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ROI

1.

Etymologie.

Le mot hébreu malak signifie norme, règle, d'où conseiller, maître. Le mot qui désigne la royauté est donc orienté vers l'idée de loi plutôt que vers celle de guerre. Elle suppose la vie de la cité et non du clan nomade. La même racine se trouve dans des noms de divinités, Milkom ammonite, Melkart phénicien. Est-ce le nom de la divinité qui a servi ensuite à désigner le roi territorial, ou le nom du souverain terrestre s'est-il divinisé pour le dieu ? On ne peut donner une réponse péremptoire. Le terme « roi » est déjà appliqué aux princes des antiques cités du temps d'Abraham (Ge 14:1 et suivant). Voir Gouvernement.

2.

La royauté en Israël.

L'état nomade ou semi-nomade ne comporte pas la royauté ; celle-ci « est en Arabie une importation étrangère » (G. Jacob). Les tribus d'Israël dans la première période de leur histoire depuis la vocation d'Abraham sont gouvernées par des chefs de clans, des patriarches. Quand Jéhovah eut constitué les tribus en théocratie, le peuple hébreu devait en principe avoir à sa tête un homme de Dieu, prophète ou « sophète » (=suffète chez les Carthaginois ; traduction impropre : juge) choisi par Jéhovah et chargé de gouverner la nation élue selon la volonté divine. Tel fut Moïse ; puis, Josué. Pendant les temps de désordres et de ténèbres qui suivirent la conquête de Canaan--conquête qui n'avait pas été faite dans les conditions voulues par Jéhovah--les « sophètes » qui luttent pour l'indépendance d'Israël ne sont pas des héros religieux à proprement parler, mais ils savent pourtant que c'est Dieu qui les envoie et qui leur assure la victoire (voir Juges). Ils ont assez de sens théocratique pour refuser la royauté (Jug 8:23). Et l'on arrive ainsi à Samuel, à la fois « sophète » et prophète, second Moïse, à qui Dieu donna la charge de rétablir la nation d'Israël. Il y réussit ; mais Israël, incapable de se tenir à sa destinée spirituelle, profita de ce retour de prospérité pour réclamer la monarchie. Comme au pied du Sinaï il avait demandé à Aaron de lui faire un dieu semblable à ceux des peuples voisins, un dieu matériellement représenté qui puisse conduire son peuple (Ex 32:1), maintenant, il demande à Samuel : « Établis sur nous un roi pour nous gouverner comme il y en a chez toutes les nations » (1Sa 8:6). C'était la trahison de la théocratie. Jéhovah ne s'oppose pas à l'expérience. Mais il maintient le roi sous la domination du prophète, qui désormais prendra figure de réactionnaire. Le prophète reçoit de Jéhovah l'ordre de sacrer le roi, la puissance de le faire et de le défaire (1Sa 10 1Sa 15 1Sa 16,1Ro 19:16,2Ro 9 etc.). Quand le roi est fidèle, il reçoit du prophète le mot d'ordre ; quand il est infidèle, le roi persécute le prophète, mais il tremble devant lui. Israël ne peut avoir un roi comme les autres nations. Quant au sacerdoce, le livre des Rois 110us le montre à la dévotion du monarque (2Ro 10 ss) ; sauf dans un cas où le texte nous paraît emprunté aux archives sacerdotales (L. Gautier) et où l'action patriotique du prêtre est due bien plutôt au lien du sang qu'aux prérogatives pontificales (2Ro 11:17), l'homme du Temple agit partout en fonctionnaire comme dans les autres cours de l'époque, et, comme ailleurs, se mêle aux intrigues du palais (1Ro 1:19). Lorsque les fautes du peuple élu auront entraîné sa ruine et que les deux principaux facteurs politiques : le roi et le prophète, auront disparu, le sacerdoce prendra en main les destinées de la communauté juive. Bientôt les prêtres s'imagineront qu'ils ont toujours eu ce rôle, et c'est à cette illusion de perspective que les historiens juifs devront de représenter, dans leurs annales les Chroniques, qu'au temps d'Israël le prêtre tenait le roi à sa merci (voir à ce sujet le contraste entre les livres des Rois et les livres des Chroniques ; méditer en particulier l'opposition de fait entre 2Ro 16 et 2Ch 26 : dans le premier cas le roi gouverne le prêtre, dans le second cas le prêtre gouverne le roi). Voir Prêtres, I, 6.

3.

Election du roi.

Saül a été élu sur le plan religieux, après que Samuel a renvoyé chacun chez soi (1Sa 10:25). L'homme de Dieu a pris sur lui toute l'initiative du choix, qu'il fait suivre d'une acclamation (1Sa 10:24), et plus tard d'une ratification, après la victoire (1Sa 11:14 et suivant). La même procédure religieuse, et non civile, a lieu pour le choix de David (1Sa 16:13), mais restera sans effet jusqu'à la mort de Saül. La stipulation mentionnée 2Sa 5:3 montre combien était déjà fragile le lien entre les sujets du N. (Israël) et ceux du S. (Juda) ; les abus de Salomon devaient briser ce lien ténu (schisme des 10 tribus).

La royauté est nettement héréditaire dès ses origines. La parole de Saül à Jonathan est typique (1Sa 20:31). Après David, le roi choisit son successeur parmi ses fils (1Ro 1:33-35) de préférence l'aîné (2Ch 21:3). Cela n'empêche pas les manifestations populaires de nommer un roi, en cas de crise (2Ro 14:21 21:24 23:30), mais sans sortir de la lignée directe. Voir Reine.

4.

L'onction royale.

La marque du pouvoir royal, dont la tradition s'est maintenue jusque dans les monarchies européennes, c'est l'onction du roi. On sait que les huiles (voir ce mot), plus ou moins parfumées, étaient anciennement un signe de purification et d'honneur (Ps 104:15) ; suivant la législation sacerdotale, les prêtres recevaient une double onction (Le 8:12-30). La qualité religieuse des onctions de Saül et de David est soulignée par les dons spirituels qui les accompagnent (1Sa 10:1,6 16:13). Rien de semblable n'est indiqué lors de l'onction de Salomon, accomplie par Nathan le prophète assisté de Tsadok le prêtre, et d'ailleurs précipitée par des rivalités personnelles et politiques (1Ro 1). L'onction même n'est pas mentionnée lorsque la descendance du roi est directe. On en a conclu qu'elle ne se faisait qu'en cas d'accession contestée au trône (2Ro 9:12 11:12 23:30) ; mais il est plus probable que l'onction avait toujours lieu, et n'était mentionnée que dans les cas exceptionnels, sans quoi il en serait résulté une infériorité politique vis-à-vis des rois étrangers qui avaient eux-mêmes reçu une onction (Jug 9:8, Eze 28:14 ; les rois d'Egypte étaient oints, eux aussi). L'onction conférait aux monarques une manière de pontificat ; c'est ainsi qu'à côté des sacrificateurs professionnels (1Sa 21:1,2Sa 20:25), les rois d'Israël offrent des sacrifices. Il est vrai que Saül se fait réprimander pour cette audace (1Sa 13:8,14), ce qui ne l'empêche pas de récidiver (1Sa 14:34 et suivant) avec la meilleure intention. David use du même privilège (2Sa 6:17 24:25), ainsi que Jéroboam (1Ro 12:32 et suivant) et Achaz (2Ro 16:12). Mais le plus souvent, l'évolution du pouvoir royal fait du prêtre officiant un fonctionnaire de la cour qui tend bientôt à monopoliser l'autorité religieuse (Am 7:10-13). Au temps de Saül et de David, la tension entre le pouvoir royal et le prêtre se manifeste par des interventions brusques (1Ro 2:26-35). Voir Prêtres et lévites.

5.

Les prérogatives royales.

L'évolution semble en avoir été très rapide : Saül continue, bien que roi, à résider sur ses terres, d'où il ne sort que si la nécessité l'appelle (1Sa 11:5). Il est vrai que plus tard, une fois confirmé roi par sa victoire et la reconnaissance du peuple (1Sa 11:12 et suivants), il s'établit sans doute royalement. David fut le vrai roi selon le coeur de ses sujets : actif, glorieux, généreux, poète et sensible, fondateur de la capitale, Jérusalem. Salomon ressembla bien vite aux fastueux potentats orientaux, par son luxe, son harem, ses alliances. La prescription deutéronomique sur la royauté (De 17:14-20) semble dirigée précisément contre un règne de ce genre, et pourrait être une critique de l'école prophétique à l'égard de ce dangereux potentat.

6.

La guerre.

Le roi en est toujours le grand chef. Saül, David, Salomon, chacun à sa manière, fortifièrent l'armement et le personnel combattant

par l'institution d'une garde permanente Kéréthiens, Péléthiens (2Sa 8:18 15:16,2Ro 11:4

par le développement de la cavalerie et des chars de combat (voir Char) ;

par la création d'un arsenal (Ca 4:4,1Ro 10:16 et suivant, Esa 22:7,2Ro 11:10) et de forteresses (1Ro 12:21 et suivants, 2Ch 17:2). Il conduit personnellement les opérations militaires, à la tête de ses hommes (1Sa 31:2,1Ro 22:29 et suivants). Voir Armée, Guerre.

7.

Le juge suprême.

En temps de paix, le roi est le juge suprême de ses sujets (2Sa 14:3 15:2,1Ro 3:16 et suivants). Le pouvoir judiciaire traditionnel passe des chefs de famille (les « anciens ») à des sortes de baillis, préfets du palais, etc., nommés par le roi (2Ro 19:1,11) ; juges et chefs sont mentionnés ensemble par Amos (Am 2:3). Voir Justice rendue.

8.

Les limites du pouvoir.

On l'a vu plus haut, la royauté fut comme accidentelle en Israël et due à des nécessités plutôt qu'à des principes ou qu'à une ancienne tradition. Jamais on n'oubliera le bien général, grâce souvent à la hardiesse et à l'autorité des prophètes : Nathan censurant David (2Sa 12), Élie contre Achab (1Ro 21:17 et suivants). Achab lui-même n'a pu entrer en possession de la vigne de Naboth qu'à la suite d'un jugement régulier, en apparence tout au moins (1Ro 21:7 et suivants). Les rois ne peuvent innover en matière de lois, surtout religieuses. Le Deutéronome ne peut être promulgué par Josias qu'en tant que loi retrouvée, et après consultation de la prophétesse Hulda (2Ro 22:14).

9.

Administration royale.

On suit ici la même évolution que dans les paragraphes précédents. Saül vivait de son domaine, et à l'aide de présents envoyés par ses sujets (1Sa 10:27 16:20). Le grand recensement (voir ce mot) de la fin du règne de son successeur (2Sa 24:1), qui lui attire tant de réprobation, était sans doute destiné à asseoir un impôt. 1Ch 27:25 et suivant montre l'étendue des possessions personnelles de David. Salomon divisa le territoire en 12 districts (1Ro 4:7), qui subvenaient chacun pendant un mois aux besoins du roi. Les charges imposées par Salomon ébranlèrent la royauté et préparèrent le schisme entre les deux royaumes, Israël et Juda, déjà difficilement unis. Il est question d'un péage sur les caravanes (1Ro 10:15) ei d'un droit sur la première coupe du foin pour la cavalerie royale (Am 7:1). Il se peut aussi que la dîme mentionnée dans 1Sa 8:15,17 ait été effectivement prélevée par le fisc royal. Jéhojakim établit une taxe spéciale pour payer le tribut dû au roi d'Egypte (2Ro 23:35).

Les fonctionnaires royaux furent en nombre variable suivant le degré de puissance et de richesse du roi. La liste des fonctionnaires de David est donnée 2Sa 8:16,18. L' « archiviste » (voir ce mot) Josaphat était une sorte de grand-vizir (litt., celui qui rappelle au souvenir) ; sa mention immédiatement après le chef de l'armée suffirait à prouver son importance. Il est vrai que, dans une autre liste (2Sa 20:23-26), il n'est nommé qu'après Adoram, préposé aux impôts. Plus tard, paraissent d'autres officiers de la cour (Esa 36:3 22:15). Il est surtout intéressant de noter les censures des prophètes contre certains de ces personnages (Am 2:6 et suivant, Esa 5:8, Jer 5:28, Mic 3:11). Voir Israël, Prophète, Palestine au siècle de J. -C, etc.

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      Genèse 14

      1 A cette époque, les rois Amrafel de Mésopotamie, Ariok d’Ellasar, Kedor-Laomer d’Élam et Tidal de Goïm

      Exode 32

      1 Lorsque les Israélites virent que Moïse tardait à redescendre de la montagne, ils se réunirent auprès d’Aaron et lui dirent : « Allons, fabrique-nous un dieu qui marche devant nous, car nous ne savons pas ce qui est arrivé à Moïse, l’homme qui nous a fait sortir d’Égypte. »

      Lévitique 8

      12 Il consacra également Aaron en versant de l’huile sur sa tête.
      13 Il demanda enfin aux fils d’Aaron de s’approcher : il les revêtit de leurs tuniques, puis leur mit leurs ceintures et leurs tiares, conformément aux ordres du Seigneur.
      14 Il fit amener le taureau destiné au sacrifice pour obtenir le pardon ; Aaron et ses fils posèrent la main sur sa tête.
      15 Moïse l’égorgea, prit de son sang et en déposa avec un doigt sur les angles relevés de l’autel, pour le purifier ; puis il versa le reste du sang à la base de l’autel. C’est ainsi qu’il consacra l’autel afin qu’il puisse servir dans les cérémonies de pardon des péchés.
      16 Moïse prit toute la graisse qui recouvrait les entrailles de l’animal, le lobe du foie et les deux rognons avec la graisse qui y adhère, et il brûla le tout sur l’autel.
      17 Le reste de l’animal, peau, viande et boyaux, fut jeté au feu en dehors du camp, conformément aux ordres du Seigneur.
      18 Il fit amener ensuite le bélier destiné au sacrifice complet ; Aaron et ses fils posèrent la main sur sa tête.
      19 Moïse égorgea le bélier et aspergea de son sang les côtés de l’autel.
      20 Il découpa l’animal en morceaux et les brûla avec la tête et les parties grasses.
      21 Il lava les entrailles et les pattes, et les brûla sur l’autel avec le reste du bélier, en sacrifice complet, conformément aux ordres du Seigneur ; ce fut un sacrifice dont le Seigneur apprécia la fumée odorante.
      22 Il fit amener enfin le second bélier, dont le sacrifice devait marquer l’entrée en fonction des prêtres ; Aaron et ses fils posèrent la main sur sa tête.
      23 Moïse égorgea le bélier, prit de son sang et en déposa sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, de même que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit.
      24 Puis il fit approcher les fils d’Aaron et déposa également du sang sur le lobe de leur oreille droite, de même que sur le pouce de leur main droite et de leur pied droit ; ensuite il aspergea les côtés de l’autel avec le reste du sang.
      25 Moïse prit les parties grasses du bélier : la queue, la graisse qui recouvre les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons avec la graisse qui y adhère, ainsi que le gigot droit.
      26 Dans la corbeille des pains sans levain déposée devant le Seigneur, il préleva un gâteau sans levain, un gâteau à l’huile et une galette, et il les disposa sur les morceaux gras et le gigot droit.
      27 Il plaça le tout sur les mains d’Aaron et de ses fils, et leur dit de l’offrir au Seigneur avec le geste rituel de présentation.
      28 Ensuite, il reprit ces offrandes de leurs mains et les brûla sur l’autel, par-dessus le sacrifice complet. Ainsi se déroula le sacrifice marquant l’entrée en fonction des prêtres ; le Seigneur en apprécia la fumée odorante.
      29 Moïse prit la poitrine de l’animal et la présenta devant le Seigneur avec le geste rituel ; cette part du bélier lui revint, conformément aux ordres du Seigneur.
      30 Moïse prit de l’huile d’onction et un peu du sang qui était sur l’autel, et il en aspergea Aaron et ses vêtements, puis ses fils et leurs vêtements ; ainsi, Aaron et ses fils furent consacrés, de même que leurs vêtements.

      Juges 8

      23 « Non, répondit-il, je ne serai pas votre chef et mon fils pas davantage. C’est le Seigneur qui sera votre chef. »

      Juges 9

      8 « Un jour, les arbres décidèrent de se choisir un roi. Ils dirent à l’olivier : “Règne sur nous !”

      1 Samuel 8

      6 Samuel fut très mécontent qu’ils aient demandé un roi et il se mit à prier le Seigneur.
      15 il prélèvera sur les produits de vos champs et de vos vignes une redevance de dix pour cent, qu’il donnera à ses fonctionnaires et à ses officiers.

      1 Samuel 10

      1 Samuel prit alors le flacon d’huile qu’il avait emporté et le versa sur la tête de Saül. Puis il embrassa Saül et lui dit : « Le Seigneur lui-même t’a consacré comme chef de son peuple.
      2 Tout à l’heure tu vas me quitter. A Selsa, dans le territoire de Benjamin, tu rencontreras deux hommes près de la tombe de Rachel et ils te diront : “Les ânesses que tu cherches sont retrouvées ; ton père ne s’en soucie donc plus, mais il s’inquiète de vous et se demande ce qu’il doit faire pour retrouver son fils.”
      3 Tu continueras ton chemin et tu arriveras près du chêne de Tabor. Là, tu rencontreras trois hommes qui se rendent au sanctuaire de Béthel, l’un portant trois chevreaux, le deuxième trois galettes de pain, et le troisième une outre de vin.
      4 Ils te demanderont si tout va bien et t’offriront deux pains consacrés que tu accepteras.
      5 Ensuite, tu te rendras à Guibéa-Élohim, où se trouvent les gouverneurs philistins. Lorsque tu arriveras près de la ville, tu rencontreras un groupe de prophètes qui descendent du lieu sacré, précédés de joueurs de harpes, de tambourins, de flûtes et de lyres ; eux-mêmes seront en pleine excitation prophétique.
      6 Alors l’Esprit du Seigneur s’emparera de toi ; tu seras saisi de la même excitation qu’eux et tu deviendras un autre homme.
      7 Quand tous ces événements se seront produits, tu sauras que Dieu est vraiment avec toi. Dès lors, agis selon les circonstances.
      8 Tu devras encore descendre au Guilgal avant moi ; je t’y rejoindrai plus tard, pour offrir des sacrifices complets et des sacrifices de communion. Tu m’y attendras sept jours ; quand je serai là, je te communiquerai ce que tu devras faire. »
      9 Dès que Saül eut quitté Samuel, Dieu le transforma profondément. Et tous les événements annoncés par Samuel s’accomplirent ce même jour.
      10 Ainsi, lorsque Saül et son serviteur arrivèrent à Guibéa, ils rencontrèrent un groupe de prophètes ; l’Esprit de Dieu s’empara de Saül, qui se joignit à eux et fut saisi de la même excitation prophétique.
      11 Tous ceux qui le connaissaient de longue date et qui le virent tout excité au milieu des prophètes se demandèrent les uns aux autres : « Qu’est-il arrivé au fils de Quich ? Est-ce que Saül, lui aussi, est devenu prophète ? »
      12 L’un d’eux ajouta : « Et les autres, qui est leur maître ? » De là est né le proverbe qui dit : « Est-ce que Saül, lui aussi, est devenu prophète ? »
      13 Lorsque Saül eut retrouvé son calme, il se rendit au lieu sacré.
      14 Son oncle lui demanda : « Où êtes-vous allés, toi et ton serviteur ? » – « A la recherche des ânesses, répondit Saül. Mais nous ne les avons pas retrouvées, et nous sommes allés consulter Samuel. »
      15 L’oncle reprit : « Raconte-moi donc ce que Samuel vous a dit ». –
      16 « Il nous a simplement annoncé que les ânesses étaient retrouvées », affirma Saül. Mais il ne lui raconta rien de ce que Samuel lui avait dit au sujet de la royauté.
      17 Samuel convoqua les Israélites au sanctuaire de Mispa.
      18 Il leur dit : « Voici ce que déclare le Seigneur, le Dieu d’Israël : “C’est moi qui vous ai fait sortir d’Égypte, vous, le peuple d’Israël ; c’est moi qui vous ai délivrés de la domination des Égyptiens et de celle des autres royaumes qui vous ont opprimés.”
      19 Or vous, maintenant, continua Samuel, vous avez rejeté votre Dieu, qui pourtant vous a sauvés aux jours de malheur et d’angoisse, et vous lui avez dit : “Donne-nous un roi !” Eh bien, venez donc vous présenter devant le Seigneur, par tribus, puis par clans. »
      20 Samuel fit avancer chaque tribu d’Israël et tira au sort : le Seigneur désigna la tribu de Benjamin.
      21 Il fit alors avancer chaque clan de la tribu de Benjamin, et le clan de Matri fut désigné. Enfin, dans ce clan, Saül, fils de Quich, fut désigné. On le chercha, mais sans réussir à le trouver.
      22 On interrogea de nouveau le Seigneur : « Cet homme est-il venu ici ? » – « Allez voir parmi les bagages, répondit le Seigneur ; il y est caché. »
      23 On y courut, on l’en ramena, et il se présenta au milieu du peuple : il dépassait tout le monde d’une tête !
      24 Samuel dit au peuple : « Regardez ! Voici celui que le Seigneur a choisi. Il n’a pas son pareil dans tout le peuple. » Alors tous lui firent une ovation en criant : « Vive le roi ! »
      25 Ensuite, Samuel énuméra devant eux les droits et devoirs du roi, puis il les écrivit dans un livre qu’il déposa dans le sanctuaire. Enfin il renvoya les Israélites chez eux.
      26 De son côté, Saül rentra chez lui à Guibéa, accompagné d’une troupe de partisans que Dieu lui avait suscités.
      27 Mais il y eut aussi des vauriens pour dire : « Comment cet individu pourrait-il nous sauver ? » En effet, ils le méprisaient et ne lui apportèrent pas de cadeaux. Mais Saül n’y attacha pas d’importance.

      1 Samuel 11

      5 Saül, qui revenait justement des champs avec ses bœufs, demanda pourquoi tout le monde pleurait. On lui rapporta les paroles des gens de Yabech.
      12 Alors les Israélites dirent à Samuel : « Où sont donc ceux qui ne voulaient pas que Saül règne sur nous ? Qu’on nous les livre, afin que nous les fassions mourir ! »
      14 Ensuite, Samuel dit aux Israélites : « Venez, allons au Guilgal pour y confirmer la royauté de Saül. »

      1 Samuel 13

      8 Durant sept jours, on attendit le moment du rendez-vous que Samuel avait fixé, mais Samuel n’arriva pas au Guilgal. Les soldats commencèrent à abandonner Saül et à se disperser.

      1 Samuel 14

      34 Ensuite, passez parmi les gens et dites-leur de venir à moi, chacun avec son bœuf ou son mouton. C’est ici qu’ils égorgeront leurs bêtes, puis ils pourront les manger ; de cette façon, ils ne commettront pas de faute à l’égard du Seigneur en les mangeant là où elles ont été saignées. » Ce soir-là, chacun amena donc sa bête et l’égorgea à cet endroit.

      1 Samuel 15

      1 Samuel dit à Saül : « C’est moi que le Seigneur a envoyé autrefois pour te consacrer roi d’Israël, son peuple ; écoute donc ce que j’ai à te dire de sa part.
      2 Voici ce que déclare le Seigneur, le Dieu de l’univers : “Je me souviens de ce que les Amalécites ont fait au peuple d’Israël, lorsqu’il est sorti d’Égypte : ils lui ont barré le passage.
      3 Eh bien, va les attaquer maintenant, détruis complètement tout ce qui leur appartient, sans pitié. Mets à mort tous les êtres vivants, hommes et femmes, enfants et bébés, bœufs et moutons, chameaux et ânes.” »
      4 Saül mobilisa l’armée et la passa en revue à Télem. Il y avait deux cent mille soldats à pied, et, en plus, dix mille hommes de Juda.
      5 Saül les conduisit près de la ville des Amalécites et prépara une attaque surprise dans le ravin.
      6 Puis il fit dire aux Quénites : « Ne restez pas parmi les Amalécites, éloignez-vous-en. Je ne veux pas vous faire subir le même sort qu’à eux, car vous avez été bons envers les Israélites, quand ils sont sortis d’Égypte. » Les Quénites se séparèrent donc des Amalécites.
      7 Alors Saül battit les Amalécites de Havila jusqu’à Chour, à l’est de l’Égypte.
      8 Il massacra toute la population, sauf Agag, leur roi, qu’il fit prisonnier.
      9 Saül et ses soldats épargnèrent Agag, ainsi que tout ce qu’il y avait de meilleur dans le bétail, bœufs et moutons, bêtes vigoureuses et agneaux, en somme toutes les bêtes de valeur. Ils ne détruisirent que ce qui était sans valeur et sans intérêt.
      10 Alors le Seigneur adressa la parole à Samuel :
      11 « Je regrette d’avoir choisi Saül comme roi, lui dit-il, car il s’est détourné de moi et n’a pas exécuté mes ordres. » Samuel fut bouleversé, et pendant toute la nuit il implora le Seigneur.
      12 Tôt le lendemain matin, il partit trouver Saül. On l’informa que Saül s’était rendu à Karmel pour s’y dresser un monument, puis avait repris la route et était descendu au Guilgal.
      13 Lorsque Samuel arriva auprès de lui, Saül lui dit : « Que le Seigneur te bénisse ! J’ai exécuté l’ordre du Seigneur. » –
      14 « D’où viennent donc ces bêlements de moutons et ces mugissements de bœufs que j’entends ? » demanda Samuel.
      15 Saül répondit : « Les soldats ont épargné les meilleures bêtes des Amalécites, et ils les ont amenées ici pour les offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu. Tout le reste nous l’avons détruit. » –
      16 « Cela suffit, interrompit Samuel. Je vais t’annoncer ce que le Seigneur m’a dit cette nuit. » – « Parle », dit Saül.
      17 Samuel déclara : « Autrefois tu ne te considérais pas comme un homme important, et tu es maintenant le chef des tribus d’Israël : c’est le Seigneur qui t’a consacré roi d’Israël.
      18 Or le Seigneur t’a indiqué la voie à suivre : il t’a envoyé détruire ces Amalécites pécheurs en les combattant jusqu’à l’extermination totale.
      19 Pourquoi donc n’as-tu pas obéi à son ordre ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin, faisant ainsi ce qui déplaît au Seigneur ? » –
      20 « J’ai pourtant obéi à l’ordre du Seigneur, répliqua Saül, et j’ai suivi la voie qu’il m’avait indiquée. J’ai fait mourir tous les Amalécites, sauf Agag, leur roi, que j’ai ramené ici.
      21 Quant à mes soldats, s’ils ont prélevé les plus belles têtes du bétail qui devait être détruit, c’était pour les offrir en sacrifices au Seigneur ton Dieu, ici au Guilgal. »
      22 Samuel reprit : « Le Seigneur aime-t-il autant des sacrifices d’animaux que l’obéissance à ses ordres ? Non ! Pour lui, l’obéissance docile est préférable aux sacrifices des bêtes les plus grasses.
      23 En effet, la désobéissance est aussi grave que la divination, et l’insoumission aussi grave que l’idolâtrie. Ainsi, puisque tu as rejeté les ordres du Seigneur, le Seigneur te rejette aussi : tu ne seras plus roi de son peuple. » –
      24 « Je suis coupable ! s’écria Saül. J’ai désobéi à l’ordre du Seigneur, et à tes instructions. En effet, j’ai eu peur des soldats et j’ai fait ce qu’ils demandaient.
      25 Maintenant, je t’en prie, pardonne-moi ce péché et reviens avec moi, pour que je puisse aller adorer le Seigneur. » –
      26 « Non, lui répondit Samuel, je n’irai pas avec toi, car tu as rejeté les ordres du Seigneur, et le Seigneur t’a rejeté aussi : tu ne seras plus roi d’Israël. »
      27 Samuel se tourna pour s’en aller, mais Saül le saisit par le pan de son manteau, qui fut arraché.
      28 Alors Samuel lui dit : « C’est ainsi que le Seigneur t’arrache aujourd’hui la royauté d’Israël pour la donner à un autre, meilleur que toi.
      29 Le Seigneur, qui est la Gloire d’Israël, ne ment pas et ne change pas d’avis comme un homme. » –
      30 « Je suis coupable ! répéta Saül. Mais je t’en supplie, traite-moi avec respect devant les anciens et le peuple d’Israël ; reviens avec moi, pour que je puisse aller adorer le Seigneur ton Dieu. »
      31 Samuel l’accompagna, et Saül alla adorer le Seigneur.
      32 Ensuite Samuel ordonna qu’on lui amène Agag, le roi des Amalécites. Celui-ci arriva, plein d’assurance, car il pensait : « Je n’ai certainement plus à craindre la mort ! »
      33 Mais Samuel lui dit : « Par ton épée, des femmes ont été privées de leurs enfants. Eh bien, ta mère aussi sera privée de son enfant. » Et Samuel l’exécuta devant le sanctuaire du Guilgal.
      34 Samuel retourna à Rama, tandis que Saül rentrait chez lui à Guibéa.
      35 Samuel ne revit plus Saül avant de mourir. Il était très affligé à son sujet, alors que le Seigneur lui-même regrettait d’avoir choisi Saül comme roi d’Israël.

      1 Samuel 16

      1 Le Seigneur dit à Samuel : « T’affligeras-tu encore longtemps au sujet de Saül, alors que moi-même je l’ai rejeté et qu’il ne pourra plus être roi d’Israël ? Prends de l’huile et mets-toi en route. Je t’envoie chez Jessé, à Bethléem, car j’ai choisi parmi ses fils le roi qu’il me faut. » –
      2 « Comment faire ? demanda Samuel. Si j’y vais, Saül l’apprendra et me tuera. » – « Prends avec toi un veau, dit le Seigneur. Tu diras que tu viens m’offrir un sacrifice,
      3 et tu inviteras Jessé à la cérémonie. Je t’apprendrai ce que tu auras à faire : tu consacreras roi à mon service celui que je t’indiquerai. »
      4 Samuel obéit et se rendit à Bethléem. Les anciens de la ville, tout inquiets, vinrent au-devant de lui et demandèrent : « Ta venue annonce-t-elle quelque chose d’heureux ? » –
      5 « Oui, répondit-il. Je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur. Purifiez-vous pour la cérémonie et venez ensuite avec moi. » Samuel invita aussi Jessé et ses fils à se purifier et à participer au sacrifice.
      6 Lorsque ceux-ci arrivèrent, Samuel aperçut Éliab et se dit : « C’est certainement lui que le Seigneur a choisi. »
      7 Mais le Seigneur lui dit : « Ne te laisse pas impressionner par sa mine et sa taille imposante, car je ne l’ai pas choisi. Je ne juge pas de la même manière que les hommes ; les hommes s’arrêtent aux apparences, mais moi je vois jusqu’au fond du cœur. »
      8 Jessé appela ensuite Abinadab et le fit passer devant Samuel, qui déclara : « Le Seigneur n’a pas non plus choisi celui-ci. »
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