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VIE

I Ancien Testament.

1.

LA VIE.

Elle se manifeste tout d'abord par le mouvement ; aussi l'adjectif « vivant » s'applique-t-il d'abord dans la Bible aux hommes et aux animaux qui se meuvent volontairement, et même à l'eau (Ge 26:19, Le 14:5 et suivant) ou à l'arbre (Job 14:7, Esa 11:1). Mais le signe extérieur de la vie animée devient bientôt la respiration, le « souffle » : (Ge 6:17 7:15,22) perdre le souffle, c'est mourir (Job 17:1). Ce souffle vient de Dieu (Jer 38:16). Sa vie est la source de toute vie (Ps 36:10). Il s'appelle le Dieu de la vie, le Vivant (Ps 42:3, Jer 10:10, Jos 3:10). Dans les déclarations solennelles que lui prêtent les auteurs sacrés, Il jure par sa vie : « Je suis vivant ! » (No 14 :, 28, De 32:10, Jer 46:18) ; les hommes utilisent la même formule pour leurs propres serments : « L'Éternel est vivant ! » (Ru 3:13,1Sa 14:39-45). Le « souffle » qui est la vie de l'homme est le « souffle de l'Éternel », le « souffle de sa bouche » (Ge 2:7) ; tout, dans l'univers, a été fait par le souffle de l'Éternel (Ps 33:6). Cette expression désigne ainsi la volonté divine (Ps 33:9) et même l'esprit divin (Job 32:8).

Pour l'Israélite, le siège de la vie c'est le sang ; (Ge 9:4, Le 17:14, De 12:23) l'âme et la vie s'identifient dans le sang (voir ce mot). Celui-ci porte en soi quelque chose de divin ; il a un caractère sacré ; le manger est une profanation (1Sa 14:33) ; la Loi en interdit l'usage (Le 3:17 7:26) ; le sang appartient à Dieu : toute immolation devient un sacrifice, même celles que cause la guerre. Le sang possède un pouvoir purificateur (voir le récit de la consécration d'Aaron et de ses fils : Le 8:23 et suivant).

Cette vie que Dieu a communiquée par la création à l'homme, aux animaux, à la nature même, il la conserve et la perpétue. Il veille sur la vie par sa Providence, il est le soutien de la vie (Ps 36:7, Ps 145). Cette vie doit donc être respectée et conservée (Ex 20:13, Le 24:21), chez l'Israélite d'abord, chez l'étranger, et même--cela ne fut compris qu'après une lente évolution--chez l'ennemi (Jon 4:11).

La vie, don de Dieu, est le seul bien véritable qu'il faut savoir conserver, l'instinct en révèle la valeur : à la question que pose le psalmiste dans Ps 34:13 il n'y a pas de réponse, tellement est inné en l'homme l'amour de la vie. Si certains passages (Job 7:15, Ec 4:2) affirment que la mort est préférable à la vie, il ne faut voir là qu'une figure de langage, exprimant la détresse morale de l'homme qui souffre. L'existence est bonne, elle est le souverain bien, il faut l'aimer et savoir l'employer : la vie est brève, la mort vient dans laquelle on est séparé de Dieu (Ps 104:29 et suivant) ; mort, l'homme n'est plus rien, il ne peut louer Dieu (Esa 38:19, Ps 115:17, Ec 9:5). L'existence doit être consacrée à glorifier Dieu et à le servir : le don qu'il nous a fait de la vie nous impose des devoirs à son égard ; celui qui s'éloigne de Dieu périt (Ps 73:27) ; s'approcher de Dieu c'est vivre ; Dieu est le bien suprême (Ps 16:2 73:28). La conception de la valeur divine de la vie matérielle entraîne ainsi l'idée de la valeur morale de l'existence ; la vie s'identifie avec le bien moral : vivre et bien vivre deviennent deux expressions synonymes. Le Deutéronome (De 30:15) propose au choix de l'homme la vie et le bien, ou le mal et la mort ; il faut choisir le bien afin de vivre ; la pratique du mal conduit à la mort. Voir Bien.

2.

LA VIE ETERNELLE.

Cette expression, absente de l'A.T., ne se trouve que dans le livre le plus récent (Da 12:2), qui sert de transition entre l'A. T, et les Apocryphes. Le « séjour des morts » (voir Cheol) dont parle l'A. T, est un lieu désolé ; on y est loin de Dieu (Esa 38:18, Ps 88:6) ; on ne se souvient même plus de Lui (Ps 6:6) ; on n'y parle ni de sa bonté, ni de sa fidélité, ni de sa justice (Ps 88:12 et suivant) ; les morts ne savent rien ; il n'y a ni oeuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse dans le séjour des morts (Ec 9:5,10). Ce qui subsiste des disparus, c'est ce qui demeure dans le souvenir de leurs descendants ou de leurs proches : (Ps 31:13, Job 19:14) ombres pâles que guette l'oubli ; ils n'ont même de place dans le royaume des ombres que s'ils ont eu une sépulture et que si quelqu'un des vivants les honore encore (Ec 8:10). Mais les morts ne peuvent espérer une résurrection (Esa 26:14) ; ils ne se relèveront plus (Job 14:12).

Cette conception désenchantée est pourtant minée à chaque instant dans l'A. T, lui-même par l'instinctif besoin que l'homme porte en lui d'une justice qui répare les injustices de la terre et d'une vie qui le fasse échapper aux ténèbres du séjour des morts. A chaque page de l'A. T, on trouve un soupir, une prière par où se manifeste l'espérance d'une résurrection ou l'attente d'un miracle qui pour toujours unira les vivants à Dieu (1Sa 2:6, Ps 16:10 30:4 49:16 86:13, Pr 15:11 23:14, Esa 26:19, Os 13:14). Dans ces textes, tantôt l'homme réclame une longue vie dans laquelle il s'appliquera à pratiquer la justice (Ps 15:2, Mic 6:8), tantôt il semble pressentir l'existence d'un « Sentier de la vie » qui mène à l'immortalité (Ps 16:11).

Il est vrai que plusieurs de ces passages doivent être interprétés en tenant compte du sentiment très profondément ancré dans le coeur d'Israël que les promesses de Dieu sont laites à la race, au peuple élu : périssent les individus pour que le peuple vive ! Si, dans les Psaumes, on trouve sans doute des préoccupations indvidualistes : « sauve-moi », « aie pitié de moi », il n'en reste pas moins que la préoccupation dominante est le salut, la gloire du peuple (Ex 33:13, De 9:29, Ps 28:9 74:2, Esa 40:1 51:16 64:8, Joe 2:17, Os 2:3, Mic 6:3). L'individu n'a droit à la bénédiction de Dieu que dans la mesure où il représente le peuple élu (Ps 106:4). Si juste que soit cette interprétation de beaucoup des textes que nous avons cités, il en est un qui y échappe et qui traduit incontestablement l'aspiration d'Israël à la vie éternelle, c'est le passage Ps 73:23-28. Peu à peu nous voyons naître en Israël la conception qu'épanouira le christianisme : Dieu est maître non seulement de la terre qu'il a créée et du ciel qu'il habite, mais encore du séjour des morts (Ps 139:8) qu'il destine aux impies et aux méchants ; les justes trouveront en Lui la vie (Ps 73:27 et suivant).

II Les livres apocryphes.

Nous trouvons dans ces livres le développement des idées morales et religieuses de l'A. T, avec des emprunts à la philosophie grecque. Dieu est l'auteur de la vie, mais non de la mort (Sag 1:13). Il a créé l'homme pour l'immortalité. (Sag 2:23, 2Ma 7:9) Les justes vivent éternellement (Sag 5:15), tandis que les méchants sont traduits en jugement pour être détruits (Sag 4:19). L'âme a été prêtée à l'homme et lui sera redemandée (Sag 15:8,16, cf. Lu 12:20). L'espérance de la résurrection apparaît nettement dans 2Ma 7 : fidèles à leur foi, les sept frères et leur mère acceptent le supplice en vue de la résurrection que leur assure l'obéissance à la Loi divine.

III Nouveau Testament.

Nos traductions rendent par le mot « vie » trois termes de la langue grecque :

zôé désigne la vie qui est en l'homme, active, consciente, morale et spirituelle, et s'applique spécialement à l'idée de vie éternelle ;

psukhé a le double sens de vie et d'âme (Mt 16:25), en sorte que les deux notions se confondent et se recouvrent comme en certains passages de l'A.T. ;

bios, le plus souvent, se traduirait mieux par « existence », pour désigner la vie terrestre, matérielle, actuelle.

1.

ENSEIGNEMENT DE JESUS.

Au sujet de la valeur de la vie et de son emploi, Jésus développe les idées de l'A.T. Nulle part il ne gémit sur la brièveté et la vanité de la vie, aucun écho dans ses paroles des plaintes mélancoliques d'un Job ou d'un Jérémie. Au contraire, dans toute sa manière d'être, il affirme que la vie est bonne, il enseigne la joie de vivre, ce dont ses ennemis lui faisaient même le reproche (Mt 11:19). Il insiste sur le caractère sacré de la vie et développe dans toutes ses conséquences le 6 e commandement (Mt 5:21). La valeur de la vie même dans ses formes les plus humbles : les lis des champs (Mt 6:28), les passereaux (Mt 10:29, Lu 12:6), est, dans son enseignement, en rapport étroit avec la doctrine de la Providence : Dieu veille sur la vie qu'il a créée et sa Providence domine les lois du monde. Si Dieu pourvoit ainsi aux besoins de l'existence, l'homme ne doit pas s'abandonner aux soucis ; Jésus insiste sur le caractère de simplicité que doit avoir l'existence, il recommande le détachement à l'égard des biens matériels (Mt 6:9, Lu 12:15) ; il prêche le sacrifice, le renoncement : les pauvres sont plus près que les riches du Royaume des cieux parce que le détachement des biens matériels est plus facile pour eux. Mais le renoncement aux richesses n'est rien sans le renoncement à soi-même (Lu 14:26,33) ; c'est cette pensée qui inspire la parole profonde et paradoxale par laquelle Jésus a plus d'une fois résumé son enseignement sur ce point : « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra et celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera », parole qui se retrouve non seulement dans les Synopt (Mr 8:35, Lu 9:24). mais aussi dans Jean (Jn 12:25). Le renoncement aux biens matériels, la réalisation de l'idéal de Jésus dans la conduite de la vie, la simplicité et la pauvreté s'imposent comme une règle aux premiers chrétiens, qui s'y soumettent d'autant plus facilement que la perspective de la fin du monde leur rend plus présentes les réalités du Royaume de Dieu. Pour Jésus comme pour l'A.T., l'occupation essentielle de l'existence doit être la recherche de ce Royaume (Mt 6:33) et l'obéissance à Dieu pour la pratique du bien (Jn 5:29). Dans l'enseignement de Jésus, d'ailleurs, l'existence terrestre n'est que le prélude de la vie éternelle pour ceux qui sont à Dieu.

2.

LA VIE ETERNELLE.

Quand Jésus parle d' « hériter » ou d' « avoir » ou de « recevoir » la vie éternelle, ou d'entrer dans la vie (Mr 10:17 12:18,27), il reprend des expressions familières aux docteurs juifs, chez qui la question de la vie éternelle était très discutée (Lu 20:37). Jésus affirme la vie éternelle par son idée si riche du Royaume de Dieu (voir art.). Cette dernière expression (sauf un passage dans Jn 3:3,5) est spéciale aux Synoptiques, de même (sans exception) que l'expression parallèle dans Matthieu « Royaume des cieux » ; mais l'expression johannique « vie éternelle », ou « vie », répond à la même idée. Dans ces expressions, la pensée de Jésus vise tout à la fois le présent et l'avenir ; la vie éternelle consiste, sur la terre déjà, à vivre et à agir en Dieu (Jn 3:21) ; la définition qu'en donne Jn 17:3 (et qui correspond à Sag 15:3) montre qu'elle consiste essentiellement à connaître Dieu : on connaît Dieu en pratiquant sa loi et en faisant sa volonté, celui qui vit selon Dieu possède dès cette terre la vie éternelle (Jn 3:36 5:24 6:47) comme une réalité actuelle. Certains passages des Synopt, cependant (Mr 10:30, Mt 25:46) paraissent établir une séparation entre la vie présente et la vie à venir, en réalité, dans le premier de ces passages, Jésus veut affirmer que la bénédiction de Dieu se manifeste aussi bien par le don de biens matériels que par la promesse de la vie éternelle ; dans le second, il présente la vie éternelle comme la suite normale de la vie du fidèle, le fruit de son obéissance.

Cette vie éternelle que Dieu veut communiquer aux hommes est en Jésus-Christ. Dans l'Évangile il apparaît comme la source de la vie éternelle : « en elle était la vie », dit Jn 14 à propos de la Parole qui s'incarne en Jésus, et tous les récits des évangiles le présentent comme celui qui donne la vie. Dans Jn 14:6, il se présente lui-même comme étant la Vie, et sa résurrection est la solennelle affirmation que la vie divine triomphe de la mort (Ac 2:24). L'enseignement biblique sur la vie éternelle ne correspond en rien à la doctrine philosophique de l'immortalité de l'âme.

St Paul, dans ses épîtres, parle de la vie éternelle à peu près comme le 4 e évangile. Il présente le Christ comme la source de la vie : c'est par Christ seul qu'elle nous est communiquée (Ro 5:17 6:23). c'est cette communication de sa vie qui établit entre lui et le fidèle une union indissoluble (Ga 2:20 Phil 1:21, Col 3:3 et suivant). Jésus est même présenté comme l'auteur ou l'introducteur de la vie en tout être terrestre (Col 1:16 et suivant, cf. Jn 13, Ac 17:28). Comme Jean, Paul emploie le mot « vie » seul, dans le sens de « vie éternelle » (Ro 5:17,2Co 5:4, Php 2:16). Cette vie est conférée au chrétien par le Saint-Esprit, qui est en lui une puissance de développement et d'enrichissement de la vie (Eph 3:17) qui s'épanouit dans l'éternité.

Dans l'Apocalypse, il faut relever certaines images : la couronne de vie, le livre de vie, la source de vie, l'arbre de la vie, l'eau de la vie (voir art. à ces divers mots), qui toutes présentent la vie éternelle comme un don de Dieu. Noter aussi les images par lesquelles l'auteur de l'Apocalypse s'essaye à décrire l'anéantissement de la mort qui doit être absorbée par la vie. Une question pourtant reste en suspens dans ce livre comme dans le reste du N.T. : le sort final des méchants ; faut-il considérer, d'après Ap 20:15, qu'ils sont condamnés à l'anéantissement, ou au contraire, d'après Mt 25:46 par exemple, qu'il existe des peines éternelles ? Voir Eschatologie. R. R.

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Versets relatifs

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      Genèse 2

      7 Le SEIGNEUR Dieu prend de la poussière du sol et il forme un être humain. Puis il souffle dans son nez le souffle de vie, et cet homme devient un être vivant.

      Genèse 6

      17 Et moi, je vais faire venir sur la terre une grande inondation. L’eau fera mourir tout ce qui vit sous le ciel. Tout ce qui se trouve sur la terre sera détruit.

      Genèse 7

      15 Deux animaux de chaque espèce vivante viennent auprès de Noé dans le bateau.
      22 Tous les êtres vivants qui ont un souffle de vie et qui vivent sur la terre solide, meurent.

      Genèse 9

      4 Mais vous ne mangerez pas la viande avec sa vie, c’est-à-dire avec son sang.

      Genèse 26

      19 Un jour, les serviteurs d’Isaac creusent un puits dans la vallée et ils trouvent une source.

      Exode 20

      13 « Ne tue personne.

      Exode 33

      13 Et maintenant, puisque tu es bon pour moi, fais-moi connaître ce que tu veux. Ainsi, je te connaîtrai vraiment et je profiterai pleinement de ta bonté. N’oublie pas que ce peuple, c’est ton peuple. »

      Lévitique 3

      17 C’est pourquoi vous ne mangerez jamais la graisse ni le sang d’un animal. C’est une règle pour toujours. Vous la respecterez de génération en génération, partout où vous habiterez. »

      Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      18 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      19 Il prend toutes les parties grasses du taureau et il les brûle sur l’autel.
      20 Avec ce taureau, il fait exactement la même chose qu’avec le taureau offert pour son péché à lui. Quand le grand-prêtre fait sur la communauté d’Israël le geste du pardon des péchés, Dieu pardonne à cette communauté.
      21 Ensuite, le grand-prêtre fait porter en dehors du camp tout ce qui reste de l’animal. On le brûle comme on a brûlé le premier taureau offert pour le péché du grand-prêtre. Voilà le sacrifice pour recevoir le pardon, quand la communauté d’Israël a commis un péché. »
      22 « Supposons ceci : C’est un chef du peuple qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR son Dieu, et ainsi il est devenu coupable.
      23 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang du bouc et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Quand le prêtre fait sur le chef le geste de pardon pour son péché, Dieu pardonne à ce chef. »
      27 « Supposons ceci : C’est n’importe quel Israélite qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, et ainsi il est devenu coupable.
      28 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir une chèvre sans défaut pour recevoir le pardon de Dieu.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de la chèvre et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      31 Il enlève toutes les parties grasses de la chèvre, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que la fumée de bonne odeur de ce sacrifice plaise au SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      32 « Si le coupable offre un mouton en sacrifice pour recevoir le pardon, il doit amener une femelle sans défaut.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices.
      35 Il enlève toutes les parties grasses du mouton, comme pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. »

      Lévitique 6

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner les commandements suivants à Aaron et à ses fils : « Voici les règles pour le sacrifice complet : Le sacrifice doit rester sur le feu de l’autel toute la nuit jusqu’au matin, et le feu doit rester allumé.
      3 Ensuite, le prêtre met un vêtement de lin et un caleçon de lin. Il enlève de l’autel les cendres grasses du sacrifice brûlé et il les met à côté de l’autel.
      4 Puis il change de vêtements. Il emporte les cendres en dehors du camp, dans un endroit pur.
      5 Le feu qui brûle sur l’autel ne doit jamais s’éteindre. Là, chaque matin, le prêtre remet des morceaux de bois. Il met dessus l’animal pour le sacrifice complet. Ensuite, il fait brûler les morceaux gras des animaux pour les sacrifices de communion.
      6 Il doit toujours y avoir du feu sur l’autel, et il ne doit jamais s’éteindre. »
      7 « Voici les règles pour l’offrande des produits de la terre : Ce sont les fils d’Aaron qui doivent la présenter au SEIGNEUR, devant l’autel.
      8 Un prêtre prend une poignée de farine mélangée avec de l’huile et tout l’encens qui est sur l’offrande. Il fait brûler sur l’autel cette partie de l’offrande qu’on appelle “souvenir”. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      9 Aaron et ses fils mangent ce qui reste. Ils le mangent sans levain, dans la cour de la tente de la rencontre, qui est un endroit réservé.
      10 On ne cuit donc pas ce reste de l’offrande avec du levain. En effet, c’est la part que le SEIGNEUR donne aux prêtres. Elle vient des sacrifices qu’on brûle pour lui. Cette part est uniquement réservée au SEIGNEUR, comme la part qui reste du sacrifice pour le pardon des péchés, ou du sacrifice de réparation.
      11 Seuls les hommes de la famille d’Aaron peuvent en manger. En effet, cette partie des offrandes apportées au SEIGNEUR leur est réservée pour toujours. Toutes les autres personnes qui toucheront à cette part supporteront des conséquences graves. »
      12 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      13 « Après leur consécration, Aaron et ses fils devront offrir au SEIGNEUR trois kilos de farine par jour, la moitié le matin, l’autre moitié le soir.
      14 Il faut bien mélanger la farine avec de l’huile et faire cuire cette pâte sur une plaque. Puis on partage cette galette et on offre les morceaux au SEIGNEUR. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      15 « Quand un des fils d’Aaron sera consacré comme grand-prêtre, il fera la même chose : c’est une offrande qu’on fera toujours. On la brûlera complètement pour le SEIGNEUR.
      16 En effet, quand un prêtre offre un produit de la terre, il l’offre tout entier : on ne doit rien en manger. »
      17 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      18 de donner les règles suivantes à Aaron et à ses fils : « Voici les règles au sujet du sacrifice pour recevoir le pardon : On doit tuer l’animal devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est une offrande uniquement réservée au SEIGNEUR.
      19 Le prêtre qui offre ce sacrifice peut manger cette offrande seulement dans un endroit réservé à cela, c’est-à-dire dans la cour de la tente de la rencontre.
      20 La viande de ce sacrifice est sacrée. Donc, tout ce qui la touche devient sacré. Si du sang de l’animal tombe sur un vêtement, il faut laver la partie tachée dans un endroit réservé à cela.
      21 Si on cuit la viande dans un récipient en terre, il faut ensuite détruire le récipient. Si on la cuit dans un récipient en bronze, on le nettoiera et on le rincera avec de l’eau.
      22 Cette viande est uniquement réservée au SEIGNEUR. C’est pourquoi seuls les hommes des familles de prêtres peuvent en manger.
      23 Mais on a peut-être porté le sang de certains animaux à l’intérieur de la tente de la rencontre. On l’a peut-être utilisé dans le lieu saint pour une cérémonie de pardon. Dans ce cas, il ne faut pas manger la viande de ces animaux, il faut la jeter au feu. »

      Lévitique 7

      26 Vous ne devez jamais manger le sang d’un oiseau ou d’un autre animal, partout où vous habiterez.

      Lévitique 8

      23 Moïse l’égorge. Il prend du sang et il en met au bas de l’oreille droite d’Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit.

      Lévitique 14

      5 Le prêtre fait égorger un oiseau au-dessus d’un récipient en terre rempli d’eau de source.

      Lévitique 17

      14 En effet, tant qu’un être est vivant, sa vie est dans son sang. C’est pourquoi le SEIGNEUR a dit aux Israélites : “Vous ne mangerez jamais de sang, parce que la vie d’un être est dans son sang. Si quelqu’un en mange, on le chassera de la communauté d’Israël.”

      Lévitique 24

      21 « Si quelqu’un tue un animal, il doit le remplacer. Si quelqu’un tue un être humain, il faut le faire mourir.

      Nombres 14

      1 Toute la communauté des Israélites se met à pousser des cris. Ils passent la nuit à pleurer.
      2 Tous parlent contre Moïse et Aaron, et ils leur disent : « Ah ! Pourquoi est-ce que nous ne sommes pas morts en Égypte ou dans ce désert ?
      3 Pourquoi le SEIGNEUR nous conduit-il en Canaan ? Là-bas, nous allons mourir au combat. On va prendre nos femmes et nos enfants. Si nous revenions en Égypte, est-ce que cela ne vaudrait pas mieux ? »
      4 Ils se disent entre eux : « Nommons un autre chef et retournons en Égypte ! »
      5 Alors Moïse et Aaron se jettent à terre devant toute la communauté d’Israël.
      6 Josué, fils de Noun, et Caleb, fils de Yefounné, deux des hommes qui sont allés se renseigner sur le pays, déchirent leurs vêtements parce qu’ils sont très tristes.
      7 Ensuite, ils disent à la communauté : « Le pays sur lequel nous sommes allés nous renseigner est un très très bon pays.
      8 Il déborde de lait et de miel. Si le SEIGNEUR nous veut du bien, il nous conduira dans ce pays et il nous le donnera.
      9 Ne vous révoltez donc pas contre le SEIGNEUR. N’ayez pas peur des habitants de ce pays. Nous les vaincrons très vite. En effet, les dieux qui les protègent les ont abandonnés. Mais le SEIGNEUR, lui, est avec nous. N’ayez donc pas peur d’eux ! »
      10 Toute la communauté parle de tuer Josué et Caleb en leur jetant des pierres. Mais au même moment, la gloire du SEIGNEUR apparaît à tous les Israélites, sur la tente de la rencontre.
      11 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Ce peuple va me rejeter jusqu’à quand ? Pourtant j’ai fait beaucoup d’actions puissantes au milieu d’eux. Est-ce qu’il refusera toujours de me faire confiance ?
      12 Je vais le frapper d’une épidémie de peste et le détruire. Ensuite, je ferai naître de toi un peuple plus grand et plus puissant que le peuple d’Israël. »
      13 Moïse répond au SEIGNEUR : « Les Égyptiens ont appris que tu as fait sortir ce peuple de chez eux par ta puissance.
      14 Ils l’ont raconté aux habitants de ce pays. Les gens de Canaan ont donc appris ceci : toi, le SEIGNEUR, tu es au milieu de ton peuple. Tu te montres à lui face à face. Tu le protèges d’un nuage et tu marches devant lui, le jour dans une colonne de fumée, la nuit dans une colonne de feu.
      15 Et maintenant, tu veux détruire ton peuple d’un seul coup ! Alors les autres peuples qui ont entendu parler de toutes tes grandes actions, vont dire :
      16 “Le SEIGNEUR n’a pas été capable de faire entrer ce peuple dans le pays qu’il lui avait promis. C’est pourquoi il l’a complètement détruit dans le désert.”
      17 Alors je t’en prie, mon Seigneur, montre ta puissance ! En effet, tu as dit :
      18 “Je suis le SEIGNEUR, patient et d’une immense bonté. Je supporte les péchés et les révoltes. Mais je reconnais celui qui est coupable. J’agis contre celui qui a péché et contre ses enfants, jusqu’à la troisième ou quatrième génération.”
      19 SEIGNEUR, puisque tu es si bon, pardonne encore le péché de ton peuple. En effet, depuis qu’il est sorti d’Égypte, tu lui as toujours pardonné. »
      20 Le SEIGNEUR répond : « Je lui pardonne comme tu le demandes.
      21 Pourtant aucun de ceux qui ont vu ma gloire et les actions puissantes que j’ai faites en Égypte et dans le désert n’entrera dans ce pays. Je suis vivant, et ma gloire remplit toute la terre. C’est la vérité. Eh bien, je le jure, aucun de ces hommes ne verra le pays que j’ai promis à leurs ancêtres. En effet, ils m’ont déjà provoqué trop souvent en ne m’écoutant pas. C’est pourquoi aucun de ceux qui m’ont rejeté ne verra le pays de Canaan.
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