Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

SAMUEL (prophète)

1.

Données bibliques.

Fils d'Elkana l'Ephraïmite et d'Anne sa seconde femme, Samuel (hébreu Chemouel), consacré à Dieu dès son enfance, est élevé au sanctuaire de Silo où se trouve l'arche dont ! e prêtre Héli est gardien. Il ne tarde pas à succéder à ce dernier comme juge en Israël, aux sombres jours où l'arche était tombée aux mains des Philistins (1Sa 1-6). Sous l'impulsion de Samuel, Israël reprend courage et les Philistins sont battus à Ében-Ezer (1Sa 7). A la suite de ces événements le peuple demande un roi, souhait impie selon 1Sa 8, ordre de JHVH lui-même, dit 1Sa 9:16. Ayant rencontré le Benjaminite Saül fils de Kis, Samuel le persuade de cette mission et le présente à l'assemblée de Guilgal comme l'élu de JHVH (1Sa 9,1Sa 10). Après les premiers exploits du jeune chef, Samuel se désiste de ses fonctions, non sans rendre le peuple attentif aux droits du souverain et aux devoirs des sujets à son égard (1Sa 11,1Sa 12). Après une lutte glorieuse contre les Philistins (1Sa 13,1Sa 14) où s'illustre son fils Jonathan, Saül attaque les Amalécites. Il épargne le roi et une grande partie du butin. Cette désobéissance aux strictes prescriptions de Samuel entraîne le rejet de Saül (1Sa 15). Sur l'ordre de JHVH, Samuel cherche et trouve un autre chef en la personne de David fils d'Isaï, de Bethléhem, qu'il oint séance tenante (1Sa 16). Dès lors il disparaît de la scène. Sa mort est signalée 1Sa 25:1 ; et c'est son ombre qu'évoque la pythonisse d'Endor, à la demande de Saül, la veille de la bataille de Guilboa (1Sa 28 et suivants).

2.

Rôle de Samuel.

Malgré leurs données parfois contradictoires et tendancieuses, ces pages nous permettent de déterminer le rôle prépondérant de Samuel à cette heure grave de l'histoire d'Israël.

(a) Rôle politique. A peu près à l'époque où Israël conquit Canaan, c'est-à-dire vers 1200 av. J. -C, les Philistins, venus probablement du S. de l'Asie Mineure, occupèrent la région maritime, de la frontière d'Egypte au Carmel. Leur intérêt les poussait à étendre leur domination vers le N. -E., le long de la route des caravanes d'Egypte à Damas. Mais ils se heurtaient là à Israël, qui tenait les montagnes et la plaine de Jizréel. Les conflits incessants (comp, l'histoire légendaire de Samson) mirent finalement Israël dans une situation très précaire. Les Philistins s'emparèrent de l'arche de JHVH, occupèrent certains cantons d'Éphraïm et de Benjamin et établirent des garnisons aux points stratégiques les plus importants.

Sous le coup du malheur, Israël se ressaisit. Le patriotisme revêtit d'abord la forme religieuse assez curieuse du prophétisme primitif : des bandes d'extatiques, de visionnaires et de possédés parcouraient le pays en se livrant à leurs étranges pratiques. Mais ce mouvement, d'origine sans doute cananéenne, s'affirmait ici complètement au profit de la religion nationale : c'était le zèle pour JHVH qui agitait ces exaltés. Le rôle de cette propagande de qualité inférieure n'est pas négligeable ; mais, laissée à elle-même, elle n'eût sans doute abouti qu'à des troubles passagers, sans profit durable, si l'homme qui allait incarner le relèvement d'Israël, Samuel, n'avait paru à cette heure-là.

Il était (1Sa 1:1) de Rama d'Éphraïm (voir Rama, 2). Cruellement affecté par la situation de son peuple, il trouvait dans sa foi en JHVH une raison péremptoire de travailler à la restauration nationale. Ne trouvant ni dans l'infériorité physique, ni dans la disparition de la foi religieuse, encore très vive au coeur de beaucoup, la raison de l'abaissement d'Israël, il la découvrit dans l'anarchie où vivait le peuple, dans cet état où « chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Jug 17:6 21:25), dans l'isolement des clans, résultat assez naturel du passage de l'état nomade à l'état sédentaire. La configuration accidentée du sol de Canaan, qui rendait difficiles les rapports entre les différentes régions, aggravait encore cet état de choses. L'ennemi n'avait devant lui que des groupes incohérents trop faibles pour lui résister. C'était ainsi, par le lent asservissement de la nation, la fin misérable de la glorieuse épopée commencée au Sinaï.

Samuel eut le mérite de comprendre que l'union des tribus sous un seul chef était la seule chance de salut ; bien mieux, que l'établissement de la royauté était l'expresse volonté de JHVH. Sa piété et son patriotisme s'unirent dans cette conviction.

La difficulté était de trouver l'homme approprié. Samuel le découvrit en la personne d'un jeune propriétaire de Guibéa de Benjamin (aujourd'hui Tell el-Foul, 3 à 4 km. au Nord de Jérusalem), Saül, fils de Kis. Il n'eut pas grand'peine à gagner à ses projets cet homme enthousiaste et généreux : par la considération qu'il lui témoigna, il le persuada de la mission de grouper autour de lui d'abord les forces de sa tribu, puis celles de tout Israël pour restaurer l'indépendance en chassant l'ennemi. Tâche politique et militaire à laquelle le patriote de Rama sut donner aussi l'importance d'une tâche religieuse ; au nom de JHVH il oignit Saül roi, en secret, sans doute pour ne pas éveiller les soupçons des Philistins, non sans le présenter toutefois aux notables de sa bourgade (1Sa 9:27-10:1). Il le congédia en laissant à Dieu le soin de lui donner l'occasion de s'imposer au peuple par quelque exploit mémorable (1Sa 10:7).

Ce n'était pas tout : il fallait créer dans la nation un courant favorable à la nouvelle institution. Pour réveiller dans les masses la ferveur patriotique, Samuel n'hésita pas à utiliser les services des prophètes dont nous avons parlé et qui, se croyant possédés de JHVH, ne visaient qu'à défendre sa cause. Mais cette cause était celle d'Israël lui-même. Sans se mêler à eux, Samuel encouragea leur propagande religieuse et patriotique. Le public, qui avait quelque mépris pour leur attitude (1Sa 19:24), entendait du moins, dans leurs discours enflammés, proclamer la gloire de JHVH et la grandeur du peuple qui le sert. Tout cela, joint à l'activité de Samuel lui-même, devait préparer la nation pour le jour où le nouveau chef se révélerait et l'amener à faire bloc autour de lui. L'événement ne tarda pas à se produire, mais, conseiller de la première heure pour Saül, Samuel ne prit, semble-t-il, qu'une très petite part aux événements subséquents. Il lui reste l'impérissable mérite d'avoir été le premier artisan de cette délivrance. Rien de plus légitime donc que la place éminente que la tradition et l'histoire reconnaissantes lui ont assurée.

(b) Rôle religieux. Selon nos sources bibliques, toujours préoccupées d'utiliser l'histoire en vue de l'édification, le rôle religieux de Samuel est considérable. Même dégagé des superfétations de la légende, il reste très grand.

L'historiographie israélite, qui fait de lui un voyant (1Sa 9:6,11), un prêtre (1Sa 3,1Sa 9,1Sa 13), un juge (1Sa 12) et un prophète , (1Sa 15) le revêt ainsi de toutes les dignités sauf celle de la royauté. Ces appellations ne sont pas toutes de la même main ni de la même époque. Les deux dernières sont plus récentes. L'une d'elles (1Sa 12), sans le ranger parmi les douze juges classiques, lui attribue leur rôle de chefs politiques et de porte-parole de JHVH (voir Juges) : la personnalité de Samuel doit ici donner plus de poids à des considérations religieuses et morales qui n'étaient pas de son temps. --Ce trait est encore accentué dans 1Sa 15 : Samuel est ici un prophète presque au même titre qu'Ésaïe ou Jérémie. Cette conception reflète le jugement que l'école deutéronomique (VII e - VI e siècle) portait sur le passé, ainsi que l'usage qu'elle faisait de ces documents, mais ne correspond pas à la réalité historique.

Celle qui fait de Samuel un voyant et un prêtre est sans doute plus proche de cette réalité. Le « voyant » (rôèh), ou devin, habile à lire la volonté de la divinité dans la forme et le mouvement des nuées, dans le sifflement des serpents, les murmures des bois ou des rochers, etc., se faisait fort d'obtenir de cette puissance supérieure, par des moyens que nous ignorons, les réponses souhaitées des fidèles. Tel est le rôle que 1Sa 9 attribue à Samuel et qui attire chez lui Saül à la recherche des ânesses de son père.

Le texte 1Sa 3 est un peu moins ancien : il nous montre Samuel faisant son apprentissage auprès d'Héli, lequel est expressément désigné par le mot kôhèn . (1Sa 2:11) Cette fonction-ci découlait tout naturellement de celle de voyant : l'interprète des desseins de la divinité n'est-il pas aussi celui qui saura le mieux avec quelles paroles et quels gestes il faut s'approcher d'elle ? Aussi bien est-ce Samuel qui, d'après 1Sa 9:11,14, offre pour toute la communauté de Rama le sacrifice qui ne saurait avoir lieu sans lui. Mais ce prêtre n'a rien de ce qui distinguera plus tard l'homme revêtu de cette fonction. Il n'est pas descendant d'Aaron, pas même lévite ; son autorité de prêtre lui vient certainement de ses capacités de voyant. Les narrations postérieures ont donné à ce mot de prêtre comme à celui de prophète l'extension qu'ils avaient à leur époque : « Celui qu'on appelait autrefois le voyant (dit 1Sa 9:9) s'appelle maintenant le prophète » ; et 1Sa 3 s'applique à montrer en Samuel le prêtre, gardien du sanctuaire et représentant officiel de JHVH.

Il est impossible de préciser le caractère spécifiquement « yahviste » de la piété et de la foi de Samuel. Pour lui JHVH est le Dieu d'Israël plus encore, si possible, que pour Moïse : c'est lui qui a donné Canaan au peuple élu, dont le droit sur ce pays ne se discute pas. La domination des Philistins est une offense à Israël, plus encore une offense à JHVH. Le premier devoir du fidèle est donc de chasser les infidèles de la terre qu'ils souillent de leur présence. Ainsi se confondent les convictions patriotiques et les convictions religieuses de Samuel. Et certes, dans ce sens son rôle est bien celui d'un prophète, c'est-à-dire d'un témoin et d'un défenseur de la cause de JHVH. Mais nous ne saurions dire davantage de sa piété. A en juger d'après certains passages, elle était encore singulièrement rude et sauvage. (cf. 1Sa 15, pourtant d'une époque plus récente)

Cela ne le diminue en rien, car la grandeur de Dieu s'affirme dans la faiblesse de ses témoins ; au seuil de cette période de l'histoire d'Israël la figure de Samuel se dresse comme celle de l'homme qui a vu clair et qui a fixé, dans une heure de foi et d'amour patriotique, l'avenir de la nation à laquelle Dieu réservait de si tragiques et si glorieuses destinées.

Voir Prophète. E. G.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Juges 17

      6 En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon.

      Juges 21

      25 En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon.

      1 Samuel 1

      1 Il y avait un homme de Ramataïm-Tsophim, de la montagne d’Éphraïm, nommé Elqana, fils de Yeroham, fils d’Élihou, fils de Tohou, fils de Tsouph, Éphratien.
      2 Il avait deux femmes. Le nom de l’une était Anne et le nom de la deuxième Peninna ; Peninna avait des enfants, mais Anne n’avait point d’enfants.
      3 Chaque année, cet homme montait de sa ville à Silo, pour se prosterner devant l’Éternel des armées et pour lui offrir des sacrifices. Là se trouvaient les deux fils d’Éli, Hophni et Phinéas, sacrificateurs de l’Éternel.
      4 Le jour où Elqana offrait son sacrifice, il donnait des parts à sa femme Peninna, ainsi qu’à tous ses fils et à toutes ses filles.
      5 Mais il donnait à Anne une part double ; car il aimait Anne, que l’Éternel avait rendue stérile.
      6 Sa rivale ne cessait pas de lui causer du chagrin, pour qu’elle se révolte parce que l’Éternel l’avait rendue stérile.
      7 Toutes les années il en était ainsi. Chaque fois qu’Anne montait à la maison de l’Éternel, Peninna lui causait du chagrin de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait pas.
      8 Elqana, son mari, lui dit : Anne, pourquoi pleures-tu et ne manges-tu pas ? Pourquoi ton cœur est-il attristé ? Est-ce que je ne vaux pas pour toi mieux que dix fils ?
      9 Anne se leva, après que l’on eut mangé et bu à Silo. Le sacrificateur Éli était assis sur un siège près du montant de la porte du temple de l’Éternel.
      10 Et, l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura beaucoup.
      11 Elle fit un vœu et dit : Éternel des armées ! Si ton regard s’arrête sur l’humiliation de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies pas ta servante, et si tu donnes un garçon à ta servante, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie, et le rasoir ne passera pas sur sa tête.
      12 Comme elle multipliait ses prières devant l’Éternel, Éli observa sa bouche.
      13 Anne parlait dans son cœur ; seules ses lèvres remuaient, mais l’on n’entendait pas sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre.
      14 Il lui dit : Jusques à quand seras-tu dans l’ivresse ? Fais passer ton vin.
      15 Anne répondit : Non, mon seigneur, je suis une femme à l’esprit affligé, et je n’ai bu ni vin ni liqueur forte ; mais j’épanchais mon âme devant l’Éternel.
      16 Ne prends pas ta servante pour une femme de rien, car c’est l’excès de ma douleur et de mon chagrin qui m’a fait parler jusqu’à présent.
      17 Éli reprit la parole et dit : Va en paix, et que le Dieu d’Israël te donne ce que tu lui as demandé !
      18 Elle dit : Que ta servante obtienne ta faveur ! Et cette femme poursuivit sa route. Elle mangea, et son visage ne fut plus le même.
      19 Ils se levèrent de bon matin et, après s’être prosternés devant l’Éternel, s’en retournèrent et revinrent dans leur maison à Rama. Elqana connut sa femme Anne, et l’Éternel se souvint d’elle.
      20 Dans le cours de l’année, Anne devint enceinte ; elle accoucha d’un fils, qu’elle appela du nom de Samuel, car, (dit-elle), je l’ai demandé à l’Éternel.
      21 Le mari, Elqana, monta ensuite avec toute sa famille, pour offrir à l’Éternel le sacrifice annuel et pour (accomplir) son vœu.
      22 Mais Anne ne monta pas. Car elle dit à son mari : Lorsque le garçon sera sevré, je le mènerai, afin qu’il soit présenté devant l’Éternel et qu’il reste là pour toujours.
      23 Elqana, son mari, lui dit : Fais ce qui te semblera bon, reste ici jusqu’à ce que tu l’aies sevré. Que l’Éternel accomplisse seulement sa parole ! Et la femme resta ; elle allaita son fils, jusqu’à ce qu’elle l’eût sevré.
      24 Quand elle l’eut sevré, elle le fit monter avec elle et prit trois taureaux, un épha de farine et une outre de vin. Elle le mena dans la maison de l’Éternel à Silo : le garçon était encore tout jeune.
      25 Ils égorgèrent le taureau et conduisirent le garçon à Éli.
      26 Anne dit : Pardon mon seigneur, aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se trouvait placée ici près de toi pour prier l’Éternel.
      27 C’était en vue de ce garçon que je priais, et l’Éternel m’a donné ce que je lui demandais.
      28 Aussi, moi je veux le prêter à l’Éternel : il sera toute sa vie prêté à l’Éternel. Et ils se prosternèrent là devant l’Éternel.

      1 Samuel 2

      1 Anne pria et dit : Mon cœur exulte en l’Éternel, Ma force s’est élevée par l’Éternel ; Ma bouche s’est ouverte contre mes ennemis, Car je me réjouis de ton salut.
      2 Nul n’est saint comme l’Éternel ; Il n’y a point d’autre que toi ; Il n’y a point de rocher comme notre Dieu.
      3 Ne multipliez pas vos paroles sans cesse plus arrogantes ; Que l’audace ne sorte pas de votre bouche ; Car l’Éternel est un Dieu qui connaît tout, Et par lui sont pesés (tous) les agissements.
      4 L’arc des héros est brisé, Et ceux qui trébuchaient ont la vaillance pour ceinture.
      5 Ceux qui étaient rassasiés cherchent un gagne-pain, Mais ceux qui étaient affamés ont du répit ; Même la femme stérile enfante sept fois, Mais celle qui avait beaucoup de fils est flétrie.
      6 L’Éternel fait mourir et il fait vivre, Il fait descendre au séjour des morts et il en fait remonter.
      7 L’Éternel appauvrit et il enrichit, Il abaisse et il élève.
      8 De la poussière il redresse l’indigent, Du fumier il relève le pauvre, Pour les faire siéger avec les notables ; Et il leur donne en héritage un trône de gloire ; Car à l’Éternel sont les colonnes de la terre, Et c’est sur elles qu’il a posé le monde.
      9 Il gardera les pas de ses fidèles. Mais les méchants se perdront dans les ténèbres ; Car l’homme ne triomphera point par la force.
      10 Ceux qui contestent avec l’Éternel seront terrifiés ; Contre eux, dans les cieux, il tonnera ; L’Éternel jugera les extrémités de la terre. Il donnera la puissance à son roi, Et relèvera la force de son messie.
      11 Elqana s’en alla dans sa maison à Rama, et le garçon fut au service de l’Éternel auprès du sacrificateur Éli.
      12 Les fils d’Éli étaient des vauriens, ils ne connaissaient pas l’Éternel.
      13 (Voici) la manière d’agir de ces sacrificateurs à l’égard du peuple : Chaque fois qu’on offrait un sacrifice, le serviteur du sacrificateur arrivait au moment où l’on faisait cuire la viande. Une fourchette à trois dents à la main,
      14 il piquait dans la cuve, dans le chaudron, dans la marmite ou dans le pot ; et tout ce que la fourchette ramenait, le sacrificateur le prenait. C’est ainsi qu’ils agissaient à l’égard de tous ceux d’Israël qui venaient là, à Silo.
      15 Même avant qu’on fasse brûler la graisse, le serviteur du sacrificateur arrivait et disait à celui qui offrait le sacrifice : Donne de la viande à rôtir pour le sacrificateur ; il n’acceptera pas de toi de la viande cuite, mais (de la viande) crue.
      16 Et si l’homme lui disait : On fera d’abord brûler la graisse, tu prendras ensuite ce qui te plaira, le serviteur répondait : Non ! tu donneras maintenant, sinon je prends de force.
      17 Le péché de ces jeunes gens était très grand devant l’Éternel, car on traitait avec mépris l’offrande (faite à) l’Éternel.
      18 Samuel faisait le service devant l’Éternel, et ce garçon était revêtu d’un éphod de lin.
      19 Sa mère lui faisait chaque année un petit vêtement et le lui apportait en montant avec son mari pour offrir le sacrifice annuel.
      20 Éli bénit Elqana et sa femme en disant : Que l’Éternel te donne une descendance par cette femme, pour remplacer (l’enfant) qu’elle a demandé à l’Éternel ! Ils s’en retournèrent chez eux.
      21 Et l’Éternel intervint en faveur d’Anne, elle devint enceinte et accoucha de trois fils et de deux filles. Et le jeune Samuel grandissait auprès de l’Éternel.
      22 Éli était fort âgé, et il apprit comment ses fils agissaient à l’égard de tout Israël ; (il apprit aussi) qu’ils couchaient avec les femmes qui s’assemblaient à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      23 Il leur dit : Pourquoi faites-vous de telles choses ? Car j’apprends de tout le peuple vos mauvaises actions.
      24 Non, mes fils, ce que j’entends dire n’est pas bon ; vous poussez le peuple de l’Éternel à la transgression.
      25 Si un homme pèche contre un autre homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui intercédera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car l’Éternel voulait les faire mourir.
      26 Le jeune Samuel continuait à grandir et il était agréable à l’Éternel aussi bien qu’aux hommes.
      27 Un homme de Dieu vint auprès d’Éli et lui dit : Ainsi parle l’Éternel : Ne me suis-je pas manifestement révélé à la maison de ton père, lorsqu’en Égypte ils appartenaient à la maison du Pharaon ?
      28 Je l’ai choisie parmi toutes les tribus d’Israël pour être à mon service dans le sacerdoce, pour monter à mon autel, pour brûler le parfum, pour porter l’éphod devant moi, et j’ai donné à la maison de ton père tous les (sacrifices) consumés par le feu de la part des Israélites.
      29 Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai ordonné de faire dans ma demeure ? (Pourquoi) honores-tu tes fils plus que moi, afin de vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple ?
      30 Eh bien, – oracle de l’Éternel, Dieu d’Israël – : Assurément, j’avais dit que ta maison et la maison de ton père seraient à mon service à perpétuité. Mais maintenant, – oracle de l’Éternel –, loin de moi (cette promesse) ! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront voués à l’ignominie.
      31 Voici venir des jours où j’abattrai ta vigueur et la vigueur de ta famille, en sorte qu’il n’y aura plus de vieillard dans ta maison.
      32 Tu verras un adversaire dans ma demeure, au milieu de tout le bien qui sera fait à Israël ; et il n’y aura plus jamais de vieillard dans ta maison.
      33 Il y aura quelqu’un des tiens que je ne retrancherai pas d’auprès de mon autel, afin de consumer tes yeux et de faire dépérir ton âme ; mais tous ceux qui viendront accroître ta maison mourront dans la force de l’âge.
      34 Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinéas : ils mourront tous les deux le même jour.
      35 Je m’établirai un sacrificateur fidèle qui agira selon mon cœur et selon mon âme ; je lui bâtirai une maison stable, et il marchera toujours devant mon messie.
      36 Et quiconque restera dans ta maison viendra se prosterner devant lui pour avoir une pièce d’argent et une miche de pain et dira : Attache-moi, je te prie, à l’une des fonctions du sacerdoce, afin que j’aie un morceau de pain à manger.

      1 Samuel 3

      1 Le jeune Samuel était au service de l’Éternel auprès d’Éli. La parole de l’Éternel était rare en ce temps-là, les visions n’étaient point fréquentes.
      2 En ce même temps, Éli était couché à sa place. Ses yeux commençaient à s’affaiblir ; il ne pouvait plus voir.
      3 La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte, et Samuel était couché dans le temple de l’Éternel où était l’arche de Dieu.
      4 Alors l’Éternel appela Samuel. Il répondit : Me voici !
      5 Il courut vers Éli et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Éli répondit : Je n’ai pas appelé ; retourne te coucher. Et il alla se coucher.
      6 L’Éternel appela de nouveau Samuel. Et Samuel se leva, alla vers Éli et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Éli répondit : Je n’ai pas appelé, mon fils ; retourne te coucher.
      7 Samuel ne connaissait pas encore l’Éternel, et la parole de l’Éternel ne lui avait pas encore été révélée.
      8 L’Éternel appela de nouveau Samuel, pour la troisième fois. Celui-ci se leva, alla vers Éli et dit : Me voici, car tu m’as appelé. Éli comprit que c’était l’Éternel qui appelait le garçon.
      9 Éli dit à Samuel : Va, couche-toi ; et si l’on t’appelle, tu diras : Parle, Éternel, car ton serviteur écoute. Et Samuel alla se coucher à sa place.
      10 L’Éternel vint et se présenta. Il appela comme chaque fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel répondit : Parle, car ton serviteur écoute.
      11 Alors l’Éternel dit à Samuel : Voici que moi je vais faire en Israël une chose qui fera que les deux oreilles de quiconque l’entendra en tinteront.
      12 En ce jour j’accomplirai sur Éli tout ce que j’ai dit contre sa maison ; je commencerai et j’achèverai.
      13 Je lui ai déclaré que je veux moi-même condamner sa maison à perpétuité, à cause de la faute qu’il connaît et par laquelle ses fils se sont rendus méprisables, sans qu’il les ait réprimés.
      14 C’est pourquoi je jure à la maison d’Éli que jamais la faute de la maison d’Éli ne sera expiée, ni par des sacrifices ni par des offrandes.
      15 Samuel resta couché jusqu’au matin, puis il ouvrit les portes de la maison de l’Éternel. Samuel craignait de raconter la vision à Éli.
      16 Mais Éli appela Samuel et dit : Samuel, mon fils ! Il répondit : Me voici !
      17 Éli dit : Quelle est la parole que t’a adressée l’Éternel ? Ne me dissimule rien. Que Dieu te fasse ceci et qu’il ajoute cela, si tu dissimules quelque chose de tout ce qu’il t’a dit !
      18 Alors Samuel lui rapporta toutes les paroles, sans rien lui dissimuler. Éli dit : C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui lui semblera bon !
      19 Samuel grandissait et l’Éternel était avec lui. Il ne laissait tomber à terre aucune de ses paroles.
      20 Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beér-Chéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Éternel.
      21 L’Éternel continuait d’apparaître à Silo, car l’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel.

      1 Samuel 4

      1 La parole de Samuel était (adressée) à tout Israël. Israël sortit à la rencontre des Philistins pour combattre. Ils campèrent près de Ében-Ézer, et les Philistins campaient à Apheq.
      2 Les Philistins se rangèrent en bataille en face d’Israël, et le combat s’engagea. Israël fut battu par les Philistins qui frappèrent sur le front du champ (de bataille) environ quatre mille hommes.
      3 Le peuple rentra au camp, et les anciens d’Israël dirent : Pourquoi l’Éternel nous a-t-il laissé battre aujourd’hui par les Philistins ? Allons prendre à Silo l’arche de l’alliance de l’Éternel ; qu’elle vienne au milieu de nous et qu’elle nous sauve de la main de nos ennemis.
      4 Le peuple envoya (un détachement) à Silo, d’où l’on apporta l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées qui siège entre les chérubins. Les deux fils d’Éli, Hophni et Phinéas, étaient là, avec l’arche de l’alliance de Dieu.
      5 Lorsque l’arche de l’alliance de l’Éternel entra dans le camp, tout Israël lança une grande clameur, et la terre en fut ébranlée.
      6 Les Philistins entendirent le bruit de la clameur et dirent : Qu’est-ce donc que le bruit de cette grande clameur dans le camp des Hébreux ? Ils se rendirent compte que l’arche de l’Éternel était arrivée au camp.
      7 Les Philistins furent dans la crainte car, dirent-ils, Dieu est arrivé au camp. Malheur à nous ! dirent-ils, car il n’en a pas été ainsi jusqu’à présent.
      8 Malheur à nous ! Qui nous délivrera de la main de ces dieux puissants ? Ce sont ces dieux qui ont frappé les Égyptiens de toutes sortes de coups dans le désert.
      9 Fortifiez-vous et soyez des hommes, Philistins, de peur que vous ne soyez asservis aux Hébreux comme ils vous ont été asservis ; soyez des hommes et combattez !
      10 Les Philistins livrèrent bataille, et Israël fut battu. Chacun s’enfuit dans sa tente. La défaite fut très grande, et il tomba d’entre les Israélites trente mille hommes de pied.
      11 L’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinéas moururent.
      12 Un homme de Benjamin accourut du champ de bataille et vint à Silo le même jour, les vêtements déchirés et la tête couverte de terre.
      13 Lorsqu’il arriva, Éli était en train de guetter, assis sur un siège près de la route, car son cœur tremblait pour l’arche de Dieu. A son entrée dans la ville, cet homme annonça la nouvelle, et toute la ville poussa des cris.
    • Ajouter une colonne
Afficher tous les 435 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.