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SERVITEUR

(hébreu èbèd, naar, mecharéth ; grec doulos, païs, thérapôn, leitourgos, diaconos, latreûs)

doulos, voir Esclave ;

païs, c-à-d, enfant, est employé par extension pour les serviteurs et les esclaves envisagés comme appartenant à la famille :

les serviteurs d'Hérode (Mt 14:2), David serviteur de Dieu (Lu 1:69, Ac 4:25), Jésus en tant que Messie (Mt 12:18, Ac 3:13,26 4:27 30).
thérapôn n'est employé qu'une fois (Heb 3:5), pour désigner Moïse, serviteur, en tant qu'administrateur de la maison de Dieu (équiv, à leitourgos dans Heb 8:2, cf. Mt 24:45, Lu 12:42) ;

leitourgos, serviteur, ministre, plutôt dans le sens d'un service public (Heb 8:2, Ro 13:6), d'un sacerdoce (Ro 15:16, cf. Heb 1:7) ;

diaconos, employé surtout dans les épîtres de Paul et dans les Actes pour désigner un office se rapportant à l'activité pour Christ (1Th 3:2,1Co 3:5,2Co 3:6 6:4 11:23, Eph 3:7, Col 1:7,23,25 4:7 1Ti 4:6, cf. Jn 12:26), ou à un ministère de charité (Phi 1:1,1Ti 3:8,12, Ac 6:3, cf. Mt 4:11 où il est question du ministère des anges), d'où le mot et la fonction de diacre ;

latreûs n'est pas employé dans le N.T., mais le mot latreïa et le verbe latreueïn s'y retrouvent plusieurs fois pour indiquer le service de Dieu dans ses attributions morales, religieuses et cultuelles (Ro 9:4, Heb 9:1 Ro 12:1, où le mot est employé par opposition au service des idoles, cf. 1Ma 1:43 etc.) : cependant, traduire latreïa par « culte » au lieu de « service », c'est rétrécir la notion renfermée dans le texte et courir le risque de laisser croire que le service de Dieu peut s'enfermer dans la dévotion cultuelle. Ainsi, dans Mt 4:10 (qui vient directement de De 6:13) et dans Ro 12:1, le mot service répond mieux que le mot culte à l'idée exprimée dans le grec.

De tous ces textes et d'autres qu'on aurait pu citer, ressort le fait que la notion de servir, de serviteur, est une des données les plus importantes de la Bible, un mot d'ordre nouveau.

Notre humanité, dont l'origine est dans une rébellion de la créature contre les ordres du Créateur, confond volontiers le service avec la servitude. Servir, pour elle, c'est s'abaisser, s'asservir. « Ni Dieu ni maître ! » Cette formule moderne d'un sentiment qui est vieux comme le monde s'explique par le fait que le « service » a commencé dans la société humaine par l'esclavage, continué par le servage, et que l'Église, dans son histoire, a fait tout ce qui dépendait d'elle pour accréditer l'idée que Dieu protège les grands au détriment des petits. Le discrédit qui s'attache au mot servir n'en vient pas moins d'une fausse notion de la liberté ; ou, si l'on veut, d'une confusion entre la liberté véritable et une façon erronée de comprendre l'égalité. En dépit des mauvais bergers, le bon sens populaire se rend fort bien compte qu'une armée ne peut pas se composer que de généraux ni une usine ne renfermer que des directeurs. Il en est du corps social comme du corps humain. On ne peut s'y passer ni d'un cerveau qui pense ni de membres qui agissent sous son impulsion. Mais si le cerveau se comportait vis-à-vis des membres comme se comportent dans la société ceux qui commandent vis-à-vis de ceux qui obéissent, il n'y aurait pas sur la terre un seul corps en forme et en santé. Voilà pourquoi les chrétiens authentiques ne peuvent prendre leur parti de l'état de choses qui régit l'ensemble des hommes.

Mais ici, le point de vue de l'humanité selon l'Esprit est tout l'opposé du point de vue de l'humanité selon la chair. Celle-ci voudrait supprimer le service ; celle-là veut l'étendre à tous. Bien loin de voir dans le service un abaissement, une servitude, elle y voit une marque de grandeur et une source d'affranchissement. Il est frappant de voir la Bible, --écrite dans un milieu où régnait l'esclavage, où les mots serviteur et domestique sont dans la plupart des cas tant dans l'A. T, que dans le N.T. synonymes d'esclave--, établir des lois, formuler des revendications, développer une religion qui d'un bout à l'autre ont pour fondement la notion du service pour tous et l'égalité morale de tous les serviteurs devant Dieu.

La Bible ne flatte point l'homme ; elle ne l'illusionne pas. Elle lui dit que la créature déchue n'est pas libre par nature. Qu'elle a été créée par un Dieu bon, qu'elle a été déroutée par un pouvoir malfaisant, qu'elle n'a d'autre liberté que de choisir qui elle veut servir : l'infernal suggesteur qui achèvera de la perdre en la corrompant, ou le Créateur qui l'a faite à son image et qui la rétablira dans la liberté des enfants de Dieu en lui rendant le Saint-Esprit, si elle le sert avec fidélité. Ayant ainsi posé l'alternative du service humain, Jéhovah choisit pour la divine expérience le peuple d'Israël dont il entreprend l'éducation. L'histoire d'Israël n'est pas autre chose qu'un drame de service ; Israël est béni ou châtié suivant qu'il sert ou ne sert pas le Dieu bon qui l'appelle à être l'entraîneur de tous les peuples dans la voie du bien. La révélation aux patriarches, appelés serviteurs de Dieu (Ge 15:1,6 28:20-22 De 9:27), n'est pas autre chose qu'une révélation de service. Point de contenu nouveau de religion ou de morale ; ceci sera plus tard l'affaire de Moïse.

Pour le moment, Dieu ne demande à ses premiers témoins que la marche par la foi : « Quitte ton pays, ta patrie..., va dans le pays que je te montrerai..., et je te bénirai. » La récompense va toute à la fidélité du serviteur (Ge 12:1 17:3 28:20 et suivant, De 9:27). Moïse apporte aux tribus fugitives les principes religieux et moraux dans un décalogue qui fonde le droit divin sur le service rendu par Jéhovah aux enfants de Jacob (Ex 20) ; il ajoute à ses lois le commandement de l'amour : amour pour Dieu (De 6:5), amour pour le prochain (Le 19:18). L'amour est le nerf du service. Pour bien servir, il faut aimer (Jésus a fixé les rapports de l'amour et du service dans Jn 14:15-21). L'Israélite est donc par définition le serviteur de Jéhovah (De 10:12, Jos 24:14,1Sa 12:20 etc.). Serviteurs de Jéhovah, les Hébreux se doivent des services mutuels (Ex 20:12,26 Ex 21 Ex 22).

Les prophètes, développant la doctrine du service, montrent que dans la religion de Jéhovah, le Père du peuple élu, devoirs filiaux et devoirs fraternels sont inséparables (Am 5 Am 8, Os 4 et Os 5, Mic 6 et Mic 7, Esa 1, Jer 2, etc.). Israël doit même étendre ses services aux étrangers, à toute personne qui est dans le dénuement (Le 19:33, De 24:10 et suivants, etc.), car Jéhovah est aussi le Père de tous les hommes (Am 9:7, Mal 1:11) et veut que par l'exemple d'Israël toutes les nations arrivent à le servir (Esa 56:6 19:23 et suivants). En Israël, la vie fraternelle entre ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas, entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, doit être telle que personne ne doit souffrir de la pauvreté (De 15:4) ; et cette coopération dans le service mutuel ne doit pas avoir une cause intéressée comme ce fut le cas au Moyen âge pour l'amélioration du sort de l'état de servage depuis l'édit de Louis le Hutin en 1315 ; elle doit être inspirée par les sentiments du coeur et tout spécialement par la reconnaissance envers Dieu, qui depuis la sortie d'Egypte rend tous les jours à son peuple des services magnifiques (De 4:7 5:15, Os 2:10, Ps 116:12). Enfin la prophétie, se dépassant elle-même, annonce que l'oeuvre suprême de la compassion de Dieu sera la manifestation du Serviteur de Jéhovah (voir art.), dont le service sera de se dévouer, de souffrir, de mourir pour apporter à l'humanité, par son sacrifice volontaire, la lumière, la délivrance, le salut (Esa 42:1,9 52:13-53:12, cf. Ac 3:13-26 4:27 et suivants, Mt 12:17 et suivant).

Jésus paraît. Il vient, Fils unique de Dieu (Jn 3:16) porteur du message de réconciliation. Décidé à ramener les hommes dans le service de Dieu, mais décidé aussi à n'employer pour accomplir son oeuvre sainte que des moyens de sainteté, il se présente « non pour être servi, mais pour servir » (Mt 20:28). Serviteur parfait de son Père et serviteur parfait de ses frères, il parle, il agit, il censure, il appelle, il court le risque suprême (méditer le « peut-être » de la parabole des vignerons, Lu 20:13). Si les hommes refusent le service, il se substituera à eux et, dans son service, paiera la rançon de tous (de Mt 20:28, rapprocher 1Co 6:20 7:23, Heb 9:12 et Jn 12:32) ; voir Expiation. Par l'horreur et par l'attirance de sa mort, service d'avance accepte (Jn 10:18 12:27), il reconquerra pour Dieu le coeur des hommes, il les arrachera au service corrupteur de Satan pour les donner au service sanctifiant de Dieu (voir Régénération), --car il sait bien qu'on ne peut servir deux maîtres : Dieu et Mammon (Lu 16:13). Au cours d'un ministère de trois années consacré avant tout à former ses disciples au service, il leur montre ce qu'il en coûte de servir Dieu au sein d'une humanité déchue, malheureuse et rebelle. Celui qui sert n'aura pas à espérer recevoir de ses semblables ce qu'il mérite, mais il devra servir en aimant comme Jésus (Jn 15:12), en se dévouant pour les autres, pour relever les autres et les entraîner vers « la stature parfaite du Christ » (Eph 4:13). « Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc moi... Je suis au milieu de vous comme celui qui sert... Je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme j'ai fait. Le serviteur n'est pas plus grand que son maître » (Jn 13:13 et suivants, Lu 22:24 et suivants). Par ces paroles et par son geste, Jésus associe ses disciples à l'oeuvre rédemptrice : « Vous boirez la coupe que je bois » (Mr 10:39), en attendant de pouvoir les associer à sa gloire : « Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera » (Jn 12:26,17:24, Mt 25:21), gloire à laquelle ils se prépareront en accomplissant les plus humbles services fraternels (Mt 10:42 25:31 et suivants). Pour le moment, et dans les conditions de la vie présente, servir est donc prendre l'attitude la plus noble qu'on puisse avoir sur la terre, puisque c'est s'identifier à Jésus-Christ et collaborer au sauvetage de l'humanité pour laquelle il a donné sa vie. Mais cela porte très loin ; car Satan se défendra, il ameutera contre les serviteurs de Dieu tous les forces du mal (Mt 10:24, Jn 15:20). Le service où l'on s'engage fera éclater les cadres où l'égoïsme et l'orgueil de la société humaine, parfois même de l'Église, ont établi leurs ambitions, leurs luttes, leur bien-être... (Mr 10:30, Mt 5:10:34 16:24 24:1-14)

Après son Maître, l'apôtre Paul, qui s'intitule dans ses épîtres le serviteur, l'esclave du Christ (doulos), marche héroïquement dans la voie royale du service. Rien de plus émouvant que son intérêt pour l'Église de Jérusalem qui, il le sait, n'a pas de sympathie pour lui. Il risque même sa vie pour apporter lui-même aux frères de Judée la collecte qu'il a provoquée en Macédoine et en Achaïe (Ro 15:26).

Aux Corinthiens, il rappelle le respect que l'on doit aux familles qui, comme celle de Stéphanas, se vouent « au service des saints » (1Co 16:15 et suivant ; voir aussi 2Co 9).

Dans l'épître aux Galates, il « développe longuement et ardemment l'idée que si Dieu a arraché le croyant à la servitude de la loi et l'a fait un homme libre, c'est en vue de ce grand et magnifique événement : cet homme se sert de sa liberté pour se faire par charité le serviteur des autres. » (Ga 5:13) (P. Doumergue, Servir, 1929, p. 313.)

Dans l'épître aux Philippiens, il montre en Jésus l'idéal du serviteur et exhorte ses lecteurs à lui ressembler (Php 2:5 et suivants). Dans Ro 12:9,21, il écrit la charte du service chrétien ; dans 1Co 13, il en chante l'hymne ; dans Ro 12:1, il en donne le principe : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps en sacrifice vivant, saint, et que Dieu puisse agréer ; c'est là votre service rationnel » (tên logikên latreïan humôn). On voit ici combien le chrétien, appelé à être le serviteur de Dieu et, pour Dieu, de ses frères, à la façon de Jésus-Christ, trahit la cause qui lui a été confiée, quand, réduisant le service aux dévotions, il se contente de célébrer des cultes et s'imagine être en règle avec Dieu quand il a bâti des temples, chanté des cantiques, accompli des rites, offert des prières et des dons.

Servir, ce n'est point non plus partager les utopies des théoriciens de ce monde qui s'imaginent, par des lois démocratiques ou par l'impérialisme de la force, par les progrès de la civilisation ou par le sang des révolutions, détruire l'inégalité et l'injustice qui régnent au sein des nations. Servir, c'est montrer aux gens du monde qu'on peut constituer dans ce monde, par la grâce du Christ, une société différente du monde, où ne règne plus la soif de jouir, de s'enrichir, de dominer (Lu 22:25-27). Ce service introduit ici-bas le serviteur, à l'imitation de son Maître, sur le chemin du renoncement et du sacrifice ; prêcher la croix n'y suffit plus, il faut la porter (Mt 10:38 16:24, Jn 15:20 etc.) ; mais en même temps ce service lui assure dès ici-bas, par la communion de son Maître, une double récompense : la puissance et la joie (Ac 1:8, Ro 8:37, Php 4:13 etc.).

Quand Jésus dit à ses disciples : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 4:34), il leur révéla que l'obéissance à Dieu est un aliment pour l'âme. Le service des hommes épuise, le service de Dieu fortifie et rend le plus faible invincible. (cf. 2Co 12:9) Le sentiment de cette force, l'expérience de victoire qu'elle assure, les espérances qu'elle légitime remplissent le coeur d'une allégresse que le monde ne connaît pas et qui domine les tribulations du monde. « Nul ne vous ravira votre joie » (Jn 16:22,15:11, et les Béatitudes : Mt 5:12). C'est ainsi que Pierre et Jean se retirèrent de devant le Sanhédrin pleins de joie d'avoir été jugés dignes de souffrir pour le nom de Dieu (Ac 5:41), que Paul et Silas chantaient des cantiques dans la nuit du cachot (Ac 16:25), que les huguenots entonnaient sur le chemin du supplice : « La voici l'heureuse journée », et qu'à la fin de sa vie Whitefield pouvait dire : « O Dieu, je me suis fatigué à ton service, mais non pas de ton service. » Alex. W.

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Versets relatifs

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      Genèse 12

      1 Le SEIGNEUR dit à Abram : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père. Puis va dans le pays que je vais te montrer.

      Genèse 15

      1 Après cela, le SEIGNEUR se montre à Abram. Il lui dit : « N’aie pas peur, Abram ! Je te protégerai, et je te donnerai une grande récompense. »
      6 Abram a confiance dans le SEIGNEUR. C’est pourquoi le SEIGNEUR le reconnaît comme juste.

      Genèse 17

      3 Abram se met à genoux, le front contre le sol. Dieu continue à lui parler :

      Genèse 28

      20 Puis Jacob fait ce vœu : « Si le SEIGNEUR est avec moi, s’il me protège pendant mon voyage, s’il me donne de la nourriture à manger et des vêtements pour me couvrir,

      Exode 20

      1 Alors Dieu dit au peuple d’Israël :
      2 « Je suis le SEIGNEUR ton Dieu. C’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte, où tu étais esclave.
      3 « Tu ne dois pas avoir d’autres dieux que moi.
      4 « Ne fabrique pas de statues de dieux. Ne représente pas ce qu’il y a là-haut dans le ciel, en bas sur la terre, ou dans l’eau sous la terre.
      5 Ne te mets pas à genoux devant ces dieux, ne les adore pas. En effet, le SEIGNEUR ton Dieu, c’est moi, et je suis un Dieu exigeant. Je punis la faute de ceux qui me détestent. Je punis aussi leurs enfants, jusqu’à la troisième ou la quatrième génération.
      6 Mais je montre ma bonté pendant des milliers de générations à ceux qui m’aiment et qui obéissent à mes commandements.
      7 « Ne te sers pas de mon nom n’importe comment. Moi, le SEIGNEUR, ton Dieu, je déclare coupable celui qui se sert de mon nom n’importe comment.
      8 « N’oublie pas de me réserver le jour du sabbat.
      9 Pendant six jours, travaille pour faire tout ce que tu as à faire.
      10 Mais le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le SEIGNEUR ton Dieu. Personne ne doit travailler ce jour-là, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes animaux, ni l’étranger installé dans ton pays.
      11 En six jours, j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent. Mais le septième jour, je me suis reposé. C’est pourquoi, moi, le SEIGNEUR, j’ai béni le jour du sabbat : ce jour est réservé pour moi.
      12 « Respecte ton père et ta mère. Ainsi tu vivras longtemps dans le pays que moi, le SEIGNEUR, je te donne.
      13 « Ne tue personne.
      14 « Ne commets pas d’adultère.
      15 « Ne vole pas.
      16 « Ne témoigne pas faussement contre ton prochain.
      17 « Ne désire pas pour toi la maison de ton prochain. N’aie pas envie de prendre sa femme, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. Ne désire rien de ce qui est à lui. »
      18 Tous les Israélites entendent les coups de tonnerre et le son de la corne de bélier. Tous voient les éclairs et la montagne pleine de fumée. Ils tremblent de peur et ils restent loin.
      19 Ils disent à Moïse : « Parle-nous, toi, et nous t’écouterons. Mais nous ne voulons pas que Dieu nous parle directement. Sinon, nous allons mourir. »
      20 Moïse dit au peuple : « N’ayez pas peur ! Dieu est venu voir si vous alliez lui obéir. Il veut que vous le respectiez et que vous ne commettiez pas de péché. »
      21 Le peuple reste donc loin. Mais Moïse s’approche du nuage sombre où Dieu est présent.
      22 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : “Vous l’avez vu, je vous ai parlé du haut du ciel.
      23 Vous ne fabriquerez pas des statues de dieux en argent ou en or pour les honorer à côté de moi.
      24 Vous fabriquerez pour moi un autel en terre. Là, vous m’offrirez vos moutons, vos chèvres et vos bœufs comme sacrifices complets et comme sacrifices de communion. Et moi, je viendrai vous bénir, partout où je montrerai ma présence.
      25 Mais si vous me fabriquez un autel en pierres, ne le faites pas en pierres taillées. En effet, si vous taillez les pierres avec un outil, vous ne pouvez plus les utiliser pour moi.
      26 Vous ne fabriquerez pas un autel sur lequel on monte par des marches. Ainsi, personne ne verra que le prêtre est nu sous son pagne.” »

      Exode 21

      1 Le Seigneur dit encore : « Voici les règles que tu présenteras aux Israélites :
      2 Quand vous achèterez un esclave hébreu, il servira pendant six ans. La septième année, il pourra s’en aller librement et il ne devra rien à personne.
      3 S’il était seul en venant à votre service, il partira seul. S’il était marié, sa femme partira avec lui.
      4 Si son maître lui a donné une femme, et si l’esclave a eu des garçons ou des filles avec elle, la femme et ses enfants appartiennent au maître. L’homme partira tout seul.
      5 Mais l’esclave déclarera peut-être : “J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas les quitter pour être libre.”
      6 Dans ce cas, son maître se présente devant Dieu. Il place l’homme près de la porte de la maison ou près du montant de la porte. Là, il lui perce l’oreille avec un outil pointu. Alors l’homme sera son esclave pour toujours.
      7 « Si un homme vend sa fille comme esclave, celle-ci ne retrouvera pas sa liberté dans les mêmes conditions que les hommes qui sont esclaves.
      8 Voici ce qui peut arriver : son maître l’a achetée pour en faire une de ses femmes, mais ensuite, elle ne lui plaît plus. Le maître doit alors laisser quelqu’un la racheter. Il n’a pas le droit de la vendre à un peuple étranger : ce serait la trahir.
      9 Ou encore le maître l’a achetée pour la donner à son fils. Dans ce cas, il suivra la coutume qui règle le mariage des filles.
      10 Le maître peut aussi prendre une autre esclave pour femme. Dans ce cas, il continuera comme avant à donner à sa première femme la nourriture et les vêtements, et à s’unir à elle.
      11 S’il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle peut reprendre sa liberté gratuitement, sans verser d’argent. »
      12 Le Seigneur dit encore à Moïse : « Celui qui frappe une personne et qui la tue, il faut le faire mourir.
      13 Mais supposons ceci : Cet homme n’avait pas l’intention de tuer. C’est moi, le Seigneur, qui lui en ai donné l’occasion. Dans ce cas, je te montrerai un endroit où celui qui a causé l’accident pourra se réfugier.
      14 Voici ce qui peut encore arriver : Quelqu’un attaque une personne par surprise pour la tuer. Même si cet homme s’est réfugié auprès de mon autel, vous l’arrêterez pour le faire mourir.
      15 « Si une personne frappe son père ou sa mère, il faut la faire mourir.
      16 « Voici un autre cas : Un homme enlève une personne. Il la vend ou bien il la garde chez lui. Il faut faire mourir cet homme-là.
      17 « Celui qui maudit son père ou sa mère, il faut aussi le faire mourir. »
      18 « Supposons ceci : Pendant une dispute, un homme frappe quelqu’un avec son poing, ou bien il lui jette une pierre. L’autre homme ne meurt pas, mais il doit rester couché.
      19 S’il peut se lever et marcher dehors en s’appuyant sur un bâton, l’homme qui l’a frappé ne sera pas condamné. Il devra seulement payer pour cet arrêt de travail et le faire soigner jusqu’à sa guérison.
      20 « Un homme frappe son esclave, homme ou femme, à coups de bâton, et la personne meurt. Cet homme-là doit être puni.
      21 Mais si la personne vit encore un jour ou deux et meurt ensuite, l’homme ne sera pas puni. En effet, la personne lui appartenait.
      22 « Pendant une dispute, des hommes se battent. Ils heurtent une femme enceinte, et alors la femme accouche trop tôt. S’il ne lui arrive rien de grave, le coupable doit payer la somme que le mari demande après discussions.
      23 Mais s’il arrive quelque chose de grave à la femme, le coupable sera puni : s’il a pris une vie, sa vie sera prise,
      24 s’il a crevé un œil, son œil sera crevé, s’il a cassé une dent, il aura une dent cassée, s’il a blessé quelqu’un à la main ou au pied, il recevra une blessure à la main ou au pied,
      25 pour une brûlure il recevra une brûlure, pour une plaie une plaie, pour un coup un coup.
      26 « Un homme frappe son esclave, homme ou femme, et il lui crève un œil. Il lui rendra sa liberté, en échange de son œil.
      27 S’il lui casse une dent, il rendra la liberté à son esclave, homme ou femme, en échange de sa dent.
      28 « Un taureau blesse un homme ou une femme à coups de cornes, et la personne meurt. On doit tuer l’animal en lui jetant des pierres et on ne mangera pas sa viande. Par contre, on ne déclarera pas le propriétaire coupable.
      29 Mais le taureau avait peut-être l’habitude de donner des coups de cornes. Le propriétaire le savait et il n’a pas surveillé le taureau. Dans ce cas, si cet animal tue quelqu’un, on le tuera en lui jetant des pierres, et on fera mourir aussi son propriétaire.
      30 Si on exige du propriétaire une rançon pour sauver sa vie, il devra donner tout ce qu’on lui demandera.
      31 Si le taureau tue un garçon ou une fille à coups de cornes, on suivra les mêmes règles.
      32 Si le taureau tue un esclave, homme ou femme, le propriétaire de l’animal devra donner trente pièces d’argent à son maître. Et on tuera le taureau en lui jetant des pierres.
      33 « Un homme laisse une citerne ouverte, ou encore il creuse une citerne sans la couvrir. Un bœuf ou un âne tombe dedans.
      34 Le propriétaire de la citerne doit payer en échange une somme d’argent au propriétaire de l’animal. Mais l’animal mort sera pour celui qui a payé.
      35 « Le taureau d’un homme blesse le taureau de quelqu’un d’autre, et cet animal meurt. Les deux propriétaires vendront le taureau vivant et ils se partageront l’argent. Ils partageront aussi l’animal mort.
      36 Mais tout le monde savait peut-être que ce taureau donnait des coups de cornes. Pourtant son propriétaire ne l’a pas surveillé. Dans ce cas, il devra remplacer l’animal mort par un taureau vivant. Mais l’animal mort sera pour lui. »
      37 « Supposons ceci : Un homme vole un taureau, un mouton ou une chèvre. Il tue l’animal et il le vend. Cet homme-là devra donner cinq bœufs pour payer le bœuf volé et quatre moutons ou quatre chèvres, pour payer le mouton ou la chèvre volé. »

      Exode 22

      1 « Quelqu’un trouve un homme, pendant la nuit, en train de trouer un mur pour voler. Il le frappe, et le voleur meurt. Dans ce cas, ce n’est pas un meurtre.
      2 Mais s’il a tué le voleur pendant le jour, il s’agit bien d’un meurtre. Un voleur doit payer pour ce qu’il a pris. S’il ne peut pas, il sera vendu comme esclave.
      3 « Mais on retrouve peut-être vivant le bœuf, l’âne, le mouton ou la chèvre volé dans les mains du voleur. Dans ce cas, celui-ci devra rendre deux fois ce qu’il a pris. »
      4 « Un homme envoie ses animaux manger l’herbe de son champ ou de sa vigne, mais ils vont dans le champ de quelqu’un d’autre. Cet homme devra donner en échange les produits de son meilleur champ ou de sa meilleure vigne.
      5 « Quelqu’un brûle des buissons d’épines. Mais le feu brûle aussi le blé mûr déjà coupé, le blé non coupé ou le blé en train de pousser. Celui qui a allumé ce feu devra payer pour les dégâts.
      6 « Un homme reçoit d’un autre de l’argent ou des objets à garder. Un voleur les prend chez lui. Si on retrouve le voleur, celui-ci devra donner deux fois ce qu’il a pris.
      7 Mais on ne retrouve peut-être pas le voleur. Alors l’homme qui a reçu les objets à garder se présentera devant moi, son Dieu, et il jurera qu’il n’a pas pris les objets lui-même.
      8 Voici ce qu’il faut faire pour toute affaire malhonnête au sujet d’un bœuf, d’un âne, d’un mouton, d’un vêtement, ou de n’importe quel objet perdu. Si deux personnes affirment que l’animal ou l’objet leur appartient, elles doivent toutes les deux se présenter devant moi. Moi, le Seigneur, je dirai qui est coupable, et cette personne devra donner deux fois ce qu’elle a pris.
      9 « Voici encore d’autres cas : Quelqu’un demande à son voisin de lui garder son âne, son bœuf, son mouton, sa chèvre ou n’importe quel autre animal. Mais l’animal meurt, ou il se blesse, ou des bandits le volent, et personne n’a rien vu.
      10 Le voisin doit jurer en mon nom que lui-même n’a pas pris l’animal. Le propriétaire de l’animal acceptera le serment, et le voisin n’aura rien à payer.
      11 Mais si les voleurs ont pris l’animal chez cet homme, alors il devra payer le propriétaire.
      12 Si une bête sauvage a déchiré l’animal, l’homme devra apporter les restes pour le prouver. Alors il n’aura rien à rembourser.
      13 « Ou bien quelqu’un emprunte un animal à son voisin. Si la bête se blesse ou meurt quand son propriétaire n’est pas là, l’homme qui a demandé l’animal devra le rembourser.
      14 Mais si le propriétaire est là au moment de l’accident, l’homme ne rembourse rien. Si l’homme a payé pour emprunter l’animal, cet argent suffit. »
      15 « Un homme entraîne une jeune fille vierge qui n’est pas encore fiancée, et il couche avec elle. Il devra se marier avec elle et donner la dot à son père.
      16 Mais le père refuse peut-être de lui accorder sa fille. L’homme devra quand même payer en argent ce qu’on donne d’habitude comme dot pour se marier avec une jeune fille vierge.
      17 « Vous ne laisserez pas vivre une femme qui pratique la sorcellerie.
      18 Il faut faire mourir celui qui s’unit à un animal.
      19 À cause de moi, le SEIGNEUR, il faut absolument faire mourir celui qui offre des sacrifices aux faux dieux, au lieu de les offrir à moi seul.
      20 « Ne profitez pas des étrangers installés chez vous, ne les maltraitez pas. Vous-mêmes, vous avez été des étrangers en Égypte.
      21 Ne profitez pas des veuves et des orphelins.
      22 Si vous profitez d’eux, et s’ils crient au secours, j’entendrai leurs cris.
      23 Je me mettrai en colère et je vous ferai mourir à la guerre. Alors vos femmes deviendront veuves, et vos enfants seront orphelins.
      24 « Si vous prêtez de l’argent à quelqu’un de mon peuple, à un pauvre qui est avec vous, ne soyez pas comme les autres prêteurs, ne lui demandez pas d’intérêts.
      25 « Si vous prenez le vêtement de quelqu’un en échange de quelque chose, rendez-le avant le coucher du soleil.
      26 Il n’a que cela pour se couvrir, et pour se protéger. Sinon, comment pourra-t-il se couvrir ? S’il m’appelle au secours, je l’entendrai. Oui, je suis bon, moi !
      27 « Ne m’insultez pas, moi, votre Dieu. Ne maudissez pas celui qui a une responsabilité dans votre peuple.
      28 « Apportez-moi sans retard la part de récoltes et de raisin qui est pour moi. « Consacrez-moi l’aîné de vos fils.
      29 « Vous ferez la même chose avec vos animaux. Le premier petit d’une vache, d’une brebis ou d’une chèvre restera sept jours avec sa mère. Le huitième jour, vous me l’offrirez en sacrifice.
      30 « Vous serez totalement à moi. Ne mangez donc pas la viande d’un animal que les bêtes sauvages ont déchiré. Vous la jetterez aux chiens. »

      Lévitique 19

      18 Ne vous vengez pas, et ne vous souvenez pas avec colère des fautes des gens de votre peuple. Mais chacun de vous doit aimer son prochain comme lui-même. Le SEIGNEUR, c’est moi.
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