les voici qui arrivent ! Ils reviennent de loin, les uns du nord, d’autres de l’ouest, par la mer, d’autres du sud, de l’Égypte. »
      13 Ciel, manifeste ta joie ; terre, émerveille-toi ; montagnes, lancez des acclamations, car le Seigneur réconforte son peuple, il montre son amour aux humiliés.
      14 Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Maître m’a oubliée. »
      15 Mais le Seigneur répond : Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? cesse-t-elle d’aimer l’enfant qu’elle a porté ? A supposer qu’elle l’oublie, moi, je ne t’oublie pas :
      16 j’ai ton nom gravé sur les paumes de mes mains, et l’image de tes murailles ne quitte pas mes yeux.
      17 Ceux qui vont te rebâtir se dépêchent d’arriver, tandis que partent loin de toi ceux qui t’ont démolie, ceux qui t’ont dévastée.
      18 Regarde autour de toi et constate : tes enfants se rassemblent tous et arrivent vers toi. J’en fais le serment par ma vie, dit le Seigneur, ils seront pour toi comme un bijou dont on se pare, comme une ceinture de fiançailles qu’on se met à la taille.
      19 Tu es au milieu des ruines, de quartiers dévastés, ton pays est dépeuplé. Mais il sera bientôt trop étroit pour ses habitants, tandis que partiront très loin ceux qui t’avaient fait disparaître.
      20 Tu te croyais privée de fils, mais à nouveau tu les entendras dire : « Je n’ai pas de place, pousse-toi donc un peu, que je puisse m’installer ».
      21 Tu te demanderas alors : « Qui m’a donné tous ces enfants ? J’étais privée des miens et sans espoir d’en avoir d’autres, exilée et mise à l’écart. Mais ceux-là, qui les a élevés ? J’étais restée seule, et ceux-là, où étaient-ils ? »
      22 Voici ce que le Seigneur Dieu déclare : « Je vais faire signe aux nations, dresser un signal pour les peuples. Et ils ramèneront tes fils en les prenant dans leurs bras, ils ramèneront tes filles en les portant sur leurs épaules.
      23 Tu auras, pour tes enfants, des princesses comme nourrices, des rois comme éducateurs. Ils s’inclineront devant toi, le visage contre terre, léchant la poussière de tes pieds. Alors tu reconnaîtras que je suis le Seigneur, et que ceux qui comptent sur moi ne sont jamais déçus. »
      24 Va-t-on reprendre à l’homme de guerre le butin dont il s’est emparé ? Va-t-on arracher à la brute celui qui est son prisonnier ?
      25 Oui, et voici ce que déclare le Seigneur : « Je vais reprendre à l’homme de guerre celui qu’il avait fait prisonnier, je vais arracher à la brute le butin dont il s’est emparé ! Jérusalem, je vais moi-même prendre à partie tes adversaires et délivrer tes enfants.
      26 Je forcerai tes oppresseurs à manger leur propre chair, à s’enivrer de leur sang comme on s’enivre de vin nouveau. Alors tout être vivant saura que ton sauveur, c’est moi, le Seigneur, et que j’ai pris ta cause en mains, moi, le Dieu fort de Jacob. »

      Amos 9

      7 « Gens d’Israël, dit le Seigneur, avez-vous plus de prix pour moi que les gens d’Éthiopie ? Je vous ai fait partir d’Égypte, mais j’ai fait partir aussi les Philistins de Kaftor et les Syriens de Quir ! Ne le savez-vous pas ? »

      Malachie 3

      16 Alors, ceux qui se soumettent au Seigneur ont discuté entre eux. Le Seigneur les a écoutés, il a entendu leur propos. On a mis par écrit devant lui la liste de ceux qui reconnaissent et respectent son autorité.

      Matthieu 23

      15 « Malheur à vous, maîtres de la loi et Pharisiens, hypocrites ! Vous voyagez partout sur terre et sur mer pour gagner un seul converti, et quand vous l’avez gagné vous le rendez digne de l’enfer deux fois plus que vous.

      Luc 7

      5 Il aime notre peuple et c’est lui qui a fait bâtir notre synagogue. »

      Actes 2

      11 de Crète et d’Arabie ; certains sont nés Juifs, et d’autres se sont convertis à la religion juive. Et pourtant nous les entendons parler dans nos diverses langues des grandes œuvres de Dieu ! »

      Actes 6

      5 L’assemblée entière fut d’accord avec cette proposition. On choisit alors Étienne, homme rempli de foi et du Saint-Esprit, ainsi que Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, d’Antioche, qui s’était autrefois converti à la religion juive.

      Actes 13

      16 Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Gens d’Israël et vous qui participez au culte rendu à Dieu, écoutez-moi !
      17 Le Dieu du peuple d’Israël a choisi nos ancêtres. Il a fait grandir ce peuple pendant qu’il vivait à l’étranger, en Égypte, puis il l’a fait sortir de ce pays en agissant avec puissance.
      18 Il le supporta pendant environ quarante ans dans le désert.
      19 Ensuite, il extermina sept nations dans le pays de Canaan et remit leur territoire à son peuple comme propriété
      20 pour quatre cent cinquante ans environ. « Après cela, il donna des juges à nos ancêtres jusqu’à l’époque du prophète Samuel.
      21 Ensuite, ils demandèrent un roi et Dieu leur donna Saül, fils de Quich, de la tribu de Benjamin, qui régna pendant quarante ans.
      22 Après avoir rejeté Saül, Dieu leur accorda David comme roi. Il déclara à son sujet : “J’ai trouvé David, fils de Jessé : cet homme correspond à mon désir, il accomplira tout ce que je veux.”
      23 L’un des descendants de David fut Jésus que Dieu établit comme Sauveur pour le peuple d’Israël, ainsi qu’il l’avait promis.
      24 Avant la venue de Jésus, Jean avait prêché en appelant tout le peuple d’Israël à changer de comportement et à être baptisé.
      25 Au moment où Jean arrivait à la fin de son activité, il disait : “Qui pensez-vous que je suis ? Je ne suis pas celui que vous attendez. Mais écoutez : il vient après moi et je ne suis pas même digne de détacher les sandales de ses pieds.”
      26 « Frères, vous les descendants d’Abraham et vous qui êtes ici pour participer au culte rendu à Dieu : c’est à nous que ce message de salut a été envoyé.
      27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n’ont pas reconnu qui est Jésus et n’ont pas compris les paroles des prophètes qu’on lit à chaque sabbat. Mais ils ont accompli ces paroles en condamnant Jésus ;
      28 et, quoiqu’ils n’aient trouvé aucune raison de le condamner à mort, ils ont demandé à Pilate de le faire mourir.
      29 Après avoir accompli tout ce que les Écritures avaient annoncé à son sujet, ils le descendirent de la croix et le déposèrent dans un tombeau.
      30 Mais Dieu l’a ramené d’entre les morts.
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