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PROSÉLYTE

1.

Sens du mot.

Ce terme est un mot grec (prosèlutos, proprement : qui est venu s'ajouter) employé le plus souvent pour désigner quelqu'un qui a passé d'une religion à une autre, un nouveau converti.

Il n'a pas de correspondant dans l'hébreu de l'A.T., mais la version des LXX traduit par ce mot le terme hébreu gèr, gérim, signifiant « étranger, étrangers » ; elle l'applique même aux Hébreux « en séjour » en Egypte (Ex 22:21 23:9, De 10:19). Entre étranger et prosélyte il y eut d'abord une grande différence.

Les Israélites revenus d'Egypte en Canaan vécurent à côté de populations qui n'avaient ni leur loi ni leurs coutumes. Plus forts qu'elles par l'organisation, la foi, conduits souvent par des chefs remarquables, ce sont eux qui, bien que moins nombreux et d'abord moins avancés dans la voie de la civilisation, finirent par absorber quelques-unes des autres populations. Celles-ci restaient pourtant ce que les Hébreux appelaient dédaigneusement des étrangers, vis-à-vis desquels ils ne se sentirent longtemps aucun devoir. L'étranger est par excellence l'homme qui n'a pas le culte de JVHH ; il est dès lors d'une autre race, d'une autre essence et n'a droit ni aux mêmes égards ni à la même considération (voir en particulier 2Sa 1:1,16).

Peu à peu, cependant, sous des influences diverses et d'un ordre parfois peu élevé, l'Israélite se sentit poussé à gagner l'étranger à sa foi, l'esprit de prosélytisme fit son apparition, et si le terme employé pour désigner ces étrangers gagnés est encore souvent le même qu'autrefois, le sens en est différent. C'est ainsi qu'étranger et prosélyte, à l'origine deux catégories de personnes très différentes, se confondirent peu à peu (Ex 12:19, Le 24:22), ce qui explique l'anachronisme des LXX employant le terme avant l'apparition de ce qu'il désigne. On trouve dans la Mischna le mot gèr avec le sens d'étranger converti au judaïsme. Les talmudistes ont même tiré du mot gèr le verbe nitgâyèr : se convertir (cf. Pesachim, 8:8, etc.).

2.

Le prosélytisme juif. L'origine du prosélytisme en Israël doit incontestablement être cherchée dans la prédication prophétique. Seuls les prophètes ont. entrevu--quelques-uns d'entre eux, et en partie seulement--dans le caractère universel de la religion de JVHH, le devoir de faire partager leur foi aux peuples voisins. Les circonstances historiques eurent leur influence sur le développement de ce nouvel esprit. Israël ne fut pas toujours groupé en une nation homogène. Les défaites et l'exil mirent le peuple en contact avec des civilisations et des coutumes bien différentes des leurs, et avec des religions bien inférieures aussi à la leur. De ce contact devaient inévitablement découler, d'un côté dédain et peut-être pitié, de l'autre admiration, tout au moins pour les principes d'une religion arrivée à un degré de spiritualité inconnu jusque-là, imprégnée d'un moralisme très épuré, éclairée par une espérance vivifiante, reposant sur un passé glorieux.

C'est après l'exil que les prophètes ont insisté sur le devoir de gagner à JVHH tous les peuples de la terre (voir en particulier le 2 e Ésaïe, les passages sur le serviteur de l'Éternel : Esa 42, Esa 49 ; voir aussi certains Ps 33:8 65:9, etc.).

Le caractère de ce prosélytisme a varié au cours des siècles, et différé chez les inspirateurs ou chez les agents de cette propagande. L'inspiration prophétique est d'une très haute élévation spirituelle, et si même dès le début du mouvement il se mêla au zèle des Juifs un orgueil de race, la prédication prophétique n'en déclencha pas moins un intérêt nouveau pour l'étranger, considéré maintenant comme une créature, comme un adorateur possible, comme un éventuel sujet de JVHH (Am 9:7). Plus tard, lorsque le souffle prophétique se fut affaibli puis éteint, il ne resta guère qu'un désir de domination et un immense orgueil qui voulut tout soumettre non plus tant à JVHH qu'aux lois et coutumes juives, tenues pour seules parfaites. Sous les Macchabées, l'épée devint un agent actif de propagande ; les étrangers habitant sur le territoire juif durent choisir entre la circoncision et l'exil, quand ce n'était pas le massacre ; cette propagande ne fut enrayée que par les décrets d'Adrien et d'Antonin interdisant la circoncision. Bien entendu. en dehors des limites du royaume les zélateurs nombreux et actifs ne pouvaient employer les mêmes méthodes : là le déclin spirituel se marque dans la prédication des messagers, qui présentaient moins le Dieu unique, saint, aux exigences morales, que l'apologie de la circoncision, du sabbat, du temple de Jérusalem (Mt 23:15). Et pourtant, dans la plupart des centres de quelque importance, des groupements juifs s'étaient formés (voir Diaspora), que les missionnaires chrétiens rencontreront plus tard ; ces synagogues de la Dispersion leur faciliteront la tâche dans une certaine mesure, tout en leur opposant aussi par l'influence de leurs dirigeants traditionalistes une résistance plus grande que les milieux païens eux-mêmes.

Les conditions d'admission des prosélytes dans les communautés juives de Palestine se réduisaient le plus souvent à trois principales : la circoncision, l'ablution conférant la pureté légale, et le sacrifice d'action de grâces au temple de Jérusalem, avec la participation personnelle au culte juif. Quand le temple fut détruit, on exigea d'abord des prosélytes l'obligation de mettre de côté le prix du sacrifice pour le jour où le temple serait restauré ; exigence qui devait tomber avec l'évanouissement des espérances de restauration.

Les prosélytes étaient soumis à toutes les redevances des Juifs mais sans avoir tous leurs droits : une jeune fille de famille prosélyte ne pouvait épouser un prêtre que si elle appartenait à la dixième génération de l'admission de sa famille dans le judaïsme. Les jeunes femmes ne tombaient pas sous le coup de certaines interdictions de mariage par la loi juive, mais elles n'étaient pas non plus au bénéfice de certaines lois de protection. Si, en principe, prosélytes et Juifs étaient sur le même pied, en pratique il subsistait toujours des différences ; ainsi toutes les formules où il était question des ancêtres leur étaient interdites puisque les leurs étaient des étrangers (la formule consacrée à l'offrande des prémices leur était impossible : De 26:3). On trouve dans le traité Horayoth (3:8) cette hiérarchie significative : « Le prêtre a le pas sur le lévite, le lévite sur l'Israélite, l'Israélite sur le bâtard, le bâtard sur le nathinéen, le nathinéen sur le prosélyte, le prosélyte sur l'esclave affranchi. » Peu à peu les conditions du début devinrent moins strictes et les différences s'estompèrent ; seules les conditions pécuniaires restèrent élevées.

Au point de vue des diverses catégories de prosélytes, on a longtemps cru, et bien des auteurs répètent encore, qu'au temps des apôtres le judaïsme distinguait les « prosélytes de la justice », pratiquants de la loi juive comme il vient d'être dit, et les « prosélytes de la porte », observateurs seulement de quelques prescriptions essentielles comme les commandements dits « noachiques » (voir ce mot). En réalité, ces deux formules pourraient bien ne dater que de la fin du Moyen âge (XIII e et suivant.) ; à cette époque, le prosèlutos (gr.) comme le gèr (hébr.) c'était l'étranger, et le « prosélyte de la porte » était une désignation équivalant à celle de l'A.T. : « l'étranger qui est dans tes portes » (Ex 20:10, De 5:14). Mais aux temps d'Israël, le nom de gèr avait déjà pris le sens spécial d'un étranger qui se réclame de JVHH ; or, le judaïsme officiel n'admettait pas l'adoration de JVHH sans la condition absolue dé la circoncision et l'observation de la loi de Moïse : un prosélyte, en Israël, était donc un païen circoncis. C'est avec la Dispersion que la situation changea : un païen qui suivait les prières et les lectures de la synagogue se sentait en communion avec le Dieu vivant et rattaché de coeur à la congrégation d'Israël ; il était juif par sa foi, mais non selon la loi. On appelait en général ce genre d'adepte un « craignant Dieu » (gr., séboménos ton Théon, ou phoboûménos ton Théon ; cf. Ps 115:11 118:4, Mal 3:16, Ac 17:4 18:7, etc.). Corneille, à Césarée, représente le type de cette catégorie de prosélytes ; et les « prosélytes pieux » d'Antioche de Pisidie (séboménoï prosèlutoï, Ac 13:43) sont sans doute les païens pieux fidèles aux assemblées de la synagogue. Il n'est donc pas prouvé qu'à l'avènement du christianisme on distinguait entre prosélytes de la justice, c'est-à-dire qui s'étaient faits juifs, et prosélytes de la porte, c'est-à-dire restés en dehors du judaïsme ; il vaut mieux dire qu'alors les deux catégories de païens rattachés au judaïsme étaient les prosélytes proprement dits, et les gens craignant Dieu. Ces derniers, quoique non officiellement enrôlés dans la synagogue, n'en assurèrent pas moins un appoint considérable aux conquêtes de l'Evangile missionnaire.

On a pu signaler certains prosélytes dont l'adhésion au judaïsme s'inspirait de motifs sans noblesse : ainsi les « prosélytes des lions », que la terreur seule poussa à se soumettre au Dieu d'Israël (2Ro 17:24 et suivant ; cf., dans le même ordre d'idées, Est 8:15,17). Sous la domination romaine, les Juifs étant exempts d'obligations militaires, cet avantage poussa plus d'un païen à se rallier au judaïsme. Malgré ces cas, peu généralisés, les motifs de l'adhésion au judaïsme étaient habituellement purs et spirituels. Les prosélytes encouraient comme les Juifs les sarcasmes des païens et les mesures de rigueur périodiques qui, dans le monde entier, n'ont cessé de frapper les Juifs.

3.

Le prosélytisme au temps de Jésus et du christianisme primitif.

L'exclamation de Jésus : « Malheur à vous, pharisiens, qui parcourez le monde pour faire un prosélyte et qui en faites ensuite un fils de la géhenne ! » (Mt 23:15) nous prouve que l'active propagande du judaïsme à l'étranger n'était pas ralentie au début de l'ère chrétienne. Plusieurs personnages du N.T. sont des nouveaux convertis, par exemple ce centenier qui a fait, à ses frais, construire une synagogue (Lu 7:5). Le jour de la Pentecôte, nombreux sont à Jérusalem les prosélytes qui écoutent le message de Pierre (Ac 2:11). Paul et Barnabas à Antioche sont suivis par une grande foule de prosélytes pieux (Ac 13:16-43). Un des sept diacres élus par les fidèles à Jérusalem est un prosélyte, Nicolas d'Antioche (Ac 6:5). Le prosélytisme juif au temps de Jésus était surtout au service de la loi, qu'il commentait stérilement. Les haggadistes seuls, prédicateurs populaires qui racontaient l'histoire du peuple élu en ajoutant force détails de leur invention, avaient conservé une éloquence et une conviction vivantes. Mais de grands docteurs juifs comme Shammaï avaient horreur du prosélytisme, et leur avis prévalut. Les païens convertis au judaïsme furent accessibles à la prédication chrétienne, mais ils ne le furent ni plus ni moins que. les païens. Beaucoup adoptèrent intégralement l'attitude judaïsante à l'égard du christianisme : les uns s'opposèrent d'abord à lui, et les autres, lorsqu'ils l'eurent accepté, réclamèrent de tous les convertis venus du paganisme l'adoption de la loi et des coutumes juives.

Le christianisme primitif hérita sans aucun doute de l'esprit du prosélytisme juif : l'apôtre Paul est la plus vivante illustration de cette affirmation ; mais il le transforma et l'élargit rapidement : il parcourut le monde, sortant de Palestine, s'adressant d'abord aux communautés juives de la Diaspora ; tantôt rejeté tantôt accueilli par elles, il se tourna vers les païens. Héritier de la mission juive, le christianisme apportait beaucoup mieux à l'âme humaine ; c'est ainsi qu'il la supplanta, en combattant et dépassant le prosélytisme juif étroit et formaliste. Cela ne put se faire sans heurts ni résistance de la part des chrétiens eux-mêmes, qui ne comprirent pas toujours le devoir de la mission auprès des païens. Lors de la conférence de Jérusalem (Ac 15, Ga 2), beaucoup de judéo-chrétiens ne pouvaient concevoir le christianisme sans la loi mosaïque et tout ce que la tradition juive y avait ajouté ; l'esprit large et véritablement missionnaire triompha, mais l'apôtre Paul eut souvent encore à lutter contre le particularisme et l'étroitesse de certains prosélytismes maladroits (1Co 5 1Co 9:2). C'était déjà la difficulté qu'éprouvent certains esprits à concevoir le message qu'ils ont à porter au monde de la part du Christ, comme un message de vie pour le monde, et non pas comme de simples traditions et coutumes. C'est la même difficulté qu'éprouvent encore aujourd'hui certains prosélytismes contemporains à s'élever au-dessus de la propagande confessionnelle, vers les hauteurs spirituelles de la vraie liberté chrétienne. Voir aussi Mission. E. B.

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Versets relatifs

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      Exode 12

      19 Pendant sept jours, on ne devra pas trouver de levain dans vos maisons. Si quelqu’un, un étranger installé chez vous ou un Israélite, mange du pain fait avec du levain, il faudra le chasser de la communauté d’Israël.

      Exode 20

      10 Mais le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le SEIGNEUR ton Dieu. Personne ne doit travailler ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes animaux, ni l’étranger installé dans ton pays.

      Exode 22

      21 Ne profitez pas des veuves et des orphelins.

      Exode 23

      9 « Ne profitez pas des étrangers installés chez vous. Vous connaissez bien leur vie, puisque vous avez été des étrangers en Égypte. »

      Lévitique 2

      1 « Si quelqu’un veut offrir au SEIGNEUR un produit de la terre, il doit prendre de la farine. Il met de l’huile dessus avec de l’encens.
      2 Puis il l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron. L’un des prêtres prend une poignée de farine mélangée à l’huile, et tout l’encens. Un prêtre fait brûler sur l’autel cette partie de l’offrande qu’on appelle “souvenir”. C’est une offrande brûlée, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      3 Ce qui en reste est pour Aaron et ses fils. C’est une part uniquement réservée au SEIGNEUR. En effet, elle vient d’une offrande brûlée pour le SEIGNEUR.
      4 « Si c’est une offrande cuite au four, la pâte doit être sans levain. Vous apportez alors des gâteaux à l’huile ou des galettes arrosées d’huile.
      5 Si c’est une offrande cuite sur une plaque, elle doit être faite de farine mélangée avec de l’huile, mais sans levain.
      6 Celui qui apporte l’offrande la partage et verse encore de l’huile sur les morceaux. C’est une offrande tirée de la terre.
      7 Si c’est une offrande cuite dans une poêle, la farine doit être préparée dans l’huile.
      8 L’homme apporte l’offrande préparée de cette façon pour le SEIGNEUR. Il la présente à un prêtre qui approche de l’autel.
      9 Le prêtre prend la part qu’on appelle “souvenir” et il la brûle sur l’autel. C’est une offrande brûlée, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      10 Ce qui reste de l’offrande est pour Aaron et ses fils. C’est une part uniquement réservée au SEIGNEUR. En effet, elle vient d’une offrande brûlée pour le SEIGNEUR.
      11 « Vous n’offrirez jamais au SEIGNEUR une offrande préparée avec du levain. En effet, vous ne ferez jamais brûler pour le SEIGNEUR une offrande préparée avec du levain ou du miel.
      12 Vous pourrez en apporter au SEIGNEUR quand vous lui offrirez les premiers produits de la terre. Mais vous ne devez pas les brûler sur l’autel dans un sacrifice à la fumée de bonne odeur.
      13 « Vous mettrez du sel sur chaque offrande tirée de la terre. Vous n’oublierez jamais le sel sur votre offrande. En effet, il représente l’alliance que Dieu a établie avec vous. C’est pourquoi vous offrirez toujours du sel avec vos offrandes.
      14 « Quand vous apporterez au SEIGNEUR une offrande des premiers produits de la terre, vous commencerez par griller les épis au feu. Puis vous écraserez les grains. Au moment de les apporter,
      15 vous verserez de l’huile et vous mettrez de l’encens dessus. C’est une offrande tirée de la terre.
      16 Ensuite le prêtre brûlera la part qu’on appelle “souvenir” : une partie des grains et de l’huile avec tout l’encens. Ce qui est brûlé de cette façon appartient au SEIGNEUR. »

      Lévitique 24

      22 « Vous aurez les mêmes lois pour les étrangers installés chez vous et pour les Israélites. Le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi. »

      2 Samuel 1

      1 Un jour, après la mort de Saül, David retourne à Siclag. Il vient de battre les Amalécites. Il reste deux jours dans cette ville.

      Esther 8

      15 Alors Mardochée sort du palais. Il porte le vêtement royal violet et blanc, et dessus, un vêtement blanc et rouge, ainsi qu’une grande couronne en or. La ville de Suse est remplie de cris de joie.
      17 Dans chaque province, dans chaque ville, partout où l’ordre du roi est arrivé, les Juifs dansent de joie, ils organisent de grands repas et des fêtes. Beaucoup, parmi les gens des autres peuples, deviennent juifs, car ils ont très peur des Juifs.

      Psaumes 33

      8 Que toute la terre respecte le SEIGNEUR, que tous les habitants du monde tremblent devant lui !

      Psaumes 65

      9 Devant tes actions étonnantes, les gens du bout du monde trembleront de peur. Tu fais crier de joie les pays d’Orient et d’Occident.

      Psaumes 115

      11 Vous qui respectez le SEIGNEUR, ayez confiance dans le SEIGNEUR. – Leur secours et leur bouclier, c’est lui !

      Psaumes 118

      4 Vous qui respectez le SEIGNEUR, dites aussi : – Oui, son amour est pour toujours !

      Esaïe 42

      1 Le SEIGNEUR dit : « Voici mon serviteur. Je le tiens par la main, c’est lui que j’ai choisi avec joie. J’ai mis mon esprit sur lui, pour qu’il fasse connaître le droit aux peuples.
      2 Il ne crie pas, il ne parle pas fort, on n’entend pas sa voix dans la rue.
      3 Il ne casse pas le roseau courbé. Il n’éteint pas la flamme qui devient faible. Mais il fait réellement connaître le droit.
      4 Il ne se découragera pas, il n’abandonnera pas avant d’établir le droit sur la terre. Les peuples éloignés désirent recevoir son enseignement. »
      5 Dieu, le SEIGNEUR, a créé le ciel et il l’a déroulé. Il a étendu la terre avec toutes les plantes. Il donne la vie aux peuples qui l’habitent, le souffle à ceux qui y vivent. Voici ce qu’il dit à son serviteur :
      6 « Moi, le SEIGNEUR, je t’ai appelé par une décision juste. Je te prends par la main, c’est moi qui t’ai formé. En toi, je réalise mon alliance avec le peuple, tu es la lumière des habitants de la terre.
      7 Tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les prisonniers de leur prison, tu retireras de leur cellule ceux qui attendent dans le noir.
      8 « Je suis “le SEIGNEUR”, voilà mon nom. Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. Je ne laisserai pas aux statues des faux dieux la louange qui me revient.
      9 Les premiers événements sont déjà arrivés. Maintenant, j’en annonce de nouveaux. Je vous les fais connaître avant qu’ils se réalisent. »
      10 Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau. Du bout du monde, chantez sa louange, vous qui voyagez sur la mer, vous qui la remplissez, et vous, les peuples éloignés.
      11 Qu’on entende des chants dans les lieux habités du désert, dans les campements des nomades de Quédar ! Que les habitants de la Roche montrent leur joie qu’ils poussent des cris de joie du sommet des montagnes !
      12 Que les peuples éloignés rendent gloire au SEIGNEUR, qu’ils chantent à haute voix sa louange !
      13 Le SEIGNEUR s’avance comme un soldat courageux, comme un combattant il rassemble son courage. Il pousse un puissant cri de guerre, il agit comme un soldat courageux contre ses ennemis.
      14 Le SEIGNEUR dit : « Depuis longtemps, j’ai gardé le silence, je suis resté sans rien dire. Mais maintenant, je vais crier. Comme une femme au moment d’accoucher, je gémis, je manque de souffle, je respire mal.
      15 « Je vais détruire montagnes et collines, et y faire sécher tout ce qui pousse. Je vais changer les fleuves en terre solide et vider l’eau des lacs.
      16 Je vais conduire les aveugles sur une route inconnue, je vais les faire marcher sur des chemins qu’ils ne connaissent pas. Devant eux, je vais changer la nuit en lumière, je vais enlever les obstacles sous leurs pieds. Voilà ce que je veux faire, je n’abandonnerai pas ce projet.
      17 « Ceux qui font confiance aux faux dieux, qui disent à leurs statues : “Nos dieux, c’est vous”, ces gens-là vont reculer, couverts de honte. »
      18 Vous qui êtes sourds, écoutez ! Vous qui êtes aveugles, regardez et voyez !
      19 Si quelqu’un est aveugle et sourd, c’est bien mon serviteur, le messager que j’envoie. – Oui, qui est aveugle comme le peuple du SEIGNEUR ? Qui est sourd comme le serviteur du SEIGNEUR ?
      20 Toi, peuple d’Israël, tu as vu beaucoup de choses, mais tu n’as rien retenu. Tu as de bonnes oreilles, mais tu n’as rien entendu.
      21 Le SEIGNEUR, dans une décision juste, a voulu montrer combien sa loi est grande et belle.
      22 Mais voici que vous êtes un peuple pillé. On vous a tout pris. Vous êtes tous enfermés dans de grands trous, assis dans des prisons. Les ennemis vous ont pris comme des richesses de guerre, et personne n’est venu à votre secours. Ils vous ont emmenés, et personne n’a dit : « Rendez-les ! »
      23 Qui parmi vous fait attention à cela ? Qui va écouter ? Qui va comprendre maintenant ?
      24 Qui donc a livré Israël, le peuple de Jacob, à ceux qui lui ont tout pris, à ceux qui l’ont pillé ? – C’est le SEIGNEUR, n’est-ce pas ? En effet, nous avions péché contre lui, son peuple n’a pas voulu suivre son chemin ni écouter sa loi.
      25 C’est pourquoi le SEIGNEUR a répandu sur lui sa violente colère et les horreurs de la guerre. Celle-ci a mis le feu de tous côtés, mais le peuple n’a rien compris. Le feu a brûlé le peuple, mais celui-ci n’a pas pris la chose au sérieux.

      Esaïe 49

      1 Écoutez-moi, peuples éloignés ! Soyez attentifs, vous qui habitez au loin ! Le SEIGNEUR m’a appelé dès avant ma naissance. J’étais encore dans le ventre de ma mère quand il a dit mon nom.
      2 Il a fait de ma parole une épée coupante. Il m’a caché à l’ombre de sa main. Il a fait de moi une flèche bien aiguisée, il m’a abrité dans son sac de flèches.
      3 Il m’a dit : « Israël, tu es mon serviteur. Par toi, je montrerai ma gloire. »
      4 Moi, je me suis dit : « Je me suis donné du mal pour rien, je me suis fatigué inutilement, sans résultat. » Pourtant, le SEIGNEUR me fera justice, il garde en réserve ma récompense.
      5 Et maintenant, le SEIGNEUR a parlé. Il m’a formé dès avant ma naissance pour que je sois son serviteur. Il veut que je ramène vers lui les enfants de Jacob, que je rassemble le peuple d’Israël. Le SEIGNEUR tient à moi, et ma force, c’est mon Dieu.
      6 Il m’a dit : « Tu es à mon service pour relever les tribus d’Israël et pour ramener ceux qui sont restés en vie dans le peuple de Jacob. Mais ce n’est pas tout. Je vais faire de toi la lumière des autres peuples pour que mon salut arrive jusqu’au bout du monde. »
      7 Le SEIGNEUR, le libérateur d’Israël, son Dieu saint, parle. Voici ce qu’il te dit, à toi qui es méprisé par les gens, détesté de tous, à toi qui es l’esclave des dictateurs : « Quand les rois te verront, ils se lèveront de leur siège. Quand les chefs t’apercevront, ils se mettront à genoux devant toi. » Cela arrivera à cause du SEIGNEUR, qui est fidèle, à cause du Dieu saint d’Israël qui t’a choisi.
      8 Le SEIGNEUR dit : « Au bon moment, je t’ai répondu. Quand le jour du salut est arrivé, je suis venu à ton secours. C’est moi qui t’ai formé. En toi je réalise mon alliance avec le peuple. Je vais relever le pays d’Israël, je vais de nouveau distribuer les parts de cette terre maintenant détruite.
      9 Je dis aux prisonniers, à ceux qui vivent dans le noir : “Sortez, venez à la lumière !” Ils trouveront de la nourriture le long de la route, ils pourront manger sur toutes les collines.
      10 Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif. Ils ne souffriront plus du vent brûlant du désert ni du soleil. En effet, avec tendresse, je les conduirai, je les mènerai au bord de sources fraîches.
      11 Je changerai tous les chemins de montagne en chemins faciles, je referai les routes.
      12 Les voici ! Ils reviennent de loin : les uns du nord, les autres de l’ouest, d’autres du sud, de l’Égypte. »
      13 Ciel, applaudis ! Et toi, terre, réjouis-toi ! Montagnes, criez de joie ! Le SEIGNEUR redonne de l’espoir à son peuple, il a pitié des malheureux.
      14 Sion disait : « Le SEIGNEUR m’a abandonnée, mon maître m’a oubliée. »
      15 Mais le SEIGNEUR répond : « Est-ce qu’une femme oublie le bébé qu’elle allaite ? Est-ce qu’elle cesse de montrer sa tendresse à l’enfant qu’elle a porté ? Même si elle l’oubliait, moi je ne t’oublierai jamais.
      16 Vois, j’ai écrit ton nom sur la paume de mes mains. Je pense sans arrêt à tes murs de défense.
      17 « Jérusalem, ceux qui vont te reconstruire se dépêchent d’arriver, ceux qui t’ont détruite et écrasée vont s’en aller.
      18 Lève les yeux et regarde autour de toi : tous tes enfants se rassemblent, ils viennent à toi. Je le déclare, moi le SEIGNEUR : Aussi vrai que je suis vivant, ils seront pour toi comme un collier de perles, comme la ceinture qu’une fiancée se met autour de la taille.
      19 Tu vis parmi les ruines, tes quartiers sont détruits, ton pays est un désert. Mais il sera bientôt trop petit pour ses habitants, et ceux qui détruisaient ta vie partiront loin de toi.
      20 Tu étais comme une femme sans enfants. Mais un jour, tes enfants te diront : “Je suis à l’étroit. Fais-moi de la place pour que je vive ici.”
      21 Et tu te poseras cette question : “Qui m’a donné tous ces enfants ? Je n’avais pas d’enfants, et je ne pouvais pas en avoir. J’étais exilée et abandonnée. Ceux-là, qui donc les a élevés ? Pendant que j’étais seule, où étaient ces enfants ?” »
      22 Voici ce que dit le Seigneur DIEU : « Je vais faire signe aux autres peuples. Je vais dresser un signal pour eux. Jérusalem, ils ramèneront tes fils et tes filles en les portant dans les bras.
      23 Des rois élèveront tes enfants, des filles de rois les nourriront. Ils se mettront à genoux devant toi, le front contre le sol. Ils lècheront la poussière de tes pieds. Alors tu le sauras : je suis le SEIGNEUR, et ceux qui mettent leur espoir en moi ne seront pas déçus. »
      24 Est-ce qu’on peut enlever à un combattant les richesses prises à l’ennemi ? Est-ce qu’on peut arracher un prisonnier aux mains d’un dictateur ?
      25 Le SEIGNEUR répond : « Eh bien, oui, je vais enlever au combattant son prisonnier, je vais arracher au dictateur ses richesses de guerre. Jérusalem, je vais lutter moi-même contre ceux qui t’attaquent, et je sauverai moi-même tes enfants.
      26 J’obligerai ceux qui t’écrasent à manger leur propre chair. Ils boiront leur propre sang et deviendront ivres, comme on devient ivre en buvant du vin nouveau. Alors tout être vivant reconnaîtra ceci : Moi, le SEIGNEUR, je suis ton sauveur, je suis ton libérateur, moi, le Dieu puissant de Jacob. »

      Amos 9

      7 Le SEIGNEUR déclare : « Gens d’Israël, est-ce que vous êtes plus précieux pour moi que les Éthiopiens ? Je vous ai fait sortir d’Égypte, mais j’ai aussi fait sortir les Philistins de Kaftor et les Syriens de Quir. Vous ne savez donc pas cela ? »

      Malachie 3

      16 Alors ceux qui respectent le SEIGNEUR se sont parlé les uns aux autres. Le SEIGNEUR les a écoutés avec attention. On a écrit devant lui les noms de ceux qui le respectent et qui l’honorent.

      Matthieu 23

      15 « Quel malheur pour vous, maîtres de la loi et Pharisiens, quand vous êtes des hommes faux ! Vous voyagez partout, sur terre et sur mer, pour gagner même un seul homme à la loi de Moïse. Et, quand c’est fait, vous en faites quelqu’un qui mérite la punition de Dieu, deux fois plus que vous.

      Luc 7

      5 En effet, il aime notre peuple, et c’est lui qui a fait construire notre maison de prière. »

      Actes 2

      11 de Crète et d’Arabie. Parmi nous, certains sont juifs, et d’autres aussi obéissent à la loi de Moïse. Et pourtant, chacun de nous les entend annoncer dans sa langue les grandes choses que Dieu a faites. »

      Actes 6

      5 L’assemblée entière est d’accord avec eux. On choisit Étienne, un homme rempli de foi et d’Esprit Saint. On choisit aussi Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un homme d’Antioche de Syrie, qui obéit à la loi de Moïse.

      Actes 13

      16 Paul se lève, il fait signe de la main et dit : « Israélites et vous qui adorez Dieu, écoutez-moi !
      17 Le Dieu de notre peuple Israël a choisi nos ancêtres. Il a fait grandir ce peuple pendant qu’il vivait à l’étranger en Égypte. Ensuite, Dieu l’a fait sortir d’Égypte par sa puissance.
      18 Pendant à peu près 40 ans, il a pris soin de son peuple dans le désert.
      19 Il a détruit sept nations dans le pays de Canaan et il a donné leurs terres comme propriété à notre peuple.
      20 Tout cela a duré à peu près 450 ans. Puis Dieu a donné des chefs à nos ancêtres, jusqu’à l’époque du prophète Samuel.
      21 Ensuite nos ancêtres ont demandé un roi, et Dieu leur a donné Saül, le fils de Quich, de la tribu de Benjamin. Saül a été roi pendant 40 ans.
      22 « Après cela, Dieu l’a rejeté et il a donné David comme roi à nos ancêtres. Dieu parle de David en disant : “J’ai trouvé David, le fils de Jessé. C’est un homme qui me plaît, il fera tout ce que je veux.”
      23 Dans la famille de David, Dieu a fait naître, comme il l’avait promis, un Sauveur pour le peuple d’Israël : c’est Jésus.
      24 Avant que Jésus vienne, Jean-Baptiste a lancé cet appel à tout le peuple d’Israël : “Faites-vous baptiser, pour montrer que vous voulez changer votre vie !”
      25 À la fin de sa mission, Jean-Baptiste disait : “À votre avis, qui suis-je ? Je ne suis pas le Messie ! Mais écoutez, il vient après moi, et je ne suis pas digne de lui enlever ses sandales.” » Paul dit encore :
      26 « Frères, c’est à nous tous que Dieu envoie cette parole pour nous sauver. Il l’envoie à vous, les enfants d’Abraham, et à vous qui adorez Dieu.
      27 Les habitants de Jérusalem et leurs chefs n’ont pas compris qui est Jésus. Ils n’ont pas compris les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat. Mais ils ont fait ce que ces prophètes annonçaient : ils ont condamné Jésus.
      28 Ils n’ont pas trouvé de raison pour le faire mourir, pourtant, ils ont demandé à Pilate de le tuer.
      29 Ils ont fait tout ce que les Livres Saints annonçaient au sujet de Jésus. Ensuite, ils l’ont descendu de la croix et ils l’ont mis dans une tombe.
      30 Mais Dieu l’a réveillé de la mort,
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